Archive | décembre, 2011

Vient de paraître « BOOM AU CONGO-ZAÏRE »

26 Déc

Vient de paraître « BOOM AU CONGO-ZAÏRE »

Publication de Françoise Mianda

Pour commander : Fweley Diangitukwa

Editions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle

Avenue Rolliez

1800 Vevey/Suisse

Prix : 12 euros

e-mail : afriquenouvelle@bluewin.ch

Téléphone : 0041 (0) 78 989 54 84

4eme page de couverture

Ce livre analyse les défis humains et sociaux auxquels fait face la République démocratique du Congo. Afin qu’ils puissent parvenir à ouvrir les portes du Boom congolais, l’auteur propose à ses compatriotes plusieurs pistes qui les aideront à améliorer leurs conditions de vie. Ces pistes consistent en une autocritique franche et rigoureuse pour un changement de mentalité ainsi qu’une transformation des faiblesses actuelles en des forces. L’auteur propose également d’autres méthodes qui élimineront progressivement la peur individuelle et collective.

Le Boom congolais est l’aboutissement d’une révolution culturelle. Il est le résultat d’une montée rapide d’actes de valeur accomplis par les filles et les fils de ce pays apportant un change-ment positif et significatif. Visionnaire, l’auteur anticipe cette révolution culturelle et explique comment elle débouchera sur un développement spectaculaire du pays.

Les Congolais mais aussi les non-Congolais sont concernés par les arguments développés dans ce livre. Les personnes et les groupes organisés qui se battent pour un changement dans leur pays, dans leur société ou dans leur vie et qui cherchent les moyens de sortir d’une crise multiforme, qu’elle soit structurelle, conjoncturelle ou personnelle, y trouveront matière à ré-flexion.

L’auteur partage ses rêves et encourage les lecteurs à les mettre en pratique en posant des actes adéquats qui permettent que ces rêves deviennent des réalités.

 

Françoise Mianda est licenciée en droit de l’Université de Kinshasa. Elle a été Consultante au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa avant de travailler pour les Nations Unies. Elle est actuellement fonctionnaire international au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève.

ISBN : 2-9504571-1-8

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25 Déc

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1, Avenue Rolliez

1800 Vevey, Suisse

QUE DIRONT DEMAIN LES JUGES DE LA COUR SUPREME DE JUSTICE ?

15 Déc

QUE DIRONT DEMAIN LES JUGES DE LA COUR SUPREME DE JUSTICE ?

Par Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

 Que diront demain les Juges de la Cour Suprême de Justice ?

Diront-ils le droit qu’ils enseignent ? Seront-ils guidés par l’éthique et la morale ? Seront-ils complaisants et légers ? Seront-ils justes ou chercheront-ils à rendre service au président de la République qui les a nommés à la tête de cette institution ? Qu’est-ce qui va primer : la nation ou le rapport à un individu ? En tout cas, leur tâche ne sera pas facile, elle sera lourde, terriblement pesante. Une première dans l’Histoire de notre pays. Avant même que la décision soit prise, ce dossier est déjà un cas d’école qui sera étudié dans les facultés de droit et de science politique dans le monde entier. C’est dire que l’enjeu est de taille.

Demain, 17 décembre 2011, pour la première fois, depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, le peuple congolais a rendez-vous avec l’Histoire immédiate. Les juges de la Cour suprême de justice seront appelés à se prononcer sur les fraudes massives organisées par la CENI sous la présidence du pasteur méthodiste, Daniel Ngoy Mulunda, membre fondateur du PPRD. Depuis la proclamation des résultats – non pas à la date prévue mais avec un retard de quelques jours –, les yeux des Congolais et du monde entier sont tournés vers cette Haute instance de la République. Mais quelle décision les Juges de cette Cour prendront-ils ?

La constance ennoblit

Fidèle à notre habitude d’anticiper les événements afin de préparer l’état d’esprit de nos concitoyens, nous nous adonnons à cet exercice un jour avant la décision de la Cour Suprême de Justice (CSJ).

Après le référendum constitutionnel, nous avons critiqué sévèrement la Constitution en soulignant ses failles et en insistant sur les difficultés que les Congolais allaient rencontrer dans l’application de cette Constitution. Nous pouvons affirmer aujourd’hui que nous avons vu juste. Il y a quelques années, lorsque le chef de l’Etat, M. Joseph Kabila Kabange, a limogé les magistrats en les accusant de corruption sans fournir la moindre preuve de leur culpabilité, nous avons dénoncé la démarche en disant clairement que le président de la République inscrivait sa démarche dans une fuite en avant, car le limogeage des magistrats servait à préparer les élections de 2011. L’histoire risque de nous donner raison demain. Le chef de l’Etat voulait nommer ses hommes à lui à la tête de la CSJ afin de s’assurer leur obéissance et leur soumission. Lorsque, dernièrement, le Parlement s’est prononcé pour la révision de la Constitution en ramenant l’élection présidentielle à un seul tour, nous avons également dénoncé la manœuvre. Avant les élections du 28 novembre 2011, nous avons écrit un article intitulé : « Election présidentielle 2011 : les différentes tricheries avant la proclamation des résultats ». Dans cet article, nous avons affirmé que le pasteur Daniel Ngoy Mulunda ne pourra jamais prononcer un nom autre que celui de son nourricier, en la personne de M. Joseph Kabila. Notre analyse était savamment juste car nous avons eu raison sur toute la ligne. Tous nos articles relatifs aux différentes analyses se trouvent sur notre blog : www.fweley.wordpress.com.

Si, jusqu’à présent, nous avons eu raison, quelle est notre capacité prévisionnelle sur la décision qui sera prise demain ?

Trois scénarios sont possibles :

1.     Soit les juges reconnaissent la faute commise par le pouvoir en choisissant le pasteur Daniel Ngoy Mulunda comme président de la CENI. Cet homme est proche de la famille de Laurent-Désiré Kabila et c’est à travers lui qu’il a découvert l’actuel président de la République. Avec ce dernier, il cultive une amitié qui frise la soumission. Lui-même l’a reconnu dans une interview (Le Soft) en 2005. Il y a donc un réel conflit d’intérêt dans son choix à la tête de la CENI. Si les Juges reconnaissent toutes les fautes graves – voire très graves – commises par la CENI depuis le début du processus (enrôlement des mineurs, des soldats, des inconnus, création de bureaux fictifs, urnes venues du Togo, impression des bulletins en Afrique du Sud, contrôle exclusif des listes électorales sans associer les partis politiques, retard dans la distribution des bulletins de vote, bulletins sans nom d’Etienne Tshisekedi dans certains bureaux – notamment dans le Kasaï, nombreux bulletins pré-cochés en faveur de Joseph Kabila, surnombre d’électeurs dans le Katanga par rapport à l’estimation de la population, vote à 100% en faveur de M. Joseph Kabila dans certains bureaux du Katanga mais sans une pareille rationalité dans les autres provinces – par exemple les deux Kasaï pour Etienne Tshisekedi –, irrégularité dans le Katanga où les électeurs ont été autorisés à voter le 29 novembre alors qu’ailleurs beaucoup d’électeurs ont été empêchés d’aller voter le 28 novembre à cause de la pluie, de nombreux BV répartis sur l’ensemble du territoire n’ont pas été comptabilisés, etc.), les Juges auront la tâche facile dans la prise de décision. Donc, si les Juges s’appuient sur toutes ces fraudes, il est évident que la décision sera en faveur du candidat lésé, en personne de M. Etienne Tshesekedi. Mais diront-ils le droit en sanctionnant clairement celui qui a commis la faute ? Si cela est souhaitable, rien n’est sûr.

2.     Soit, fidèles à celui qui a fait d’eux des Juges de la Cour Suprême de Justice, ils remercieront leur bienfaiteur en confirmant la décision de la CENI. C’est apparemment la solution la plus vraisemblable que prendront demain les Juges. C’est bien celle qui est attendue par le pouvoir et par les laudateurs qui ne jurent plus que sur le recours à la Cour Suprême de Justice depuis que les tripotages de Daniel Ngoy Mulunda ont été mis à nu. Cette solution a le défaut de compliquer et de compromettre l’avenir immédiat de notre pays car elle va confirmer l’injustice qui ronge le pays depuis le règne du président Mobutu. Cette injustice se résume dans ces mots qu’adorent les laudateurs du régime actuel : « Chance eloko pamba ».

3.     Soit, les Juges vont entrer dans une sorte d’exégèse pour produire un texte très abscons qui ne sera compris et apprécié que par eux seuls. Ils sembleront reconnaître les fraudes et annuleront les votes accordés à M. Joseph Kabila dans les bureaux jugés fictifs ou dans ceux qui ont posé problème. Mais, dans cette démarche apparemment satisfaisante et juste, ils concluront, au bout de leur travail, après avoir reconnu les tricheries et supprimé les votes frauduleux dans quelques bureaux, que le président sortant garde tout de même une avance sur le candidat Etienne Tshisekedi. Cette manœuvre permettra aux Juges de confirmer la victoire du président Joseph Kabila. Le pasteur Daniel Ngoy Mulunda y a déjà pensé en plaçant son nourricier à une telle longueur d’avance que la suppression de quelques milliers ou millions de vote ne changera pas le résultat définitif. Si les Juges recourent à cette procédure inique, ils placeront l’injustice au milieu du village et ouvriront la boîte de Pandore, c’est-à-dire la voie à l’anarchie et à une nouvelle instabilité politique dont le Congo n’a vraiment pas besoin.

 Lourde est leur responsabilité

Que feront-ils exactement ? En dehors de ces trois scénarios, il est difficile d’envisager un autre, mais peut-être que le génie des Juges en trouvera un. Oui, il faut le rappeler, demain les Juges de la Cour suprême de justice auront une tâche lourde car d’eux dépendra la paix, autrement ce sera la porte ouverte à l’instabilité. Vont-ils avoir la sagesse d’épargner notre pays d’une nouvelle crise ? Vont-ils agir en leur qualité d’hommes de droit, épris de justice ? Leur décision sera-t-elle basée sur les principes d’équité ou se comporteront-ils plutôt en leur qualité de Juges nommés par un chef d’Etat à qui ils renverront l’ascenseur ? Avant d’endosser l’habit de Juges, seront-ils mentalement et spirituellement en communion avec le peuple congolais ? Auront-ils le souci de préserver l’avenir du Congo ? Bref, vont-ils dire le droit en toute honnêteté, en leur âme et conscience ?

Quelle leçon donneront-ils à leurs collègues professeurs de droit, aux étudiants en droit et en science politique, au peuple congolais et au monde entier qui ont les yeux tournés vers eux ? Le président Kabila a lui-même reconnu qu’il y a eu des erreurs, c’est-à-dire qu’il a été élu par la CENI sur la base des tricheries. Or, la justice punit toute personne qui viole la loi ou qui ne la respecte pas. Le principe est non seulement simple mais en plus clair : « Nul n’est censé ignoré la loi ».

En organisant la fuite des bulletins de vote avant le 28 novembre, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda a violé à la loi et pour cette faute grave il doit être traduit devant la justice. S’il y avait en lui un peu de conscience et le sens de respect du peuple congolais, il aurait déjà démissionné depuis longtemps. Hélas !

En reconnaissant qu’il y a eu des erreurs dans la procédure électorale, le président Joseph Kabila a explicitement reconnu que sa victoire est frauduleuse. Pour cela, il est coupable et punissable. Comment peut-on déclarer vainqueur celui qui a lui-même reconnu sa faute ?

Les Juges nous apprendront-ils un droit autre que celui qu’ils enseignent ? Le droit congolais est-il différent du droit tout court ? Nous le saurons demain.

Quel rôle l’Eglise doit-elle jouer en cas de fraude électorale ?

 Le Congo, notre pays, n’est pas le premier pays à se trouver dans une situation conflictuelle des fraudes électorales. Dans le cas des Philippines, l’Eglise catholique joua un rôle primordial pour décanter la situation. Elle participa activement dans le processus électoral pour éviter un hold-up électoral. Lorsque le président Marcos tricha en s’autoproclamant vainqueur aux élections qui l’opposaient à Madame Cori Aquino, c’est l’Eglise catholique, par la voix du Cardinal Sin, qui prit son courage pour proclamer, à partir de la Radio Veritas, les vrais résultats. Grâce au courage de l’Eglise catholique, les Américains envoyèrent un hélicoptère pour retirer le faussaire Marcos et l’amener en exil aux Etats-Unis.

Lorsque les hommes se perdent pour des intérêts égoïstes, il appartient à l’homme de Dieu de rétablir la vérité. Le rôle de l’Eglise est de dire la vérité en cas de fraude électorale. Monseigneur Frédéric Etsou l’a fait en 2006. Il appartient au Cardinal Mosengwo de remplir correctement le devoir de l’Eglise. Il faut aller jusqu’au bout dans le rétablissement de la vérité. Notre pays a grandement besoin de cette morale stoïque.

Etienne Tshisekedi vient d’être assassiné par la CENI

9 Déc

Etienne Tshisekedi vient d’être assassiné par la CENI

 Fweley Diangitukwa

Président du CLD (Le Congo en légitime défense)

http://www.congolegitimedefense.org

En 1960, au lendemain de l’accession du Congo à l’indépendance, Patrice Lumumba fut accusé d’être un nationaliste pro communiste. Pour protéger le Congo contre la mainmise des Soviétiques, le monde occidental décida d’assassiner politiquement et physiquement Patrice Lumumba. Mais l’exécution de son sort fut confiée à des jeunes nationaux, entre autres Mukamba, Nendaka, Mobutu, etc., qui furent assistés par des anciens colons belges. Patrice Lumumba était d’ethnie tetela, originaire du Kasaï. Cinquante ans après, un autre originaire du Kasaï, Etienne Tshisekedi, accusé d’être un nationaliste pour avoir exigé l’instauration d’un Etat de droit au Congo, vient d’être frauduleusement assassiné, dans les urnes cette fois, par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, au profit de son nourricier, le président sortant Joseph Kabange Kabila. Avec lui, c’est tout le Congo qui vient d’être assassiné par ces résultats de la CENI. A présent, tous les laudateurs crient stupidement victoire, sans vraiment se rendre compte que le pouvoir qu’ils soutiennent (pour des miettes) vient de compromettre le destin immédiat de tout un peuple, de la même façon que les politiciens cupides participèrent entre 1960 et 1961 au complot contre le Congo qui conduisit à l’assassinat de Patrice Lumumba. En agissant ainsi, ils avaient compromis le destin de notre pays pour longtemps et nous subissons encore aujourd’hui les conséquences de leur acte criminel. L’heure est grave. Les laudateurs et leur chef crient victoire mais pour combien de temps ?

Si Patrice Lumumba n’a jamais été vengé et si aucun gouvernement congolais n’a cherché à établir la vérité sur son assassinat physique et si aucun chef d’Etat congolais n’a réclamé réparation auprès de la Belgique pour soulager la famille biologique de la victime, nous avons aujourd’hui l’obligation de protéger et de sauver Etienne Tshisekedi afin de garantir l’avenir de notre nation. Nous n’avons pas le droit de laisser notre jeune République être gouvernée par des voyous, des incompétents, des cupides et des criminels dénoncés dans le rapport Mapping rédigé par les Nations Unies.

La politique est une question de rapports de force

 

L’Etat obtient la soumission d’un individu ou de tout un peuple par la menace d’un châtiment physique ou moral suffisamment redoutable afin que celui-ci renonce à sa propre volonté. Pour soumettre, l’Etat brandit la violence, la torture, la mutilation, parfois la mise à mort. Il agit sur le physique et par d’autres moyens à sa disposition. Il recourt au pouvoir dissuasif par l’intermédiaire de la police, de la justice et de l’administration. Malgré tous les moyens violents à sa disposition, l’Etat ne peut jamais vaincre un peuple déterminé à défendre ses droits. Au final, le peule a toujours raison face au pouvoir et à l’Etat car il détient le nombre. Lorsqu’un individu ou un petit groupe s’oppose au pouvoir, l’Etat peut le dissuader sinon l’écraser mais lorsque la foule s’oppose au pouvoir, l’Etat cesse d’avoir le monopole de la violence physique et les moyens d’imposer sa volonté. Le pouvoir actuel croit avoir le dessus sur le peuple congolais parce qu’il contrôle tout l’arsenal militaire, mais il se trompe lourdement. La fausse victoire dans les urnes parallèles de Daniel Ngoy Mulunda n’est que trompeuse. Il ne s’agit nullement d’une situation définitive car le peuple qui a élu Etienne Tshisekedi n’a pas dit son dernier mot.

Peuple congolais, refusons, ensemble et en masse, que le groupe criminel au pouvoir s’approprie notre victoire. Seule notre détermination le découragera et l’obligera à céder. Soyons debout pendant un mois, deux mois, voire plus s’il le faut, jusqu’à la concrétisation de notre victoire. La révolution arabe vient de sonner devant notre porte : l’Ukraine ou la Tunisie, nous devons vaincre.

Conflit entre affairistes et aspirants à la démocratie

 

L’avantage de cette élection, plus que celle de 2006, est d’avoir souligné clairement l’opposition entre les deux camps, entre les Congolais affairistes prêts à soutenir l’imposture pour des intérêts immédiats et ceux qui aspirent à l’établissement d’un Etat de droit qui mettra la démocratie et la gouvernance au milieu du peuple. Dans le premier camp se trouvent des Congolais qui, avant l’élection et la proclamation des résultats, ont parlé de l’invalidation de la candidature de M. Etienne Tshisekedi ; d’autres parmi eux ont parlé de sa mort physique, d’autres encore ont conjugué le président de l’UDPS au passé. Avant même la proclamation des résultats, un certain « Papy » TAMBA est allé jusqu’à dire qu’il connaissait les résultats que la CENI allait prononcer alors que personne n’était censé les connaître. Ceux du premier groupe appartiennent au camp du président de la République qui gouverne sur la base de la violence et de l’assassinat politique pour faire taire tous ceux qui s’opposent à sa mauvaise gestion du pays. Puis, vient le second camp constitué autour d’Etienne Tshisekedi et de son projet d’Etat de droit. De ces deux groupes, qui demain aura raison ?

Toutes les certitudes sont maintenant tombées

Pendant longtemps, les Africains ont pris les pays occidentaux, qui avaient pourtant colonisé leurs nations, comme des modèles de démocratie à imiter dans le Sud. Avec le temps, et à force de vivre les coups de force de mêmes Etats occidentaux qui pillent au grand jour les ressources naturelles du continent africain et qui placent leurs affidés au pouvoir afin qu’ils facilitent le pillage de nos ressources, les Africains ont fini par comprendre que l’Occident n’est pas un modèle de démocratie à reproduire en Afrique, car il n’est intéressé que par l’argent des Africains et leurs ressources naturelles, jamais par le sort des hommes du Sud. La guerre en Irak, en Côte d’Ivoire et en Libye a fait tomber les dernières certitudes.

Les Eglises congolaises humiliées par leurs représentants engagés en politique pour des intérêts matériels

En Afrique, les peuples ont cru pendant longtemps que le salut viendrait aussi de l’Eglise, de cette même Eglise importée en Afrique par les Etats qui ont colonisé nos pays. Mais, avec le temps et à force de vivre des expériences négatives, là aussi les dernières certitudes sont également tombées.

Donc, après avoir perdu la foi en la démocratie occidentale, les Congolais ont placé leur espoir dans les Eglises. Mais avec les fraudes organisées par le crapuleux pasteur Daniel Ngoy Mulunda, ils viennent finalement de comprendre que les Eglises ne sont pas différentes des autres organisations, qu’elles sont dirigées par des hommes pécheresses qui ressemblent à Monsieur Tout le monde. En 2006, après avoir observé le comportement du tordu abbé Malu Malu et les différentes fraudes qu’il a mises en place pour faire élire M. Joseph Kabila, Monseigneur Frédéric Etsou a pris quelques dispositions en adressant une lettre très accusatrice aux Evêques de la CENCO, dans laquelle il a écrit : « J’en profite pour demander à l’Assemblée Plénière de la CENCO d’envisager à partir de 2007 et dans le futur de ne plus concéder à aucun prêtre congolais l’autorisation de travailler dans les structures politiques au niveau national ou provincial […] Nous, pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile, celle d’être des serviteurs du Logos, serviteurs du Verbe Incarné, serviteurs de la Vérité et non du mensonge. Et cela avec courage… ». Cinq ans ont suffi pour qu’un autre responsable de l’Eglise, en la personne du pasteur Daniel Ngoy Mulunda, réponde à l’appel du pouvoir pour organiser de nouvelles fraudes électorales. Nous avons régulièrement dit que ce pasteur ne pourra jamais prononcer un autre nom que celui de son nourricier (lire notre article « Les différentes tricheries électorales avant la proclamation des résultats » sur notre blog : www.fweley.wordpress.com). Nous avons étayé nos arguments. Tout le monde savait le plan de Daniel Ngoy Mulunda ; les résultats qu’il vient de présenter ne surprennent donc personne. Ce « prétendu » homme de Dieu est un tricheur et il vient de le confirmer en organisant des fraudes que le monde entier a suivies en direct. Avec lui, l’Eglise du Congo vient de subir une seconde humiliation publique et il devient difficile pour l’Eglise de convaincre les fidèles sur la crédibilité de leurs pasteurs qui sont plus intéressés aux intérêts matériels qu’à la dimension spirituelle. Quelle honte pour l’Eglise congolaise ! En 2006, l’Eglise catholique ne s’était pas séparée de l’abbé Malu Malu malgré ses forfaitures, quelle sera l’attitude de l’Eglise protestante méthodiste maintenant qu’elle vient de subir l’affront public commis par l’un des siens ?

Demain, la naissance d’un grand Etat au cœur de l’Afrique

Tous les Etats qui sont devenus des grandes puissances ont connu des périodes de contestation sociale, des guerres (guerre de sécession aux Etats-Unis) et des révolutions (anglaise et française) qui ont servi à stabiliser et à « civiliser » les rapports entre les classes sociales. La force et la violence ont été abandonnées pour privilégier le dialogue argumenté. Depuis, dans ces pays, ce n’est pas le plus violent ni le plus cruel qui gagne aux élections mais le plus compétent et le plus populaire. Dans ces pays, les élections sont organisées par l’administration publique qui est apolitique et neutre, et la moindre tricherie est dénoncée.

Les Etats occidentaux, qui ont introduit les principes de démocratie, d’Etat de droit et de gouvernance dans leurs institutions, ont exporté vers les pays du tiers monde leurs anciennes pratiques éhontées, comme les fraudes électorales, la tricherie, le pillage, la violence, etc. Ils s’appuient sur ces méthodes pour soutenir tous les dirigeants qui servent leurs intérêts. A cause d’eux, l’Afrique a connu des assassinats des dirigeants choisis par les peuples, elle a connu des tyrans placés au pouvoir par les pays occidentaux. Il a fallu que les Congolais vivent toutes les expériences négatives et comprennent l’évolution de l’Histoire politique universelle avant de construire un grand Etat au cœur de l’Afrique. Les années à venir seront déterminantes car l’Afrique sait maintenant qu’elle n’a plus besoin de modèle venu de l’extérieur pour construire son destin.

Aujourd’hui, le monde entier dispose des informations sur les vrais résultats électoraux. Ceux annoncés par la CENI diffèrent de loin de la mascarade électorale organisée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Nous savons d’ores et déjà que la Cour suprême va confirmer lesdits résultats car, depuis le limogeage des magistrats, M. Joseph Kabila a placé à la tête de cette institution uniquement des hommes à lui qui lui obéissent comme un chien face à son maître.

Le CLD (Congo en légitime défense), qui s’est opposée aux manipulations frauduleuses des urnes, refuse les résultats donnés par la CENI. Comme Monseigneur Frédéric Etsou en 2006, le CLD dit non à ces résultats qui ne correspondent pas à la volonté du peuple congolais. Il dit non à toute tentative d’imposer au peuple, par la force, un candidat incompétent devant juste satisfaire les appétits gloutons et prédateurs de ses commanditaires étrangers qui pillent les ressources du sol et sous-sol congolais.

Quel que soit le verdit de la Cour suprême, les Congolais, à l’instar de leur Président Etienne Tshisekedi, n’accepteront pas cette grande comédie. Aujourd’hui, les laudateurs qui crient victoire connaissent le début mais ils ne maîtrisent pas la suite et personne ne connaît la fin. Mais une certitude plane sur nos têtes : les Congolais vaincront.

Toutes les grandes nations ont traversé des périodes de conflits.

Debout Congolais.

Dressons nos fronts trop longtemps courbés.

Prenons plus de labeur pour vaincre l’immonde.

Devant la bande d’assassins de notre liberté, nous devons aujourd’hui appliquer la loi du nombre. Voilà ce qui nous reste à faire pour sauver le pays car, en assassinant Etienne Tshisekedi dans les urnes, le pouvoir actuel a oublié qu’on ne gouverne pas un peuple insoumis, on ne gouverne pas par défi.

A toi Etienne Tshisekedi, le peuple t’a déjà choisi. Tu as son soutien et il t’attend pour gouverner la République. Montre le chemin à suivre pour construire notre futur immédiat.

Debout Congolais.

Demain, nous construirons un grand pays au cœur de l’Afrique.