Archive | juin, 2016

L’avenir immédiat de la RD Congo est en danger

16 Juin

L’avenir immédiat de la RD Congo est en danger

Après avoir refusé d’apporter le soutien de l’État aux femmes congolaises violées à l’Est du Congo et aux habitants de Beni, Masisi, Ituri, Butembo, etc. qui sont régulièrement égorgés comme des animaux sauvages sans protection, le président Joseph Kabila se prépare à ignorer les droits du peuple congolais en initiant la modification de la Constitution via son parti politique – le PPRD – qui convoquera un référendum afin de permettre au chef d’État sortant de demeurer au pouvoir, alors qu’il est présentement à la fin de son second et dernier mandat. Dans cette entreprise très impopulaire, il est encouragé et soutenu par des élites,  sans morale et assoiffées d’argent facile, qui  s’agglutinent autour de lui comme des fourmis pour s’enrichir rapidement et illicitement.

Que les peuples pacifiques du monde assistent le peuple congolais – certes sans s’ingérer dans les affaires intérieures – pour empêcher le président Kabila de réaliser son plan ignoble de modifier la Constitution via l’organisation d’un référendum. Nous n’avons cessé de dire qu’un chef d’État honnête et démocrate ne modifie pas la Constitution à la fin de son mandat. Mais le régime actuel va certainement passer outre pour s’éterniser au pouvoir.

Le plan ignoble du président Kabila risque de relancer une guerre atroce dans ce pays fragile, laquelle guerre augmentera le nombre de morts qui s’élève entre 8 et 10 millions depuis l’entrée de l’FDL sur le territoire congolais. C’est l’équivalent de toute la population de la Suisse qui a été décimé en RD Congo en peu d’années à cause de l’indifférence du pouvoir.

Le peuple congolais est en danger et il a grandement besoin du soutien des peuples pacifiques du monde, peu importe la nature du soutien.

Agissez avant qu’il ne soit trop tard et avant que la guerre congolaise ne s’exporte dans les pays limitrophes et ne crée des réfugiés qui iront partout pour demander l’asile politique.

Un peuple est actuellement en danger en Afrique centrale, à cause de la folie de grandeur du président Joseph Kabila et de son régime.

Fweley Diangitukwa

http://www.fweley.wordpress.com

Le 16 juin 2016

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A Genval, en Belgique, l’opposition a refusé le Dialogue politique made in Kabila

10 Juin

À Genval, en Belgique, l’opposition a refusé le Dialogue politique made in Kabila

Je suis très heureux d’apprendre que la « Conférence des forces politiques et sociales acquises au changement – Conférence de Bruxelles », tenue depuis mercredi à Genval près de Bruxelles, a unanimement décidé de rejeter le Dialogue politique tel que convoqué par le président Joseph Kabila par ordonnance du 28 novembre 2015. Je tiens à féliciter tous mes compatriotes de l’opposition qui ont pris cette décision car ils évitent ainsi à notre pays de ne pas tomber dans le piège lui tendu par le régime actuel qui voulait utiliser ce dialogue pour organiser le « glissement ». Comme nous l’avons répété, à maintes reprises, on ne dialogue pas avec une dictature solidement installée.

Par ce refus de l’opposition de ne pas accepter la logique du dialogue made in Kabila, notre pays reste ainsi dans le respect des articles verrouillés de la Constitution, notamment les articles 73 et 220.

Le régime actuel doit être sanctionné par le peuple pour n’avoir pas financé l’organisation des élections et, dans ce contexte, la fin du mois de septembre 2016 doit être le deadline car, conformément à la Constitution, l’élection présidentielle doit être convoquée trois mois avant l’échéance du mandat du président sortant qui est à la fin de son second et dernier mandat. Cette résolution très sage de l’opposition réunie à Genval, près de Bruxelles, met fin au scénario macabre des ennemis de la paix qui voulait s’éterniser au pouvoir.

Mais, ayant en face une mouvance présidentielle formée des vautours qui ne jurent que par le maintien au pouvoir de leur chef, l’opposition doit, dans son ensemble, rester très vigilante car le régime actuel va maintenant sortir toutes ses griffes pour mettre en place une nouvelle stratégie afin de se donner la chance de sauver son chef devenu très impopulaire sur toute l’étendue du territoire national. Nous devons nous opposer avec une très grande fermeté à l’idée saugrenue d’un référendum en vue d’une nouvelle Constitution avancée par le secrétaire général du PPRD, le professeur Henri Mova. On ne change pas une Constitution à la fin d’un mandat. C’est pourquoi nous devons soutenir unanimement le schéma défini par la Résolution 2277 des Nations Unis, en date du 30 mars 2016, qui insiste sur le respect de la Constitution (articles 73 et 220 entre autres).

Désormais, l’opposition doit avancer dans l’unité pour se garantir la chance d’opérer la première transition démocratique depuis l’accession de notre pays à l’indépendance et permettre à l’opposition de gouverner le pays pour la toute première fois de notre histoire. Que chaque leader de l’opposition mette son ego de côté pour privilégier l’intérêt général, car notre peuple a trop souffert. C’est en étant unis que nous vaincrons. Oui, il vaut mieux gagner en étant tous unis que de perdre parce que nous sommes restés divisés à cause de l’égoïsme de nos leaders.

Nous devons veiller à la transparence et à la crédibilité du processus électoral en contraignant la CENI (c’est-à-dire le régime actuel) à créer des conditions propices garantissant la convocation des élections à la fin du mois de septembre 2016, autrement, en cas de la non-organisation de ces élections, le régime actuel devra être mis à hors d’état de nuire, avec le concours du peuple, afin de sauver la Constitution.

Que le président de l’UDPS, M. Etienne Tshisekedi, qui a été proclamé président du Conseil des sages mis en place par les participants, s’active dès aujourd’hui, à côté de l’Organe de coordination des décisions du Conclave, à mettre en place une équipe des Congolais résolus à changer le contexte actuel et des actions devant favoriser l’alternance politique en RDC. Nous sommes nombreux et prêts à vouloir y apporter notre contribution.

Restons, jour et nuit, vigilants car le fauve va maintenant sortir ses dents. Comme des buffles dans la forêt, barrons la route au lion et faisons-le fuir. Il est temps. Nos compatriotes de Beni, d’Ituri, de Butembo et d’ailleurs attendent.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

Le 10 juin 2016