Archive | juillet, 2013

Débat en direct au Conseil de Sécurité à New York sur la RD Congo

26 Juil

Débat en direct au Conseil de Sécurité à New York sur la RD Congo

25 juillet à Washington. Les Etats-Unis, les Nations unies et la Banque mondiale se saisissent enfin du dossier des Grands Lacs. Trois termes sont revenus dans les discours de principaux intervenants, notamment John Kerry et Ban Ki-Moon, dans le débat en direct au Conseil de Sécurité des Nations unies à New York sur la RD Congo. Ces trois termes sont : le manque de GOUVERNANCE et de LEADERSHIP ainsi que l’entretien de l’IMPUNITE au sommet de l’Etat. Il faut espérer que ce débat animé par les plus hauts décideurs du monde est réellement le début de la fin du désordre dans les Grands Lacs. Le président de la Banque mondiale a mis l’accent sur la relation entre la PAIX et le DEVELOPPEMENT en insistant sur le fait qu’il n’y a pas de développement sans un environnement de paix.

Ecoutez le débat en anglais :

http://www.lavdc.net/portail/en-direct-live-tv-de-new-york-rdcgrands-lacsconseil-de-securite/

 

Concertations nationales (suite). Prise de position du CLD (Le Congo en légitime défense)

22 Juil

Concertations nationales, Dialogue politique, Dialogue national

 

Après avoir organisé les fraudes électorales et détruit toutes les preuves, le pouvoir de Kinshasa, qui est présentement aux abois, initie les concertations nationales pour se donner la légitimité qu’il n’a pas depuis le 28 novembre 2011. Le chef d’Etat actuel, qui s’est auto-proclamé et qui a prêté serment loin du peuple, réalise toutes les difficultés de diriger un pays par défi, sans le consentement du peuple. Pour trouver une solution à cette situation d’impasse, celui qui se fait passer pour le chef de l’Etat de la RDC s’est rendu à Brazzaville pour rencontrer le président Denis Sassou Ngouesso. C’est aussi dans le même sens que le Cardinal Monsengwo s’est lui aussi rendu à Brazzaville pour rencontrer le même chef de l’Etat du Congo. A son tour, le président Blaise Camparoe du Burkina Faso est allé à Brazzaville pour la même raison. Ce ballet diplomatique permet de mesurer le gouffre dans lequel se trouve notre pays à cause du gangstérisme et de la voyoucratie d’une bande de maffieux qui s’est appropriée la res publica aux dépens du peuple.

Les détenteurs du pouvoir par défi réalisent maintenant la complexité de la situation qu’ils ont librement créée en s’emparant du pouvoir par la force, après avoir corrompu les membres de la CENI dirigée par le « pasteur » Daniel Ngoy Mulunda et les juges de la Cour Suprême de justice.

Tout en cherchant la solution pour débloquer la situation présente, le pouvoir de Kinshasa bloque simultanément l’avenir du pays en se lançant dans une folle fuite en avant. Il a remplacé l’ancienne mauvaise CENI par une nouvelle mauvaise CENI et a placé à sa tête l’abbé Malu Malu qui était le premier à organiser les fraudes électorales en 2006. C’est lui qui a inspiré les fraudes futures dans la mesure où le « pasteur » Daniel Ngoy Mulunda n’a fait qu’imiter bêtement les stratégies mises en place par son prédécesseur.

A cause des fraudes électorales qui ont été publiquement reconnues par l’actuel chef de l’Etat lui-même, notre pays traverse une longue période d’instabilité. L’illégitimité du pouvoir en est la cause. Puisqu’un président illégitime ne peut pas engager toute une République, la solution idéale dans cette situation de blocage est de consulter le peuple (qui est le souverain primaire) via ses représentants. Or, certains députés qui siègent à l’Assemblée nationale n’ont pas été élus mais nommés. Ceux-ci ne peuvent pas ipso facto représenter le peuple ni surtout l’engager.

Voilà comment notre « République » se retrouve dans une impasse totale. Les dirigeants actuels ont oublié de lire et de relire Jean-Jacques Rousseau avec son contrat social et sa théorie sur la volonté générale.

Le pouvoir de Kinshasa sollicite les concertations nationales et le dialogue politique national parce qu’il s’est finalement rendu compte qu’il n’a pas la légitimité de décider souverainement à la place du peuple congolais. En réalité, en organisant les concertations nationales et le dialogue national, il cherche simplement à récupérer ce qui lui manque mais le peuple n’est plus dupe.

Devant cette situation de blocage et de prise en otage de nos institutions, la véritable solution se trouve dans le retour à la case de départ. Les concertations nationales ne doivent pas être « ordonnées » par l’institution « Président de la République » mais par une autre entité dans laquelle se reconnaît le peuple. Mais laquelle ? Aucune à l’heure actuelle parce que la République est gouvernée par défi. Les Sénateurs fonctionnent sans aucune légitimité depuis 2011 (tous les laudateurs le savent mais ils se taisent pour ne pas déplaire à leurs amis du pouvoir). Les gouverneurs sont sans mandat populaire, à part ceux de trois provinces, à savoir : Bas-Congo, Province Orientale et Equateur (clientélisme politique). D’où la nécessité de solliciter l’intelligence humaine pour sortir la République de l’impasse. D’aucuns pensent à la formule d’une conférence nationale véritablement souveraine. Il est urgent d’ouvrir le débat si les « intellectuels » (je n’aime pas ce terme qui fait snob et hautain) congolais le souhaitent. Le recours à un médiateur extérieur, comme le président Denis Sassou Ngouesso, peut être une solution provisoire mais cette solution ne remplacera jamais celle venue du peuple lui-même. Les hommes de l’actuel chef d’Etat doivent se rendre finalement compte que l’arrogance a des limites et ils doivent se dire que le meilleur pouvoir est celui qui vient du peuple. Nous avons l’obligation de dire que le président Sassou Ngouesso, quelle que soit sa volonté, ne parviendra pas à résoudre le problème de la RDC car le conflit, qui est non seulement profond mais aussi multidimensionnel, nécessite la contribution du peuple dans son ensemble.

Toute fuite en avant par la révision de la loi électorale, la nomination de nouveaux membres de la CENI, la révision de l’article 220 de la Constitution ou encore l’organisation des concertations nationales et du dialogue politique national par le « Président » ou par un médiateur retardera la véritable sortie de l’impasse et elle compliquera davantage l’avenir de notre nation.

Il est malsain de cocufier un peuple entier et de l’appeler ensuite au dialogue pendant que l’origine du conflit n’a pas été résolue. Voilà la situation dans laquelle se trouve notre pays.

Prise de position du CLD (Le Congo en légitime défense)

Au CLD (Le Congo en légitime défense), nous avons toujours eu l’avantage d’anticiper. En 2011, nous avons prévenu le peuple congolais sur la capacité des membres du PPRD de réviser l’article 220 de la Constitution (la réalité nous donne raison) et nous avons initié une pétition pour exiger l’élection des Sénateurs et des Gouverneurs de provinces au suffrage universel direct, c’est-à-dire par le peuple, afin d’éviter non seulement les fraudes à ce niveau mais aussi toute forme de clientélisme. Nous n’avons pas été compris parce que nous étions trop en avance par rapport au temps. Si, aujourd’hui, nous ne prenons pas le taureau par les cornes, le Ministre de l’Intérieur et la CENI – en appliquant la loi sur la décentralisation – vont placer dans toutes les provinces du pays des gouverneurs du PPRD ou proches de ce parti présidentiel afin de conserver le pouvoir (voir le cas récent dans la province d’Equateur). Ils vont, pour cela, recourir à de nouvelles fraudes électorales.

La fraude et l’approche clientéliste se trouvent déjà dans la restructuration de la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI) où la majorité présidentielle, foulant au pied les règles de l’indépendance de la CENI, s’est octroyée 6 sièges et a accordé 4 sièges à l’opposition et 3 à la société civile. En comptant sur l’appui de leurs clients dans la société civile et dans l’opposition, le PPRD et alliés se sont assurés le contrôle du fonctionnement de la CENI à 95 %. Faut-il, à partir de là, accepter ce que le pouvoir impose au peuple, via l’institution dirigée par l’abbé fraudeur Malu Malu ? Non, il faut sortir de cette logique qui compromet notre avenir commun.

A peine placé à la tête de  la CENI, l’abbé Malu Malu vient de signer la première ordonnance dans laquelle il renvoie TOUT le personnel qui a travaillé avec l’équipe précédente car il ne voudrait travailler qu’avec ceux qui vont se soumettre aux stratégies qu’il mettra en place pour d’abord séduire et amadouer les Congolais et les surprendre ensuite en 2016. Qui vivra verra.
Si le président Joseph « Kabila », qui a été directement et profondément affaibli par les fraudes électorales à ciel ouvert et à grande échelle en 2011, décide ne pas se représenter (comme en Russie il y a quelques années) ou s’il est subitement voire brutalement écarté du pouvoir, le PPRD et ses alliés vont sans état d’âme organiser de nouvelles fraudes électorales en s’appuyant sur les gouverneurs qu’ils auront entre-temps placés partout. Ils ne s’en priveront pas car les fraudes électorales leur collent à la peau depuis 2006 comme la crotte d’un chien collée à chaussure. Pour cette raison et pour la paix sociale dans le pays, le CLD invite le peuple congolais à exiger la convocation d’une nouvelle conférence nationale véritablement souveraine et l’élection des Sénateurs et des Gouverneurs (qui sont actuellement sans mandat) au suffrage universel direct. Serons-nous compris pour éviter de nouvelles crises de légitimité ? Nous le souhaitons.

Notre pays serait mieux gouverné s’il y avait au sommet de l’Etat des nationalistes compétents et de bons stratèges. Hélas, depuis son indépendance, la RDC n’a eu que des leaders par défaut, des Patriarches et des leaders de type Winner. La présence de ce type de leaders explique le mal congolais et notre sous-développement. Il est maintenant question de promouvoir des leaders de type Chef d’équipe, Créateur ou Sage. L’expérience vécue dans les pays étrangers montre que les leaders appartenant à ce second groupe constituent une garantie pour la stabilité et le développement d’une nation.

 

Fweley Diangitukwa

Président du CLD (Le Congo en légitime défense)

http://www.fweley.wordpress.com

Pour les fraudes électorales de 2006 organisées par l’abbé Malu Malu, lire Fweley Diangitukwa, Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC, Paris, L’Harmattan, 2007.

Réponse à Monsieur Omer Nsongo die Lema,

18 Juil

Concertations nationales, Dialogue politique, Dialogue national…

Monsieur Omer Nsongo die Lema,

Les preuves sur les fraudes électorales ont été détruites par ceux qui ont organisé les fraudes. Vous le savez et vous savez aussi que les fraudes ont été publiquement reconnues par celui qui détient actuellement le pouvoir. Ne demandez pas plus à l’opposition qui n’a pas organisé lesdites fraudes. Je nous demande d’être cohérent dans notre manière d’argumenter. A cause des fraudes qui ont été publiquement reconnues par l’actuel chef d’Etat lui-même, notre pays est entré depuis novembre 2011 dans une longue période d’illégitimité. Or, un président illégitime ne peut pas engager toute une République. La seule solution dans une telle situation de blocage est de consulter le peuple (qui est le souverain primaire) via ses représentants. Or, certains députés qui siègent à l’Assemblée nationale n’ont pas été élus mais nommés. Ceux-ci ne peuvent pas représenter le peuple ni surtout l’engager. Voilà comment notre « République » se retrouve dans une situation d’impasse totale. Relire Jean-Jacques Rousseau avec son contrat social et sa théorie sur la volonté générale.

Votre pouvoir sollicite les concertations nationales et le dialogue politique national parce qu’il s’est finalement rendu compte qu’il n’a pas la légitimité de décider souverainement à la place du peuple congolais (gouvernement par défi). Il cherche donc à récupérer ce qui lui manque en organisant les concertations nationales et le dialogue national, mais le peuple n’est pas dupe.

Tout acte que le pouvoir actuel (que vous soutenez) pose et posera est/sera illégitime parce qu’il ne jouit d’aucune légitimité pour une fraction de notre population qui ne se reconnaît dans ce pouvoir. J’ai déjà démontré qu’un acte légal peut être illégitime. Je n’y reviens pas. Se référer à mon blog pour en savoir plus : http://www.fweley.wordpress.com

Devant cette situation d’impasse, la véritable solution se trouve dans le retour à la case de départ. Les concertations nationales ne doivent pas être convoquées par l’institution « Président de la République » mais par une autre entité dans laquelle se reconnaît le peuple. Laquelle ? Aucune à l’heure actuelle parce que la République est gouvernée par défi. Le Sénat fonctionne sans aucune légitimité depuis 2011 (vous le savez mais vous ne dites rien pour ne pas déplaire à vos amis sénateurs). D’où la nécessité de solliciter l’intelligence humaine pour sortir la République de l’impasse. D’aucuns pensent à la formule d’une conférence nationale véritablement souveraine. Nous pouvons ouvrir le débat si les « intellectuels » (je n’aime pas ce terme qui fait snob) congolais le souhaitent.

Toute fuite en avant par la révision de la loi électorale, la nomination de nouveaux membres de la CENI (une mauvaise CENI remplacée par une nouvelle mauvaise CENI avec, à sa tête, l’abbé Malu Malu qui a organisé les fraudes électorale en 2006), la révision de l’article 220 de la Constitution ou encore l’organisation des concertations nationales et du dialogue politique national par le Président, tout cela retardera la véritable sortie de l’impasse et compliquera davantage l’avenir de notre nation.

Il est malsain de cocufier quelqu’un et de l’appeler ensuite au dialogue pendant que l’origine du conflit n’a pas été résolue. Voilà la situation dans laquelle se trouve notre pays.

Qui aime le Congo ?

Ceux qui aiment le Congo luttent contre les fraudes électorales et contre les fraudeurs. Ils luttent contre les arrestations arbitraires, contre l’impunité, contre le viol des femmes et le vol des biens de l’Etat, contre l’enrichissement sans cause, contre le pouvoir illégitime, etc. Ils se battent pour écarter les imposteurs du pouvoir afin de confier le pouvoir aux Congolais de souche compétents.

Nous avons toujours dit qu’il y a des soldats congolais valeureux dans les rangs de l’armée congolaise mais cette armée a été noyautée au sommet. N’eut été cette complicité au sommet de l’Etat, l’armée congolaise aurait gagné la guerre contre les ennemis depuis longtemps.

La politique ressemble à une roue et une roue tourne. Rien n’est statique en politique. Ceux qui sont en haut et qui regardent le peuple avec dédain et qui écrivent des articles en faveur du maintien de la tyrannie se retrouveront demain en bas et c’est à ce moment qu’ils mesureront les dégâts qu’ils commettent pendant cette période de tyrannie.

Alors qui aime le Congo ? La réponse à cette question est très facile : tous ceux qui refusent de travailler pour le maintien de la tyrannie, qui dénoncent ceux qui mettent leur savoir au service de la dictature et qui se battent pour le bonheur du Congo. Parmi eux il y a des soldats valeureux que nous avons toujours  encouragés et c’est par eux que la stabilité reviendra au Congo mais jamais par ceux qui ne pensent qu’à leur poche et qui se classent du côté des pilleurs de l’économie du Congo.

J’espère que vous aurez des idées positives pour l’avenir de notre pays après m’avoir lu. Autrement, veuillez continuer allègrement votre chemin en soutenant consciencieusement la tyrannie.

Il arrive que le chemin soit long, mais au bout du tunnel, la lumière finit toujours par poindre à l’horizon. Seuls ceux qui persévèrent arrivent au « paradis ».

Votre compatriote

Fweley Diangitukwa

http://www.wordpress.com

Sur les fraudes électorales de 2006 organisées par l’abbé Malu Malu, lire Fweley Diangitukwa, Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC, Paris, L’Harmattan, 2007.

—-Message d’origine—-

De: omernsongo@gmail.com

Date: 18.07.2013 20:54

À: « Fweley Diangitukwa »

<afriquenouvelle@bluewin.ch>

Copie: <hinterland1-owner@yahoogroupes.fr>

Objet: Re: [hinterland1] Concertations nationales, Dialogue politique, Dialogue national…, Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC

Cher Monsieur,

Vous êtes un intellectuel. Pouvez-vous me dire par quel mécanisme le peuple peut-il engager la République devant les Nations Unies ? Je ne continue l’échange que si vous me l’indiquez. Je refuse de m’engager dans le débat relatif aux élections du 28 novembre 2011 pour la bonne et simple raison que presque deux ans après, ceux qui prétendaient détenir les preuves de la  victoire d’Etienne Tshisekedi se révèlent toujours incapables de les produire. Je reviens alors sur la préoccupation exprimée : montrez-moi comment le peuple peut signer un accord avec l’Onu, ou l’Union africaine, ou la Cirgl ! Si vous n’y parvenez si user des fioritures, alors je m’incline…

Omer

Le 18 juillet 2013 19:40,

afriquenouvelle@bluewin.ch <

afriquenouvelle@bluewin.ch> a écrit :

> Monsieur Omer Nsongo die Lema,

>

> Je ne partage pas cette assertion : « Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC ».

Il faut plutôt dire : « Seul le peuple congolais engage la RDC ». L’institution « Président de la République » pourrait engager la RD Congo si notre pays était une démocratie or il ne l’est pas.

Dès lors, sur quelle base le président doit-il engager la République car sa légitimité a été publiquement contestée ? Lui-même a reconnu les fraudes sans annuler les résultats (ce qui est une contradiction flagrante) et il a dernièrement limogé l’auteur desdites fraudes : le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Les preuves qui attestent le manque de légitimité sont tellement nombreuses qu’il devient impossible de fermer les yeux devant la réalité. Seuls les laudateurs sans morale peuvent agir ainsi.

Sur quelle base un fraudeur peut-il engager la République ? Soyons sérieux et responsables et surtout ne jouons pas à la complaisance.

En organisant les fraudes électorales en 2011, le camp pour lequel vous travaillez à prétendu détenir la majorité populaire et, sur la base de cette fausse légitimité, celui qui se dit président de la RDC a prêté serment en cachette, loin des citoyens congolais.

Pour quelle raison cherchez-vous maintenant à organiser des concertations nationales et à dialoguer avec le peuple congolais si vous détenez une majorité « écrasante » dans le pays ? Ne rendez-vous pas compte qu’il est absurde de gouverner une République par défi car votre camp fait perdre des années entières voire des décennies à notre pays ? En croyant naïvement qu’il est possible d’imposer un pouvoir, vous augmentez la rancœur chez les Congolais de l’intérieur et de l’extérieur.

Votre camp a déçu le peuple qu’il ne vous est plus possible de récupérer la situation.  L’usage de la corruption, de la force aveugle et l’emprisonnement des innocents et de l’impunité deviennent ainsi les seuls moyens pour vous d’imposer le pouvoir actuel or c’est justement l’usage de cette force tyrannique qui pose problème.

Après l’expérience de la dictature sous Mobutu et Cie, les Congolais n’ont plus envie de se laisser gouverner par des personnes sans légitimité et de surcroît incompétentes.

Par la faute de votre camp, la RD Congo tourne en rond.

Pourquoi ne mettez-vous pas votre intelligence au service du peuple ? Il n’est pas trop tard pour prendre conscience et regarder la réalité en face. Que direz-vous demain au peuple lorsqu’il vous demandera des comptes ?

Il est aussi possible de bien gagner sa vie sans se mettre au service d’une tyrannie. Dites cela à M MPOKO qui est l’autre vous-même. Apprenons à ne pas mépriser le peuple car le dernier mot lui revient.

Fweley Diangitukwa

http://www.wordpress.com

—-Message d’origine—-

> De: omernsongo@gmail.com

> Date: 17.07.2013 09:49

> À: <undisclosed-> recipients:;>

> Objet: [hinterland1] Concertations nationales, Dialogue politique,

> Dialogue national…, Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC

*Concertations nationales, Dialogue politique,

Dialogue national etc.*

*Seul le Président Kabila engage la RDC*

Un débat inutilement épuisant, car fondé sur le juridisme, empoisonne l’espace politique congolais à la suite de l’interprétation que se font certains acteurs de l’ordonnance n°13/078 du 26 juillet 2013 portant création, convocation et organisation des Concertations nationales.

Il y est question d’identifier la personne* habilitée* à engager la RDC dans l’application et de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et de la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies par rapport à ce forum.

Est-ce l’Onu ? Est-ce le Chef de l’Etat ?

Pour une frange contestataire de la classe politique et de la société civile, il revient à l’Onu – par le biais de son envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs – d’en assurer la médiation ou la modération. Il se réfère à l’engagement pris par la RDC, «* à organiser, avec les bons offices de l’Envoyée Spéciale et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes *».

Cette frange plaide même pour un statut identique* pour tous les participants, Chef de l’Etat compris. De quoi rappeler l’Accord de Lusaka qui, au mépris du

droit international, avait placé sur un même pied d’égalité le Gouvernement (qui n’avait pas été amené à une capitulation), le Rcd et le Mlc, avant d’impliquer l’Opposition politique et de la société civile.

Pourtant, tout le monde sait que la seule institution établie et reconnue pour engager la RDC aussi bien en interne qu’à l’externe est le  » *Président de la République* « . D’où les références aux articles 69, 79 alinéa 3, 213 alinéa 1er et 215. A ce jour, le Président de la République est M. Joseph Kabila Kabange.

La RDC – l’occasion est indiquée de le rappeler – n’est pas sous tutelle des Nations-Unies, encore moins de l’Union africaine.

Chercher à lui substituer le Conseil de sécurité ou le Secrétariat général de l’Onu, sinon la présidence tournante ou la Commission de l’Union africaine dans la création, la convocation et l’organisation d’un forum politique est anormal.

Dès lors, avant de débattre de quoi que ce soit, on devrait commencer par se demander comment peut on être ou devenir médiateur, modérateur, témoin ou facilitateur d’un forum formellement qui n’est ni créé, ni convoqué, ni organisé !

La vérité ou la réalité – c’est selon – est que le Président Joseph Kabila Kabange a commencé par user de ses prérogatives constitutionnelles pour formaliser les Concertations nationales. Soutenir, dans le cas d’espèce, la thèse du primat du droit international sur le droit national est donc un non-sens.

Heureusement que l’Opposition – entraînée dans un premier temps dans cette voie – a vite fait de se ressaisir en proposant des amendements à *ce qui existe*, en dépit du fait qu’elle se soit penchée sur l’ordonnance n°013/078 légalement différente de l’ordonnance n°13/078 promulguée par le Président de la République. Malheureusement pour elle, dans leur quasi totalité, lesdits amendements portent essentiellement sur la forme.

Prenons le cas précis de l’objet, des composantes et de l’ordre du jour. A l’article 2, il est dit des Concertations nationales qu’elles  » *ont pour objet la réunion de toutes les couches sociopolitiques de la Nationafin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cyclesde violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde* ».

L’inclusivité est bien garantie.

A l’article 5, il est dit :  » *Sans préjudice des dispositions conformes du Règlement Intérieur, l’Assemblée Plénière est composée des délégués issus des composantes suivantes :** **1. les institutions publiques nationales (Président de la République, Parlement, Gouvernement, Cours et Tribunaux, Institutions d’Appui à la Démocratie) ;** **2. les institutions publiques provinciales et locales (Assemblées provinciales et Gouvernements provinciaux) ;** **3. les partis

politiques (Majorité présidentielle et Opposition politique au Parlement et hors Parlement) ;** * *4. les Autorités coutumières ;** **5. la Société Civile ;** **6. les Personnalités historiques ;** **7. les Experts ;** **8. les Invités du Chef de l’Etat* ».

Les contestataires auront du mal à situer l’exclusion. Au même article 5, il y a l’ajout suivant :*  » L’Assemblée Plénière est l’organe de validation des conclusions et recommandations des Concertations Nationales issues des Etats Généraux.

Elle est chargée de débattre de toutes les questions inscrites à son ordre du jour* ».   Les contestataires savent l’ordre du jour *ouvert* à  toutes les questions.

Quand bien même une répartition des thématiques est faite à l’article 10, notamment avec  » *1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles » ;  » 2. Economie, secteur productif et finances publiques » ;  » 3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou Rapatriement des groupes armés » ;  » 4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale »  ;  » 5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat* », l’ordre du jour n’est donc pas verrouillé.

Bien plus, la disponibilité du Chef de l’Etat à en endosser les résolutions et les recommandations des Concertations nationales devrait rassurer tous les protagonistes. A l’alinéa 2 de l’article 14, il est écrit : * » Le suivi de l’application de leurs conclusions et recommandations est confié au Président de la République, aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat et au Gouvernement de la République * »*.* Dans les annales de la Transition depuis avril 1990, le Chef de l’Etat Joseph Kabila > est le premier à y souscrire sans la moindre contrainte.

Ce qui revient à dire que s’ils le veulent, les contestataires peuvent rendre positive leur participation aux Concertations nationales.

En définitive, le bon sens commande d’approcher le présidium plutôt que de l’ignorer ou de le disqualifier comme on le fait. Après tout, il est de notoriété publique que si l’honorable Aubin Minaku est de la Majorité, son collègue Léon Kengo est de l’Opposition. Ceci de un. De deux, après les Concertations, les Institutions de la République vont continuer de fonctionner. A moins d’un  » coup d’Etat « …Tel que constitué, le présidium a l’avantage de la représentativité nationale dans sa diversité politique. L’autre dirait même dans sa diversité démocratique. C’est-là un atout à mettre à profit.

Il est évident que les Nations Unies et l’Union africaine ne trouveraient rien à redire de la volonté et de la capacité des Congolais de s’assumer.

Bien au contraire, les Congolais leur faciliteraient ainsi la tâche.

En créant, en convoquant et en organisant alors le cadre des Concertations, le Président Joseph Kabila facilite justement la tâche à tous les protagonistes.

A preuve, tant qu’il ne l’a pas fait depuis l’annonce de l’initiative de la Cohésion nationale dans son discours sur l’état de la Nation le 15 décembre 2012, personne d’autre n’a formalisé les Concertations nationales, à commencer par ceux qui réclament le statut identique. On ne réinvente pas la roue…

*Omer Nsongo die Lema*