Le coltan et la guerre à l’Est de la RD Congo

19 Mai

Veuillez d’abord écouter :

http://congojustice.org/le-conflit-au-congo-la-verite-devoilee/

Conférence donnée par

Fweley Diangitukwa, politologue et écrivain

Vendredi 13 mai 2010 à Saint Julien en Genevois (France), salle Jules Ferry, de 20 h à 23 h.

Conférence organisée par l’ONG Survie 74

La conférence a été précédée de la projection du film « Du sang dans nos portables ».

Nous reproduisons les propos tenus par le conférencier qui a parlé sans document.

Différence entre le prix d’achat des matières premières et le prix de vente sur le marché international : l’exemple du coltan

L’enrichissement des économies capitalistes se réalise sur la différence entre le prix d’achat des matières premières et le prix de vente sur le marché international. Je prends le cas typique du coltan pour illustrer cette affirmation.

Pourquoi la guerre dans les Grands lacs[1] ?

Il est difficile de trouver un point de départ pour situer l’origine de la guerre dans les Grands Lacs mais je pense que la guerre menée en Somalie sous l’administration Clinton est un bon départ car c’est à partir de cet événement que tout va s’enchaîner. Mais il faut faire appel à plusieurs aspects et sources pour comprendre et expliquer la guerre à l’est de la RDC.

  1. Le contrôle des voies de communication pour surveiller l’approvisionnement du pétrole en provenance du Moyen-Orient a poussé les Américains à contrôler la Corne de l’Afrique et à mener la guerre en Somalie. Des arguments se trouvent dans deux de mes ouvrages : Les grandes puissances et le pétrole africain(2009) et La thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas(2010)[2]. Lorsque l’armée américaine a échoué en Somalie, les soldats américains ont été traînés sur les rues de Mogadiscio. Au moment de son retrait de la Somalie, les armes utilisées dans ce pays ont été entreposées en Ouganda. En les abandonnant dans le pays de Museveni, les Américains avaient un plan.

  2. Les Britanniques avaient aidé Yoweri Museveni, avec le soutien de Julius Nyerere, président de la Tanzanie, pour chasser Amin Dada et Obote II du pouvoir. Museveni qui a reçu un soutien massif des Britanniques a été localement aidé par des soldats tutsi rwandais réfugiés en Ouganda. Avec ces derniers, il s’est emparé du pouvoir sans trop de difficulté. Mais les soldats tutsi rwandais deviendront très vite encombrants et les Ougandais se mettront à manifester leur hostilité à leur égard. En bon stratège, Museveni va s’employer à aider les Tutsi rwandais à s’emparer du pouvoir au Rwanda afin de se débarrasser d’eux. La guerre au Rwanda a été menée avec certaines armes utilisées auparavant en Somalie.

  3. A la fin de la guerre froide, les Anglo-saxons décident de redessiner la carte de l’Afrique, en chassant les Français des Grands Lacs car cette partie du continent n’a jamais été leur zone d’influence. Les Britanniques veulent renouer avec leur rêve d’antan de relier le nord de l’Afrique avec l’Afrique australe. Il est nécessaire de rappeler le complexe français né à Fachoda, au Soudan lorsque la France perdit face l’Angleterre. Vaincue, l’armée française qui voulait relier l’Ouest, depuis le Sénégal, à l’Est (Mer Rouge) s’enfuit à Djibouti. Le complexe des Français face aux Anglais est né à partir de cet échec. Depuis cet incident, les Français reculent toujours face aux Anglais. Ils ont reculé au Rwanda et au Zaïre.

  4. Les Américains mènent la guerre contre le terrorisme et l’islamisme. Or le Soudan (avant la séparation) est dirigé par le Nord qui est musulman et ce pays avait hébergé Ben Laden. Le Soudan avait soutenu les pays arabes anti Israël pendant la guerre de Six Jours (Égypte contre Israël). Ce pays est considéré comme un État voyou (failled State) par les Américains et, à ce titre, il a été combattu par l’Occident qui a décidé de le diviser pour l’affaiblir, en séparant les chrétiens du Sud aux musulmans du Nord. Les Américains l’ont souhaité pour lutter contre le terrorisme ; les Britanniques l’ont souhaité parce qu’ils avaient perdu le pétrole (au profit des Chinois) et ils voulaient y revenir ; Israël a cherché à punir le Soudan pour son engagement aux côtés des pays arabes. Pour parvenir à leur objectif, les Anglo-Saxons devaient s’appuyer sur leurs affidés (soutiens locaux) et ce sont Museveni et Kagame qui ont rempli ce rôle après Mobutu qui était utilisé pour lutter contre le communisme. Museveni et Kagame ont donc aidé les Anglo-Saxons et Israël à lutter contre le Soudan et, en retour, ils ont reçu leur soutien.

Paul Kagame a reçu sa formation militaire aux États-Unis où il a noué de solides liens avec des réseaux dans l’armée et les services de renseignement. Il a reçu le soutien des Anglo-Saxons, d’Israël et de Museveni pendant la guerre de 1994 sans lequel il n’aurait jamais gagné contre les Hutu. En guise de remerciement, Kagame a envoyé 3’300 casques bleus au Darfour (Soudan).

Pendant la guerre de 1994, les Hutu ont fui au Zaïre (actuelle RD Congo) mais ils sont restés à la frontière avec l’espoir de reconquérir le pouvoir à Kigali avec le soutien français, dans le cadre de l’opération turquoise. Devant cette réalité, Paul Kagame a décidé de détruire les camps occupés par des réfugiés Hutu et de placer une marionnette – Laurent-Désiré Kabila – au pouvoir à Kinshasa afin de chasser Mobutu qui tolère la présence des Hutu à l’Est du Congo. Mais au final, Kagame a souhaité placer l’un des siens à Kinshasa – un homme fidèle à son objectif sur le Congo. Le soutien qu’il a précédemment apporté à Laurent-Désiré Kabila n’a été qu’une étape dans sa stratégie.

 Le Rwanda découvre le coltan à l’Est du Congo

Pendant la guerre sur le territoire congolais, le Rwanda exploite les ressources naturelles pour financer sa guerre. Les matières premières évacuées par la compagnie belge SABENA (cette compagnie va plus tard changer de nom et s’appellera Brussels Airlines) sont vendues aux firmes transnationales anglo-saxonnes. Nous sommes en 1996-1997. Pendant cette période, la demande du coltan est en hausse sur le marché international. Le Rwanda exploite alors le coltan qu’il exporte à partir de son territoire. En 2000, la valeur de la colombo-tantalite (coltan) atteint son record grâce à la demande des manufacturiers pour des condensateurs de tantale et des ventes de téléphones portables. Or, la région Est du Congo, qui est à la frontière du Rwanda, regorge de cette ressource convoitée par les firmes transnationales. En cette année 2000, la RDC (ex-Zaïre) vit une véritable euphorie minière. Le prix du coltan est passé de 60 $ US le kilo à plus de 1000 $ US[3].

Le coltan est un matériau stratégique pour certains pays occidentaux, notamment les États-Unis qui exercent un certain contrôle sur ce minerai précieux. Pour se procurer le coltan, il y a une implication directe d’intérêts étrangers qui s’appuient sur certains groupes politico-militaires opérant dans la région des Grands Lacs pour s’enrichir rapidement et illicitement.

Le coltan est essentiel à plusieurs secteurs industriels de pointe, dont ceux de haute technologie et de la défense. Il demeure une ressource extrêmement précieuse pour certains pays membres de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) et pour quelques intérêts privés en leur sein[4].

Qui profite du coltan ?

Les acteurs dominants dans ce marché sont ceux qui profitent réellement de l’exploitation de cet « or gris » qu’est le coltan. Ceux qui disposent d’assez d’influence orientent le marché dans un sens ou dans un autre. L’exploitation du coltan dans l’est du Congo fait partie d’une dynamique extrêmement complexe où politique, milice, mafia et finance semblent parfois se confondre et cela complique d’autant plus la tâche pour résoudre le conflit. Les principaux minerais exploités à l’Est de la RDC sont au nombre de quatre : la cassitérite (minerai d’étain), le coltan (minerai qui permet d’obtenir un métal rare, le tantale), le wolframite (minerai de tungstène) et l’or.

Le terme « coltan »[5] fait référence à deux corps distincts à savoir la colombite (aussi appelée niobite, surtout en Europe) qui deviendra du colombium (ou niobium) et la tantalite qui donnera du tantale. Pour reconnaître la valeur d’un minerai de coltan, il faut déterminer son contenu en tantalite ou tantale.

Le tantale est un conducteur unique de chaleur et d’électricité facilement malléable et très résistant à la corrosion. Le coltan est utilisé en électronique dans la fabrication de condensateurs mais il sert à former des alliages avec d’autres éléments (Co, Ni). Il est utilisé dans le secteur des industries chimique, spatiale, électronique, etc.

La demande du coltan est toujours en hausse

La pierre grisâtre contenant le coltan est réduite en poudre brute avant d’être transformée en lingot, en palettes (chips) et en câblage (wire). Le coltan peut parfois être mélangé avec le cobalt. On le retrouve dans les produits courants (téléphones portables, caméras vidéo ordinateur, Nitendo, Play Station, etc.) et dans des produits hautement spécialisés (missiles, réacteurs d’avion, satellites). Le coltan est devenu indispensable mais il coûte cher, voire très cher. Il faut une très petite quantité de tantale pour produire un appareil électronique. Par exemple, il faut plus ou moins 1,8 gramme de tantale pour 1000 $ US d’appareils électroniques livrés aux États-Unis[6].

Il convient de noter par ailleurs que les alternatives au tantale sont très rares, voire nulles pour certains produits. En plus, le coltan de la région du Kivu détient, dit-on, l’un des taux les plus élevés de tantale au monde.

Le colombium et le tantale sont tous deux considérés par le gouvernement américain comme « stratégiquement essentiels » pour certaines activités industrielles en matière de sécurité. L’armée américaine a grandement besoin de plusieurs produits à base de tantale (poudre, lingots, etc.) pour soutenir un effort de guerre, voire un secteur économique structurant. Elle détient déjà les grandes réserves de tantale (près de 1000 tonnes). Parce que la quantité de coltan est limité, l’armée américaine a besoin d’avoir des fournisseurs, d’où son soutien à Paul Kagame chez qui elle achète régulièrement des stocks importants de tantale et de colombium.

Le coltan coûte cher parce qu’il semble ne pas y avoir un cours mondial formel de ce minerai. C’est pourquoi le prix varie régulièrement. Le prix fixe varie entre 88 et 121 $ US le kilo, entre extracteurs et producteurs. Les vendeurs recourent souvent aux services d’intermédiaires qui sont en fait les courtiers. Les contrats sont conclus à long terme avec des extracteurs et des producteurs. Au final, les petits « creuseurs » congolais qui n’a pas connaissance des enjeux internationaux liés au coltan touche entre 1 et 3 $ US le kilo.

Le prix de vente du tantale a connu son ascension à partir de 1998 pour s’enflammer en 2000 et chuter en 2001. En moyenne, pour l’année 2000, l’administration américaine a suggéré un prix de 485 $ US le kilo. La hausse a été voulue par les spéculateurs et grâce aussi au résultat de la performance boursière des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et de la demande des fabricants de téléphones portables. Mais le marché des NTIC s’est effondré en 2001, entraînant avec lui la valeur du coltan.

1 à 3 $ US le prix du kilo acheté au Congo mais le même kilo est revendu à 485 $ US sur le marché international, voire plus. Les vendeurs congolais sont pauvres, les intermédiaires et les acheteurs sont extrêmement riches mais personne au monde ne s’offusque de cette réalité, même pas les autorités congolaises ni ceux qui les soutiennent !

Les pays producteurs

La RD Congo n’est pas le seul grand producteur du coltan. Il y a aussi l’Australie, le Brésil, le Canada et le Nigeria. On pense que la Chine et certains pays de la CEI (Communauté des États Indépendants) en détiennent mais ces pays offrent peu de données sur le sujet, déclare l’enquêteur Patrick Martineau.

Suivant les chiffres officiels, les réserves mondiales disponibles se répartissent de la manière suivante :

Asie : 33 %

Afrique : 23 %

Australie : 21 %

Amérique : 12 %

Soit 35 900 tonnes disponibles à très court terme. Les réserves mondiales représentent la quantité de coltan identifié, facilement et commercialement disponible dans une période relativement courte. Elles permettent un approvisionnement d’environ seize ans, voire un peu plus. Au-delà, la concurrence sera plus rude.

Les ressources mondiales disponibles se répartissent ainsi :

Australie : 41 %

Asie : 21 %

Amérique : 18 %

Afrique : 13 %

Autres : 6 %.

Soit 287 000 tonnes permettant un approvisionnement pour 125 ans en se basant sur une consommation de 5 millions de livres par année.

Les ressources mondiales disponibles montrent clairement que le monde occidental pille prioritairement le coltan en Afrique et quand l’Afrique n’en aura plus il exploitera le sien. Mais est-ce les chefs d’État des Grands Lacs comprennent cela ? À l’évidence NON.

La durée très courte d’exploitation (16 ans voire un peu plus) des réserves mondiales disponibles explique la concurrence dans la constitution des stocks mais aussi la violence des massacres à l’Est du Congo[7]. L’État mieux armé et plus cynique s’empare des réserves disponibles.

En réalité, les chiffres annoncés sont très discutables. Certaines sources avancent que l’Afrique détiendrait 80 % des réserves mondiales et que les deux Congo détiendraient, à eux seuls, 80 % des réserves africaines. Mais ce chiffre est toutefois contesté par d’autres chercheurs.

Pourquoi la guerre du coltan à l’Est de la RD Congo ?

Le silence sur la quantité du coltan en RD Congo souligne l’intérêt porté à ce pays par les firmes transnationales. La guerre à l’est du Congo s’explique par le fait que le Rwanda qui n’a pas de coltan doit répondre à la demande américaine. À force de piller le coltan à l’est du Congo, le Rwanda a ouvert une bourse des matières premières à Kigali au su et au vu du monde entier qui ne dit mot. Le Rwanda qui ne possède pas de tantale a exporté 13 % de tantale en 2000 contre 11 % pour la RD Congo, soit 130 tonnes de tantale volé. Il est clairement établi que les exportations rwandaises proviennent de ce fait du Congo. En menant la guerre au Congo, le Rwanda s’enrichit illégalement et rapidement. Il est aidé pour ce commerce illicite par les autorités congolaises qui laissent faire parce qu’elles sont complices de ce commerce honteux. D’où mon affirmation : « Derrière chaque guerre, il y a un business juteux qui se cache » ou encore « ce sont des raisons économiques qui nourrissent chaque guerre ». En s’accaparant 13 % du marché mondial, et au prix de 485 $ US le kilo, le Rwanda a gagné 77,6 M $ US tandis que le Congo n’a gagné que 63 M $ US. Avec un tel avantage, le Rwanda qui est soutenu par des réseaux internationaux et par deux grandes puissances (les États-Unis et la Grande-Bretagne) n’est pas prêt à abandonner ce commerce juteux du coltan ni la guerre à l’Est du Congo, à moins qu’il soit fortement contraint par une grande puissance. Mais on sait d’avance qu’aucune autre puissance ne le peut car chacune a besoin du coltan. Ce travail relève de la responsabilité des Congolais eux-mêmes.

À l’Est du Congo, plusieurs groupes armés exploitent le coltan de façon artisanale. La population locale l’exploite aussi pour survivre. Tous vendent le coltan aux mêmes firmes anglo-saxonnes qui imposent librement leur prix qui varie entre 1 et 3 $ US le kilo. Il arrive que ces firmes fournissent aussi des armes et des moyens financiers aux groupes locaux qui s’entre-déchirent pour se procurer le coltan à vendre aux multinationales. Le résultat de cette anarchie se trouve dans le nombre de groupes armés dans la région, dans le nombre de morts et de femmes violées.

Les pays consommateurs :

En 2001, la consommation mondiale a été de l’ordre de 27 500 tonnes, soit une baisse de 1000 tonnes par rapport à l’année 2000. L’Europe a consommé : 6 990 tonnes ; le Japon : 4 000 tonnes ; les États-Unis : 4 000 tonnes. En réalité, la quantité états-unienne a été sous-évaluée.

Que dire en guise de conclusion ? Ce sont les plus gros consommateurs qui sont indirectement responsables des millions (entre huit et quatorze) de morts à l’Est de la RD Congo. Les autorités politiques au Rwanda et du Congo sont complices de ce commerce. Mais n’oublions pas que la liberté est une aspiration universelle. Les Congolais en ont marre. Ils aspirent maintenant à la liberté. Désormais, plus personne ne les empêchera.

[1] Ce thème a été le sujet d’une conférence publique que j’ai tenue vendredi 13 mai 2010 à Saint Julien en Genevois (France), salle Jules Ferry, de 20 h à 23 h. Cette conférence a été organisée par l’ONG Survie 74 et elle a été précédée de la projection du film « Du sang dans nos portables ». 

[2] Ces deux livres ont été publiés en France aux éditions L’Harmattan.

[3] La route commerciale du coltan congolais (collaboration spéciale Patrick Martineau), mai 2003 : http://www.unites.uqam.ca/gramma/, p. 12.

[4] Ibid.

[5] Le coltan (colombite-tantalite) est un minerai de couleur noire ou brun-rouge contenant deux minéraux associés, la colombite (Fe, Mn) (Nb, Ta)2O6 et la tantalite (Fe, Mn) (Ta, Nb)2O6.

[6] La route commerciale du coltan congolais (collaboration spéciale Patrick Martineau), mai 2003 : http://www.unites.uqam.ca/gramma/

[7] À l’Est du Congo, de nombreux groupes armés se servent des minerais pour financer la violence et l’insurrection. Cette région est en proie à des combats encouragés par le commerce de minerais précieux. Les guerres de basse intensité sont donc la cause principale des millions de morts et de nombreux autres déplacés.

Vidéos en rapport avec la conférence :

http://www.youtube.com/watch?v=O-Gp24YDVbo&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=CnYUtLHqY8Y

http://www.youtube.com/watch?v=i0ja5r0LZ6c&NR=1

http://www.youtube.com/watch?v=cBAqz07Z4qc&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=h4efbLcZ_dc&feature=relmfu

http://www.youtube.com/watch?v=xzVbO9qQqz8&feature=relmfu

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4 Réponses to “Le coltan et la guerre à l’Est de la RD Congo”

  1. auguy m'katchung septembre 11, 2012 à 5:23 #

    La liberté bien qu’une aspiration, elle est difficilement conquise par les congolaises et congolais,jusqu’à quand, ce silence sur ces pertes en vies humaines?

  2. Yenge Ngitukulu mai 2, 2015 à 9:05 #

    Pour ceux qui détiennent des quantités importantes du coltan doivent les vendre ou? Mais aussi à quel prix? S’il y a lieux répondez moi pour que j’aie une idée. Merci.

    • afriquenouvelle mai 29, 2015 à 2:24 #

      Cher Compatriote Yenge Ngitukulu,

      Vous avez les deux noms de ma famille : mon fils s’appelle Yenge et moi-même Diangitukwa.
      Votre question est très intéressant mais difficile car il faut situer géographiquement le vendeur, savoir s’il est au courant du rapport entre le prix d’achat et le prix de vente. Savoir également s’il a accès au marché étranger ou non. C’est à partir de cette connaissance qu’il devient possible de répondre de façon concrète. Il est clair que l’on produit pour vendre mais il ne faut pas vendre n’importe quand, n’importe où et à n’importe qui. Etes-vous directement concerné par la question que vous avez posée ?
      Les producteurs artisanaux vendent leur coltan par ignorance et parce qu’ils doivent vivre. Ils ne reçoivent aucune assistance les aidant à ne pas commettre des erreurs voire des fautes. Dans la situation actuels, ces vendeurs sont exploités de façon éhontée. Mais ce n’est pas de leur faute. Ils agissent ainsi à cause d’un manque d’information.

    • DD Daniel janvier 12, 2016 à 1:57 #

      Mon frère Yenge Ngitukulu Écrit moi sur d.muyaya@gmail.com

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