Nationalité de Joseph Kabila et querelle sur la succession

17 Août

Ecoutez d’abord : https://www.youtube.com/watch?v=np9qXbN8IQ0

  1. L’auteur de l’assassinat

    A Rome, quelques personnes voulurent faire disparaître César. Une conjuration fut formée, probablement par Cassius, pour l’assassiner assez rapidement. Brutus, que César aimait comme son fils, entra dans le complot. Quand César vit Brutus soulever son poignard, il eut ces paroles : « Tu quoque filii mi » ! (Toi aussi mon fils). Un leader politique surveillé à tout moment par des gardes du corps ne peut être assassiné que par celui qui lui est très proche.

    Devant le mausolée qui abritait le corps de Laurent-Désiré Kabila, Yerodia N’Dombassi, ami personnel du chef d’Etat assassiné, avait évoqué l’attentat de Brutus contre César, en disant dans la douleur : « Une brute qui s’appelait Brutus t’a ravi à notre affection ». Pour qui connaît l’histoire romaine, il n’y a plus à se poser des questions sur l’auteur de l’assassinat car Yerodia N’Dombassi avait tout dit en des mots voilés. Lire Olivier Lanotte, République démocratique du Congo. Guerres sans frontières, GRIP-Editions Complexe, Bruxelles, 2003, p. 138 et Fweley Diangitukwa, Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué Kabila ?, Paris, L’Harmattan, 2006

  2. Querelle sur la succession

  3. Après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, son neveu Gaétan Kakudji, ministre de l’Intérieur, le numéro 1 dans l’ordre de succession, était le premier à se déclarer candidat à la succession au trône. Mais Mwenze Kongolo, ministre de la Justice, lui rappela son impopularité dans l’opinion publique, en particulier auprès des Kinois, lui exigeant ainsi de renoncer. D’autres noms étaient avancés comme le ministre d’Etat Pierre-Victor M’Poyo, le général Lwetcha et le colonel Eddy Kapend. Mais ils avaient tous refusé. Pour quelle raison ? On ne le saura peut-être jamais. Lire Fweley Diangitukwa, Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué Kabila ?, Paris, L’Harmattan, 2006.

  4. Joseph Kabila a été imposé par le Rwanda et l’Ouganda d’une part et par le Zimbabwe et l’Angola d’autre part parce que ces pays étaient engagés dans la guerre à l’Est du Congo, parce qu’ils devaient négocier entre-eux pour le sort de leurs soldats et surtout parce qu’ils travaillaient en sous-main pour le compte des réseaux étrangers, avec le soutien de quelques Congolais qui espéraient récupérer la situation à leur profit. L’homme qui a succédé à Laurent-Désiré Kabila était choisi avant l’assassinat, autrement comment expliquer la présence massive des soldats angolais quadrillant la ville de Kinshasa la nuit qui a précédé l’assassinat ? Sinon pourquoi avoir désarmé tous les soldats avant l’assassinat ? Il a été officiellement dit que le président Laurent-Désiré Kabila était assassiné dans son bureau de travail mais rien ne le prouve lorsqu’on pousse la recherche en rassemblant les éléments.

  5. La nationalité de Joseph Kabila 

  6. Il y a deux principales façons de prouver la nationalité de quelqu’un : par les parents via l’acte de naissance établi (maternité et commune) ; en cas d’absence d’un tel acte, par le témoignage de la mère (et /ou du père mais problématique car il arrive parfois que la femme trompe son mari). A défaut de ces « deux sources », on apprend la nationalité de quelqu’un à travers la confidence d’un proche qui connaît bien la personne dont la nationalité est mise en doute.

  7. Voici ce qu’a dit Nkunda Batware Mihogo : « Si vous entendez par soldats rwandais tous ceux qui ont servi un jour au sein du Front patriotique rwandais, le FPR, et ensuite dans l’Armée patriotique rwandaise, l’ARP du général Paul Kagame, alors le peuple congolais a un sérieux problème à résoudre car son propre président, élu au suffrage universel direct par plus de 58 % des voix [en octobre 2006] – je cite Joseph Kabila – est non seulement d’origine tutsi, comme moi, mais est aussi un ancien soldat du FPR, comme moi » , in Pierre Péan, Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique, Fayard, 2010, pp. 415-416. L’intéressé et le gouvernement congolais n’ont jamais contredit ces propos ni protesté. Qui ne dit mot consent, dit-on. Auparavant, Colette Braekman a affirmé dans le Monde diplomatique d’avril 2001 que Joseph Kabila est un fils adoptif du Président défunt ». Puis, dans son livre Les Nouveaux Prédateurs, la même journaliste, Colette Braekman, a écrit en janvier 2003 : « Maman Sifa […] exerce une grande influence sur le jeune homme […]. C’est ainsi qu’elle a fait arrêter José Kabila, un demi-frère de Joseph Kabila, susceptible de révéler les troublants secrets de famille ». Colette Braekman n’a pas écrit : « Maman Sifa, mère de Joseph Kabila ». En février 2005, dans l’avion où elle accompagne Karel Gucht, le ministre belge des Affaires étrangères,  Colette Braekman, récidive en distribuant à bord de l’avion une note biographique de Joseph Kabila dans laquelle il est écrit : « Joseph Kabila pourrait être le fils d’une femme nilotique, probablement rwandaise tutsi, originaire de la ville de Moba, près du lac Tanganyika, et serait le fils de Kanambe (proche collaborateur de Laurent-Désiré Kabila » in Pierre Péan, op. cit., pp. 414-415.  A son tour, Philippe Leymarie a écrit dans le Monde diplomatique du 6 février 2001, je cite : « Joseph Kabila, un inconnu de 29 ans, est de mère rwandaise, a été formé en Afrique de l’Est et parle volontiers le swahili et l’anglais que le français et le lingala ».

    Ceux qui se posent encore des questions doivent lire ce que le journaliste François Soudan a écrit sur ce sujet dans Jeune Afrique des 30 janvier (no 2090) et 5 février (no 2091) 2001. Le journal Libération du 15 août 2001 a affirmé : « Joseph Kabila n’est que le fils adoptif de Laurent-Désiré, enfant d’un compagnon mort au maquis, que le chef rebelle a pris sous son aile en épousant la veuve ».

    En 2011, la télévision suisse romande est revenue sur le sujet en précisant que la mère de M. Joseph Kabila est tutsi. Une fois de plus l’intéressé n’a pas protesté.

    Après toutes ses déclarations qui n’ont jamais été contredites, est-il encore nécessaire de se poser la question lorsqu’on connaît déjà la réponse ? Au Rwanda, en Ouganda et dans toutes les chancelleries occidentales, tous les officiels savent que celui qui porte le nom de Joseph Kabila est de nationalité rwandaise, qu’il est venu en RD Congo dans les bagages de l’AFDL, en compagnie de James Kabarebe. Il n’y a que les Congolais qui ignorent la nationalité de celui qui dirige leur pays. Aimons lire et archiver.

  8. M. Joseph Kabila est le représentant des pays occidentaux qui ont la tradition de piller le Congo. Ceux-ci l’ont placé au pouvoir pour servir leurs intérêts. Au passage, Kabila sert les intérêts de son pays d’origine – le Rwanda – qui a facilité son accession au pouvoir à Kinshasa. Pour gouverner la RD Congo, il s’appuie sur les Congolais cupides et arrivistes qui n’ont qu’un seul souci : s’enrichir vite et illicitement. Ce groupe constitue les nouveaux riches à la tête duquel se trouvait Katumba Mwanke. Parce qu’il faisait trop d’ombre à Joseph Kabila, il a été éliminé à la fin de l’apprentissage politique de son élève. Un accident d’avion monté de toutes pièces a mis fin à sa rapide vie de pacha.

  9. Il faut se séparer de cette clique de mafieux pour garantir la paix et la souveraineté nationale mais aussi pour assurer l’intégrité du territoire. Avec ce genre d’individus, le développement du Congo est difficile, voire impossible.

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