Nous unir pour changer l’avenir du Congo

8 Mar

Chers Compatriotes,

Je vous remercie d’avoir été compris par vous car vous dites avec d’autres mots ce que j’ai dit dans mon texte. Je suis politologue et j’écris sur le pouvoir et sur le leadership depuis plusieurs années. Pour quelqu’un, comme moi, qui a lu le Discours sur la servitude volontaire d’Etienne de La Boétie, vous acceptez que lorsque je lance un appel à l’Union, je ne m’attends pas à la création d’un mouvement populaire de la révolution ou d’un PPRD bis mais bien d’une rencontre réelle et effective des intelligences qui veulent travailler ensemble pour construire un Congo fort au centre de l’Afrique, sans confier ce destin à une quelconque communauté internationale. Mais il sera nécessaire de collaborer avec cette communauté internationale qui n’est finalement qu’une nébuleuse.

Comme je l’ai déjà écrit, en parcourant l’histoire de changement pacifique de ces dernières décennies, j’ai compris (mais je le savais déjà) qu’il y a eu partout cette rencontre des intelligences qui a permis la création d’une Union et la mise à mort de la dictature ou de la tyrannie. Prenons l’exemple de l’lnde de Gandhi avec sa marche du sel, prenons l’exemple de l’Afrique du Sud dans sa lutte contre l’apartheid (Steve Biko, Nelson Mandela), prenons l’exemple des quatorze partis politiques serbes dans leur lutte contre la dictature de Milosevic, prenons l’exemple de Cory Aquino aux Philippines (après l’assassinat de son mari) dans sa lutte contre la dictature de Marcos avec le soutien de l’église catholique, prenons…, il y a eu partout une rencontre des intelligences qui ont mis en place des stratégies, des tactiques et des méthodes qui ont permis de venir à bout de la tyrannie ou de la dictature. Le mauvais exemple de l’AFDL (une association d’aventuriers et de pilleurs) prouve qu’il a fallu que quatre petits partis se mettent ensemble et soient soutenus hélas par une grande puissance contre les intérêts de notre peuple pour mettre fin au dictateur sanguinaire Mobutu.

Chez nous, vous le savez, chacun prêche pour son église et pour son parti et chacun voudrait que son chef succède à Kabila pour faire comme lui en s’appuyant sur les hommes de son parti ou de sa tribu. Résultat, il y a eu 32 candidats contre 1 en 2006, 12 candidats contre 1 en 2011. Plusieurs compatriotes ont déjà annoncé leur candidature pour la prochaine élection présidentielle. C’est dire que nous n’avons pas tiré la triste leçon de notre passé récent. NON.  Je voudrais cette fois, qu’en cas d’élection au suffrage universel, qu’il y ait 1 contre 1 pour avoir la certitude de gagner sans fraudes électorales. Et ce sera le début de notre « démocratie » et de notre développement. Pour y parvenir, j’ai avancé une solution : l’organisation des primaires dans les partis politiques et d’un Congrès pour faire sortir un candidat commun qui sera doté d’un pouvoir collégial ou consensuel. Je suis contre le vote électronique car notre pays n’est ni une confédération ni une fédération et, en plus, toutes les conditions ne sont pas réunies pour organiser un tel vote (je me suis déjà longuement exprimé sur ce mode de scrutin, c’est pourquoi je n’y reviens pas).

Quant à la communauté internationale, vous ne serez pas surpris que je vous dise que ce concept est flou voire imprécis. Qui constitue ladite communauté internationale : les pays des anciens colonisateurs ou les pays des anciens colonisateurs et les Etats-Unis avec le Canada ? Si oui, les autres pays : Russie, Chine, Japon, Brésil, etc., y compris le Congo, ne font-ils pas partie de cette communauté internationale ?

Tout le monde sait que chaque pays défend ses propres intérêts et si une puissance accepte de soutenir le changement dans un pays tiers, elle le fait uniquement pour garantir ses propres intérêts par le pillage ou en soutenant ses représentants au pouvoir.

Il est temps de prendre le destin du Congo entre nos propres mains et de coopérer ensuite avec le reste du monde. Mais, de grâce, n’inversons pas le mouvement si nous aimerions devenir un jour un peuple souverain. C’est bien cette idée que je défends car, dans le cas de notre pays, un seul parti politique n’y parviendra pas sans établir des alliances car le Congo représente des intérêts énormes – ce n’est pas aux « intellectuels congolais » que je dois le rappeler.

Merci de m’avoir compris. J’espère que les esprits sont maintenant mûrs pour déclencher cet élan de patriotisme qui nous fait énormément défaut. Je demande aux différents candidats à l’élection présidentielle de ne pas se mentir à eux-mêmes et de ne pas distraire la population en multipliant leurs candidatures mais de se concerter et de se mettre ensemble pour défendre une seule et même Idée : le changement au nom du peuple. Dans cette voie, nous avons l’obligation de nous appuyer sur un seul candidat de l’opposition contre celui du PPRD et alliés. Il s’agira d’une élection à un seul tour, cela signifie que si l’opposition présente plusieurs candidats en éparpillant les voix des électeurs, il deviendra facile pour le pouvoir en place d’organiser des fraudes électorales et de proclamer la victoire de leur candidat, même avec 15 %. En revanche, si l’opposition s’aligne derrière un seul candidat, il sera ardu au pouvoir actuel d’organiser des fraudes électorales, car la victoire du candidat de l’opposition sera évidente avant même l’élection. C’est la voie de la sagesse qu’il nous convient de suivre dès aujourd’hui. Il vaut mieux gagner en nous mettant ensemble et en taisant nos égoïsmes que de perdre parce que nous avons voulu, chacun, réussir individuellement. Agissons dans cette voie sans plus attendre.

Aux candidats à l’élection présidentielle qui vivent à l’étranger et qui n’ont pas des bases électorales au Congo, je rappelle qu’on ne gagne pas une élection en allant mener une campagne pendant le mois précédant l’élection. Cela s’appelle faire de l’aventure. Je vous invite donc au réalisme. Un candidat sérieux mène sa campagne longtemps avant l’échéance, avant la date fatidique, en allant à la rencontre des citoyens-électeurs.

Au peuple congolais, je dis : nous avons soutenu 32 candidats en 2006 et 12 candidats en 2011. Nous devons, lors de la prochaine élection présidentielle, nous mettre d’accord sur un seul candidat afin de changer définitivement le destin de notre pays. La prochaine élection devra être la première transition au sens plein de ce terme. Nous ne devons pas attendre la toute dernière minute pour nous organiser.

Après le discours, l’heure de la concrétisation vient. Je suis devant votre porte et je frappe. Etes-vous prêt à m’ouvrir ? Le Congo attend, il vous attend pour former l’Union qui fait la force.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

Le 08 mars 2016

 Pour fuir la menace de l’épervier qui les décimait, les poules décidèrent de quitter définitivement la brousse et allèrent chercher protection auprès de l’homme au village. Ce dernier les accueillit à bras ouverts. Il leur fit construire une maisonnette (poulailler) semblable à la sienne et se mit à les nourrir. Toutes contentes, les poules remerciaient jour et nuit leur créateur d’avoir mis sur leur chemin un protecteur qui prenait soin d’elles, jusqu’au jour où elles découvrirent que le fameux protecteur (l’homme) leur réservait le même sort que l’épervier.

Il y a encore des Congolais qui croient en 2016 que la meilleure transition viendrait de la communauté internationale et se sont adressés à cette communauté internationale en oubliant qu’elle n’a jamais protégé les intérêts d’  un pays  . S’il existe des cas dans l’histoire récente, qu’on nous les cite.

On n’est mieux protégé que par soi-même. J’invite donc les Congolais de souche qui aiment vraiment le Congo à sursaut patriotique et à se mettre ensemble pour l’assaut final. J’ai lu avec un très grand intérêt l’appel du CET (Corps exécutif de transition) mais j’ai retrouvé dans la démarche de mes compatriotes la même démarche des poules qui ont eu peur de l’épervier et qui se sont naïvement   conviées   à l’homme qui leur a réservé au final le même sort que l’épervier. Si les idées des auteurs qui ont produit le CET sont bonnes, leur choix du soutien de la communauté internationale est très discutable.

Nous avons étudié les relations internationales, l’économie internationale, la politique internationale, le droit international, etc. Les grands décideurs de ce monde ont eu la même formation que nous et ont étudié dans les mêmes universités que nous. Ayons le courage de nous résoudre à sauver le Congo avec notre propre intelligence car les autres ne le feront jamais à notre place. Les autres ne sont pas plus intelligents et s’ils deviennent plus malins que nous, c’est parce que nous leur faisons idiotement confiance. Avez-vous déjà vu des pays étrangers qui sollicitent des Congolais pour résoudre leur politique intérieure ? Si notre réponse est NON, pourquoi le faites-nous pour le Congo ? Pourquoi manifestons-nous publiquement notre complexe d’infériorité ? J’apprécie les idées défendues par le Compatriote Ikonga Wetshay et lui demande de mettre ses compétences et toute son énergie sur le Congo comme beaucoup d’autres le fond. Comme ne cesse de le répéter le compatriote Arthur Kalombo, c’est en nous mettant ensemble que nous réussirons.  Mais comment nous mettre ensemble lorsque chaque matin chacun de son défend son église et son pasteur. This is the question ?

Bonne journée.

 Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

Le 07 mars 2016

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