Le changement, c’est maintenant

11 Jan

Le changement, c’est maintenant

Chers Compatriotes,

Nous ne devons plus attendre. Le changement, c’est maintenant car les dirigeants des institutions actuelles n’ont jamais travaillé pour l’intérêt des Congolais ni pour promouvoir la démocratie. Le Gouvernement (pouvoir exécutif) propose des lois à la place du Parlement. Entre 2006 et 2011, les députés (pouvoir législatif) ont plaidé uniquement l’augmentation de leurs émoluments qui sont passés à 6’000 dollars sans jamais proposer un minimum vital pour les plus démunis. L’ancien Président du Parlement a corrompu les députés en leurs octroyant de nombreux avantages sociaux, entre autres le logement, une jeep 4 x 4. Le Parlement n’a jamais discuté une loi allant dans le sens de créer des emplois pour réduire sensiblement le chômage. En ce qui concerne les enseignants, leurs revendications contenues dans « les accords de Mpudi » n’ont jamais trouvé de réponse positive, sinon le silence.

Dans un passé récent, le Parlement a procédé à des révisions intempestives de la Constitution. La Cours Suprême de Justice (CSJ) a cautionné les faux penalties (fraudes électorales) dont a parlé Moïse Katumbi. Toute l’évolution de la politique congolaise montre que les gouvernants écrasent la population dans tout ce qu’ils entreprennent. Le peuple est gouverné par des Sénateurs et des Gouverneurs de provinces sans mandat. C’est le règne de l’anarchie généralisée. La RDC a cessé d’être un d’Etat car l’Etat a déjà failli.

Après avoir reculé dans le projet de réviser la Constitution par peur que ce qui est arrivé au président Blaise Campaoré n’arrive au régime ignoble de Kinshasa, voici le Parlement qui exclut le peuple congolais par la loi électorale du 5 janvier 2015 afin que seuls les riches accèdent au pouvoir et s’y maintiennent. En clair, les gouvernants actuels veulent installer au Congo un suffrage censitaire, c’est-à-dire un régime ploutocratique ou, en d’autres termes, un système de gouvernement où seuls les riches dirigent le peuple. C’est absolument absurde et inhumain dans un pays où plus de 90 % de citoyens n’ont pas un travail leur garantissant un revenu régulier. Pour la classe paysanne, le revenu mensuel se situe entre 0 dollar et 50 dollars. Les infirmiers, les soldats, les enseignants du primaire et les agents de l’administration publique ont moins de 100 dollars par mois. Avec une telle réalité, le Parlement adopte un Projet de Loi électorale allant dans le sens de priver au peuple toute possibilité d’accéder au pouvoir ! C’est ignoble.

Chers Compatriotes,

Nous avons déjà tant supporté, tant souffert. Nous avons déjà tout perdu, même la confiance en nous et l’espoir d’un avenir meilleur. Les nôtres ont été tués, massacrés, assassinés. Les prisons sont bourrées de Congolais qui usent de leur liberté d’expression. Nous avons accompli tout ce qui était humainement possible. Maintenant, c’est fini. Décidons de franchir le Rubicon. Nous ne pouvons plus attendre. Voilà pourquoi nous devons exiger le changement maintenant. Quelle que soit la position qu’adoptera le Parlement – en acceptant par exemple de retirer la proposition du Projet de loi électorale ou en acceptant de l’amender – nous ne devons plus faire confiance à nos gouvernants car, à travers le temps, nous avons découvert la nocivité de leur comportement.

En 2011 et 2012, nous étions parmi ceux qui ont demandé aux députés de l’opposition de ne pas entrer au Parlement afin de ne pas être minorés et afin d’éviter de cautionner des lois scélérates mais hélas nous n’avons pas été entendus. Si on avait été écoutés et suivis, le Parlement serait monolithique formé uniquement par les membres de l’alliance présidentielle. Hélas ! Maintenant le pire arrive au peuple. Il est temps de nous réveiller et de suivre l’exemple des habitants de Beni qui ont déjà déboulonné le buste de l’autre.

En effet, le pouvoir promet le changement en 2016 pour détourner l’attention sur les fraudes électorales de 2011 et pour gouverner dans un semblant de paix jusqu’à la fin du mandat fraudé. Certains Congolais dépensent leur énergie à épiloguer sur cette échéance sans aucune certitude que ce qu’ils croient se réalisera comme ils le pensent. C’était pareil avant les élections de 2011. De toute évidence, le renvoi à 2016 est un discours qui sert à endormir le peuple. Devant l’incertitude et sur la base de ce que nous avons déjà vécu, nous devons refuser d’attendre. Le changement doit se réaliser maintenant pour ne plus être dirigés par le mensonge, par des promesses fallacieuses et par des individus qui ignorent et méprisent le peuple.

Nous refusons le Projet de Loi électorale adopté le 5 janvier 2015 par le Gouvernement, modifiant et complétant la Loi n° 06/006 du 9 mars 2006 telle que modifiée par la Loi n°11/003 du 25 juin 2011 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales. Même si nous reconnaissons que cette nouvelle Loi contient quelques innovations positives (approche du genre ou augmentation du quota des femmes, participation des Congolais de la diaspora aux élections, etc.), nous la rejetons carrément, tout en rejetant simultanément ceux qui l’ont adoptée. Cette Loi est une provocation supplémentaire pour gagner du temps. Certes, une proposition raisonnable de modification de ladite Loi a été émise qui irait dans le sens d’adapter les frais de dépôt de candidature en fonction du revenu annuel brut de chaque candidat à une élection mais cette modification n’a aucune chance car le peuple n’a été ni consulté ni écouté avant l’adoption. Le Projet de Loi Électorale du 5 janvier 2015 constitue donc un mépris vis-à-vis du peuple.

Dans notre pays, nous ne voulons plus « ‘la guerre perpétuelle’ contre les Hutu (FDLR), contre les Maï Maï, contre les Balubakat, contre les Baluba, contre les Bakongo, contre les Bangala, contre les Bampende, etc. » ( dixit Jean-Pierre Mbelu Babanya Kabudi). Nous ne voulons plus d’un autre génocide. Nos huit millions de morts crient vengeance. Nous avons l’obligation de répondre à leur appel. Alors, changeons de paradigme.

Peuple congolais,

N’attendons plus. Le changement, c’est maintenant. Si nous ne faisons rien aujourd’hui, demain d’autres compatriotes seront tués, assassinés, massacrés, broyés, comme l’ont été les adeptes de Bundu dia Kôngo, les habitants de Beni, etc. Trop, c’est trop.

Disons clairement et ensemble, le changement, c’est maintenant.

Pour le Congo en Légitime Défense (CLD)

Fweley Diangitukwa

Président

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