Echange avec M. Jean-Pierre Vununu suite à la déclaration des Bakongo de l’intérieur et de la diaspora

31 Août
Monsieur Jean-Pierre Vununu et Cher Compatriote,
Je viens de vous lire. J’ai déjà compris que, pour vous, M. Kabila reste chef de l’Etat jusqu’à 2023 car la Constitution n’est qu’un chiffon. C’est votre logique. Bon vent avec le dialogue et le glissement. 
Lire Fweley Diangitukwa (sous la direction de), Les Congolais rejettent le régime de Kabila, éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, juin 2015, 346 pages. Avec la contribution de treize Congolais.

—-Message d’origine—-
De : jpvununu@yahoo.de
Date : 24/08/2015 – 01:15 ()
À : afriquenouvelle@bluewin.ch, lecridesopprimes@yahoogroups.fr, congovirtuel@yahoogoupes.fr, lafraco@yahoogroups.fr, kivu-
Objet : (réponse au Prof. FWELEY) Déclaration des Bakongo de l’intérieur et de la diaspora

Cher Prof.  Fweley,
 
Prière trouver ma réaction en italique bleu gras  en dessous de la vôtre en rouge.
 
Sans outrances polémiques, bien que je sois d´accord sur plusieurs points énumérés par cette déclaration au nom des Bakongo, toutefois, je me dois de souligner ici qu´il y a lieu de lever plusieurs équivoques qui sortent de la logique et la chronologie des choses.
 
1. Les signataires de cette déclaration reprochent à Ne Muanda Nsemi de parler au nom de tous les Bakongo sans les consulter alors qu´eux-mêmes aussi n´ont pas consulté tous les Bakongo et de l´intérieur ainsi que ceux de la Diaspora pour avoir leur adhésion. De qui ont-ils reçu ce mandat de parler au nom de tous les Bakongo ?
 
Nous avons consulté non LES Bakongo mais DES Bakongo. Lisez notre déclaration : « Nous, membres de la Communauté Kongo, après avoir consulté DES Bakongo à l’intérieur comme à l’extérieur de la RDC…« . Nous avons utilisé l’article indéfini et non l’article défini.
 
Merci de vos précisions qui ont échappé à ma vigilance. De la même manière acceptez ou accordez aussi à Ne Muanda Semi le droit de s´adresser à Des Bakongo qui le suivent. (Vununu)
 
2. Bien que c´est leur droit de s´attacher aux valeurs humaines contenues dans notre Constitution, on aurait dû savoir pourquoi au moment des faits (en 2007 et 2008 )qui se sont déroulés au Bas-Congo dont ils reprochent Ne Muanda Nsemi, ils n´avaient pas élaboré une telle déclaration pour le condamner et le font aujourd´hui soit 7 ou 8 ans après les faits ?
 
Nous avons réagi en 2007 et 2008. Nous ne condamnons pas le député Muanda Nsemi. Nous lui dénions le droit de parler au nom de tous les Bakongo qu’il n’a pas préalablement consultés.
 
Qu´est ce qui vous fait dire qu´il parle au nom de tous les Bakongo ?  En outre, dans votre déclaration vous condamnez le député élu de Kisnhasa Funa de s´être auto-proclammé vice-Président, de son comportement politique, du non-respect flagrant de ses devoirs du pouvoir législatif, de ses propos haineux….et après vous dites encore vous même ci-dessus que vous ne le condamnez pas !! Quelle incohérence ! (Vununu)
 
3. Pour ceux qui ne le savent pas, le parti de Ne Muanda Nsemi Dundu Dia Kongo, BDK en sigle, fut interdit de toute activité sur le territoire de la RDC et c´est au nom du parti politique « Congo Pax » dont plusieurs signataires de ladite déclaration font partie qu´il fut élu député national en RDC. 
 
Moi, qui vous réponds, ne suis pas membre de Congo Pax. Il y a eu un accord entre ce parti et les membres de BDK qui y ont adhéré. Mais cet accord n’a pas été respecté. La présidente de Congo Pax l’a dit et répété. Il est préférable de se renseigner avant d’affirmer quoi que ce doit. C’est la démarche la plus honnête.
 
La bonne logique se basant sur les valeurs que vous défendez ainsi que ce parti auraient dû vous conduire  à une fin de non recevoir pour sa demande de postuler au nom de ce parti car son discours pour lequel il est reproché maintenant ne date pas d´aujourd´hui. (Vununu) 
 
Si aujourd´hui ils ne lui reconnaissent plus le droit de parler en leur nom en le condamnant pour ses propos tenus en 2007, propos qui eurent induit et conduit plusieurs Ne Kongo en erreur et dans la mort de certains parmi eux, c´est leur droit le plus légitime. Mais pourquoi maintenant et pas en 2007 au moment des faits voire pas en 2011 avant de lui avoir accordé leur soutien de prête nom de leur parti aux élections législatives  ? Qu´est-ce qui a changé ?
 
Relisez notre déclaration qui est en français. Le député Muanda Nsemi n’est pas condamné pour ses propos tenus en 2007 comme vous l’affirmez, mais pour « ses prises de position politiques et publiques du précité depuis la fin de l’année 2014 et tout au long de l’année 2015 (voir Kongo-Dieto n°1850, 1851 ; 1852… et le discours du 22 juillet 2015 à l’occasion du 53ème anniversaire de la création de la province du Kongo Central …) incitant les Bakongo à chasser les Baluba, les Bangala, les Baswahili de Kinshasa et du Kongo Central« . S’il vous plaît, relisez notre déclaration et évitez d’affirmer n’importe quoi. Qu’est-ce qui a changé, demandez-vous ? Auparavant, c’est-à-dire avant 2015, le député Muanda Nsemi n’a jamais demandé aux Bakongo de chasser les Bangala, les Baluba et les Baswahili du Kongo Central et de la ville de Kinshasa tout en s’autoproclamant Vice-Président de la République sans  leur présence dans le Kongo Central et dans  la ville de Kinshasa. C’est une contradiction que nous ne pouvons pas accepter car nous sommes des nationalistes.  
… »Se souvenant du sort tragique réservé aux membres de son mouvement politico-religieux BDK qu’il a exposés aux tueries du régime Kabila en 2002, 2007 et 2008 à cause de certains actes violents et déclarations irresponsables inspirés par son leadership « …
 
Est-ce que ce paragraphe tiré de votre déclaration est mon invention ? Quid des déclarations irresponsables inspirés par son leadership ? 
 
Et,  pour revenir à l´autre point celui de lui avoir prêté le nom du parti Congo Pax, comment ce parti a accordé sa confiance à un tel leader tout en sachant qu´il a tient  des déclarations irresponsables depuis toujours ? 
 
Je ne sais pas si les faits contenus dans le numéro 1850, 1851, 1852 seraient nouveaux d´après vous alors que ce discours de Ne Muanda Semi de chasser les non-ressortissants de la province du Bas-Congo ne date pas d´aujourd´hui. Avez-vous oublié qu´en 2006, 2007…quelques uns de ses adeptes avaient commencé à appliquer ce discours en troublant l´ordre public et la quiètude de certains non-ressortissants ? (Vununu)
 
 
4. A vrai dire, ce que les signataires ne disent pas tout haut en se calfeutrant derrière cette déclaration au nom de tous les Bakongo, c´est le fait que Ne Muanda Nsemi a fait un virement de plus de 180 degrés dans sa manière de voir les choses en RDC vu qu´ il est favorable actuellement à une transition soit au glissement. C´est cela son vrai péché et la vérité. Car, lorsque Ne Muanda Nsemi était encore hostile au pouvoir, nous les avons vus pactiser avec lui et, nullement nous avons lu une telle déclaration venant de leur part. Donc, c´est un règlement de compte politique auquel ils veulent associer tous les Bakongo ? Pourquoi ?
 
Non pas au nom de tous les Bakongo mais au nom DES Bakongo que nous avons consultés, d’où la reprise de leurs noms à la fin de la déclaration qui est une démarche juridique et donc rigoureuse. Nous n’avons pas fait de la littérature (une addition des mots). Nous exigeons le respect de la Constitution. Pour qu’il y ait un règlement de compte, il faut qu’il y ait un antécédent entre lui et nous. Or, cet antécédent n’existe pas parce que vous ne l’évoquez pas. Soyez cohérent
 
J´ai évoqué cet antécédent sans que vous ayez le temps de le lire. Au fait, vous êtes monté sur vos gonds uniquement parce que Ne Muanda Semi a une position favorable au Président Kabila. Le respect de la Constitution que vous exigez de sa part en 2015 vous pouviez bien le faire en 2007 et 2008 lorsque vous écriviez dans votre déclaration ceci (Vununu) : … » Se souvenant du sort tragique réservé aux membres de son mouvement politico-religieux BDK qu’il a exposés aux tueries du régime Kabila en 2002, 2007 et 2008 à cause de certains actes violents et déclarations irresponsables inspirés par son leadership « …
5. Il est regrettable que tout celui qui change sa position au nom de l´intérêt national en acceptant le dialogue avec le pouvoir soit diabolisé à outrance de cette manière. Il est de même pour le leader de L´UDPS, Étienne Tshisekedi, qui est traîné dans la boue avec toutes sortes d´injures pour avoir accepté le dialogue avec le pouvoir. 
 
Le député Muanda Nsemi ne parle pas de dialogue mais d’une transition de 3 ans. Ne confondez pas les termes. Nous avons parlé nulle part de M. Etienne Tshisekedi qui constitue le thème de presque tous vos articles. Un peu de rigueur de votre part.
 
C´est pas à vous qu´ on doit expliquer qu´avant n´importe quel consensus politique genre transition un dialogue le précède afin de se mettre d´accord sur les divergences et le programme de ce gouvernement. Les acteurs politiques ne sortiront pas de chez-eux sans aucun contact ou dialogue pour mener une transition que prône Ne Muanda Semi
 
Il y a de la rigueur dans mes propos. J´ai parlé du cas Tshisekedi pour montrer la similitude du traitement qui lui est réservé comme c´est le cas avec Ne Muanda Semi pour le simple fait qu´il est favorable dialogue avec Kabila. (Vununu)
 
6. Cette logique tolère toutes sortes de déviations et autres actes inacceptables tant qu´on est contre Kabila mais dès qu´on fait un rapprochement avec celui-ci, c´est en ce moment que la conscience leur revient pour condamner le comportement inepte de tel ou tel autre leader politique qui ne cadre plus avec leur façon de voir les choses. Et, dans tout cela, on a toujours le culot de s´appuyer sur le peuple et de parler en son nom alors qu´ils pouvaient bien parler au nom de leur obédience politique. C´est de la manipulation pure et simple.
 
Je répète que les signataires ne sont pas tous membres de Congo Pax. Alors, de quelle obédience politique s’agit-il ? Je vous rappelle le respect de la Constitution qui régit le fonctionnement de la République Il n’y a donc aucune « manipulation pure et simple » qui est un produit de votre imagination.
 
Vous avez un parti ou une plate-forme politique je suppose qui est votre obédience politique ? Aviez-vous condamné dans le passé toutes les déviations contenues dans les différentes déclarations de Ne Muanda Semi pour insister maintenant sur le respect de la Constitution? Vous savez pertinemment bien que nos politiciens s´appuient souvent sur le peuple pour leurs propres intérêts. Ceci n´est pas un produit ne mon imagination lorsque je dis que c´est de la manipulation pure et simple. (Vununu)
 
 
7. En outre, il y a lieu de préciser ici que dans ses déplacements ces derniers temps-ci comme ce fut le cas à Muanda dans le Bas-Congo , Ne Muanda Nsemi fait la promotion de son idée sur la transition et qu´il n´incite plus les Ne-Kongo comme dans le passé à la violence contre les non-ressortissants de cette province. 
 
Je vous invite à écoutez la vidéo suivante pour vous rendre compte que vous racontez n’importe quoi : http://www.voiceofcongo.net/ne-muanda-nsemi-sauto-proclame-vice-president-de-kabila-et-met-dehors-le-gouverneur-jacques-mbadu
 
Ouf ! Sur youtube, il y a autant des vidéos incomptables sur Ne Muanda Semi prônant ce qui est propre à lui. Est-ce que c´est seulement cette vidéo qui vous a alarmé sur son cas ?  (Vununu)
 
Pourquoi alors ce mélange de genre par les signataires de cette déclaration ? N´est-ce pas il est bizarre que Ne Muanda Nsemi ne soit devenu dangereux pour eux qu´en juin-juillet-août 2015 période où il prône un rapprochement avec Kabila ? Et, avant cette période, ils étaient où pour le condamner ?
 
Lisez ce que nous avons dit plus haut. Avant 2015,  le député Muanda Nsemi n’a jamais demandé aux Bakongo de chasser les Bangala, les Baluba et les Baswahili du Kongo Central et de la ville de Kinshasa tout en s’autoproclamant Vice-Président de la République sans leur présence dans le Kongo Central et dans la ville de Kinshasa. C’est une contradiction que nous ne pouvons pas accepter car nous sommes des nationalistes.  
Faites une recherche approfondie de votre part pour découvrir que ce discours ne date pas de 2015. J´aurais voulu savoir, en son temps, ce que vous aviez entrepris pour son cas. Les contradictions, les non-dits, les contre-verités, les propos discourtois…sont là le lot de Ne Muanda Semi depuis la nuit de temps. Il faut nous dire la vérité que ce qui vous fâche le plus est le fait qu´il soit favorable à présent au Président Kabila. Vous ne le direz jamais cette vérité. (Vununu)
 
8.  Au nom de la patrie, il faut qu´on cesse cette manie d´utiliser notre peuple comme otage pour nos fins politiques et autres règlements de comptes personnels. Pour notre part, nous n´avons jamais cessé de soutenir le dialogue et  le consensus politique entre nous. 
 
Vous êtes libre de soutenir le dialogue car vous êtes logique avec vous-même. Vous avez déjà proposé que le président Kabila reste chef de l’Etat jusqu’à 2023 sans aucun respect de la Constitution. Vous êtes cohérent avec votre logique qui ressemble à celle de Van Bilsen qui avait proposé l’indépendance du Congo 30 ans après 1960. Sentez-vous libre car c’est le prix à payer pour recevoir votre récompense politique.
 
Oui, je  soutiens encore cette thèse car j´ai pu constater que Kabila n´est pas le noeud du problème en RDC. Ce dernier est entouré des éminents professeurs comme vous, qu´ils nous disent s´ils ont proposé des solutions miracles et que Kabila aurait refusé celles-ci. Mobutu idem, il fut entouré des gens comme vous mais vous connaissez la suite. Que des théories alors que dans la pratique c´est autre chose tant pour des intellectuels que des moins instruis, pour ainsi dire, nous sommes rattrapés par la mentalité congolaise qui nous ronge tous. 
 
Vous, vous avez proposé quoi sur la RDC, effectivement vous allez énumérer vos différentes publications qu´on pourra ajouter aux publications de tous ces autres éminents  professeurs et chercheurs congolais mais qui au final, n´ont rien apporté à notre peuple sauf  le palme des querelles politiques interminables que nous détenons depuis 1960. Pourquoi ? Kabila était là en 1960, 1965, 1970, 1990, avril 1997….lorsque nos intellectuels ensemble avec Mobutu ont détruit tout le tissu économique hérité des belges ?  Vous fûtes aussi l´un parmi les gestionnaires de la seconde république, aviez-vous fait votre bilan ? (Vununu)
 
En constatant comment le leader Tshisekedi a boudé tout dialogue soit consensus politique durant 32 ans en RDC pour l´accepter aujourd´hui soit 33 ans après, nous nous disons qu´on pouvait bien épargner toutes ces victimes comptabilisées dans ses appels récurrents au peuple lorsqu´il  envoyait ce dernier descendre dans la rue, ce, à chaque étape de crise politique en RDC.
 
Cela se confirme : vous ne pouvez plus raisonner sans parler de M. Tshisekedi. 
 
Ici en faisant allusion à cette duperie politique qui a envoyé des innocents congolais à la mort, je me devais de citer son nom car on pouvait épargner cela à notre peuple si l´esprit de consensus habitait nos leaders. Et, c´est sur cette voie sans issue qu´il a expérimenté durant 33 ans que vous voulez encore mener notre peuple. (Vununu)
 
Idem, pour Ne Muanda Nsemi, après avoir incité ses adeptes à la violence et à la révolte civile dans le passé, nous le voyons aujourd´hui s´engager sur la voie du dialogue, ce que nous encourageons mais vous aurez constaté que le dindon de cette farce reste et restera le peuple au sein duquel on compte les victimes.
 
Je répète, le député Muanda Nsemi parle d’une transition de 3 ans. Je vous le concède : « le dindon de cette farce reste et restera le peuple au sein duquel on compte les victimes » parce que les gouvernants ne respectent pas la Constitution ni leur promesse, du genre : « il y aura une passation civilisée de pouvoir en 2016 ». De Harlem Désir, les laudateurs sont passés à : « Kabila désir », à « Kabila to tondi nano te ».
 
Quand des organisateurs des manifestations politiques non autorisées envoeint le peuple dans la rue en ayant le soin de protéger les siens chez eux, c´est le respect de la Constitution ? Il est triste de limiter le respect de la Constitution au seul aspect de passation de pouvoir en 2016. Aviez-vous déjà organisé dans votre plate-forme politique ou sous votre impulsion une ou des manifestations pour des raisons sociales ? (Vununu)
 
Quand nous avons écrit un article lors des manifestations de janvier 2015 intitulé « RDC, les morts pour rien », plusieurs parmi les signataires de cette déclaration sont montés au créneau pour nous condamner alors que les faits nous donnent raison aujourd´hui car les adeptes de BDK qui ont suivi Ne Muanda Nsemi dans le passé sont morts pour rien vu que ce dernier a changé sa position aujourd´hui. Que du temps perdu ! Pourquoi avoir attendu si longtemps et après avoir occasionné tant des victimes ? 
 
Sans m’appuyer sur le même raisonnement ni les mêmes arguments, je dis, moi aussi que les jeunes des 19, 20, 21, 22 et 23 janvier 2015 sont morts pour rien comme du reste les adeptes de Bundu dia Kongo car aucun parmi eux n’a été jugé avant d’être exécuté. La cruauté qui les a emportés est à condamner. L’homme n’a qu’une vie. L’homme politique doit utiliser son arme pour protéger la vie des citoyens non pour la leur ôter par passion pour le pouvoir. 
 
Cela se comprend que vous ne voyez que les faits sans se demander sur la cause dont pour le cas des adeptes de Bundu Dia Kongo, une part de responsabilité incomberait à leur leader tout comme pour les autres manifestants tombés dans nos rues dont une part de responsabilité incomberait aux organisateurs. Vous vivez en Suisse et je crois que vous aviez dejà eu à organiser une maifestation en plein air dans ce pays. Dites-nous si un ou des organisateurs n´a ou n´ont aucune part de responsabilité dans ce genre des cas ? (Vununu)
 
In fine, conscient de cette réalité, j´appelle les signataires de cette déclaration dans la même voie du dialogue et de consensus politique afin d´éviter d´autres souffrances inutiles à notre peuple.
 
Je vous invite d’abord au respect de la Constitution. Si vous raisonnez sans vous fonder sur le droit, votre appel au dialogue et au consensus n’a aucune valeur, aucun fondement. La vie ressemble à une roue et une roue tourne. N’oubliez jamais cette vérité.
 
Si la majorité des acteurs politiques Congolais seraient d´accord pour un dialogue soit un consensus, celui-ci aura une valeur et un fondement. Une Constitution n´est pas une manne tombée du ciel, elle est justement l´émanation des hommes politiques. (Vununu)
Vous pouvez maintenant envoyer cette réponse à vos chefs pour justifier votre travail et votre rendement.
 
Sachez-le dès aujourd´hui que je n´ai jamais envoyé un quelconque courriel d´un débat sur la toile à quiconque. Cette idée érronée venant de votre part m´étonne éperdument. (Vununu)
 
Fweley Diangitukwa (sous la direction de),   Les Congolais rejettent le régime de Kabila , éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, juin 2015, 346 pages. Avec la contribution de treize Congolais.
 
En faisant allusion à votre remarque  sur  l´emploi de l´article défini ou indéfini, je contaste ici que vous aviez utilisé l´article défini Les pour votre livre. Aviez-vous consulté tous les congolais pour conclure qu´ils rejettaient le régime Kabila ?
 
Mes salutations fraternelles et patriotiques
 
 
JP-Vununu
DÉCLARATION DES BAKONGO DE L’INT É RIEUR
ET DE LA DIASPORA
  
Nous, membres de la Communauté Kongo, après avoir consulté des Bakongo à l’intérieur comme à l’extérieur de la RDC, relativement aux prises de position publiques du député Muanda Nsemi ;
 
Vu le caractère répétitif des prises de position politiques et publiques du précité depuis la fin de l’année 2014 et tout au long de l’année 2015 (voir Kongo-Dieto n°1850, 1851 ; 1852… et le discours du 22 juillet 2015 à l’occasion du 53 ième  anniversaire de la création de la province du Kongo Central …) incitant les Bakongo à chasser les Baluba, les Bangala, les Baswahili de Kinshasa et du Kongo Central ;
 
Que Muanda Nsemi n’a aucune conscience du choc que ses déclarations provoquent sur les intéressés, particulièrement sur les parents et sur les enfants nés des couples mixtes : Kongo-Swahili, Kongo-Luba, Kongo-Ngala…;
 
Vu la gravité de ses déclarations en termes de xénophobie et de haine tribale, d’atteinte à la sécurité intérieure et à la paix nationale, mettant du même coup en danger les Bakongo du Kongo Central et ceux vivant dans d’autres provinces ;
 
Se souvenant du sort tragique réservé aux membres de son mouvement politico-religieux BDK qu’il a exposés aux tueries du régime Kabila en 2002, 2007 et 2008 à cause de certains actes violents et déclarations irresponsables inspirés par son leadership ;
 
Que ces tueries s’étendirent au-delà des membres de BDK sur tous les Bakongo trouvés sur la route de la police et de l’armée congolaises envoyées au Kongo Central sous prétexte de « rétablir l’autorité de l’Etat » ; 
Que le bilan de ces massacres fit état de plus de 5.000 Bakongo tués (hommes, femmes et enfants) et de la destruction méchante de plusieurs biens : maisons des villageois brûlées, églises et écoles brûlées, récoltes brûlées ;
Qu’en plus de charniers où des victimes furent entassées, certains corps furent jetés dans le fleuve Congo ;
Qu’un régime de terreur s’installa à Luozi et dans tout le Manianga et dans le chef des paisibles Bakongo ;
 
Qu’à la suite de ces massacres et destruction des biens, la scolarité des enfants ou élèves connut un grand retard ainsi que le retour à la vie normale de toute la population traumatisée ;
 
Que jusqu’à ce jour, aucune enquête n’a été faite et aucune justice n’a été rendue à ces victimes et à leurs familles ;
 
Que beaucoup d’adeptes de BDK arrêtés arbitrairement à l’issue de ces évènements tragiques, croupissent encore en prison au Kongo Central comme à Kinshasa, adeptes qui, à l’instar du prisonnier politique Diomi Ndongala, auraient dû être relaxés depuis longtemps ;
 
Qu’en date du 22 juillet 2015, Muanda Nsemi s’est autoproclamé Vice-président de la République, dictateur divin à qui tous les acteurs politiques Bakongo doivent totale fidélité, a révoqué le Gouverneur élu du Kongo Central et a nommé à sa place un nouveau Gouverneur de son choix devant une foule de membres de son mouvement et de sympathisants ;
Que pareils actes constituent des violations à la Constitution – Loi fondamentale de la République – que tous les Congolais tiennent à respecter et pour laquelle des jeunes ont payé de leur vie en janvier 2015, en vue d’empêcher le glissement que prône Muanda Nsemi aujourd’hui ;
 
Que le fait, pour Muanda Nsemi, de prôner un glissement ou un maintien de 3 ans supplémentaires en faveur de l’actuel président dont le mandat expire en décembre 2016 , a provoqué, le 18 août dernier, la colère de plus d’un dans le Kongo Central, dans la ville côtière de Muanda (Moanda) précisément, où la jeunesse lui a lancé des pierres qui ont ainsi interrompu son discours ;
 
Qu’il est ainsi évident que le comportement politique du député Muanda Nsemi, élu de Kinshasa-Funa, est un non-respect flagrant de ses devoirs de membre du pouvoir législatif de la République et met en danger, non seulement la cohésion nationale, mais aussi l’ordre public et les vies innocentes à Kinshasa, dans le Kongo Central et sur toute l’étendue de la RDC où les communautés Kongo peuvent être victimes de représailles ;
  
De ce qui précède :
  
Les signataires déclarent ce qui suit :
  
1.  Tout en reconnaissant le combat de Muanda Nsemi en ce qu’il dénonce les injustices dont souffrent les Bakongo au Kongo Central, les Bakongo dénient toute qualité à Muanda Nsemi de parler en leur nom car n’ayant reçu aucun mandat de leur part ;
2.  Les ressortissants d’autres provinces doivent se considérer en paix au Kongo Central et à Kinshasa ; que toute exaction éventuelle allant dans le sens attendu par Muanda Nsemi soit signalée à temps et que la police rétablisse l’ordre conformément aux lois de la République, sans disproportion, sa mission étant de protéger les personnes et leurs biens ;
3.  Que les non-Kongo vivant au Kongo Central sont invités à respecter la langue, la culture et le peuple Kongo ;
4.  Les Bakongo rendent responsables les gouvernants de la RDC, principalement le Président Joseph Kabila, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, le Gouverneur du Kongo Central Jacques Mbadu, pour tout dérapage éventuel de Muanda Nsemi et de ses partisans, c’est-à-dire, pour tout trouble qui adviendrait au Kongo Central ou à Kinshasa ayant pour cause la xénophobie et la haine tribale insufflées par le député Muanda Nsemi ;
5. Les Bakongo attendent qu’il y ait création d’emplois chez eux et demandent au pouvoir de Kinshasa la suppression de toute injustice spécifique due à la recherche d’emploi chez eux en tant que Kongo, sur une terre Kongo, comme s’ils étaient dans un pays étranger ;
6. Les Bakongo déclarent que Monsieur Muanda Nsemi est seulement leader de son église BDK et de son parti BDM. Même sa qualité de parlementaire ne lui donne ni le droit, ni le mandat de s’autoproclamer le leader des Bakongo et, de ce fait, le peuple Bakongo lui dénie toute légitimité de parler en son nom et le rend seul responsable des conséquences éventuelles de ses déclarations qui n’engagent que lui seul ; 
7.  Les signataires des présentes tiennent à l’unité nationale et à l’intégrité du territoire dans ses frontières héritées de la colonisation ;
8.  Les signataires tiennent aussi au respect de la Constitution et invitent tous les acteurs politiques Kongo et de la société civile à se retrouver en vue d’une concertation portant sur des problèmes Kongo en RDC.
 
Fait, en commun, le 20 août 2015 :
 
En Suisse
Aux Etats-Unis
En Grande-Bretagne
En France
En Belgique
En RDC
Liste des signataires
Fweley Diangitukwa (Suisse), Pasteur Roger Puati Buangi (Suisse), Pélage Nzeza (Suisse), Marie-Thérèse Nlandu (Grande-Bretagne), Noël Mbala (Grande-Bretagne), Nabi Lukombo (Grande-Bretagne), Romain Matondo (Grande-Bretagne), Florent Ndongisila Pumu (Grande-Bretagne), André Mpika (Etats-Unis), Césarine Ngoma (Etats-Unis), Salomon Valaka (Etats-Unis), José Lebila (Grande-Bretagne), Barthe Ngoma (Grande-Bretagne), Edgar Vayemba (Grande-Bretagne), Dorcas Kuikila (Grande-Bretagne), Nono Mbwaki (France), Michel Mbondo (France), Dali Mbala (Belgique), Albert Bweya (Belgique), Anderson Mayemba (Pays-Bas).

Les noms des Bakongo résidant au Kongo Central et dans les autres provinces de la RD Congo ne sont pas repris sur cette liste.

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