Archive | juin, 2014

Congolais : que pouvons-nous apprendre de la dernière élection présidentielle en Afghanistan ?

26 Juin

 

Congolais : que pouvons-nous apprendre de la dernière élection présidentielle en Afghanistan ?

Par Fweley Diangitukwa, le 25 juin 2014

Je suis revenu hier d’Afghanistan où je suis resté pendant deux mois pleins, c’est-à-dire du 24 avril au 24 juin. Pendant mon séjour académique, j’ai eu le privilège d’observer, en homme averti, le comportement politique des Afghans. J’avoue ouvertement que j’ai eu beaucoup d’admiration pour ce peuple qui fait preuve d’une grande maturité malgré la situation de guerre et de pauvreté qui perturbe sa vie quotidienne.

Plusieurs compatriotes ont eu à comparer le processus électoral dans le monde en le mettant en parallèle avec le cas congolais qui nous intéresse au premier chef. Dans la plupart des cas, les comparaisons étaient malheureuses parce qu’elles étaient prises dans des cas différents au lieu qu’elles se fassent dans des cas similaires. La dernière élection présidentielle en Afghanistan est, à mon avis, le cas de comparaison qui est le plus approprié parce qu’elle ressemble mieux au cas congolaise, et c’est pour plusieurs raisons.

Le pays du commandant Massoud est pauvre, comme la RD Congo, souvent classé en dernière place dans les différents classements internationaux en matière des droits humains, d’indice de développement humain (IDH), etc. Comme la RDC et plus que la RD Congo, l’Afghanistan a connu la guerre pendant plus de trente ans et il est encore en guerre, avec une présence massive des soldats étrangers. C’est un pays divisé entre tribus (ethnies) et entre provinces, entre la RD Congo.

Après la chute des talibans, à la fin de 2001, le président Hamid Karzaï a été porté au pouvoir par la communauté internationale qui l’a ensuite soutenu par l’envoi des soldats étrangers dans le pays. De la même façon, après l’assassinat de Laurent-Désiré à Kabila, le jeune président Joseph Kabila Kabange a été porté au pourvoir par la communauté internationale qui l’a ensuite soutenu par l’envoi des soldats de l’ONU dans le pays. En 2006, des soldats de l’Union européenne ont été envoyés au Congo pour assurer la sécurité pendant l’élection présidentielle. Dans le cas afghan comme dans le cas du Congo-Kinshasa, le gouvernement ne pouvait fonctionner sans le soutien extérieur et l’aide financière extérieur. Tous ces éléments permettent une comparaison facile et crédible.

Contrairement aux Congolais qui restent complaisants en matière de démocratie et de gouvernance et qui parlent plus qu’ils n’agissent, les Afghans mènent la transition vers la démocratie avec un degré de responsabilité qui force l’admiration. La Constitution afghan prévoit une élection présidentielle à deux tours et, malgré la pauvreté du pays, les Afghans ont maintenu les deux tours en conformité avec la Constitution. Le premier tour de l’élection présidentielle afghane s’est déroulé le 5 avril 2014 ; le second tour a eu lieu le 14 juin. La Constitution afghane prévoit deux mandats présidentiels qui ont été respectés par le président Hamid Karzai. Celui-ci n’a pas été éligible du fait de la limitation du nombre des mandats et il n’a pas eu l’idée de réviser la Constitution pour se maintenir au pouvoir. Il faut dire qu’à chaque fois que celui-ci se trouvait un dauphin pour lui succéder, les Afghans faisaient un vide autour de lui en éliminant physiquement le favori. À la veille de l’élection, le président Hamid Karzai a trouvé un homme pour lui succéder. Il a tenté de « vendre » cet homme en utilisant quelques subterfuges, mais les Afghans ont refusé de tomber dans le piège. Zalmaï Rassoul, un proche du président Hamid Karzaï, considéré comme le candidat du pouvoir sortant, n’a obtenu que 11,5 % lors du premier tour, selon les résultats diffusés par la Commission électorale indépendante qui n’a subi aucune influence du pouvoir en place parce que le candidat du chef de l’État en exercice a été battu dès le premier tour. Deux hommes sont donc restés en lice parmi ceux qui peuvent mieux représenter l’avenir du pays et assurer son développement : l’ex-chef de la diplomatie, Dr Abdullah Abdullah (médecin), 53 ans, ancien porte-parole du commandant Massoud, arrivé largement en tête du premier tour, avec 44,9 % des suffrages exprimés et Dr Ashraf Ghani, un économiste de 65 ans et ex-cadre de la Banque mondiale, avec 31,6 % des voix. Ce sont ces deux hommes, progressistes et modérés, Afghans de souche, qui se sont affrontés au second tour du scrutin. Ils se sont engagés à lutter contre la corruption endémique et ont promis d’assurer le développement économique de leur pays dépendant de l’aide internationale (comme la RD Congo).

Le président Hamid Karzaï a beaucoup contribué à ramener la paix, il s’est investi pour ouvrir l’Afghanistan au monde et s’est efforcé de rendre la ville propre, malgré le maque de moyens financiers. Tous ces points positifs n’ont pas été évoqués pour trouver les raisons suffisantes qui justifieraient son maintien au pouvoir par l’ouverture d’un troisième mandant qui aurait débuté par la révision de la Constitution, comme d’autres chefs d’État folkloriques le font dans certaines Républiques bananières. Les Afghans ont tenu à respecter la Constitution et ont montré qu’il existe dans le pays d’autres nationalistes qui sont compétents et capables de poursuivre l’œuvre commencée par le président Karzaï. Ils ont surtout compris que le développement commence par le respect des textes juridiques et par l’alternance au pouvoir, car le pays n’appartient ni à un individu, ni à un réseau, ni à un groupe ethnique ni encore aux hommes d’une province mais au peuple tout entier. Ils respectent ainsi le sacro saint principe du pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple (président Lincoln).

Lors de la dernière élection présidentielle, ils ont montré que leurs forces militaires sont capables d’assurer la sécurité du pays. Un important dispositif de sécurité avait été mis en place dans les rues de la capitale, quadrillées par des forces afghanes déterminées à déjouer toute tentative d’attaque. Au total, quelque 400 000 soldats et policiers avaient été déployés dans tout le pays.

Le scrutin de juin marque définitivement la fin de l’ère Karzaï, au pouvoir depuis 2001. Il est le seul homme à avoir dirigé l’Afghanistan depuis la fin du régime taliban. Il va quitter le pouvoir parce que la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat.

Les votes du second tour sont en cours de dépouillement à Kaboul. Des résultats préliminaires doivent être annoncés le 2 juillet et les résultats définitifs le 22 juillet. En tout cas, les Afghans, dans leur ensemble, montrent plus de maturité politique que les Congolais. Non seulement ils ont maintenu l’élection présidentielle à deux tours malgré le manque de moyens financiers, mais en plus, ils ont refusé une réforme de la Constitution pour ne pas ouvrir la voie à un troisième mandat au président sortant.

Pour la première fois dans l’histoire de l’Afghanistan, le pouvoir sera transféré démocratiquement à un autre chef d’État. Ce pays pourra ainsi consolider progressivement la voie vers la paix et la stabilité. Un tel chemin commence par une sérieuse prise de conscience de la part des élites dans le pays.

Le cas afghan peut-il servir d’exemple ou de leçon aux Congolais ?

Pour rappel :

Le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a publié, le rapport sur l’indice du développement humain (IDH/2011).

Ce rapport classe la RDC en dernière position sur 187 pays examinés.

L’indice du développement humain se base sur l’espérance de vie, le niveau d’éducation dont le taux d’alphabétisation et le taux brut de scolarisation et le niveau de vie.

2001 : RDC 142e sur 162 pays évalués
2002 : RDC 155e sur 173 pays évalués
2003 : RDC 167e sur 175 pays évalués
2004 : RDC 168e sur 177 pays évalués
2005 : RDC 167e sur 177 pays évalués
2006 : RDC 167e sur 177 pays évalués
2007/08 : RDC 168e sur 177 pays évalués
2009 : 176e sur 177 pays évalués
2010 : 168e sur 169 pays évalué
2011 : 187eme SUR 187 PAYS ÉVALUÉS (derrière Haïti, l’Iraq et l’Afghanistan)

En réalité, la RDC n’est pas un pays pauvre mais mal géré. Rappelons par exemple que le potentiel du secteur minier de la RDC est estimé à 24.000 milliards USD (source : “Congo the curse of coltan” New Afican Magazine, 2010).
Avec 80 millions d’hectares de terres arables, la RDC pourrait nourrir 2 milliards d’habitants (source : Food and Agriculture Organisation des Nations unies – 2008) »

Fweley Diangitukwa

http://www.fweley.wordpress.com

 

Monsieur Pierre Lutumba,

En cas de doute persistant, la sagesse indique de ne pas se précipiter mais de bien réfléchir pour choisir la bonne décision et la bonne voie à suivre.
Contrairement aux fraudes électorales de 2011 en RDC où la CENI a préféré détruire une grande partie de votes des électeurs, où le chef d’Etat sortant à préférer s’autoproclamer en organisant sa « fête » loin des électeurs qui l’auraient élu plongeant ainsi le pays dans une impasse totale puis, devant l’impossibilité de gouverner le pays par défi, il s’est lancé dans la recherche d’une solution à travers les concertations nationales – solution qui tarde à venir –, l’Afghanistan a choisi la voie de la sagesse et de la patience. Le pays a procédé au re-comptage des voix pour avoir la certitude de la personne qui a réellement gagné. Les Afghans négocient maintenant âprement pour trouver la solution qui évitera une nouvelle guerre au pays. Le gagnant va-t-il gouverner seul ou proposer quelques postes au perdant ?
Entre la précipitation de la RDC qui a abouti à l’impasse et la sagesse du peuple afghan, quelle est la bonne solution ? Je repose la question : qu’est-ce que la RDC peut apprendre du cas afghan ?
J’ai eu la chance de rencontrer Monsieur Ashrat Ghani à deux reprises. Je présume qu’il sera le prochain chef d’Etat du peuple afghan. Il est très posé. Il a été professeur d’université et fonctionnaire international, ancien directeur de la Banque mondiale. Il est âgé et sage. Cela est un atout pour gouverner un Etat. Notre monde a besoin de leaders sages qui savent mesurer le degré de leurs responsabilités et prendre le recul nécessaire avant d’agir.
Mon article n’a pas été une appréciation précipitée comme vous le dites mais plutôt une appréciation réfléchie. Le long terme nous donnera la réponse sur les choix des uns et des autres.
Rappelez-vous que mon article est une question et non une proposition pour la RDC qui a déjà gâché son avenir immédiat à cause de la précipitation et de l’égoïsme.
Je vous salue patriotiquement.
Fweley Diangitukwa

Ma réaction aux trois documents signés à Nairobi faisant suite aux pourparlers de Kampala

22 Juin

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À la communauté internationale

Nous prenons à témoin Dieu, les Organisations internationales à travers les Nations unies, les Gouvernements et les Parlements des pays souverains du monde entier, pour dénoncer publiquement le projet de balkanisation de notre pays voulue par les États, les firmes transnationales et les lobbies qui exploitent les ressources naturelles à l’Est de la RD Congo.

Les solutions proposées aux Congolais dans chaque « Texte final » de Nairobi, sanctionnant les pourparlers de Kampala (à savoir (Déclaration du Gouvernement de la République démocratique du Congo, Déclaration sur les engagements du Mouvement du 23 Mars au terme du Dialogue de Kampala et Communiqué Final CIRGL-SADC sur les pourparlers de Kampala), sont iniques car elles n’ont pris en considération qu’une partie du problème.

En intimant l’ordre au Gouvernement congolais de réintégrer les soldats du M23 dans l’armée nationale congolaise, la communauté internationale a oublié que les soldats du M23 ne sont pas tous Congolais, qu’ils ont été soutenus par le Rwanda et l’Ouganda. Les preuves de leur appartenance à ces deux pays ont été fournies par les Experts des Nations Unies dans les différents rapports qu’ils ont rédigés, notamment le Rapport Mapping.

La Communauté internationale, via les Nations unies, sait que le CNDP et le M23 ont toujours été dirigés par des officiers rwandais, notamment par Laurent Nkunda Batware Mihigo qui vit tranquillement au Rwanda depuis sa fuite de l’Est de la RDC. Bosco Ntaganda est également Rwandais et c’est par le Rwanda qu’il est passé avant d’être arrêté et envoyé à la CPI (La Haye).

En remontant plus haut dans l’histoire, nous rappelons que le RCD-Goma, qui a donné naissance au CNDP et au M23, est lui-même issu de l’AFDL. Or, l’AFDL avait été créée de toutes pièces par le Rwanda de M. Paul Kagame, alors Premier ministre de ce pays, pour pourchasser les Hutus (FDLR) sur le territoire congolais. Résoudre la question du M23 revient à résoudre simultanément la question des FDLR à l’Est du Congo.

Ceux-ci doivent être intégrés dans l’armée rwandaise. Résoudre la question du M23 revient à résoudre également la question des rebelles ougandais, qui occupent une partie du territoire congolais. Ceux-ci doivent eux aussi être intégrés dans l’armée ougandaise. La Communauté internationale ne peut pas violer la souveraineté du Congo en s’ingérant dans les affaires intérieures de ce pays et respecter la souveraineté des pays qui sont à l’origine des conflits dans les Grands Lacs.

Il s’agit là qu’un comportement inique que nous dénonçons devant Dieu, les Organisations internationales à travers les Nations unies, les Gouvernements et les Parlements des pays souverains du monde entier. Pour espérer un retour d’une paix réelle dans la région des Grands Lacs, la question des conflits doit être traitée globalement. Or, dans chaque « Texte final » signé à Nairobi, il n’y a qu’une partie du problème qui a été traitée, celle de la réintégration du M23 dans l’armée congolaise.

S’agissant du retour des réfugiés, il est plus équitable et plus juste de demander le retour de tous les réfugiés vivant dans la région, y compris les FDLR, dans leur pays d’origine, après un recensement fait par une Commission neutre afin d’éviter la création de nouveaux conflits identitaires.

Pour tous les crimes commis sur le territoire congolais, nous réclamant la mise en place rapide d’un Tribunal pénal pour le Congo, comme dans les cas de l’ex-Yougoslavie et du Rwanda.

Nous dénonçons publiquement le contenu de trois déclarations faites dernièrement à Nairobi parce que seule la présidence de la République et le Gouvernement y ont été associés. Le Parlement et la Société civile de notre pays ont été superbement ignorés. Or, le président de la RD Congo, M. Joseph Kabila, est un sujet rwandais venu au Congo dans les bagages de l’AFDL et ce dernier travaille pour la sauvegarde des intérêts rwandais, ougandais et des milieux internationaux qui l’ont placé à la tête de notre pays.

Si la Communauté internationale s’entête et impose la balkanisation du Congo par l’indifférence et/ou par la force, le traitement inique de ce dossier sera à l’origine de la Troisième Guerre mondiale car le peuple congolais dans son ensemble ne l’acceptera pas et tous les peuples soumis et dominés du monde entier s’y opposeront, en commençant par les pays africains dont la souveraineté est régulièrement bafouée par les États qui l’ont instituée.

Dr. Fweley Diangitukwa http://www.fweley.wordpress.com

Au peuple congolais dans son ensemble

Commentaire sur la Déclaration du Gouvernement de la République démocratique du Congo signée à Nairobi par M Raymond Tshibanda Ntungamulongo [Les passages tirés du texte officiel sont en italique]

Dans le document signé par le Ministre des Affaires étrangères de la RD Congo, il est demandé en substance à l’État congolais « d’écouter le M23. D’évaluer ses doléances et de répondre à celles qui s’avéreraient légitimes ».

Nulle part, dans les trois documents, il est demandé au M23 d’écouter les exigences du peuple congolais qui a subi la violence de ses armes, qui a perdu les siens, dont les femmes ont été violées, dont les biens des hommes d’affaires ont été spoliés et dont les ressources naturelles ont été sauvagement pillées pour les livrer aux firmes transnationales.

Aujourd’hui, ce sont les victimes congolaises qui doivent se soumettre aux exigences du M23.

Dans quel pays au monde a-t-on déjà assisté à une telle résolution des conflits ? Personne n’a osé sanctionner le M23 pour les crimes commis sur le territoire congolais pendant le temps de son occupation d’une partie du territoire national.

Au contraire, le Secrétaire Général des Nations unies, Ban Ki Moon, et le président Museveni ont rappelé la demande introduite par le président Joseph Kabila « d’aider à trouver une solution politique au conflit entre le Gouvernement de la RDC et le M23 ». Cette demande du président Joseph Kabila montre clairement que la faiblesse dans le traitement du dossier vient directement de lui. Or, c’est lui qui avait autrefois retiré la plainte de la RD Congo à la CPI contre le Rwanda. Ce comportement à répétition conforte la thèse de complicité avec l’ennemi. Pour quelle raison n’a-t-il pas exigé la mise en place d’un Tribunal pénal pour le Congo que nous avons toujours réclamé ? Ce même document demande au gouvernement congolais « de faciliter le retour dans la paix des ex-combattants du M23 et à mener à bonne fin le processus de leur démobilisation ».

Où vont-ils rentrer : dans les lieux mêmes où ils ont commis des crimes. Ils rentreront donc en vainqueurs puisqu’ils n’ont pas été sanctionnés. Quelle sera leur attitude vis-à-vis des autochtones et quelle sera celle des autochtones à leur égard ?

Dans ce document, il est écrit : « Le Gouvernement (congolais) s’engage à accorder l’amnistie aux membres du M23 pour faits de guerre et d’insurrection ». Si l’armée congolais a vaincu les soldats du M23, comment explique-t-on maintenant que le Gouvernement congolais s’engage à accorder l’amnistie aux membres du M23 ?

Il est également écrit : « Le Gouvernement (congolais) s’engage à répondre favorablement à une éventuelle demande des membres du M23 de se constituer en parti politique ». Avant même que le M23 n’introduise une telle demande et sans qu’on ait pris le temps de recenser ses soldats pour connaître la nature et la composition de ce groupe ainsi que l’origine de chaque soldat, l’État congolais lui déroule déjà le tapis comme cela s’était passé avec le CNDP afin que le M23 devienne un parti allié au PPRD.

Une telle attitude ne décourage pas les seigneurs de guerre à prendre les armes contre l’État congolais, car l’histoire immédiate montre qu’ils sont toujours bien récompensés à la fin des pourparlers, comme cela a été le cas du RCD-Goma, du RCD-Kisangani, du MLC, etc.

C’est une preuve évidente qu’il y a complicité au sommet et que l’État a été mis à genou par les États voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda, qui bénéficient du soutien de quelques grandes puissances occidentales et des firmes transnationales.

Quant à la question des réfugiés, le texte signé à Nairobi par notre Ministre des Affaires étrangères dit : « Le Gouvernement s’engage à œuvrer pour une mise en œuvre rapide des Accords triparties sur le rapatriement des réfugiés signés avec les États voisins et le Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés ainsi que pour la réinsertion des personnes déplacées ». Voilà ouverte la brèche qu’avait toujours cherchée le Rwanda pour verser le surplus de sa population sur l’Est du Congo. M. Joseph Kabila vient de réussir la mission qui lui avait été confiée par son mentor Kagamé : la balkanisation du Congo. Non seulement il a suffisamment contribué à l’affaiblissement de l’armée nationale congolaise en plaçant des officiers rwandais dans les postes les plus stratégiques et les névralgiques, mais aussi en prenant en otage des institutions nationales. Voilà que maintenant les Rwandais, sous étiquette des réfugiés, peuvent s’introduire à l’Est du Congo en masse, librement et sans aucune formalité administrative et sans aucune inquiétude.

Ce qui est pire dans tout cela, c’est le fait que « le Gouvernement (congolais) s’engage à inclure des représentants de l’ex-M23 dans la structure nationale chargée des questions des réfugiés ». En signant ce document, le Ministre des Affaires étrangères, M Raymond Tshibanda Ntungamulongo, était-il ivre ou non, avait-il subi de menaces de mort au cas où il ne le signait pas ou non ? Où sont passés son patriotisme et son nationalisme ? Pour quelle raison le Parlement congolais, après avoir pris connaissance dudit document, ne le suspend-il pas afin de le soumettre au peuple congolais ? Dans quelle logique le Gouvernement actuel nous emballe-t-il et jusqu’à quand durera ce cirque ?

Quant aux biens spoliés, extorqués, volés, pillés et détruits, une logique semblable aux questions des réfugiés est reprise dans le traitement de ce dossier.

Le Gouvernement (congolais) associe les spoliateurs, les voleurs, les pilleurs et les destructeurs dans la recherche de la solution comme si l’État congolais est incapable d’établir les faits et de sanctionner les coupables. Le texte signé à Nairobi par notre Ministre des Affaires étrangères, M Raymond Tshibanda Ntungamulongo, dit : « Cette Commission sera composée de manière représentative et inclusive, compte dûment tenu des principales parties prenantes, dont des représentants de l’ex-M23 ».

Nous sommes obligés de nous répéter pour dire qu’une telle attitude ne décourage pas les seigneurs de guerre à prendre les armes contre l’État congolais, car ils sont toujours bien récompensés à la fin des pourparlers comme cela a été le cas du RCD-Goma, du RCD-Kisangani, du MLC, etc.

C’est une preuve évidente qu’il y a complicité au sommet et que notre pays a été mis à genou par les États voisins, notamment le Rwanda et l’Ouganda, qui bénéficient du soutien de quelques grandes puissances occidentales et des firmes transnationales.

Après avoir convoqué les concertations nationales qui n’ont servi à rien sinon à dépenser inutilement l’argent de l’État, voilà « le Gouvernement (congolais) s’engage (maintenant) à mettre en place une Commission de réconciliation nationale ». Ah si le ridicule pouvait tuer !

En tout cas seuls les laudateurs peuvent comprendre une telle logique contradictoire. La science politique que nous avons étudiée à l’Université de Genève ne nous donne pas des outils pour analyser l’incompréhensible et une telle bêtise humaine.

De la même façon, « La Commission nationale de réconciliation sera constituée de personnes intègres et représentatives, sélectionnées dans le respect des principes d’équité, d’inclusion et d’égalité. Des représentants de l’ex-M23 en feront partie ».

Pour le Gouvernement congolais, les soldats du M-23 qui ont mené une guerre atroce contre l’État congolais sont rapidement devenus des « personnes intègres » qui respectent les principes d’équité. Comme pour les concertations nationales où le Parlement a été dépouillé de ses fonctions et de ses responsabilités (alors que c’était son job d’organiser lesdites concertations nationales, car c’est au Parlement que l’on trouve les représentants du peuple en concertation), « La Commission nationale de réconciliation sera placée sous l’autorité suprême du Président de la République et sous la supervision du Premier Ministre ».

Quel est alors le travail du Parlement : juste pour inaugurer les chrysanthèmes ? Et pour quelle raison, le président Kabila refuse-t-il d’associer le Parlement dans une question d’intérêt national ?

En tout cas, les trois documents signés à Nairobi montrent clairement que depuis la création du CNDP, la logique n’a pas changé et les revendications sont restées les mêmes. Ce n’est pas nous qui le disons mais le texte signé par notre Ministre des Affaires étrangères qui dit au point 10 : « Le Gouvernement réaffirme sa détermination à finaliser la mise en œuvre des engagements qui avaient été pris dans le cadre de l’Accord du 23 mars 2009 signé avec le CNDP et qui, tels que stipulés dans les conclusions de la réévaluation dudit Accord (voir Annexe C) n’ont pas été réalisés ou l’ont été partiellement qui sont encore d’actualité et… ».

A-t-on envoyé des Congolais de souche à Nairobi qui se soucient de la souveraineté de leur État ou des traîtres vendus à la cause défendue par les États voisins (le Rwanda et l’Ouganda) et par les puissances étrangères ? C’est à notre tour de nous interroger.

Chers Compatriotes composant le peuple congolais dans son ensemble, si vous n’avez toujours pas compris, malgré nos cris d’alarme à répétition, il est temps de prendre conscience et de réagir collectivement. Notre pays est en danger. La balkanisation est devant nos portes. Demain, il sera trop tard. À chacun de remplir son devoir patriotique. La postérité nous en sera reconnaissante.

 

Fweley Diangitukwahttp://www.fweley.wordpress.comPrésident du CLD (Le Congo en Légitime Défense)Le 16 décembre 2013.

L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

9 Juin

 

L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

 

J’ai eu quelques échanges avec Monsieur André Clavareau, sujet belge. Le contenu de nos échanges intéresse plus que lui et moi. Pour cette raison, je me permets de rendre ces messages publics. Je présente d’abord les siens que je fais suivre par les miens. Bonne lecture.

 

Le premier message ci-dessous de M. André Clavareau a été suscité par la lecture sur mon blog (www.fweley.wordprress.com) de ma conférence à Essen (Allemagne) sur les fraudes électorales de 2011 en RD Congo.

clavareau
andreclavareau@hotmail.com
80.201.212.21

Envoyé le 08/06/2014 à 2:29  

très intéressant comme leçon d’histoire…

Il est bien évident que la colonisation belge, comme toutes les colonisations de l »époque, n’avait pas comme object l’humanitaire mais l’économique..

Mais attention de en pas s’oublier avec des termes à mon sens ‘exagérés’ comme le terme de pillage..comment qualifier de pillages l’exploitation de richesses dont les indigènes ne tiraient pas profit? Et ne pas non plus oublier que si l’esclavage a existé en afriqie c’est aussi parce que les puissances comme l’arabie et les américains sur la côte ouest et espagnol sur la cote ouest achetaient les prisonniers de guerre chez les tribus vainqueurs, prisonnière qui auraient été exécutés…

En bref difficile de juger un fait historique sans se mettre dans le contexte de l’époque.

Ma première réponse à Monsieur André Clavareau,

 

Dites-moi, si vous avez un objet précieux dans votre maison que vous n’utilisez pas, dois-je m’autoriser de venir le prendre pour la simple raison que vous ne l’utilisez pas ? Qu’appelez-vous « commettre une infraction  et un vol » ?

L’esclavage a toujours existé. À l’époque romaine, les Anglais avaient été rendus esclaves. Ils étaient forcés de travailler au pourtour de la mer Méditerranée pour le compte des Romains. Les colonies ont toujours existé à travers le temps. Pratiquement tous les empires avaient des colonies. La Gaule antique était soumise sous l’empire romain. Vous le savez.

Ce qui a changé avec l’Afrique, c’est l’ampleur de la violence et la destruction de l’homme  par l’homme ; c’est le nombre (quantité) d’êtres humains rendus esclaves et pris de force par des inconnus venus de loin (Européens). L’humanité n’avait jamais connu le commerce de l’homme par l’homme. Les Européens étaient les premiers à l’introduire dans les relations humaines. Avec la traite négrière, l’Africain au Sud du Sahara est devenu une marchandise ordinaire dont le prix pouvait, voire devait, être discuté et négocié ouvertement et publiquement comme on négocie le prix d’une sardine au marché.  L’humanité n’avait jamais connu le déplacement d’autant d’hommes rendus esclaves à une si longue distance (de l’Afrique jusqu’au nouveau monde qu’était l’Amérique), jetés à la mer par mauvais temps comme des fruits abîmés, utilisés dans des champs de canne à sucre comme des animaux de somme, etc. Voilà ce que l’Occident a fait en Afrique et à l’Africain et il n’a jamais demandé pardon pour ces crimes. L’Allemagne a payé très cher pour les crimes commis en Europe par Hitler. Mais le même Occident n’a ni payé ni regretté pour les crimes contre l’humanité qu’il a commis en Afrique et partout dans le monde. Il n’a rien versé en Afrique de l’argent qu’il a reçu de l’Allemagne nazie alors que sans les tirailleurs « sénégalais », l’Europe aurait été colonisée par Hitler et les siens. Au lieu de regretter ses crimes contre l’Humanité, l’Europe s’enorgueillit.

Ce que vous dites est faux. C’est le résultat d’une sous-information. Les Africains ne vendaient jamais des innocents. Alors jamais. Seuls les fautifs étaient punis et éloignés du milieu où ils avaient commis la faute.  Avec la traite négrière, et pour la première fois dans l’Histoire de l’Humanité, l’Europe s’est mise à acheter des femmes et des hommes qui n’avaient commis aucun crime. Cela ne s’était jamais passé nulle part au monde.

Lorsque le missionnaire  apprenait à l’homme noir de ne pas voler – ce qu’il savait déjà – le colon, c’est-à-dire le complice du missionnaire dans le mal – passait son temps à voler et à piller les ressources naturelles des Africains parce que, d’après vous, les hommes noirs ne les utilisaient pas (ce qui est faux). Alors ma question déjà posée plus haut : si je viens prendre chez vous un objet qui vous appartient mais que vous n’utilisez pas, porterez-vous plaindre contre moi, m’accuserez-vous de vol ? Si votre réponse est oui, admettez que l’Europe a volé et pillé l’Afrique, qu’elle a commis des crimes pour lesquels elle doit payer. Pour quelle raison l’Europe ne devrait-elle pas être poursuivie, jugée et punie pour ses crimes contre l’Humanité, comme cela a été le cas de l’Allemagne nazie ? Je vous pose la question.

Je vous invite à lire le livre du Belge Michel Collon intitulé « Bush le cyclone », éditions Oser Dire, 2006. La lecture ne vaudra pas plus de deux heures mais vous apprendrez beaucoup. À la fin de la lecture, vous relirez le message que vous venez de m’adresser et réfléchirez à ce que vous avez écrit.

L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos.

Fweley Diangitukwa  

Le 09 juin 2014

—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 08/06/2014 – 20:07 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

cher monsieur

je prendrai plaisir à converser avec vous si je en percevai pasd cette pointe d’agressivité…

J’ai à mon actif lus de 15 années en afrique centrale, dans la région des grands lacs, la RDC  et le Congo Brazzaville et j’ai passé les plus belles années de ma vie en Afrique.

mais je trouve inconvenant de mettre tout les misères de l’afrique sur le dos de l’occident, et notamment sur la colonisation..

Est ce la faute des Belges si la RDC est dans cet état; malgré tout ces ressources? Alors que son président se fait une fortune estimée en dizaines de milliars d dollars pendant que la population vit dans la misère? Je vous rappellerai que lors de l’indépendance la RDC avait un réseaud e rotue permettant de joindre Bukavu à Kinshasa en voiture, même si c’était pas des routes goudronnés , c’était des pistes en lateritte tout à fait praticable à l’époque.

attention: je ne cherche pas non plus à dédouaner la responsabiltié des multi nationales dans ce qui se passe (et entre parenthèse la belgique ne peut être tenu des agissements de leopold II lors de la période pré coloniale, avant que la RDC soit donné à la belgique) mais je tiens à souligner que dénigrer la colonisation n’est en find ecomtpe que un échappatoire pour ne pas regarder en face ses propres responsabilités… Laz RDC a voulu mettre sur le dos du rwanda le amrasme économique.. si on se développe pas c’est à cause de la guerre ‘cruelle et injuste’ (je cite des journeaux) imposées par le rwanda).. donc ce serai à la faute du rwanda si les ressources minières du Katanga sont détournées? et de la faute du rwanda si les ressources minières sont bradés par le gouvernement en place?

Le même raisonnement se tient aussi sur la colonisation… il y a 6 mois à Matadi j’ai croisé un congolais agressif eme disant « tu es belge, tout cela est de ta faute, tu me dois.’ Je lui ai rien dis, mais cependant juste rappeler que ce n’étais pas moi mais mon grand père..

Et encore une fois il faut aussi bien ce dire que l’esclavage exitait aussi bien en afrique, notamment par les arabes, qui en faisait un trafic constant.. d’ailleurs les belges ont arrêté ce trafic et même tué Tipo-Tipo dans la ville de Kasongo je crois, dans la province de maniema (j’ai d’ailleurs vécu 1 an et demi à Kindu)

J’ia beucoup aimé le livre de david Van reybouck ‘Congo une histoire’.

Mais encore une fois mettre tout els malheurs du Congo sur le dos de la colonisiation, des belges, des rwandais.. ce n’est en fin de compte que une échappatoire, tout les partis doivent reconnaitre ses erreurs..

Et n’oubliez pas non plus une chose: si le Leopold II a effectivement construit’ le congo en tant que nation (effectivement il existait des royaumes indépendants qui ont été effectivement démembrés par la colonisation, comme le royaume du rwanda qui s’étendait jusqu’au Nord Kivu par exemple), il a cependant mis sa fortune personnel pour la construction des infrastructures du Congo, et à l’indépendance les belges avaient aussi laissé des infrastructures brillantes… il ne faut pas non plus émettre celà..

L’histoire doit être vu dans sa  globalité..considérer le négatif mais aussi le positif..essayer de discréditer la colonisation de manière purement négatif sans se mettre dans le contexte de l’époque, et sans non plus voir les choses positives faites (par notamment des générations de religieux qui ont construit des hospitaux et écoles) ce n’est pas objectif.

Donc restons objectif, pas haineux…

En résumé j’ai rencontré plusieurs fois des congolais agressives disant « tout ce qui nous arrive c’est la faute des belges.’ Je ne me risque même pas de répondre à ce type d’individus qui ne sont pas intéressants et pas raisonnables//

Mais à vous lire je pense que vous être quelqu’un de cultivé et donc que vous ne tomberez pas dans ce travers infantile.

Je reste à votre disposition pour tout échange et qui sait? pour vous rencontrer..

j’habite vers Namur, mais en faisant de temps en temps des mission à l’étranger, soit RDC ces temps ci.

Cordialement

 

—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 08/06/2014 – 20:09 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

rebonjour

je vois ai bien répondu précédemment .. mais n’oubliez pas que les premiers esclavagistes c’étaient des arabes, pas des euroopéens…

Ma réponse groupée à Monsieur André Clavareau,

Je découvre que vous êtes Belge. Je m’en réjouis. Je ne suis ni agressif ni haineux, loin de là et je vous prie de ne pas me prêter des intentions négatives, tout en vous demandant de ne pas m’obliger à lire et relire l’Histoire selon vos attentes. 

J’ai été formé par des Suédois, des Anglais et des Belges. Mon professeur de latin habite Namur : Michel Liard (j’espère qu’il vit encore). Mon professeur de français habite près de Bruxelles : Guy Tordeur et je peux continuer la liste. Je dois à la Belgique une grande partie de ma formation mais je n’ai jamais aimé l’histoire coloniale belge, car Léopold II a massacré plus de 10 millions de Congolais innocent pour s’enrichir et enrichir sa Belgique. De nombreux Congolais ont été amputés parce qu’ils ne ramenaient pas assez de caoutchouc. N’oubliez jamais cela. Le traumatisme des Congolais a commencé à cette époque alors qu’auparavant le Royaume du Congo était un exemple de développement. Qu’était la Belgique au milieu de l’Europe avant la colonisation du Congo ? Dites-le à vous-même (pas à moi) avec sincérité. Qui a assassiné Lumumba, qui a placé Mobutu au pouvoir, qui soutient le pouvoir actuel, qui pille actuellement le Congo ? Pourquoi le Congo ne peut pas prendre son envol ? 

Pour se justifier et s’imposer, l’Occident a diffusé beaucoup de mensonges en Afrique et dans le monde, comme celui que vous reprenez ci-dessous. Les Arabes n’étaient pas les premiers à « esclavagiser » les Africains. Les Romains étaient arrivés en Afrique avant les Arabes. Qui était Scipion l’Africain ? N’est-ce pas un Romain ? Où allait-il guerroyer ? Où se trouvait Carthage qui était le grenier des Romains ? N’est-ce pas en Libye en Afrique ? Qui recrutait les soldats africains pour en faire des canons à chair dans les guerres puniques menées par les Romains ? N’est-ce pas l’empire romain (c’est bien ce que l’Occident a fait pendant la première et la Seconde guerre mondiales) ? Il a fallu que les ennemis des Romains détruisent d’abord Carthage pour que l’empire romain tombe au profit de nouvelles puissances asiatiques. Ne lisons pas l’Histoire universelle de travers mais lisons-la avec objectivité, sans parti pris.

Je ne vous connais pas et je n’ai aucune raison d’être agressif avec vous mais je n’ai aussi aucune raison d’être complaisant avec vous.

Je répondrai plus calmement à votre premier e-mail qui est plus fécond. Les jeunes Européens sont victimes des mensonges de leurs aînés qui ont falsifié l’Histoire universelle à leur seul avantage. Je vous invite à lire le livre de votre compatriote Belge Michel Collon, « Bush le cyclone », éditions Oser Dire, 2006 et le livre de Rodney sur la comparaison du développement entre l’Afrique et l’Europe au XVIIe, XVIIIe siècles. L’Occident a colonisé l’Afrique pour permettre son propre développement. L’enrichissement de l’Europe est le résultat d’un pillage organisé du monde. Les Européens sont des pilleurs patentés. C’est bien l’idée que défend brillamment votre compatriote Michel Collon, en fournissant des preuves pris dans l’Histoire. En quoi suis-je agressif si votre propre compatriote est beaucoup plus sévère avec les Européens (les Belges y compris) que moi ? Malgré ce passé négatif, ils veulent encore donner des leçons aux Africains. Non, Monsieur André Clavareau. 

Quel est le premier pays occidental qui a annoncé l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila ? = la Belgique par la bouche de Louis Michel. Quel est le pays occidental qui a pleinement participé à l’organisation des fraudes électorales en 2006 et 2011 ? = la Belgique. Quel a été le rôle de ZETES dans ces fraudes en 2011 ? Quel est le premier et seul pays occidental qui a reconnu le nouveau pouvoir après l’organisation des fraudes en 2006 et en 2011 ? = C’est encore et toujours la Belgique. Et pour cause ? La Belgique vit sur le dos du Congo. Que deviendra votre pays si on lui enlève aujourd’hui tous les avantages qu’il a au Congo ? Ces questions ne nécessitent pas une réponse de votre part mais elles doivent vous pousser à reconnaître le rôle négatif de votre pays au Congo depuis Léopold II. Plus de 10 millions de Congolais ont été massacrés et des milliers ont été amputés. Cupide, la Belgique n’a jamais rien payé au Congo pour l’argent de l’uranium qu’elle a vendu aux Américains et qui a servi à la fabrication de la bombe atomique larguée sur le Japon (Nagasaki et Hiroshima). Et c’est tant mieux car le Congo n’a pas sur sa conscience la mort de tant de Japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Malgré ce passé négatif, les Européens (les Belges y compris) veulent encore donner des leçons aux Africains. Non, Monsieur André Clavareau. 

L’Afrique a déjà tant souffert, ne la blessez pas davantage.

Bonne journée.

Fweley Diangitukwa

Le 09 juin 2014

—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 09/06/2014 – 07:35 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

 

Très intéressant…

Mais encore une fois, même si l’histoire coloniale n’est pas rose (et je suis d’accord avec vous: la colonisation n’était pas une entreprise philantropique masi pour s’enrichir), l’afrqie ne doit pas non plus rejeter tout ces malheurs sur les occidentaux, mais aussi prendre ces responsabilités.

Il est vrai que en Congo Brazaville Sassou Nguesso a été mis au pouvoir par la franc et particulièrement elf aquitaine pour le pétrole, il est vrai que des entreprises minières se servent tout en donnant des pots de vin à gauche et à droite, dont les proches de J.K mais n’oublisons pas non plus le manque de corruption et mauvaise gestion des gouvernement s africains, dont la RDC…La responsabiltié est partagé…

Et n’oubliez pas non plus le rôle des chinois qui sont aussi les permiers à piller ..je les ai assez croisé en RDC, congo, rwanda et Burundi.

Enfin n’oubliez pas non plus que, malgré le négatif de la colonisiation, les belges par example ont construit des infrastructures ainsi que un système médical exemplaire…des maladies comme le choléra ou la lèpre avaient disparus à l’époque de la colonisation..pour reparaitre maintenant suite à la vestusité des mêmes infrastructures.

Donc tout non plus n’est pas négatif par la colonisation et vous devez aussi reconnaitre la responsabilité des hommes d’état africains dans la situation actuelle de l’afrique, plus prompt à s’enrichir eux et leurs clans plutôt qu’à penser à leur population (je pourrai citer Gombo et d’autres…, avec la complicité des occidentaux, chinois, et autres qui les corrompent pour des marché juteux il est vrai..mais cela ne retire pas non plus leur responsabilité..)

Bonne journée

PS lisez le livre ‘Congo Une histoire’ de David Van Reybrouck…il a écrit un chapitre

« leopold II, une immonde saloperie’ sur la triste époque de leopold II mais en même temps il a écrit que le problème du caoutchouc rouge et des mains coupées étaient fortement exagérés, par les détracteurs de la RDC qui étaient plus jaloux de la réussite diplomatique de leopold II que autre chose..croyez vous que les anglais étaient plus gentils en Inde? ET n’oubliez pas non plus que le plus gros génocide de l’histoire c’est les américans qui l’ont fait et qui ont quasi exterminé toute la population des amérindiens…Il y a pas eu de géncide en masse comme celà durant la période coloniale en Afrique..quoique tout le monde est aussi d’accord sur la responsabilité des français à l’époque de Mitterand durant le génocide rwandais de 94, ce qui est vrai…mais c’est une autre histoire.

Enfin sur la période romaine je ne connais pas assez, c’est vrai que il y a eu de l’esclavage mais il me semble que vous cherchez à dédouaner la responsabilité des arabes dans l’esclavage …

 

Ma réponse à André Clavareau,

Je vous remercie beaucoup de ces échanges entre un « neveu » et son « oncle ». Les linges sales se lavent en famille, dit-on.

Vous dites tout sur le mal des autres mais rien sur ceux de votre Belgique. C’est très étrange de votre part. Votre raisonnement est très intéressant pour une étude psychologique. Les Français ont…, les Chinois ont…. Et les Belges n’ont rien fait de mal au Congo ? Vous dites : « les Chinois sont les premiers à piller… ». Et qu’est-ce que les Européens (les Belges y compris) ont fait avant les Chinois, que font-ils alors en Afrique ? Soyez honnête avec vous-même en disant la vérité, c’est-à-dire en reconnaissant les fautes des uns et des autres. En agissant ainsi, vous participerez au développement du monde et à la communion des humains.

Vous avez raison, « les Africains ne doivent pas rejeter tous leurs malheurs sur les Occidentaux, mais aussi assumer leurs responsabilités », mais en même temps, les Occidentaux sont incapables de laisser les Africains s’assumer. Ils s’accrochent à l’Afrique comme un bébé avec le sein de sa mère.

S’agissant de la corruption. Les Occidentaux disent que les Africains sont pauvres. Quelqu’un qui n’a pas d’argent, peut-il corrompre ? Si votre réponse est NON, qui donc corrompent les chefs d’Etat africains ? Qui vendent les armes avec lesquelles les chefs d’Etat africains organisent la tyrannie ? Les Africains ou les Occidentaux ? Qui sont donc responsables, en premier, de la mauvaise gouvernance en Afrique ?

Si vous ne le savez pas, les Belges avaient construit des infrastructures non pour le bien des Congolais mais uniquement pour faciliter l’évacuation des ressources naturelles et minières dont ils avaient besoin pour développer leur pays. En matière d’éducation, la Belgique avait refusé de former les Congolais. L’enseignement s’arrêtait en 4ème année primaire. Ils disaient à l’époque : « pas d’élite, pas d’ennui ». Le système médical était « exemplaire » dans le but d’avoir des hommes costauds capables de produire pour l’intérêt de la Belgique, non pas pour plaire aux Congolais.

Vous avez raison « tout n’est pas négatif en ce qui concerne la colonisation » mais il y a plus du négatif que du positif en commençant par le traumatisme que la colonisation a causé chez les Noirs qui se sentent aujourd’hui inférieurs aux Européens. Par exemple, pour se croire belle, la femme noire blanchit sa peau par imitation à la peau de l’Européen. Cet état mental retarde le développement du continent (lisez mon livre, Fweley Diangitukwa, « La thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas », Paris, L’Harmattan, 2010). Je reconnais la responsabilité des hommes d’Etat africains dans la situation actuelle de l’Afrique, tout en admettant celle des Européens dans leur soutien aux tyrans africains. Pensez-vous que sans le soutien des Occidentaux, les dictateurs africains resteraient au pouvoir pendant si longtemps ? Si ceux-ci sont prompts à s’enrichir et à enrichir leurs clans plutôt qu’à penser à leur population (comme vous le dites), c’est parce qu’ils sont soutenus par les Etats occidentaux et par les firmes transnationales qui pillent les ressources naturelles de l’Afrique et qui paient très mal les Africains qui travaillent pour eux.

Croyez-moi. Le jour où l’Afrique sortira de la dictature occidentale, elle se développera. Les 13 colonies britanniques se développèrent lorsqu’elles cessèrent d’être sous la domination de l’empire britannique. C’est une question de prise de conscience et de temps.

Le livre de M. David Van Reybrouck n’est pas une recherche sociologique. C’est un témoignage et c’est son témoignage. En revanche, je vous exhorte de lire « Congo. 100 ans d’histoire » écrit par un historien belge aujourd’hui disparu. Il dit clairement que c’est le Congo qui a fait la Belgique.

Vous dédouanez les Belges par tous les moyens mais vous êtes sévères avec les Français au Congo-Brazza, au Rwanda (Mitterrand) et au Burundi. Vous êtes sévères avec les Chinois. Pour vous, les Belges ont été des angles au Congo !!! Les Congolais ne sont pas de votre avis si vous ne le savez pas. Vous écrivez : « le problème du caoutchouc rouge et des mains coupées étaient fortement exagérés par les détracteurs de la RDC qui étaient plus jaloux de la réussite diplomatique de Léopold II que autre chose… ». Mais pourquoi ne dites-vous pas que les Belges n’ont commis aucun crime crapuleux au Congo ? Les Belges étaient mauvais au Congo comme les Anglais étaient mauvais en Inde. Toute colonisation est condamnable. Aucune n’est justifiable.

Je rectifie, le plus gros génocide de l’Histoire a été commis par les Européens qui ont immigré en Amérique et qui ont exterminé les Amérindiens. Qui était Christophe Colomb ? Ne dédouanez pas les vôtres en distinguant les Européens des Américains. Les Européens pauvres qui ont immigré dans le Nouveau Monde ont fait ce qu’ils ne pouvaient faire en Europe : piller les ressources des pauvres Indiens en les infectant (syphilis) et en les exterminant. Michel Collon dit : les Européens sont des pilleurs/voleurs patentés. Les Européens et les Américains sont, à l’origine, un même peuple. Vous avez une drôle façon de lire l’Histoire du monde. Et pour cause ?

Toute colonisation ou toute domination de l’homme par l’homme est mauvaise : qu’elle soit d’origine arabe, occidentale ou d’ailleurs. Toute violence est condamnable. L’esclavage est inhumain.

Je vous laisse et bonne journée.

Fweley Diangitukwa

Le 09 juin 2014

 


—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 09/06/2014 – 07:49 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

rebonjour

Je vous ai déjà répondu.. mais juste une remarqee: d’où tirez vous un chiffre exorbitant de 10 millions de congolais massacré par les belges? La population de la RDC actuellement fait 60 millions et donc à l’époque ce serai la moitié ou le tiers de la population massacrée?

A mon connaissance il n’y a jamais eu de génocides de masse organisée par la Belgique que je sache en RDC.

De plus n’oubliez pas que il n’y avait pas d’internet à l’époque et que, suite aux distances, la moindre nouvelle prenait 6 mois pour arriver à la métroplole…d’où possibilité de déformation massive..

 

—-Message d’origine—-
De : f.diangitukwa@bluewin.ch
Date : 09/06/2014 – 09:14 ()
A : andreclavareau@hotmail.com
Objet : Re: RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

Monsieur André Claraveau,

 

Ces chiffres de 10 millions de Congolais massacrés par le roi belge Léopold II sont dans les manuels sérieux d’Histoire économique. J’ai étudié les sciences économiques et sociales (avec spécialisation en science politique) à l’Université de Genève. Les universités belges n’enseignent pas l’histoire des crimes commis par les colons belges au Congo. D’où votre ignorance. Ce n’est pas une question de distance. Si vous cherchez, vous trouverez et serez terriblement horrifié de ce que la Belgique coloniale a fait au Congo. Intéressez-vous à l’histoire économique de votre pays. Lisez le Suisse Paul Bairoch, ancien professeur d’histoire économique à l’Université de Genève, déjà décédé.

Au début de la colonisation belge au Congo, la population du Congo était évaluée à 21 millions. A la fin de la colonisation, il n’y a plus eu que 11 millions sur toute l’étendue du Congo, malgré l’introduction des Rwandais à l’Est du Congo pour travailler dans les concessions des Belges au Kivu.

Oui, je vous comprends. Vous êtes dans la situation d’un enfant qui défend ses parents.

Bonne journée.

Fweley Diangitukwa

—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 09/06/2014 – 08:11 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

Extrait d’un article de presse..
effectivement on parle de diminutiond emoitié de la population entre 1880 et 1920 suite à différentes causes (pas nécessairement non plus des massacres généralisés) mais toutes reliés aux conditiosn d’exploitation de l’emprire de leopold II..
Personelmnt cesz chiffres me sembles énromes… il faudrai recouper avec d’autres données mais je en suis pas historiens


La mortalité

Quant au caoutchouc, il rapporta annuellement entre 1900 et 1908, la somme de 25 millions de francs principalement à l’état et donc au roi. Pour ces millions de francs et la conquête du Congo, le régime colonial « Léopoldien » a entraîné la mort de centaines de milliers voire de millions de Congolais. Le « mouvement civilisateur » mis en place par le roi des belges avait frappé fort. Jan Vansina, professeur émérite d’Histoire et d’Anthropologie à l’Université du Wisconsin, estime que la population du Congo a diminué de moitié entre 1880 et 1920. En 1924, la population du Congo était estimée à 10 millions d’habitants.

Les causes de cette mortalité sont la famine (lors des défections et des fuites, lors des emprisonnements prolongés, lors des déportations, dans les camps et les colonies…); l’épuisement dû aux mauvaises conditions de travail; les incarcérations; les guerres et les massacres; les effets de l’environnement (sur les populations amenées à fuir les villages) les accidents (construction du chemin de fer); les conditions sanitaires précaires dans les camps lors des déportations; et bien entendu les maladies comme la variole, les dysenteries et la maladie du sommeil.

A ce propos, il est bien établi qu’outre la variole, maladie contre laquelle la production locale d’un vaccin a débuté à partir de 1895, la maladie du sommeil a fait de terribles ravages. Apparemment, de nombreuses épidémies de Trypanosomiase, l’agent de la maladie du sommeil, ont éclaté dans diverses régions du bassin du fleuve Congo dans les années 1890. Elles peuvent être attribuées aux mouvements de population engendrés par la machine coloniale. P.G.Janssens, Professeur émérite de l’Université de Gand et spécialiste de la Trypanosomiase africaine écrivait que: « …Il semble dès lors logique d’admettre la présence sur les territoires de l’EIC, du Congo français et de l’Angola, d’un certain nombre de foyers permanents[de Trypanosomiase] qui ont été réactivés par les changements brutaux des conditions et modes de vie ancestraux qui ont accompagné l’occupation accélérée des territoires…Celles-ci [les régions touchées] ont connu une morbidité et une mortalité effarantes, des villages entiers ont été décimés, la maladie du sommeil a connu une impressionnante extension. Quoiqu’il en soit, l’EIC a laissé au Congo belge et au Zaïre un problème médico-social majeur… »

 

—-Message d’origine—-
De : f.diangitukwa@bluewin.ch
Date : 09/06/2014 – 09:40 ()
A : andreclavareau@hotmail.com
Objet : Re: RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

Monsieur André Clavareau,

Enfin, vous reconnaissez, via l’extrait d’un article, que plus de 10 millions de Congolais sont morts sous la colonisation belge, non pas de mort naturelle mais à cause des conditions de travail inhumaines. Qu’à fait la Belgique pour dédommager les familles ? Rien. Qui peut donc donner des leçon de morale aux Congolais ?

Intéressez-vous davantage à l’histoire de votre pays au Congo. Vous serez horrifié.

Les Belges ont pitoyablement pillé/saigné le Congo. Il n’y a pas que les Chinois qui pillent. Que fait FORREST au Congo ? Vous parlez du Français Bolloret, pour quelle raison ne parlez-vous pas de Forrest ? Parce qu’il est Belge ?

Bonne journée.

Fweley Diangitukwa


—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 09/06/2014 – 09:59 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

Bonjour

C’est intéressant mais quel est le but de votre blog en fin de compte?

Il y aurai des tas de sujets à discuter sur l’afrique, comme la nécessité de développement des énergies renouvelables, conséquence des effets climatiques du à la déforestation, on peut aussi dire la pollution des nappes dûs aux activités des activités d’extraction de ressources minières au katanga…et enfin la problématique du développement qui pour moi reste une responsabilité partagée entre les acteurs tant du côté du Nord que du Sud…

si votre blog s’occupe de ce type de problèmes, cela serai très constructif, et je pourrai même y envoyer des articles..par exemple actuellement je reviens d’une mission sur l »‘évaluation des impacts de changement climatique sur les infrastructures hydrauliques en RDC (j’ai été jsuqu’au bandundu) par exemple on enregistre une réduction drastique des pluies moyennes dans le katanga, d’où donc assèchement de sources d’eau et obligation de la population d’aller s’approvisionner en eau non potable comme marigots…

 

 

Ma réponse à Monsieur André Clavareau,

 

Les sujets que vous proposez sont très intéressants. Je construis une école supérieure dans le Bas-Congo. Les finances font défaut mais je me bats pour avancer. Vous pourriez intervenir le moment venu sur le management des ressources naturelles, sur les conditions climatiques ou sur la question du développement, en mettant en relation la responsabilité des uns et des autres afin de construire un avenir commun et harmonieux. Je pense ouvrir cette Ecole en octobre.

Mon blog a une prétention simple : échanger mes idées et le contenu de mes publications avec les lecteurs potentiels, comme avec vous aujourd’hui. Je suis entre trois disciplines : la littérature, la science politique et les sciences de gestion (leadership/management) qui correspondent à mes trois formations.

Je vous souhaite une excellente journée tout en espérant que nous garderons contact et construirons l’avenir ensemble. Si le passé a été mauvais, nous pouvons préparer l’avenir en l’améliorant. Cela commence par une prise de conscience réciproque de notre aujourd’hui commun.

Je suis lié à la Belgique par la formation que j’ai reçue aux humanités littéraires et par notre passé commun qui n’a pas été glorieux. Hélas !

Je suis en ce moment dans un pays asiatique où j’enseigne à l’université.

Bonne journée et au plaisir de vous relire.

Fweley Diangitukwa

—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 09/06/2014 – 11:09 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : RE: L’Afrique a déjà beaucoup souffert. Ne la blessez pas davantage par vos propos

C’est intéressant

dans le cadre d’une mission avec la Snel, j’ai fait une mission sur le Bas Congo depuis Boma, Matadi jusqu’à Lukula et Tchela, justement pour l’évaluation de la possibilité d’implantation de petites centrales hydroélectriques.

Il faut dire que j’ai deux pôles d’intérêt principale, à savoir 

– l’électrification rurale via des infrastructures décentralisés et exploitant les énergies renouvelables (comme Micor Centrale Hydroélectriques)

– l’hydraulique t l’alimentation en eau potable

Ces deux aspects peuvent se faire en synergie, vu que dans des cadres ‘plats’, faire un réseau gravitaire comme au Nord Kivu n’est pas nécessairement possible et donc un réseau requier une source d’énergie, qui peut être produit par des centrales hydo électriques ou solaire par exemple.

Finalement il y a plus de points en commun entre nous, ne fut ce que par l’intérêt que nous avons pour l’Afrique en général, la RDC en particulier, que de divergences.

Actuellement je suis pris par des rapports et aussi préparation d ‘un module de formation, que je devrai présenter à Kinshasa. mais par la suite nous pourrions nous rencontrer à bxl par exemple.

je suis d’accord avec vous: je en suis pas fan de la Belgique et certainement pas de Léopold II et donc ne dénie pas les erreurs et exploitation des ressources (qui ne le sont pas seulement par la Belgique mais par actuellement toute la communauté international, dont les US, cela dépasse de loin maintenant la petite Belgique qui n’a plus que une influence en fin de compte minime par rapport à l’influence des américains). Et effectivement c’est regrettable que ce soit la population qui souffre du soif de pouvoir de ces institution, qui donnent ensuite, comme la Belgique, quelques millions de euros dans la coopération bilatérale plus à mon sens pour se donner mais bonne conscience..

Mais encore une fois à éviter les amalgames: il y a eu des personnalités extraordinaires dans la colonisation qui se sont vraiment mobilisés vis-à-vils de la population locale, par exemple des missionnaires qui partaient avec une espérance de survie de 5 ans, suite aux conditions tropicales, il y avait pas encore de vaccin de la fièvre jaune au 19eme siècle il me semble.., et  qui ne partaient pas avec des idées enrichissement personnel ou avec des idées d’exploitation de la population…même si certains de ces missionnaires avaient des clichés comme ‘le brave petit noir qu’il faut aider’ mais aussi il y a un principe de base dans l’histoire:

 on doit juger les faits selon le contexte de l’époque; et pas selon notre filtre d’aujourd’hui…

au plaisir j’espère de pouvoir vous rencontrer un jour ou l’autre

là je suis à wepion, j’aurai j’espère un autre départ à Kinshasa pour la fin de juin et j’espère aussi pour début de aout. Et dites vous bien que j’apprécie le Congo et les congolais, tout en déplorant la situation précaire dans lequel la population vit…mais nous avons amplement débattu des causes et problèmes…

De vous à moi, je pense que personne, que ce soit dans le Nord mais aussi dans le clan JK qui a réellement envie que la population se développe, car cela irai contre les intérêts économiques de beaucoup de monde et cela est réellement déplorable.

 

Ma réponse à Monsieur André Clavareau, 

 

J’apprécie sincèrement vos aveux lorsque vous dites : « … je suis d’accord avec vous : je en suis pas fan de la belgique et certainement pas de leopold II et donc ne dénie pas les erreurs et exploitation des ressources (qui ne le sont pas seulement par la belgique mais par actuellement toute la communauté international, dont les US, cela dépasse de loin maintenant la petite Belgique qui n’a plus que une influence en fin de compte minime par rapport à l’influence des américains). Et effectivement c’est regrettable que ce soit la population qui souffre du soif de pouvoir de ces institution, qui donnent ensuite, comme la belgique, quelques millions de euros dans la coopération bilatérale plus à mon sens pour se donner mais bonne conscience..

« […] De vous à moi, je pense que personne, que ce soit dans le Nord mais aussi dans le clan JK qui a réellement envie que la population se développe, car cela irai contre les intérêts économiques de beaucoup de monde et cela est réellement déplorable. »

Les malheurs du Congo viennent d’abord de la convoitise des grandes puissances et cela avait commencé avec Léopold II. Merci de l’avoir admis. Ce sont des grandes et ces firmes qui sont à l’origine de la mauvaise gouvernance au Congo. Sans ce soutien extérieur massif, la tyrannie aurait beaucoup de peine à durer. Avec cette nouvelle compréhension, nous pouvons maintenant avancer.

Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.

Fweley Diamgitukwa

Nous avons eu un autre échange en date du 13 juin 2014

 

—-Message d’origine—-
De : andreclavareau@hotmail.com
Date : 13/06/2014 – 10:11 ()
A : f.diangitukwa@bluewin.ch
Objet : powerpoint

interessant…

c’est un problème complexe: le pillage des ressources de la RDC implique de nombreux multi nationales et puissances, dont ausis des acteurs gouvernementaux qui en profitent…

Une fois de plus c’est la population qui en souffre…

 

Monsieur André Clavareau,

Vous avez raison à 100 % mais j’ajoute que les autorités congolaises en profitent parce qu’elles se sentent soutenues et protégées par les grandes puissances occidentales et les firmes transnationales qui pillent les ressources du Congo. Sans ce soutien extérieur massif, les autorités congolaises ne pourront rien car elles auront la masse congolaise contre elles. Elles ne pourront que se plier à la volonté du peuple et appliquer la démocratie. La démocratie n’existe pas en Afrique parce que les grandes puissances n’en veulent pas pour mieux piller les ressources du continent.

Pour quelle raison les soldats européens, Belges y compris, sont-ils allés avec leurs armes protéger les élections au Congo en 2006 ? N’est-ce pas parce que leurs États ont des intérêts immenses en RDC ? L’Ambassadeur d’Allemagne fédérale de l’époque l’avait ouvertement avoué. Lire Fweley Diangitukwa, « Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC », Paris, L’Harmattan, 2007.

Ce sont les grandes puissances qui organisent le désordre dans le monde, tout en parlant de paix, de sécurité, de souveraineté et de justice. En réalité, les grandes puissances n’aiment pas la paix et la sécurité dans le monde car s’il y a la paix et la sécurité elles ne pourront plus vendre leurs armes qui leur rapportent gros. Elles ne sont pas pour la souveraineté des nations car si elle existe effectivement elles n’auront plus de prétexte pour s’ingérer dans les affaires intérieures des Etats faibles. En réalité, elles sont (sans le dire) contre la justice internationale car dans un monde juste elles seront les premières à être sanctionnées et à être envoyées à la cour pénale internationale de La Haye où, jusqu’à présent, , il n’y a que des Africains qui y sont envoyés comme si les autres étaient des saints alors que les Africains ne sont que leurs affidés.

Le monde est injuste. Qui a puni les puissances qui sont allées détruire l’Irak et qui ont tué plus que Saddam Hussein ? L’ONU ne peut pas jouer le rôle d’arbitre car non seulement elle est dominée par les Etats qui y ont le droit de véto, majoritairement à l’Ouest, et pire l’ONU dépend entièrement des subventions payées par ces puissances qui pillent le monde. Sans leurs subventions, l’ONU arrête de fonctionner. L’ONU est donc victime de sa propre organisation, c’est pour cette raison que je plaide pour une réforme de l’ONU mais qui peut m’écouter ? Lire Fweley Diangitukwa, « Qu’est-ce que le pouvoir ? », Paris, L’Harmattan, 2004 et « Gouvernance, action publique et démocratie participative », Dictus Publishing (Allemagne), 2012.

Plus de 30 millions de Noirs ont été esclavagisés et emportés dans le Nouveau Monde puis éparpillés dans toutes les colonies où l’Europe coloniale devait produire son enrichissement ; plus de 10 millions de Congolais ont été massacrés et amputés par le Roi des Belges Léopold II pour s’enrichir et s’enrichir sa Belgique ; plus de 8 millions (voir plus) de Congolais ont été massacrés parce qu’il y a du coltan, de la cassitérite, de l’or, etc. dans leur pays, etc. (la liste est longue) ; malgré tous ces crimes commis par les puissants contre les faibles, personne, dans les pays développés occidentaux – qui enseignent la religion et la justice aux pauvres d’Afrique – n’a levé son doigt pour protester et condamner.  Les États puissants sont cyniques et les plus faibles de la planète sont sans défense. Les missionnaires de l’époque étaient complices des colons. À quoi puis-je encore croire aujourd’hui ? À rien. À qui puis-je encore faire confiance ? En personne. Notre monde n’est pas juste, n’aime pas la justice et n’œuvre pas pour la justice. On fait croire pour paraître (Machiavel) et soumettre les faibles à l’obéissance du droit international qui n’est pas respecté par l’Occident qui l’a édicté. Les plus justes sont assassinés et les plus criminels sont protégés par les armées des puissants. À quoi puis-je encore croire aujourd’hui ? À rien. À qui puis-je encore faire confiance ? En personne.

Merci beaucoup pour le point power que vous m’avez envoyé qui confirme mon amertume de la politique internationale qui profite uniquement aux riches de la planète (résultat du pillage organisé) aux dépends des pauvres.

Bonne soirée.

Fweley Diangitukwa 

 

Pour le Belge Polycarpe B. Brisset, le Congolais Fweley Diangitukwa est un savant

3 Juin
18 June 2010, 13:50   #1118
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Eindelijk! Acacademische erkenning voor Polycarpe B. Brisset!Geleerde Collegae, ik ben heden vereerd dat mijn Roem zich uitbreidt en dat de mooie naam van Polycarpe Bienvenüe Brisset glorieus wedergalmt in acacademische kringen! In zijn Geleerd Boek
La thèse du complot contre l’Afrique: Pourquoi l’Afrique ne se développe pas vermeldt de Geleerde Savant Fweley Diangitukwa, die wij allen toejuichen, mijn naam en titels. Hij heeft wellicht nog niet veel meer gelezen van onze Belangrijke Werken, maar het is een aardig begin.
Speciale dank aan Jeaninne, die een noveenkaars voor Sint-Godeleine gebrand heeft opdat mijn naam vereeuwigd zoude worden.
Ontkurkt mede met mijn echtgenote Jeaninne een fles acacademische erewijn.
Uw Polycarpe (zeg maar Paul, ondanks mijn Roem en Palmen)

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Oud 18 June 2010, 15:26   #1119
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Eindelijk! Acacademische erkenning voor Polycarpe B. Brisset!Geleerde Collegae, ik ben heden vereerd dat mijn Roem zich uitbreidt en dat de mooie naam van Polycarpe Bienvenüe Brisset glorieus wedergalmt in acacademische kringen! In zijn Geleerd Boek
La thèse du complot contre l’Afrique: Pourquoi l’Afrique ne se développe pas vermeldt de Geleerde Savant Fweley Diangitukwa, die wij allen toejuichen, mijn naam en titels. Hij heeft wellicht nog niet veel meer gelezen van onze Belangrijke Werken, maar het is een aardig begin.
Speciale dank aan Jeaninne, die een noveenkaars voor Sint-Godeleine gebrand heeft opdat mijn naam vereeuwigd zoude worden.
Ontkurkt mede met mijn echtgenote Jeaninne een fles acacademische erewijn.
Uw Polycarpe (zeg maar Paul, ondanks mijn Roem en Palmen)

If Fweley Diangitukwa has seen farther, it was by standing on the shoulders of giants such as the honourable Polycarpe B. Brisset.

Soms kost het grote moeite om de geschiedenisboeken te herschrijven, maar middels onverdroten inzet en vasthoudendheid bereikt men uiteindelijk resultaat en erkenning.

Well done, Paul, et un p’tit coucou à Jeaninne. En een beetje voorzichtig met de academische erewijn : waar rede moet heersen, is nòg meer alcohol uit den boze.

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Oud 18 June 2010, 18:16   #1120
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Eindelijk! Acacademische erkenning voor Polycarpe B. Brisset!Geleerde Collegae,

1. ik ben heden vereerd dat mijn Roem zich uitbreidt en dat de mooie naam van Polycarpe Bienvenüe Brisset glorieus wedergalmt in acacademische kringen! In zijn Geleerd Boek
La thèse du complot contre l’Afrique: Pourquoi l’Afrique ne se développe pas vermeldt de Geleerde Savant Fweley Diangitukwa, die wij allen toejuichen, mijn naam en titels. Hij heeft wellicht nog niet veel meer gelezen van onze Belangrijke Werken, maar het is een aardig begin.

2. Speciale dank aan Jeaninne, die een noveenkaars voor Sint-Godeleine gebrand heeft opdat mijn naam vereeuwigd zoude worden.

3. Ontkurkt mede met mijn echtgenote Jeaninne een fles acacademische erewijn.
Uw Polycarpe (zeg maar Paul, ondanks mijn Roem en Palmen)

Gewaardéérde Colléga Paul ondanks uw Roem en Palmen,

1. déze Heugelijke Tijding maakt Ons Allen inténs gelukkig. Het lijdt geen Twijfel dat U definitief de Weg naar de Eeuwige Roem en Glorie bent opgewandeld. Mogen de Palmen aan weerszijden van deze Weg u de nodige schaduw schenken wanneer het Licht der Publieke Belangstelling waarin u vroeg of laat terecht zult komen te fel zou beginnen branden.

2. Wij zullen Jeannine in onze Gedachten bewaren, als de moedige en waardige Compagnon op uw Reis naar het Pantheon der Patafysici.

3. Dat dient U geen twee keer te herhalen.

Een welgemeend « Gezondheid! »

Adorerend,

djimi

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—> Don’t be afraid your life will end; be afraid it will never begin. —>« The human mind is like a parachute. Works best when open. » —> Die Gedanken sind frei, sie gehen wo sie wollen —> Merak etmeyin: ben de hamzer rumbali 
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Lu pour vous : PATHOLOGIE : ALIÉNATION CULTURELLE ET SPIRITUELLE CHEZ LE/LA NOIR(E)

3 Juin

Lu pour vous

Okoka Yimbi OnansambiSangoyacongo

25 maggio alle ore 17.55


PATHOLOGIE : ALIÉNATION CULTURELLE ET SPIRITUELLE CHEZ LE/LA NOIR(E).

[VIDÉO] : http://m.youtube.com/watch?v=UK10IjmMu2M

LES DIFFÉRENTES FORMES D’ ALIENATION PAR JEAN PHILIPPE OMOTUNDE.

« Il va donc progressivement s’abandonner au complexe d’infériorité. Et pour masquer son état, il va s’occidentaliser et agir avec dédain envers ses frères de « race ». Ses arguments sont dignes d’un névrosé inculte. « Mais les blancs ont tout inventé, tu ne le vois pas », me lança un jeune étudiant africain inscrit à Sciences Po. Moi, je vois surtout l’état de son ignorance.

Le conflit social : le sujet confronté à la négrophobie sociale ambiante, choisi l’esquive. Il devient l’apôtre du métissage, de la mondialisation, de la vie en couple mixte. Pour lui, c’est la solution du problème du monde. Il a intégré l’hostilité de la conscience agressive mais refuse de l’affronter.
Le conflit idéologique : Le sujet considère que la culture africaine et Afro-caribéenne sont dépassées par la culture occidentale qui représente la modernité. Son histoire, sa culture ne l’intéresse plus, c’est pour lui du passé. Il étudie la Renaissance européenne mais sourit lorsqu’on lui parle de la Renaissance Africaine.

Le conflit éducationnel : le sujet va tout faire pour que ses enfants agissent, pensent et parlent comme de parfaits européens. Il choisira méticuleusement les jouets et les livres qu’ils auront à la maison. Il fabrique ainsi de véritables bombes psychologiques à retardement. J’ai vu, par exemple, une jeune femme noire se faire convoquer à l’école pour expliquer pourquoi sa fille noire, avait catégoriquement refusé qu’un petit garçon noir, vienne s’asseoir à côté d’elle en classe. Dans le même ordre d’idée, une vaste enquête menée aux USA a révélé qu’offrir des poupées blanches aux enfants noirs crée des névroses. La poupée est le prolongement de la maman qui doit normalement lui ressembler, ne l’oublions pas.

Le conflit historique : Le sujet a été persuadé par la conscience agressive que ses ancêtres sont passés du stade de sauvages cannibales non civilisés à celui d’humains civilisés en raison de l’esclavage et de la colonisation (mythe du sauveur blanc). Pour lui, les invasions européennes et arabes ont apporté à l’Afrique, bon nombre de techniques que celle-ci ignorait. Au-delà, il croit devoir sa liberté, plus à l’esprit  » humaniste  » des occidentaux (Schoelcher) qu’à celui de ses ancêtres. Tel est le résultat de la falsification de l’histoire du continent noir, de l’esclavage et de la colonisation. C’est cette constatation qui pousse encore Aurélie a déclaré :  » Le silence sur la période esclavagiste s’accompagna du silence sur l’héroïsme des esclaves! Si bien que de l’abolition de 1848, on ne retint ainsi que l’idéologie Schoelchériste, le mythe du sauveur blanc, de la France émancipatrice et misécordieuse ». Ainsi, un jeune déclarait dans le France-Guyane de décembre 2005, que la colonisation avait apporté l’eau aux africains ??? Cette démarche irrationnelle se nourrit toujours d’une imagerie fantasmagorique distillée par la conscience agressive.

Le conflit culturel : Le sujet pense que la culture et la vision occidentale sont supérieures aux autres cultures. « Nous sommes tous Grecs. Nos lois, notre littérature, notre religion, nos arts prennent tous leurs racines en Grèce. »(…)

Le conflit intellectuel : Faute d’investigation historiographique et en raison du silence de l’école, le sujet a fini par croire que sa couleur de peau était un obstacle à l’intelligence humaine. La conscience agressive, en faisant croire aux Nègres que leurs ancêtres n’avaient été qu’une bande de bons à rien, a entraîné l’écroulement de leur « Moi Africain ». Pour le constater, il suffit d’aborder la question des inventeurs et savant noirs.

Le conflit de valorisation : le sujet recherche un terrain de valorisation sociale pour masquer sa filiation africaine. Cette démarche peut prendre la forme d’une expression en langue française très sophistiquée, d’une classe obsessionnelle d’une âme sœur occidentale, d’une grande maîtrise de la littérature occidentale, du choix d’une voiture de gros gabarit alors qu’il vit dans un taudis, du choix exclusif de tenues vestimentaires de grande marque, etc…

Le conflit religieux : C’est le plus désastreux car la logique, la rationalité de la pensée sont aux abonnés absents. Le sujet est persuadé que c’est le Dieu de l’autre (blanc de préférence) qui sera sa planche de salut. Il ne perçoit pas l’universalité des croyances, ni l’universalité de Dieu mais ne voit que l’uniformité, la conformité et la soumission à un dogme religieux extra-africain, qu’on lui a généralement inculpé depuis l’enfance. Seul son passé d’ex-colonisé et son ignorance peut expliquer un tel comportement. Pour lui, la religion africaine n’est que sorcellerie (résultat de l’action des missionnaires) et n’a jamais ou faire germer l’idée d’un Dieu unique, créateur du ciel, de la terre et de des hommes. Nous y reviendront plus loin car l’aliénation culturelle dans ce domaine est astronomique.

Le conflit physiologique : le sujet cherche à fuir tout ce qui peut lui rappeler sa négritude d’où la phrase soulignée par Aurélie en avant-propos :  » Ah non, je ne suis pas noire, t’as pas vu que ma peau est moins foncée que la tienne! « . Ouvrez un magazine  » black  » vendu chez les marchands de journaux et vous comprendrez les dégâts du conflit physiologique. Vous y trouverez un nombre incalculable de publicités pour des produits de blanchissement de la peau, des tissages, des lentilles pour les yeux, du défrisant, etc. Dans une émission de télé-réalité sur M6, une belle jeune femme noire originaire de la Guadeloupe déclara en souriant au « Bachelor » qu’elle avait des origines asiatiques et européennes. Notre négresse fuit ses originaires africaines trop lourdes à porter. Comme le dit encore Aurélie :  » Honte de ses origines. Honte de descendre d’Africains.

Complexe d’infériorité. Manipulation. Trouble identitaire. Aliénation de la réflexion. Assimilation à deux revers « . Mais comment ne pas raconter cette anecdote ? Lors d’une conférence animée par Prof. Docteur Doumbi-Fakoly à Paris, un monsieur lui posa une question qui failli me faire mourir de rire. Très sérieusement la question était en substance la suivante :  » Mr Fakoly, si vous pensez que la réincarnation était l’une des composantes de la spiritualité africaine ancestrale, pensez-vous que je pourrai un jour me réincarner en Blanc ? ». »

[Prof. Docteur Jean Philippe Omotunde, Discours Afrocentriste sur l’Alienation Culturelle, P. 34,35,37]

« Mon commentaire:

Le seul médicament contre cette maladie que nous trainons et que nous héritons à chaque fois de nos aînés, la connaissance de son histoire et de soi. Uhem »

Jean Philippe Omotunde et les Humanités Classiques Africaines

Jean Philippe Omotunde nous livre un entretien des plus érudit comme à son accoutumée. Dans lequel il aborde avec précision les problématiques de l’aliénation…

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