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« Il n’est plus permis d’attendre » suite à « L’opération ‘ville morte’ prévue les 8 et 9 août 2017 est inopportune »

2 Août

Il n’est plus permis d’attendre

Je voudrais lever un malentendu, sinon une équivoque, suite à la réaction de mon compatriote et ami, le Dr (psychiatre) Pascal Nzogu Bin Kyantede, qui, en répondant à mon message dans lequel j’ai dit que l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est un mauvais choix car elle est inopportune, c’est-à-dire mal placée, a écrit : « Contrairement à mon ami le professeur Fweley Diangituka, je suis convaincu que, face A UNE DICTATURE VIOLENTE ET PREDATRICE comme celle qu’a mise en place dans notre RDC Joseph Kabila, TOUTES les formes d’actions, non violentes et violentes, désobéissance civile et lutte armée, sont à la fois légitimes ». Je voudrais l’assurer que son raisonnement épouse pleinement le mien car nous disons tous les deux la même chose. Je n’ai pas écrit que l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est inappropriée mais plutôt « inopportune, c’est-à-dire mal placée ». L’action de s’opposer à une dictature solidement installée (voir le contenu de ma dernière publication sur ce thème aux éditions L’Harmattan en février 2017) doit s’inscrire dans la durée. Il est difficile voire impossible d’anéantir une dictature en un seul jour. En pareille situation, l’expérience universelle montre que l’on connaît le début mais pas la fin qui dépend de la détermination et de la constance des acteurs engagés à mettre fin à la tyrannie. Il est donc malsain de venir stopper sinon casser dans le vif l’ardeur qui animera les compatriotes qui descendront dans les rues de Kinshasa le 07 août 2017 par une opération « ville morte » le lendemain et le surlendemain. Une telle opération aurait dû être prévue à une date plus éloignée afin d’unir le 07 août 2017 toutes les forces dans une action commune pour le salut public. Nulle part au monde, parmi les expériences sous nos yeux, je n’ai vu une telle attitude. Parmi les peuples qui ont réussi à chasser leur tyran et son équipe du pouvoir, il y a eu une union des actions de toutes les forces des partis dans l’opposition. Pourquoi devons-nous faire exception ? Je répète : on ne met jamais fin à une dictature par une telle procédure. Les Philippins, les Tunisiens, les Égyptiens, les Burkina-bè, etc. n’auraient jamais réussi à faire partir leur tyran par des opérations « ville morte ». Nous-mêmes, à l’époque du Zaïre, nous n’avons pas réussi à chasser Mobutu et Cie par les mêmes opérations. Pourquoi répéter la même erreur alors qu’il existe d’autres moyens plus efficaces pour mettre fin à une dictature ? Donc, l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est en contradiction avec l’appel du 7 août 2017 lancé par le député Muanda Nsemi, qui a déjà dépassé la vision tribale pour aborder une vision nationale et qui demande l’unification de toutes les forces militaires (qui doivent tourner leurs fusils contre la tyrannie) et qui, en même temps, demande à tous les Congolais de se mettre ensemble pour libérer notre pays contre les envahisseurs rwandais. Je répète : au lieu de se combattre et de se neutraliser bêtement en empêchant le succès de l’autre, il est souhaitable que les Congolais dans l’opposition mènent des actions complémentaires pour être plus efficaces, car notre malheur a trop duré. Soyons solidaires dans la lutte contre nos ennemis intérieurs et extérieurs. Mon compatriote et ami, le Dr Pascal Nzogu Bin Kyantede, le dit clairement dans le point 5 de son posting : « dans notre RDC, utilisons toutes les méthodes, en recherchant la synergie des divers groupes plutôt que la division ».

Quant aux élections à venir, rappelons que l’abbé Malu Malu a organisé les fraudes électorales en 2006 après avoir appelé les Congolais à s’enrôler ; en 2011, le pasteur Ngoyi Mulunda a également organisé les fraudes électorales après avoir appelé les Congolais à s’enrôler. Que ferons ceux qui s’enrôlent cette année lorsqu’ils découvriront que le PPRD a encore organisé des fraudes électorales en faisant élire un membre de son parti (parce que ce parti n’a pas été sanctionné pour sa mauvaise gestion du pays). Dois-je rappeler que les acteurs qui avaient organisé les fraudes en 2006 sont toujours aux commandes de la CEI, muée en CENI, parmi lesquels se trouve M. Corneille Nangaa qui, visiblement, obéit aux ordres de son nourricier ? Ceux qui s’enrôlent cette année vont-ils se mettre à crier aux fraudes après avoir fait perdre du temps à tout un peuple ? Non. Devenons collectivement lucides après deux expériences négatives qui ont compromis le destin immédiat de votre pays. Nous devons apprendre à anticiper les événements. Pour cela, nous avons l’obligation de lier notre rationalité à notre intelligence émotionnelle. Dois-je répéter à l’envi que l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est un mauvais choix car elle est inopportune, c’est-à-dire mal placée ?

Soyons tous unis dans l’action collective. Regardez dans le lien suivant ce qui se passe au Venezuela où l’opposition ne se marche pas sens dessus sens dessous mais appelle ensemble à de nouvelles manifestations cette semaine :

http://www.msn.com/fr-ch/video/regarder/venezuela-l%E2%80%99opposition-appelle-%C3%A0-de-nouvelles-manifestations-cette-semaine/vp-AAp8GCh

Si nous voulons devenir indépendants, c’est-à-dire souverains, nous ne devons pas attendre qu’une puissance étrangère vienne mettre fin à la tyrannie dans notre pays. C’est notre devoir, notre responsabilité collective, car c’est notre peuple que le pouvoir en place tue nuit et jour, c’est notre peuple que le pouvoir en place viole et violente, c’est notre peuple que le pouvoir en place égorge comme des animaux sauvages, c’est notre peuple que le pouvoir en place entasse dans des fosses communes dans le Bas Congo, dans la périphérie de Kinshasa et dans le grand Kasaï, c’est notre peuple que le pouvoir en place enferme dans des prisons bondées, c’est notre peuple que le pouvoir appauvrit pour mieux se servir. À Kinshasa, chaque député a un salaire de 6000 dollars (avec tous les autres avantages sociaux liés à la fonction) pendant que le salaire des fonctionnaires dépasse difficilement 100 dollars. Les policiers et les infirmiers ont moins de 100 dollars par mois.

Nous avons assez souffert, il est temps de mettre fin à notre servitude involontaire. Notre pays est le moteur de l’Afrique, il est aussi le moteur du monde. Ne l’oublions jamais. Mais pour le devenir pleinement, nous devons nous débarrasser de la tyrannie, c’est-à-dire du pouvoir de M. Joseph Kabila qui n’est que le prolongement du pouvoir à base ethnique de Paul Kagame, via l’AFDL, les CPP et le PPRD. Ceux qui travaillent dans ces structures sont au service de nos ennemis et s’enrichissent eux-mêmes, rapidement et illicitement. Nous sommes devant un dilemme : ou nous agissons ou nous nous laissons encore exploiter, sans savoir à quelle date nous sortirons de notre esclavage collectif (=kinkole). Puisque nous préférons la liberté, choisissons le bon côté. Oui, il est temps d’agir. Nous ne pouvons plus attendre.

Peuple congolais, nous devons agir maintenant car la nation est gravement en danger. Ce qui se passe dans notre pays est d’une gravité incommensurable : un chef d’Etat sans légalité, sans légitimité et sans mandat depuis décembre 2016 se permet de poser régulièrement des actes qui ne relèvent plus de sa compétence. Ce qui se passe dans notre pays est plus d’un théâtre tragique et surréaliste : un chef d’Etat sans légalité, sans légitimité et sans mandat depuis décembre 2016, se permet de s’adresser aux députés sans mandat depuis février 2017 et aux Sénateurs également sans mandat depuis 2012. En plus, il s’autorise à former des gouvernements successifs alors qu’il n’en a plus le droit. C’est du jamais vu. Si tout ceci se passe ainsi dans notre pays, c’est notre faute commune car nous n’agissons pas avec détermination pour faire partir l’imposteur du pouvoir. Nous avons trop attendu et trop espéré que les Occidentaux viendront résoudre nos problèmes – nous avons compté sur l’implication du président Hollande après la Francophonie à Kinshasa, nous avons compté sur les envoyés du président Obama, nous avons compte sur l’implication des Nations unies avec leur résolution 2277 et sur le dialogue national mené successivement par Edem Kodjo et par les évêques de la CENCO. Tout cela n’était que perte de temps. Maintenant, nous le savons tous avec plus de clarté, car, malgré nos différents avertissements sur la non-nécessité de dialoguer avec un tyran, beaucoup de Congolais espéreraient trouver une issue de sortie de la crise postélectorale par la négociation. Maintenant que nous avons tout essayé, il n’y a plus rien à attendre. Le pouvoir de Monsieur Joseph Kabila a choisi de narguer les Congolais en les manipulant et en les terrorisant. Nos jeunes sont morts. Ils ont donné de leur vie pour sauver la République. Nous avons l’obligation de leur rendre honneur en sauvant notre avenir afin de vivre dans la paix et la prospérité.

 

Fweley Diangitukwa

Dernière publication : « Comment mettre fin à une dictature solidement installée », Paris, L’Harmattan, février 2017.

http://www.fweley.wordpress.com

 

« L’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est inopportune »

Publié le 27 juillet sur les réseaux sociaux et sur mon blog

  1. Contrairement à mon ami le professeur Fweley Diangituka, je suis convaincu que, face A UNE DICTATURE VIOLENTE ET PREDATRICE comme celle qu’a mise en place dans notre RDC Joseph Kabila, TOUTES les formes d’actions, non violentes et violentes, déobéissance civile et lutte armée, sont à la fois légitimes (« c’est loppresseur qui dicte à l’opprimé la forme de la lutte, violente ou non violente », dixit Nelson Mandela) et à la longue efficaces. Leurs effets sont cumulatifs!
  1. Il est nécessaire d’affaiblir progressivement, avant de l’abattre (par soulevemnet violent, armé national ou international, ou par actes mieux pensés de désobéissance civile), un régime tel celui de Joseph Kabila. Ce régime est celui des crimes de sang et de crimes économiques qui ont lui ont enlevé déjà la légitimité, avant que le dépassement de sa fin de mandat nelui enlève en su toute légalité. C’est un pouvoir honni à l’interne et isolé au plan international. Il jouit encore de soutiens régionaux de la part de régimes voyous et tyranniques comme lui. Cependant, même ces soutiens régionaux sont fragiles. En effet, si une action de force enlevait aujourd’hui la capitale au contrôle de Joseph Kabila, soyons sûrs que même dans la région on ne va plus le reconnâitre comme Président de notre pays. Son sort serait comme celui du putschiste tribaliste Bozizé suite à la prise de la capitale Bangui par l’insurrection de la Seleka!
  1. L’Histoire nous offre une panoplie de méthodes de luttes qui ont amené à la chute de régimes devenus impopulaires. A titre d’exemples:

3a) La royauté française, n’étant plus en phase avec l’opinion publique éclairée, bourgeoise, du pays (elle le fut auparavant, à l’époque de consolidation de l’Etat par le sytème féodal), il a fallu un soulèvement populaire, qui avait été préparé par un siècle d’écrits des ceux que l’a appelé les philosophes des Lumières (Voltaire, Diderot, Montesquieu, Jean-Jacques Rousseau, etc.). La restauration de régimes autoritaires (mais très nationalistes et bâtisseurs) par les deux Napoléon (oncle et neveu), n’a été que transitoire; elle n’a pas empêché que les semences idéologiques et historiques n’abouttisent à la naissance d’une République française. C’est ainsi que cette nation moins peuplée aujourd’hui que la nôtre peut contnuer à rayonner à travers le monde. La France a eu un effet d’entraînement dans une Europe qui a été peu à peu acquise à l’idée républicaine, y compris dans des royautés de façade (Royaume Uni, Belgique, Hollande, pays scandinaves).

3b) C’est par une guerre que les Etats-Unis d’Amérique, aidés par la France encore sous pouvoir d’un roi mais déjà gagnée à l’idée de liberté (cf. le statue offerte aux USA, qui trône à New-York), s’est débarrassée de la tutelle coloniale britannique.

3c) La révolution russe, dont on fête cette année le centenaire de son aboutissement au pouvoir des Soviets en octobre 1917 (retour de Vladimir Oulianov dit Lénine dans son pays, en train plombé, depuis la Suisse), résulte du travail sur le terrain d’une multitude de partis politiques se déchirant entre eux (comme chez nous) mais tous opposés au Tsar. Cette révolution s’est faite en connection avec la diaspora, et sous la houlette d’idéologies socialistes (marxistes et non marxistes) élaborées dans d’autres pays européens, et qui prédisaient ce type de révolution dans d’autres pays plutôt (Allemagne et Grande-Bratgane, qui ont efectué des réformes, pour éviter la révolution des ouvriers locaux organisés dans des partis socilaistes tenus par des intellectuels radicaux).

3d) C’est le rapport des forces sorti de la deuxième Guerre dite Mondial qui, avec la montée en puissance de deux superpuissances que sont devenus les USA et l’URSS, qui a permis aux luttes anticoloniales, certaines armées et d’autres pacifiques, de mettre à bas des bastions coliniaux qu’on pensait inexpugnables, en Afrique et dans les pays asiatiques (les pays latino-américains s’étaient déjà émancipés de la tutelle d’une Espagne en déclin un siècle auparavant).

3e) Le contexte de l’après Guerre Froide a permis à ce que, chez nous, le régime dictatorial du Maréchal Mobutu soit balayé facilement, en 1996-1997, par la coalition mise en place par les USA et la Grande-Bretagne, supervisant les régimes à base ethnique du Rwanda et de l’Ouganda (avec l’arrière pensée à peine camouflée de destruction pure et simple de notre nation). Mais le régime de Mobutu, qui reposait sur un homme attient par une maladie mortelle à court terme, avait déjà été affaiblie par les actions de toutes sortes des oppositions, armées et surtout non armées (UDPS et cie).

3f) Quant aux régimes des dictateurs kleptocrates Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte, ils sont tombés comme des fruits mûrs, car ils étaient déjà idéologiquement délégitimés par la propagande islamiste, idéologie dont la popularité a grandi face aux échecs économiques, au manque de toute politique sociale, et à une prédation financière choqunate des familles présidentieles (à l’image de chez nous, sous Mobutu, comme sous les Kabila).

3g) Kadhaffi lui, autocrate à fibre plus sociale et généreux financier de l’Afrique, il a été aveuglé par son fils. Ce dernier voulait être son successeur et lui a fait rompre des alliances antérieures avec les deux puissances socialistes que sont la Russie et la Chine, croyant naïvement que l’Occident allait l’adouber. Face à la révolte armée d’une partie de son peuple, Moamar Kadhafi s’est ainsi retrouvé seul, tel un animal isolé de la meute, face à la puissance de feu des chasseurs de l’OTAN, France (où le félon Sarkozy tenait à faire disparaître un témoin gênant de ses actes de corruption électorale) et Grande-Bretagne en tête. Le contexte régional et la géopolitique mondiale ont joué contre un homme fatigué et sourd au désir de liberté des siens, malgré sa politique sociale et son projet panafricain qui sont regrettés.

3g) Au Burkina Faso, le tyran Blaise Compaoré, à l’image « maudite » dès sa prise de pouvoir en 1986 par l’assasinat du héros africain qu’était Thomas Sankara et qui avait déjà joui de prolongations de mandats non constitutionnelles, n’a pu compter, face à un soulèvement populaire annoncé et organisé par des mouvements citoyens, ni sur le soutien de son armée (divisée entre sa Garde présidentielle et le reste des troupes) ni sur ses collaborateurs politiques antérieurs qui avaient fait défection (Roch Kaboré, Salif Diallo, etc.) ni surtout sur sa marraine habituelle la France. Cette dernière jugea qu’il était géopolitiquement plus prudent de soutenir les dissidents du régime et la ppulation en révolte.

  1. Je pourrais ainsi multipleir les exemeples de reneversemnts de régimes tyrannqiues (Chine avec le PCC qui a eu le dessus sur Chankaichek, Iran avec Khomeini, l’Afrique du sud avec Mandela, etc.) pour montrer à la fois la multiplicité des méthodes de luttes et surtout le méange qui a été fait de ces différentes méthodes, selon les groupes et selon les moments.
  1. dans notre RDC, utilisons toutes le sméthodes, en recherchant la synergie des divers groupes plutôt que la dibvision. Malheureusemnt devenu vieux et lâché par son entourage qui nel’a pas protégé, feu R Etienne TShisekedi a eu cette démarche d’unification des oppositions. On n’a ttenidra jamis l’unité ttale, il faut juste favoriser une dynamique de mise en commun des forces, afin de faire imploser ce régime qui, lui, veise à faire imploser notre pays.
  1. Nous autres dans la diaspora pour nous divers rôles à jouer:

– relayer au niveau international les luttes qui se déroulent  sur le terrain national;

– réclamer notre droit de vote et nos autres droits de citoyens, notammnet via des actions collectives auprès d’instnaces internationales (je vais prochainement faire une proposition à réaliser à Genève, en Suisse, auprès de l’ONU);

– aider les opposants non violents à mieux penser et organiser leurs actes de désobéissance civile sur le terrain au Congo, surtout à Kinshasa qui doit être enlevé aux forces du tyran, et à nouer des contacts aux niveaux régional (pays voisins ainsi que UA, SADC, CEEC, CIRGL, etc.) et international (ONU, Francophonie, UE, BD, FMI, etc.);

– appeler les membres des forces de sécurité (police, services de renseignemnts, armées) à se désolidariser avec ce régime qui veut détruire notre nation, et les fait vivre dans la misère tout en pillant les ressources d’un pays peu à peu jeté dans le chaos;

– aider ces groupes armés du genre Maï-Maï, Raï Mutomboki, Bundu dia Kongo ou Kamwina Nsapu, etc. à mieux se structurer, et surtout à quitter l’organisation tribale pour aborder une vision nationale, et donc d’unification progressives de leurs forces militaires, en tournant tous les fusils contre le tyran; etc.

  1. Que Dieu et les Ancêtres nous donnent le courage, la lucidité, la persévérance et l’esprit d’unité pour combattre le mal qui, sous le visage de Joseph Kabila, s’est emparé de notre pays et tient à le détruire!

NZOGU BIN KYANTEDE P R

Lumumbiste et Panafricain

Charles Onana et le drame de la RD Congo : écoutez

5 Juil

CHARLES ONANA- La Révision de la constitution, les élections 2016 et les rebelles somaliens en RDC

Réponse à Monsieur Omer Nsongo die Lema,

18 Juil

Concertations nationales, Dialogue politique, Dialogue national…

Monsieur Omer Nsongo die Lema,

Les preuves sur les fraudes électorales ont été détruites par ceux qui ont organisé les fraudes. Vous le savez et vous savez aussi que les fraudes ont été publiquement reconnues par celui qui détient actuellement le pouvoir. Ne demandez pas plus à l’opposition qui n’a pas organisé lesdites fraudes. Je nous demande d’être cohérent dans notre manière d’argumenter. A cause des fraudes qui ont été publiquement reconnues par l’actuel chef d’Etat lui-même, notre pays est entré depuis novembre 2011 dans une longue période d’illégitimité. Or, un président illégitime ne peut pas engager toute une République. La seule solution dans une telle situation de blocage est de consulter le peuple (qui est le souverain primaire) via ses représentants. Or, certains députés qui siègent à l’Assemblée nationale n’ont pas été élus mais nommés. Ceux-ci ne peuvent pas représenter le peuple ni surtout l’engager. Voilà comment notre « République » se retrouve dans une situation d’impasse totale. Relire Jean-Jacques Rousseau avec son contrat social et sa théorie sur la volonté générale.

Votre pouvoir sollicite les concertations nationales et le dialogue politique national parce qu’il s’est finalement rendu compte qu’il n’a pas la légitimité de décider souverainement à la place du peuple congolais (gouvernement par défi). Il cherche donc à récupérer ce qui lui manque en organisant les concertations nationales et le dialogue national, mais le peuple n’est pas dupe.

Tout acte que le pouvoir actuel (que vous soutenez) pose et posera est/sera illégitime parce qu’il ne jouit d’aucune légitimité pour une fraction de notre population qui ne se reconnaît dans ce pouvoir. J’ai déjà démontré qu’un acte légal peut être illégitime. Je n’y reviens pas. Se référer à mon blog pour en savoir plus : http://www.fweley.wordpress.com

Devant cette situation d’impasse, la véritable solution se trouve dans le retour à la case de départ. Les concertations nationales ne doivent pas être convoquées par l’institution « Président de la République » mais par une autre entité dans laquelle se reconnaît le peuple. Laquelle ? Aucune à l’heure actuelle parce que la République est gouvernée par défi. Le Sénat fonctionne sans aucune légitimité depuis 2011 (vous le savez mais vous ne dites rien pour ne pas déplaire à vos amis sénateurs). D’où la nécessité de solliciter l’intelligence humaine pour sortir la République de l’impasse. D’aucuns pensent à la formule d’une conférence nationale véritablement souveraine. Nous pouvons ouvrir le débat si les « intellectuels » (je n’aime pas ce terme qui fait snob) congolais le souhaitent.

Toute fuite en avant par la révision de la loi électorale, la nomination de nouveaux membres de la CENI (une mauvaise CENI remplacée par une nouvelle mauvaise CENI avec, à sa tête, l’abbé Malu Malu qui a organisé les fraudes électorale en 2006), la révision de l’article 220 de la Constitution ou encore l’organisation des concertations nationales et du dialogue politique national par le Président, tout cela retardera la véritable sortie de l’impasse et compliquera davantage l’avenir de notre nation.

Il est malsain de cocufier quelqu’un et de l’appeler ensuite au dialogue pendant que l’origine du conflit n’a pas été résolue. Voilà la situation dans laquelle se trouve notre pays.

Qui aime le Congo ?

Ceux qui aiment le Congo luttent contre les fraudes électorales et contre les fraudeurs. Ils luttent contre les arrestations arbitraires, contre l’impunité, contre le viol des femmes et le vol des biens de l’Etat, contre l’enrichissement sans cause, contre le pouvoir illégitime, etc. Ils se battent pour écarter les imposteurs du pouvoir afin de confier le pouvoir aux Congolais de souche compétents.

Nous avons toujours dit qu’il y a des soldats congolais valeureux dans les rangs de l’armée congolaise mais cette armée a été noyautée au sommet. N’eut été cette complicité au sommet de l’Etat, l’armée congolaise aurait gagné la guerre contre les ennemis depuis longtemps.

La politique ressemble à une roue et une roue tourne. Rien n’est statique en politique. Ceux qui sont en haut et qui regardent le peuple avec dédain et qui écrivent des articles en faveur du maintien de la tyrannie se retrouveront demain en bas et c’est à ce moment qu’ils mesureront les dégâts qu’ils commettent pendant cette période de tyrannie.

Alors qui aime le Congo ? La réponse à cette question est très facile : tous ceux qui refusent de travailler pour le maintien de la tyrannie, qui dénoncent ceux qui mettent leur savoir au service de la dictature et qui se battent pour le bonheur du Congo. Parmi eux il y a des soldats valeureux que nous avons toujours  encouragés et c’est par eux que la stabilité reviendra au Congo mais jamais par ceux qui ne pensent qu’à leur poche et qui se classent du côté des pilleurs de l’économie du Congo.

J’espère que vous aurez des idées positives pour l’avenir de notre pays après m’avoir lu. Autrement, veuillez continuer allègrement votre chemin en soutenant consciencieusement la tyrannie.

Il arrive que le chemin soit long, mais au bout du tunnel, la lumière finit toujours par poindre à l’horizon. Seuls ceux qui persévèrent arrivent au « paradis ».

Votre compatriote

Fweley Diangitukwa

http://www.wordpress.com

Sur les fraudes électorales de 2006 organisées par l’abbé Malu Malu, lire Fweley Diangitukwa, Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC, Paris, L’Harmattan, 2007.

—-Message d’origine—-

De: omernsongo@gmail.com

Date: 18.07.2013 20:54

À: « Fweley Diangitukwa »

<afriquenouvelle@bluewin.ch>

Copie: <hinterland1-owner@yahoogroupes.fr>

Objet: Re: [hinterland1] Concertations nationales, Dialogue politique, Dialogue national…, Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC

Cher Monsieur,

Vous êtes un intellectuel. Pouvez-vous me dire par quel mécanisme le peuple peut-il engager la République devant les Nations Unies ? Je ne continue l’échange que si vous me l’indiquez. Je refuse de m’engager dans le débat relatif aux élections du 28 novembre 2011 pour la bonne et simple raison que presque deux ans après, ceux qui prétendaient détenir les preuves de la  victoire d’Etienne Tshisekedi se révèlent toujours incapables de les produire. Je reviens alors sur la préoccupation exprimée : montrez-moi comment le peuple peut signer un accord avec l’Onu, ou l’Union africaine, ou la Cirgl ! Si vous n’y parvenez si user des fioritures, alors je m’incline…

Omer

Le 18 juillet 2013 19:40,

afriquenouvelle@bluewin.ch <

afriquenouvelle@bluewin.ch> a écrit :

> Monsieur Omer Nsongo die Lema,

>

> Je ne partage pas cette assertion : « Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC ».

Il faut plutôt dire : « Seul le peuple congolais engage la RDC ». L’institution « Président de la République » pourrait engager la RD Congo si notre pays était une démocratie or il ne l’est pas.

Dès lors, sur quelle base le président doit-il engager la République car sa légitimité a été publiquement contestée ? Lui-même a reconnu les fraudes sans annuler les résultats (ce qui est une contradiction flagrante) et il a dernièrement limogé l’auteur desdites fraudes : le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Les preuves qui attestent le manque de légitimité sont tellement nombreuses qu’il devient impossible de fermer les yeux devant la réalité. Seuls les laudateurs sans morale peuvent agir ainsi.

Sur quelle base un fraudeur peut-il engager la République ? Soyons sérieux et responsables et surtout ne jouons pas à la complaisance.

En organisant les fraudes électorales en 2011, le camp pour lequel vous travaillez à prétendu détenir la majorité populaire et, sur la base de cette fausse légitimité, celui qui se dit président de la RDC a prêté serment en cachette, loin des citoyens congolais.

Pour quelle raison cherchez-vous maintenant à organiser des concertations nationales et à dialoguer avec le peuple congolais si vous détenez une majorité « écrasante » dans le pays ? Ne rendez-vous pas compte qu’il est absurde de gouverner une République par défi car votre camp fait perdre des années entières voire des décennies à notre pays ? En croyant naïvement qu’il est possible d’imposer un pouvoir, vous augmentez la rancœur chez les Congolais de l’intérieur et de l’extérieur.

Votre camp a déçu le peuple qu’il ne vous est plus possible de récupérer la situation.  L’usage de la corruption, de la force aveugle et l’emprisonnement des innocents et de l’impunité deviennent ainsi les seuls moyens pour vous d’imposer le pouvoir actuel or c’est justement l’usage de cette force tyrannique qui pose problème.

Après l’expérience de la dictature sous Mobutu et Cie, les Congolais n’ont plus envie de se laisser gouverner par des personnes sans légitimité et de surcroît incompétentes.

Par la faute de votre camp, la RD Congo tourne en rond.

Pourquoi ne mettez-vous pas votre intelligence au service du peuple ? Il n’est pas trop tard pour prendre conscience et regarder la réalité en face. Que direz-vous demain au peuple lorsqu’il vous demandera des comptes ?

Il est aussi possible de bien gagner sa vie sans se mettre au service d’une tyrannie. Dites cela à M MPOKO qui est l’autre vous-même. Apprenons à ne pas mépriser le peuple car le dernier mot lui revient.

Fweley Diangitukwa

http://www.wordpress.com

—-Message d’origine—-

> De: omernsongo@gmail.com

> Date: 17.07.2013 09:49

> À: <undisclosed-> recipients:;>

> Objet: [hinterland1] Concertations nationales, Dialogue politique,

> Dialogue national…, Seul le Président Joseph Kabila engage la RDC

*Concertations nationales, Dialogue politique,

Dialogue national etc.*

*Seul le Président Kabila engage la RDC*

Un débat inutilement épuisant, car fondé sur le juridisme, empoisonne l’espace politique congolais à la suite de l’interprétation que se font certains acteurs de l’ordonnance n°13/078 du 26 juillet 2013 portant création, convocation et organisation des Concertations nationales.

Il y est question d’identifier la personne* habilitée* à engager la RDC dans l’application et de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et de la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies par rapport à ce forum.

Est-ce l’Onu ? Est-ce le Chef de l’Etat ?

Pour une frange contestataire de la classe politique et de la société civile, il revient à l’Onu – par le biais de son envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs – d’en assurer la médiation ou la modération. Il se réfère à l’engagement pris par la RDC, «* à organiser, avec les bons offices de l’Envoyée Spéciale et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes *».

Cette frange plaide même pour un statut identique* pour tous les participants, Chef de l’Etat compris. De quoi rappeler l’Accord de Lusaka qui, au mépris du

droit international, avait placé sur un même pied d’égalité le Gouvernement (qui n’avait pas été amené à une capitulation), le Rcd et le Mlc, avant d’impliquer l’Opposition politique et de la société civile.

Pourtant, tout le monde sait que la seule institution établie et reconnue pour engager la RDC aussi bien en interne qu’à l’externe est le  » *Président de la République* « . D’où les références aux articles 69, 79 alinéa 3, 213 alinéa 1er et 215. A ce jour, le Président de la République est M. Joseph Kabila Kabange.

La RDC – l’occasion est indiquée de le rappeler – n’est pas sous tutelle des Nations-Unies, encore moins de l’Union africaine.

Chercher à lui substituer le Conseil de sécurité ou le Secrétariat général de l’Onu, sinon la présidence tournante ou la Commission de l’Union africaine dans la création, la convocation et l’organisation d’un forum politique est anormal.

Dès lors, avant de débattre de quoi que ce soit, on devrait commencer par se demander comment peut on être ou devenir médiateur, modérateur, témoin ou facilitateur d’un forum formellement qui n’est ni créé, ni convoqué, ni organisé !

La vérité ou la réalité – c’est selon – est que le Président Joseph Kabila Kabange a commencé par user de ses prérogatives constitutionnelles pour formaliser les Concertations nationales. Soutenir, dans le cas d’espèce, la thèse du primat du droit international sur le droit national est donc un non-sens.

Heureusement que l’Opposition – entraînée dans un premier temps dans cette voie – a vite fait de se ressaisir en proposant des amendements à *ce qui existe*, en dépit du fait qu’elle se soit penchée sur l’ordonnance n°013/078 légalement différente de l’ordonnance n°13/078 promulguée par le Président de la République. Malheureusement pour elle, dans leur quasi totalité, lesdits amendements portent essentiellement sur la forme.

Prenons le cas précis de l’objet, des composantes et de l’ordre du jour. A l’article 2, il est dit des Concertations nationales qu’elles  » *ont pour objet la réunion de toutes les couches sociopolitiques de la Nationafin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer et étendre l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national en vue de mettre fin aux cyclesde violence à l’Est du pays, de conjurer toute tentative de déstabilisation des institutions et d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde* ».

L’inclusivité est bien garantie.

A l’article 5, il est dit :  » *Sans préjudice des dispositions conformes du Règlement Intérieur, l’Assemblée Plénière est composée des délégués issus des composantes suivantes :** **1. les institutions publiques nationales (Président de la République, Parlement, Gouvernement, Cours et Tribunaux, Institutions d’Appui à la Démocratie) ;** **2. les institutions publiques provinciales et locales (Assemblées provinciales et Gouvernements provinciaux) ;** **3. les partis

politiques (Majorité présidentielle et Opposition politique au Parlement et hors Parlement) ;** * *4. les Autorités coutumières ;** **5. la Société Civile ;** **6. les Personnalités historiques ;** **7. les Experts ;** **8. les Invités du Chef de l’Etat* ».

Les contestataires auront du mal à situer l’exclusion. Au même article 5, il y a l’ajout suivant :*  » L’Assemblée Plénière est l’organe de validation des conclusions et recommandations des Concertations Nationales issues des Etats Généraux.

Elle est chargée de débattre de toutes les questions inscrites à son ordre du jour* ».   Les contestataires savent l’ordre du jour *ouvert* à  toutes les questions.

Quand bien même une répartition des thématiques est faite à l’article 10, notamment avec  » *1. Gouvernance, démocratie et réformes institutionnelles » ;  » 2. Economie, secteur productif et finances publiques » ;  » 3. Désarmement, démobilisation, réintégration sociale et/ou Rapatriement des groupes armés » ;  » 4. Conflits communautaires, paix et réconciliation nationale »  ;  » 5. Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’Etat* », l’ordre du jour n’est donc pas verrouillé.

Bien plus, la disponibilité du Chef de l’Etat à en endosser les résolutions et les recommandations des Concertations nationales devrait rassurer tous les protagonistes. A l’alinéa 2 de l’article 14, il est écrit : * » Le suivi de l’application de leurs conclusions et recommandations est confié au Président de la République, aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat et au Gouvernement de la République * »*.* Dans les annales de la Transition depuis avril 1990, le Chef de l’Etat Joseph Kabila > est le premier à y souscrire sans la moindre contrainte.

Ce qui revient à dire que s’ils le veulent, les contestataires peuvent rendre positive leur participation aux Concertations nationales.

En définitive, le bon sens commande d’approcher le présidium plutôt que de l’ignorer ou de le disqualifier comme on le fait. Après tout, il est de notoriété publique que si l’honorable Aubin Minaku est de la Majorité, son collègue Léon Kengo est de l’Opposition. Ceci de un. De deux, après les Concertations, les Institutions de la République vont continuer de fonctionner. A moins d’un  » coup d’Etat « …Tel que constitué, le présidium a l’avantage de la représentativité nationale dans sa diversité politique. L’autre dirait même dans sa diversité démocratique. C’est-là un atout à mettre à profit.

Il est évident que les Nations Unies et l’Union africaine ne trouveraient rien à redire de la volonté et de la capacité des Congolais de s’assumer.

Bien au contraire, les Congolais leur faciliteraient ainsi la tâche.

En créant, en convoquant et en organisant alors le cadre des Concertations, le Président Joseph Kabila facilite justement la tâche à tous les protagonistes.

A preuve, tant qu’il ne l’a pas fait depuis l’annonce de l’initiative de la Cohésion nationale dans son discours sur l’état de la Nation le 15 décembre 2012, personne d’autre n’a formalisé les Concertations nationales, à commencer par ceux qui réclament le statut identique. On ne réinvente pas la roue…

*Omer Nsongo die Lema*

Sortir la République du règne de l’anarchie

16 Fév

Vidéo sur l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila

http://www.youtube.com/watch?v=XlHjX39pFdE&list=PLAA5B9DDEE65EE4E5

Sortir la République du règne de l’anarchie

Fweley Diangitukwa
Président du CLD (Le Congo en légitime défense)
www.congolegitimedefense.org
www.fweley.wordpress.com

Nous avons l’obligation de sortir notre pays du règne de l’anarchie. En effet, depuis les élections truquées de 2006, les élections communales n’ont jamais eu lieu, la décentralisation promise à coût de millions et de discours n’a jamais vu le jour. Entre 2006 et 2011, la Constitution a été régulièrement violée avec la complicité des législateurs corrompus par le pouvoir étatique. Depuis les fraudes électorales à l’échelle nationale de 2011, tous les sénateurs de la législature précédente trônent toujours au Sénat sans aucun mandat et personne ne dit mot, les gouverneurs tous d’obédience pprdienne sont toujours à leurs postes à part la province du Bas-Congo et la province Orientale qui ont élu de nouveaux gouverneurs proches du PPRD. Aujourd’hui, toutes les provinces sont dirigées par des gouverneurs d’obédience pprdienne et personne ne trouve à redire. Depuis 2006, les députés qui ont été élus ou qui prétendent avoir été élus par le peuple n’ont proposé aucune loi défendant les intérêts des électeurs par qui ils sont devenus ce qu’ils sont. Et le Parlement ne dit mot sur cette incongruité. Entre-temps, leur salaire est passé de je ne sais combien à six mille dollars et, après 2011, ils ont eu le toupet de réclamer treize mille dollars pendant que le plus pauvre a moins de cinquante dollars dans cette République des copains[1]. Le gouvernorat de la Banque centrale passe des mains d’un Katangais à un autre Katangais comme si le pays n’appartenait qu’aux seuls ressortissants du Katanga. Ce népotisme d’un autre âge rappelle le temps où Moïse Tshiombe était premier ministre. L’anarchie est totale et personne au Parlement, au Sénat et au Gouvernement ne dit mot. Pendant ce temps, l’incompétence règne au sommet de l’Etat. Au lieu d’une minute de silence, dans son discours à la nation devant les Sénateurs et les Députés, le chef de l’Etat a accordé treize secondes aux dix millions de morts à l’Est du Congo. Malgré le mépris réservé aux morts, les auditeurs ont applaudi à tue-tête. Mais dans quelle République sommes-nous ?

Alors que l’opposition est exclue de toutes les instances décisionnelles, se trouvant sans solution pour débloquer la situation d’impasse dans laquelle se trouve présentement la République, devant la peur de l’avenir immédiat, toute honte bue, le pouvoir des fraudeurs se lance à convoquer un dialogue intercongolais. Une forme de Sun City bis. Toutefois, on ne sait pas qui décide ni qui gouverne la République. La preuve est dans la convocation du nouveau dialogue intercongolais. Chaque potentat s’attribue la paternité de l’idée, même ceux qui n’ont pas qualité de convoquer les opposants s’octroient la liberté d’agir dans ce sens. Et personne ne dit mot pour rétablir l’ordre. La cacophonie est déjà au centre du village avant même que les interlocuteurs n’arrivent. Puisque rien ne va plus, il est temps de sortir la République du bateau pprdien qui va à vau-l’eau et qui commence déjà à faire naufrage au milieu de la mer. Aidons les cigales (laudateurs) à cesser de chanter la gloire du raïs pour qu’elles se mettent à travailler comme les fourmis et à produire un revenu réel qui contribuera au produit national brut (PNB) au lieu de les voir dépendre du Trésor public et de produire de simples paroles à longueur de journée – rien que du vent – sans payer des impôts à l’Etat. Les éloges quotidiens au chef de l’Etat n’ont jamais développé un pays. Qu’on se le dise !

Appel à un nouveau dialogue intercongolais

Se maintenir au pouvoir en intégrant des membres de l’opposition (assoiffés du pouvoir et à la recherche des postes politiques pour se remplir les poches) est l’unique but poursuivi par le pouvoir de M. Kabila afin de tourner définitivement la page des fraudes électorales. Ce sera l’occasion d’intégrer aussi des membres de CNDP mué en M23 qui attendent la concrétisation des promesses leur faites en 2009 par M. Kabila. Ne soyons plus dupes. Les dialogues précédents n’ont pas répondu aux attentes des citoyens, ce n’est pas celui-ci qui apportera le changement attendu. Le bon dialogue est celui qui commencera par la reconnaissance des fraudes électorales de 2011. M. Kabila a déjà reconnu les irrégularités mais sans annuler les élections et sans renoncer à son pouvoir. Sans la reconnaissance des fraudes électorales, le dialogue sera un immense passe-temps comme la Conférence nationale, Sun City et toutes les autres rencontres sans issue (Kimia I et II, Kampala).

Depuis 2006, le pays attend la décentralisation et les élections communales. Les gouverneurs des provinces sont toujours maintenus à leurs postes sans mandat populaire (à part le Bas-Congo et la province Orientale où des proches du PPRD ont été élus). Les sénateurs sont également maintenus à leurs postes sans mandat. Le blocage de nos institutions est total et, malgré cela, le pouvoir invite l’opposition au dialogue pour parler du maintien au pouvoir de M. Kabila. Quel cynisme !

Nous avons l’obligation de refuser en ne répondant pas positivement à cet appel. C’est notre capacité d’anticipation qui empêchera les hommes de Kabila de manquer d’arguments pour convaincre le peuple. Le CLD appelle le peuple congolais à sortir la République du règne de l’anarchie. Il est question de nous interroger sur notre façon ou manière d’agir en empêchant le pouvoir de tromper encore les Congolais. Si, cette fois, nous nous laissons avoir, la Constitution sera revue après le dialogue. Cette révision permettra à M. Joseph Kabila et au PPRD de se préparer pour un troisième mandat. Le CLD refusons ce scénario.

Fweley Diangitukwa
Président du CLD (Le Congo en légitime défense)
www.congolegitimedefense.org
www.fweley.wordpress.com


[1] La République des copains est  le sous-titre du livre de Fweley Diangitukwa, « Qui gouverne le Zaïre ? », Paris, L’Harmattan, 1997.

QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ?

11 Mai

Deux réponses à M. JP Vununu

Monsieur JP Vununu et Cher Compatriote,

Je vais droit à l’essentiel.

Lorsqu’un système politique est pourri dans un pays, il faut s’attaquer au système lui-même mais pas aux victimes. Le peuple congolais – sinon l’opposition congolaise, – doit se liguer, dans son ensemble, contre le pouvoir ignoble. D’où l’inutilité de vouloir placer l’UNC à la tête de l’opposition car, en le faisant, vous renforcez la division de l’opposition. C’est dans ce sens que j’ai dit que vous faites le jeu malin du pouvoir.

Pendant la campagne électorale, j’ai personnellement entrepris des efforts pour rapprocher votre parti – l’UNC – de l’UDPS afin de parler d’une seule et même voix. Des témoins existent. L’UNC a refusé parce que ce parti imaginait devenir la deuxième force politique du pays (c’est bien ce que vous souhaitez  encore en voulant devenir le porte-parole de l’opposition au Parlement). Qu’avons-nous gagné collectivement en allant en ordre dispersé à l’élection présidentielle de novembre 2011 ? L’opposition sénégalaise a été mieux organisée que nous. Avons-nous tiré la leçon ? Nos petits calculs malins nous tuent. Chacun voudrait voir son leader jouer le rôle-clé dans l’opposition et nous oublions un principe simple : « l’union fait la force ». Nous avons demandé à tous les partis politiques de l’opposition de ne pas siéger au Parlement, là encore, votre parti a préféré y aller. Pour récolter quoi, à part les salaires de 6 mille dollars distribués aux députés et l’honneur dû à leur rang. Et encore quel honneur ! Par ce choix (responsable pour vous, irresponsable pour moi), vous affaiblissez l’opposition et ne travaillez pas dans le sens de « l’union fait la force ». Imaginez si tous les députés de l’opposition (simple hypothèse) ont refusé de siéger au Parlement pour protester contre les fraudes électorales (présidentielles et législatives), qui seraient en difficulté aujourd’hui ? N’est-ce pas ceux qui se sont emparés du pouvoir ? N’est-ce pas que l’opposition dans son ensemble aurait mis le pouvoir tyrannique à nu ? Admettons avec courage qu’il nous manque de stratégies ou, pour le dire autrement, nos stratégies de courte vue compromettent l’avenir du pays.

La plupart des Congolais cherchent à être élus députés pour gagner six mille dollars et bénéficier de plusieurs avantages liés à cette fonction. Jamais les députés ne songent à améliorer les conditions de vie (salaire) de ceux qui les ont élus. N’est-ce pas aberrant ? Avez-vous entendu une seule interpellation ou une motion allant dans le sens d’appliquer les accords de Mbudi ? Beaucoup de compatriotes veulent le pouvoir pour eux-mêmes mais pas pour améliorer les conditions de vie du peuple. Combien d’emplois le Congo a-t-il créés depuis que Kabila est au pouvoir ? Quelles sont les mesures qui ont été prises pour lutter contre le chômage ? L’argent payé aux enseignants tanzaniens par le pouvoir de Kabila, n’aurait-il pas servi à créer des emplois dans l’enseignement primaire au Congo ? L’argent détourné par Katumba Mwanke et Cie n’aurait-il pas servi à créer des emplois ou à payer les soldats et les fonctionnaires ? Nous avons des dirigeants irresponsables et égoïstes. Moi, j’ai le courage de le dire et de le dire à haute voix. Ce que l’UNC ne fait pas et ne dit pas. L’attitude de complaisance envers ceux qui gouvernent la République n’aide pas notre pays et ne nous garantit pas un avenir meilleur. OK. L’UNC a choisi d’être au parlement, mais que fait-elle et que fera-t-elle ? Nous ferons le bilan le moment venu.

Pour moi, et contrairement à vous, on n’a pas trompé le peuple congolais en lui disant que « Mobutu fut l´incarnation du mal congolais », car il l’était (en 1990, j’ai publié un livre dans lequel je le disais : voir Fweley Diangitukwa, « Maréchal Mobutu, je vous parle ». De la même façon, celui qui imite sinon qui singe aveuglément Mobutu est aujourd’hui l’incarnation du mal dans notre pays. Le maréchal Mobutu était pointé du doigt parce qu’il était à la tête du pays, parce qu’il organisait et tolérait le pillage de l’économie nationale par les siens ; de la même façon, Kabila est pointé du doigt parce qu’il incarne le mal congolais et parce qu’il organise et tolère le pillage de l’économie nationale par les siens.

A votre question : « Pourquoi ce mal congolais demeure ou perdure encore ? », je réponds : un pays qui a des mauvais dirigeants ne se développe pas. C’est pourquoi nous devons, par tous les moyens, condamner les fraudes électorales. Au lieu de demander à M. Tshisekedi d’attendre 2016 pour se représenter à l’élection présidentielle, nous devons lutter contre le mal, aujourd’hui et maintenant. Pour soigner une maladie, il faut combattre la cause ab ovo (à la racine) en commençant par le symptôme.

J’invite votre parti, s’il est vraiment de l’opposition et dans l’opposition, à ne pas commettre de nouvelles erreurs, à moins qu’il choisisse d’agir uniquement pour ses propres intérêts égoïstes et non pour l’intérêt du peuple congolais.

Oui, je suis d’accord avec vous, « il faut extirper le vers dans le fruit ». Mais que faites-vous lorsque le vers a fait pourrir le fruit tout entier ? Ne doit-on pas, dans ce cas, jeter le fruit car, en le jetant, on jette aussi le vers qui est dedans ?

Vous dites : « le mode occidental n´est pas mauvais puisque eux, réussissent pourquoi pas nous ? ». Comme vous le savez, il n’y a pas un mode (ou système) occidental mais des modes (ou des systèmes) occidentaux de gouvernance. J’ai cité le système suisse qui est complètement différent du système français et anglo-saxon. En Suisse, avec la démocratie de concordance, tous les partis politiques sont au pouvoir. Le Congo n’a pas retenu ce modèle dans sa Constitution. Hélas !

Vous dites : « notre mentalité en est la cause ». A mon avis, ce n’est pas elle qui en est la cause de notre malheur mais plutôt notre Histoire (avec majuscule). La corruption, ou le matabiche, a été chérie par les colons belges. Et Dieu seul sait à quel point ce fléau a détruit notre société ! Le roi des Belges L éopold II a massacré plus de dix millions de Congolais, Lumumba a été sauvagement assassiné, Mobutu a publiquement pendu des Congolais au Pont Gaby (actuel Kasa-Vuvu), Laurent-Désiré Kabila a été sauvagement assassiné par ceux qui l’ont placé au pouvoir, plus de six millions de Congolais ont été massacrés à l’est de notre pays, des jeunes filles et des femmes  congolaises sont qutotidiennement violées sans que le pouvoir les protège, les bénéficiaires des fraudes du 28 novembre 2011 ont été imposés au pouvoir, etc. Dieu seul sait à quel point le peuple congolais a été traumatisé à chaque étape de notre Histoire commune.

Je condamne l’attitude irresponsable de l´Ambassadeur honoraire Albert Kisonga, qui a demandé dans une lettre ouverte adressée au Président Kabila de ne pas hésiter à nommer des ministres et PDG blancs en RDC. Je pense que M. Albert Kisonga n’a jamais lu le livre d’Adam Hochschild : « Les fantômes du roi Léopold II » ni celui de Jean Stengers : « Congo. Mythes et réalités. 100 ans d’histoire ». Je n’aime pas ceux qui soutiennent le complexe d’infériorité. L’homme blanc n’est pas supérieur au Congolais ni plus intelligent ni plus organisateur. Il est au aussi un fouteur de merde (nous devons le reconnaître) mais il sait respecter les lois lorsqu’il vit dans un Etat de droit. Dans un Etat anarchique comme le Congo, le Blanc profite du désordre. Est-ce sont les Congolais pauvres ou les firmes transnationales qui corrompent (captation) l’Etat congolais ? On le voit avec Forrest et compagnie. Ce qu’il faut instaurer, c’est le respect des normes, c’est l’Etat de droit, c’est la lutte contre la corruption, contre l’impunité. Ce qu’il nous faut au Congo, c’est placer des femmes et des hommes compétents et probes à la tête de l’Etat, pas ceux qui détournent l’argent payé par le Congo-Brazzaville à la SNEL.

Après Kasa-Vubu, le Congo a toujours été gouverné par des voyous qui viennent au pouvoir pour se remplir les poches. Nous sommes gouvernés par ceux qui ont toujours pillé l’économie congolaise, que vous dénoncez justement : c’est-à-dire les mobutistes et les kabilistes.

Les Chinois, les Japonais, les Malais, etc. n’ont pas nommé des Blancs à la tête de leurs entreprises nationales pour se développer. Ils ont trouvé la réponse dans leur culture, dans leurs traditions. Si vous m’indiquez votre adresse, je vous enverrai un exemplaire de mon livre : Fweley Diangitukwa, « L’exercice du pouvoir au Japon et en Afrique » (2001). Après Kasa-Vubu qui a laissé des millions dans les caisses de l’Etat, le Congo a toujours eu des chefs d’Etat incompétents et cupides qui n’ont jamais eu le courage de punir parce qu’ils volaient et volent eux-mêmes l’Etat. Voilà la vérité. Si le Botswana (en Afrique australe) est un exemple de probité, ce n’est pas grâce aux Blancs. Ce pays est moins corrompu que la plupart des pays occidentaux. « Corruption, pot-de-vin, dessous de table, captation de l’Etat, etc. » sont des termes qui viennent de l’Occident. Nous avons nos propres maux mais ne pensons pas que l’homme blanc est plus saint que le Congolais. Pourquoi l’Europe a-t-elle colonisé, n’est-ce pas pour piller les ressources naturelles dans les colonies et s’enrichir aux dépens des autres ? Soyons des femmes et des hommes probes et apprenons à punir. C’est tout. Ca marche en Occident parce que tout le monde (patron et ouvrier, riche et pauvre) est soumis aux mêmes lois qui doivent être respectées. Ce n’est pas le cas chez nous où le culte de la personnalité est total.

Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que « le mal est en nous » mais j’ajoute que le pouvoir actuel ne fait rien pour le combattre, d’où la nécessité d’agir contre ce pouvoir-là afin, par ricochet, de combattre le mal congolais. Voilà la solution. Le jour où le Congo aura des dirigeants compétents qui combattront la corruption, l’impunité et le chômage en créant des emplois décents, le Congo se développera rapidement car notre pays, béni par Dieu Créateur, a toutes les potentialités. Notre pays souffre parce que nous avons un problème d’hommes. Oui, un problème d’hommes. Les convoitises extérieures peuvent être résolues en ayant des leaders lucides et bons stratèges à la tête de l’Etat. Aujourd’hui, nous avons plutôt de petits stratèges – des affidés – qui travaillent pour eux-mêmes, pour le Rwanda et pour les Etats étrangers et les firmes transnationales qui les protègent. Je vous enverrai mon livre : Fweley Diangitukwa, « Stratégies pour la conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir » (2011).
Vous dites : « Je refuse de croire que vous êtes moins intelligent que vos amis européens qui ont les mêmes diplômes que vous. Mais pourquoi avec la même matière étudiée, eux, parviennent à l´appliquer positivement pour le bien de leur société et que nous, nous n´y parvenons pas ou soit nous l´appliquons négativement ? ». A mon avis, nous ne parvenons pas pour les raisons que je viens d’évoquer ci-dessus. En un mot, c’est parce que nous sommes complaisants et parce que nous nous laissons diriger par les incompétents et les plus cupides d’entre nous, parce que nous n’avons pas de personnalité. Certains Congolais acceptent, sans état d’âme, de partager le pouvoir avec ceux qu’ils ont accusés hier d’avoir organisé des fraudes électorales. Sont-ils vraiment sérieux ? Ils ne sont guidés et motivés que par l’argent. Tenez, les députés sont plus intéressés par les six mille dollars de salaire que par les valeurs morales, que par leurs électeurs pour qui ils ne trouvent pas de solution, du moins jusqu’à présent.

Je suis parfaitement d’accord avec vous lorsque vous dites que « nous sommes incapables à l´innovation sans l´éradication ce qui nous enchaîne, notre mentalité ». Voilà pour quelle raison, Cher Compatriote JP Vununu, je vous invite à construite un autre Congo et à ne pas soutenir celui dans lequel il y a déjà un ver de terre cancéreux qui a fait pourrir le fruit. Les résultats de la métastase ont donné six millions de morts, des assassinats à l’infini, des emprisonnements (le Congolais Kuthino, qui n’a tué personne, est toujours en prison alors que les Rwandais Nkunda Batware et Bosco Ntaganda, qui ont semé la mort à l’Est, sont en liberté au Rwanda), des arrestations, des fraudes électorales, des surfactures pour les travaux publics, etc.

L’opposition à l’intérieur du Parlement actuel ne changera rien. Elle aura l’illusion de vouloir changer mais elle n’y parviendra pas. Elle sera continuellement écrasée. Le président de l’UNC pourra devenir le porte-parole de l’opposition, rien ne changera sauf peut-être à saisir cette position pour préparer ses chances pour l’élection présidentielle de 2016. C’est probablement la stratégie que votre parti poursuit. Nul n’est dupe. Mais là, vous vous trompez. Permettez-moi de vous le dire d’ores et déjà. Ce qu’il nous faut, c’est l’union de toute l’opposition face à un pouvoir criminel. Si l’UNC ne le comprend pas aujourd’hui, elle divisera demain les Congolais en faisant encore le jeu du pouvoir.

Vous dites : « Kabila est resté Président de la République malgré les irrégularités avérées aux élections de 2011. Il est reconnu par les institutions congolaises ». Evitons l’amalgame, Kabila est reconnu par les institutions que son pouvoir a mis en place. Donc, il est reconnu par ses institutions et non par les Congolaises comme vous le dites. De même, Mobutu était reconnu par les institutions que son pouvoir avait mises en place.  Il était reconnu par ses propres institutions (MPR, Tata bo moko, mama bo moko… Miso nga … Soki olingi koyiba Leta, yiba moke, etc.).

Pour moi, et cela n’engage que moi, le Congo est en transition depuis le 24 novembre 1965 et non depuis 1990 ni à partir de 1997.

Il ne s’agit pas de savoir si « Tshisekedi sera rétabli comme Président de la RDC » ou non, il s’agit de savoir si nous acceptons collectivement que les fraudes soient reconnues comme source de légitimité ou non. Si vous, vous dites « oui » et vous allez au Parlement, moi je refuse que les fraudes et les fraudeurs me gouvernent. Notre différence se trouve là et elle est de taille.

Notre pays compte sur votre intelligence pour construire un autre Congo, plus beau qu’avant comme l’ont souhaité les Pères de notre indépendance. Vous êtes un penseur très utile pour l’avenir de notre pays. Je vous invite à rester cohérent et à fondre votre intelligence dans l’intérêt général. N’oubliez pas chaque jour que le Congo a besoin de vous.

Je vous salue et vous souhaite une excellence journée.

Votre compatriote,

Fweley Diangitukwa

Président du CLD (Le Congo en légitime défense)

http://www.congolegitimedefense.com
http://www.fweley.wordpress.com

—-Message d’origine—-
De: jpvununu@yahoo.de
Date: 11.05.2012 06:33
À:
« lecridesopprimes@yahoogroupes.fr

Objet: [lecridesopprimes] QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ?

Monsieur le Prof. Fweley,

Je commencerais d´abord par vous remercier pour les compliments concernant mes analyses.
Mais je voudrais ici,  retourner l´ascenseur vers votre personne car pour moi et, sans doute pour plusieurs forumeurs et forumeuses, vous êtes l´un des intellectuels congolais qui est présent dans nos foras par le biais de vos interventions très pertinentes en ajoutant ici, vos multiples publications sur la vie politique, sociale et économique de la RDC.

Avant de revenir à vos questionnements, permettez-moi de faire  brièvement une petite rétrospectives ur la situation politique de la RDC.

A l´époque du MPR-Parti-État, Mokonzi bo moko, Parti moko, l´on a mis dans la tête des congolais que Mobutu fut l´incarnation du mal congolais. Et, nous avons cru en cela sans faire des analyses profondes sur les causes endogènes et exogènes de cette période.

Au fait, Mobutu avait institué tout un système sur lequel il régnait en maître incontestable. Vous conviendrez avec moi qu´avant de compter sur des appuis extérieurs, tout dictateur tire sa force sur ses appuis intérieurs qui font partie du système. Maintenant, il faut se poser la vraie question, qui sont ces appuis intérieurs dont je fais allusion ?  C´est toutes les institutions qui furent idéologiquement et politiquement inféodées au Chef suprême qu´il fut. Mais dans toutes ces institutions il n´y avait pas plusieurs Mobutu qui se multipliait en autant des congolais pour se soutenir et se donner la gloire. A l´époque de son règne, si je m´abuse entre 40 et  50 millions des congolais étaient pris en otage de ce système composé aussi des congolais proches de Mobutu qui constituèrent en grande partie sa force interne. Parmi eux, plusieurs intellectuels qui n´ont pas hésité à maintes reprises à modifier la Constitution pour l´intérêt d´une personne. Tant mieux, si c´est Mobutu qui a inoculé le virus des anti-valeurs aux congolais. Sera que pendant son règne il n´y avait pas des honnêtes congolais ? Je ne le confirme pas.

Voici bientôt 15 ans après le décès de Mobutu, nous constatons qu´on a trompé le peuple congolais en lui disant que Mobutu fut  l´incarnation du mal congolais. Or, jusqu´à présent,  l´espoir du peuple s´estompe du jour au jour. Malgré le scandale géologique, le peuple croupit dans la misère indescriptible. Pourquoi ce mal congolais demeure ou perdure encore ?

A l´heure actuelle, Kabila dont la mouvance présidentielle est constituée par les caciques de l´ancien régime est considéré comme étant l´incarnation du mal congolais. Entre-temps, ceux qu´on ne pointe pas du doigts, membres du système, se frottent les mains au moment où toutes les flèches sont orientées et dirigées vers une seule personne. A la fin, l´on remarquera que Kabila qui n´est pas éternel s´en ira mais le mal congolais, lui, restera. Et, ainsi de suite jusqu´à la venue du Messie. Voilà pourquoi depuis un certain temps, ayant compris cela, j´ai opté de lutter non pas contre une personne mais contre tout un système en me disant sans l´appui du système Kabila seul n´y peut rien. Il faut extirper le vers dans le fruit sinon…peine perdue.

Pour ce qui est de vos quatre questions, je veux essayer d´y répondre comme suit.

1. Vos critiques s’adressent-elles d’abord à votre propre parti UNC que vous connaissez mieux avant de s’adresser aux autres partis ? Ou, en d’autres termes, l’UNC fonctionne-t-il comme tous les partis de l’opposition que vous décriez ? Si oui, pourquoi y êtes- vous encore ?

Dans mon article, je parle de la classe politique congolaise sans exception. Et, vous savez que dans une société, l´on parle souvent sur une généralité que sur une particularité. L´UNC est un parti des congolais, de  là, si les maux qui rongent notre société proviennent de nous même les congolais, vous comprenez que je parle de tous le monde. Vous dites pourquoi j´y suis encore ? Simplement parce qu´avant d´adhérer dans ce parti je suis tout  d´abord un penseur libre qui a des convictions à défendre. Et, dans un parti démocratique ou soit dans une société, une autocritique est permise pour rectifier le tir. Je ne sais pas pour votre cas en Suisse, si ceux qui ont un avis critique sur les moeurs  de leurs concitoyens ou sur la manière dont la Suisse est gouvernée, doivent quitter leurs partis ? Et, laissez-moi vous dire que jusque là, celui qui dirige le parti UNC est un homme qui aime la confrontation d´idées. Vous le connaissez bien, il n´a jamais fui le débat et il n ´est pas hystérique à la contradiction voire à une remise en cause. Je le qualifie de démocrate qui a une vision claire et définie, voilà pourquoi j´y suis encore.

2. Profitez-vous de cet article pour faire la promotion de votre parti afin qu’il devienne la deuxième force du pays en faisant du président de l’UNC le porte-parole de l’opposition alors que l’UNC a moins de députés que le MLC ? Est-ce cohérent ?

Je ne crois pas que vous faites semblant de ne pas comprendre le fond et la forme de ma réflexion. Si du début jusqu´à la fin de mon article vous avez vu des éloges sur l´UNC, alors il faut redéfinir le mot promotion. Pour ce qui est du choix du porte parole de l´opposition, selon la Constitution ce poste doit revenir à la deuxième force politique du pays. Vous savez bien la position de l´UDPS sur ce point. Il reste le MLC qui vient avant l´UNC. Dans mon article, j´ai évoqué la mainmise qu´a Bemba sur ses lieutenants qui ont toujours peur de manifester leurs ambitions au sein de ce parti. Vous avez vu, 5 années se sont écoulées sans que ce poste soit  occupé… pas parce qu´au  MLC il n´y avait pas des gens capables. Vous savez pourquoi ou vous faites semblant. Donc, l´opposition ne doit toujours pas attendre la sortie de Bemba du CPI pour venir occuper ce poste. L´UNC est le troisième parti, après l´UDPS et le MLC, en plus, le Président  National de ce parti, M. Vital Kamerhe est arrivé troisième à l´élection présidentielle. Si vous faites bien la lecture de toutes les difficultés pour les deux premiers partis cités, vous trouverez qu´il y a bien une cohérence dans ma réflexion en souhaitant que ce poste soit occupé par l´UNC pour une opposition républicaine. Je n´ai pas inventé le refus de Tshisekedi qui ne reconnaît pas le gouvernement actuel et autant sur l´équation du MLC de se  détacher du Chairman. Vrai ou faux ?

3. Les Africains doivent-ils à tout prix singer les Occidentaux en ayant des partis de gauche, d’extrême gauche, de droite et d’extrême droite, du centre, du centre gauche et du centre droit ? N’y a-t-il pas lieu de suggérer d’autres alternatives ? Comment fonctionnait la démocratie africaine sous l’arbre à palabre ? Sommes-nous incapables d’innover en matière d’institutions politiques ?

Sur ce point, la balle est dans votre cas  camp en tant que politologue de proposer aux congolais  une alternative sur un nouveau mode de fonctionnement de notre démocratie. A mon avis, le mode occidental n´est pas mauvais puisque eux, réussissent pourquoi pas nous ? Et, je crois qu´il s´agit bien de notre mentalité qui en est la cause. Ce mode occidental n´est pas la cause de notre décadence. Un, jour j´ai lu la lettre ouverte de l´Ambassadeur honoraire AlbertKisonga, lettre adressée au Président Kabila en lui demandant de ne pas hésiter de nommer des ministres et PDG blancs en RDC. Certains ont tiqué et crié au scandale en condamnant le recours au néocolonialisme, mais en allant sur le fond de sa pensée, c´est suite a un constat d´échec qu´il est arrivé à cette conclusion. A t-il tort ou raison ?

Tenez, en RDC avec le même taux d´inflation, les entreprises étrangères comme Celtel, Tigo, Zain etc.. arrivent à se faire des millions tandis que nos propres entreprises n ´y arrivent  pas. Là aussi, pour vous il faut trouver un autre mode à l´africaine ?  Les Libanais, les Chinois, les Sénégalais etc.. qui tiennent des affaires chez nous réussissent sauf les congolais qui vivent dans un autre monde ne réussissent pas chez eux. Si les autres se font du fric chez-nous avec des travailleurs congolais et vous dites quoi ? Mobutu a « zaïrianisé  » les entreprises tenues par les blancs, une fois entre les mains des congolais, toutes ces entreprises ont disparu… La société Air-Zaire était florissante, une fois un PDG congolais à sa tête, l´on nous dit que mêmes les papiers hygiéniques manquaient aux toilettes de sa flotte ?  L´Onatra avec Mr. Palinckx n´avait pas des arriérés de salaire, une fois Lukusa Mwengula et les autres  congolais qui se sont succédés à sa tête, l´Onatra est devenu un canard boiteux ! La CMZ avait 10 bateaux, il faut demander les détails à Mon Commandant Évariste Mpwo. Les exemples sont légions.

Je refuse de croire que vous êtes moins intelligent que vos amis européens qui ont les mêmes
diplômes que vous. Mais pourquoi avec la même matière étudiée, eux, parviennent à l´appliquer positivement pour le bien de leur société et que nous, nous n´y parvenons pas ou soit nous l´appliquons négativement ? La comptabilité des blancs ne recommande pas le vol au trésor public !! Qui aurait étudié dans une université européenne où on lui aurait enseigné le vol dans la caisse de l´État ou  peut être on lui a recommandé de violer et tuer ses propres frères lorsqu´il deviendra une autorité politique ou militaire en Afrique et en RDC ? En se posant ce genre des questions, vous arriverez à comprendre que réellement nous sommes incapables à l´innovation sans l´éradication ce qui nous enchaîne, notre mentalité.

4. Vous demandez à M. Tshisekedi d’imiter le parcours de Mitterrand et de se préparer aux prochaines élections présidentielles. Est-ce que la France organisait des fraudes électorales ? Y a-t-il eu des Malu Malu et Daniel Ngoy Mulunda en France ? La Cour constitutionnelle française s’est-elle conduite comme la Cour suprême de justice du Congo ? Comparons ce qui est comparable.

Kabila est resté Président de la République malgré les irrégularités avérées aux élections de 2011. Il est reconnu par les institutions congolaises ainsi que la  communauté internationale . C´est pas moi qui l´a intronisé. Il s´est maintenu au pouvoir et se succède à lui même. Nous ne sommes pas parvenus à le  faire partir. Une autre réalité sur le terrain est que les institutions ont été installées. Certains refusent de reconnaître son autorité, c´est leur droit. Mais d´autres, trouvent qu´il faut continuer le combat en étant au sein du parlement, ils ont aussi raison. Si vous êtes dans la première catégorie, moi, je suis dans la seconde qui accepte que l´opposition siège au Parlement. Nous avons vécu une longue transition (1990-1997) qui a aboutit à rien. Le bras de fer actuel du contentieux électoral n´aboutira à rien lorsque l´on étudie les forces en présence sur le terrain en RDC et au niveau international. Je ne sais pas  si de votre part,  vous avez une autre lecture des faits et que pendant cette mandature, Tshisekedi sera rétabli comme Président de la RDC, c´est votre droit et j´attends.

Pour conclure, je ne vous dirais pas de relire mon texte simplement parce qu´à votre niveau, vous êtes à même de lire un texte une seule fois pour y arriver à décortiquer les conclusions qui s´imposent. Moi même en relisant mon texte, je trouve que vous me faites un faux procès -de ne pas être trop critique au pouvoir en place-  car j´y ai consacré  tout un paragraphe. Je n´ai jamais mis des gants pour défendre mes convictions. J´ai beaucoup écris sur la toile, le point commun de mes réflexions, c´est la remise en cause des maux qui rongent notre société, une sorte de prise de conscience pour le bien être du peuple congolais. J´ai toujours mis le peuple et la patrie au centre de mes réflexions. Si ceux  qui ne me comprennent pas pensent pour que je sois compris de leur part je dois comme eux, matin et soir, injurier Kabilaet ses collaborateurs, eh ben, c´est pas mon style. Je n´ai pas l´injure facile. Pour moi, comme fut Mobutu, Kabila partira un jour tandis que si nous ne nous attelons pas à s´attaquer  à la racine des vraies causes qui empestent notre société, nous n´y parviendrons jamais. A ce que je sache, il n´y  a pas 70 millions de Kabila en RDC.  Kabila est minoritaire par rapport aux 70 millions des congolais. Même si Kabila l´appui de sa mouvance, ensemble, ils sont minoritaires par rapport au restant des congolais, admettez que c´est la faiblesse et autres défauts des congolais qui fait la force de ceux qui nous manipule. Eux, ont compris ce que les congolais sont et, ils jouent sur cet aspect tandis que nous, nous refusons de reconnaître ce que nous sommes.

Mes salutations patriotiques.

JP-Vununu

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Von: « afriquenouvelle@bluewin.ch » <afriquenouvelle@bluewin.ch>
An: kivu-
avenir@yahoogroupes.fr
CC: lecridesopprimes@yahoogroupes.fr

19:54 Donnerstag, 10.Mai 2012
Betreff: [lecridesopprimes] RE: [KIVU-AVENIR] QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS
POLITIQUES CONGOLAIS ?

Monsieur J-P Vununu,

Votre texte me pousse à plusieurs observations :

1. Vos critiques s’adressent-elles d’abord à votre propre parti UNC que vous connaissez mieux avant de s’adresser aux autres partis ? Ou, en d’autres termes, l’UNC fonctionne-t-il comme tous les partis de l’opposition que vous décriez ? Si oui, pourquoi y êtes- vous encore ?

2. Profitez-vous de cet article pour faire la promotion de votre parti afin qu’il devienne la deuxième force du pays en faisant du président de l’UNC le porte-parole de l’opposition alors que l’UNC a moins de députés que le MLC ? Est-ce cohérent ?

3. Les Africains doivent-ils à tout prix singer les Occidentaux en ayant des partis de gauche, d’extrême gauche, de droite et d’extrême droite, du centre, du centre gauche et du centre droit ? N’y a-t-il pas lieu de suggérer d’autres alternatives ? Comment fonctionnait la démocratie africaine sous l’arbre à palabre ? Sommes-nous incapables d’innover en matière d’institutions politiques ?

4. Vous demandez à M. Tshisekedi d’imiter le parcours de Mitterrand et de se préparer aux prochaines élections présidentielles. Est-ce que la France organisait des fraudes électorales ? Y a-t-il eu des MaluMalu et Daniel NgoyMulunda en France ? La Cour constitutionnelle française s’est-elle conduite comme la Cour suprême de justice du Congo ? Comparons ce qui est comparable.

La Suisse a toujours refusé l’alternance au pouvoir comme cela se passe en France et dans les pays anglo-saxons où le parti qui gagne avec 51 % (majorité relative) ignore complètement celui qui a perdu avec 49 %). C’est cruel. En Suisse, avec la démocratie de concordance ou consensuelle, tous les partis sont au pouvoir. Les plus populaires ont plus de sièges que les autres. L’opposition se fait à l’intérieur du système. Ce modèle n’est-il pas mieux indiqué pour les Africains, et en particulier pour les Congolais ?

J’admire vos analyses mais j’avoue que j’ai quelquefois beaucoup de peine à vous suivre. Pour vous, les Congolais doivent fermer les yeux et accepter les fraudes électorales. Quelle est votre logique, votre éthique ? Est-il possible de construire l’avenir d’un pays en fermant les yeux sur les injustices ? Vous demandez aux partis dans l’opposition de se préparer aux prochaines échéances, notamment aux élections sénatoriales. Avec un tel raisonnement, vous n’aidez pas notre société à se « civiliser » et vous avez peur de condamner les fraudeurs. Les Congolais honnêtes ne vous comprennent pas. Ils ont le droit de penser que vous faites le jeu du pouvoir – qui est un jeu dangereux pour l’avenir de notre pays. On ne peut pas construire des lendemains qui chantent en fermant les yeux sur les fraudes, sur les crimes et sur les injustices. En Allemagne où vivez, les Nazis qui avaient commis des crimes pendant les deux guerres – et en particulier pendant la Seconde guerre – sont recherchés jusqu’à présent. L’Europe cherche à donner une leçon et à empêcher la répétition de mêmes crimes dans l’avenir.

Vous critiquez sévèrement l’opposition dans sa généralité mais le courage vous manque de critiquer ceux qui se sont emparés du pouvoir et qui gouvernent le pays par défi. Entre les deux camps, lequel est plus condamnable ?

Je partage votre critique du slogan : « Révolution de la modernité », car il est creux. C’est un non sens déroutant parce qu’il s’agit d’une tautologie. Qui a pu sortir une telle sornette ?

Monsieur J-P Vununu, vous êtes un intellectuel, je vous invite à le demeurer malgré les vicissitudes.
C’est par la cohérence et la constance que l’on change l’avenir d’un pays. On ne badine pas avec les fraudes électorales. Un fraudeur reste un fraudeur. Ce n’est pas en devenant complaisant ou gentil avec lui qu’il changera.

Votre compatriote,
FweleyDiangitukwa
Président du CLD (Le Congo en
légitime défense)
http://www.congolegitimedefense.com
http://www.fweley.wordpress.com

—-Message d’origine—-
De: ntacikiny@hotmail.com
Date: 10.05.2012 17:57
À: « kivu- groupes avenir »<kivu-avenir@yahoogroupes.fr>, « lecridesopprimés yahoogroupes »<lecridesopprimes@yahoogroupes.fr>
Copie:

<diasporacongolaise-allemagne@googlegroups.com>
Objet: RE: [KIVU-AVENIR] QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ?

En RDCongo , les partis n’ont pas d’idéologie politique, ils ont des noms évocateurs et rien de plus. Les partis sont considérés comme des sociétés privées constituées d’un certain nombre d’individus tournant autour du grand financier qui est le plus souvent appelé président du parti ou fondateur. La seule idéologie qui existe est : prendre le pouvoir pour gouverner et s’en ettre les poches. Tout ce qui est écrit dans leurs statuts fondateurs n’est que lettres mortes et trompe l’oeil pour l’extérieur chez qui ils quémandent encore de l’argent. NYK

From: jpvununu@yahoo.de

Date: Wed, 9 May 2012 18:57:48 +0100
Subject: [KIVU-AVENIR] QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ?

QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ?

Au lendemain de l´élection de M. François Hollande comme 7ème Président de la 5ème République Française et 2ème Président socialiste après M. François Mitterrand, la presse audiovisuelle française a montré la liesse qui était en son comble dans plusieurs capitales européennes notamment en Allemagne voisin, où les partisans du parti socialiste Allemand, le SPD du Président (Parteivorsitzender), M. Sigmar Gabriel, attendaient le résultat en direct en vivant le même moment d´émotion que les partisans du parti socialiste Français lors de la découverte du visage du prochain Président Français à 20 Heures précises. Est-ce qu´en Afrique, l´on peut saluer l´élection du Président d´un pays limitrophe du même courant politique ? La réponse est non. Parce que depuis la fin de la guerre froide, la majorité des partis politiques africains sont devenus des partis de la mouvance au pouvoir pour bouffer, si c´est pas dans l´opposition pour faire du bruit en espérant d´être appelés à leur tour au festin pour le partage du gâteau. Et, ainsi de suite. Si en Europe, la ligne idéologique des partis est bien définie, ce, en gardant la tendance connue soit, à gauche, à droite, au centre-gauche, au centre-droit, à l´extrême gauche et à l´extrême droite, il est bien rare en Afrique en général et en RDC en particulier, de connaître l´idéologie et la tendance de nos partis pour la seule est simple raison que, ceux-ci dans leur lutte ne font que la quête des postes ministériels et dans les institutions du pays pour se servir. En d´autre termes, ce qui prime, c´est l´idéologie du ventre pour participer à la mangeoire en ne défendant aucune couleur idéologique. Ceci, loin des débats d´idées qui sont à la base de la méritocratie comme dans la majorité des partis occidentaux et de leurs leaders politiques. L´on vient de le vivre en France, l´austérité et la précarité dans ce pays ont joué un grand rôle dans le choix du nouveau Président qui sera bien jugé sur base de ses promesses électorales d´ici 100 jours. Tel est le cas en RDC ? Qu´il ait austérité, précarité, mort d´hommes, crise politique et autres calamités, ce qui compte, c´est pas la recherche de solutions, c´est se servir d´abord. Moi d´abord, le peuple après. Du reste, si la plupart de nos partis au pouvoir manquent de vision sur l´orientation politique à donner à notre pays, il faut aussi signaler que les partis de l´opposition , eux aussi, ne proposent rien comme alternative dans les dossiers importants, lesquels, le pouvoir en place aurait échoué, ceci, au nom de l´amour de la patrie et le progrès de la nation. Ce qui est déplorable dans tous, et que, nos partis ne peuvent pas se départir de la mentalité congolaise bardée des vices à éradiquer. Normalement, c´est le plus grand chantier car sans une lutte très engagée contre les anti-valeurs en RDC, tous les efforts consentis dans chaque secteur seront vains.

L´homme congolais étant ce qu´il est, dans nos partis et nos institutions, il est rarissime de faire une différence entre la fonction et l´institution ou la fonction et le parti. Dans plusieurs cas, l´institution et le parti deviennent personnalisés voire confondus aux humeurs et caprices de celui ou ceux qui sont à la tête en foulant aux pieds, la Constitution pour le premier cas et les statuts du parti pour le second cas. De ce fait, c´est pas la loi voire les textes qui déterminent la ligne à adopter pour le bon fonctionnement du pays, de l´institution et du parti. Au contraire, c´est bien la volonté personnelle et les humeurs de ceux qui dirigent nos institutions et nos partis qui priment. Le débat contradictoire, l´autocritique et la contre-expertise sont des ennemis de la politique congolaise. Ce qui sous-entend que, les congolais doivent inventer leur propre manière de faire la politique car on serait loin de qualifier ce qui se passe chez-nous comme étant faire la politique. Plusieurs leaders des partis congolais s´époumonent non pas pour défendre leurs idées ou l´ idéologie de leurs partis, mais ils
parlent pour plaire au Président en exercice dans le but de mériter sa confiance pour des fins personnelles. Rien d´autres. L´intérêt de la nation et la souffrance du peuple ne sont pas prioritaires.

En prenant l´exemple palpable du nombre de sièges à l´assemblée nationale, qui pourra nous donner exactement la configuration politique sur la répartition des sièges en les classifiant par courant politique et idéologique ? Sur 500 députés congolais, il y a combien des députés de gauche ? De droite ? De l´extrême gauche ? De l´extrême droite ? Du centre-gauche ? Du centre-droit ? Chose grave, l´on aura pas froid aux yeux de conclure ici que certains de nos élus ne savent mêmes pas se définir par rapport à un courant. Pour les uns, ils sont simplement devenus politiciens tandis que pour d´autres, ils sont carrément politiciens de carrière depuis longtemps, ce, sans savoir leur courant politique. Et, plusieurs sont déjà partis à la retraite sans qu´on sache vraiment ce qu´ils défendaient comme idéologie ou orientation politique. Un jour viendra où l´on écrira le dictionnaire politique congolais, tous seront qualifiés de politicien sans tendance alors que sous d´autres cieux, lorsqu´on cite le nom d´un politicien Allemand, Français etc. …l´on accole à son nom, son courant politique. En RDC, ce qui importe c´est de devenir politicien, ensuite, concourir pour être ministre ou soit obtenir un poste dans les institutions du pays, le reste comme défendre les idées de son courant politique n´a pas assez d´importance. Ici, ce sont les paroles du chef qui deviennent une sorte d´orientation politique sans courant sauf que les points communs pour la défense des idées du chef seraient bien l´argent, la survie politique et humaine, donc personnelle. L´idéologie du parti n´est pas l´apanage du chef. Là où le bât blesse, c´est lorsque tout un grand pays comme la RDC est dirigé rien que sur base d´un slogan comme les 5 chantiers sans que le parti propriétaire du slogan puisse en donner une connotation sociale et économique en transformant ce slogan comme un programme gouvernemental ou un projet de société dont il faudrait évaluer dans le temps, court , moyen et long terme. Voici 5 ans après le lancement du slogan cité ci-dessus, le laboratoire politique de la mouvance au pouvoir nous a trouvé un autre terme, la révolution de la modernité, ce, sans tirer les conclusions qui s´imposent sur le slogan du premier quinquennat, les 5 chantiers. Lorsque l´on lit la presse congolaise et regarde les interviews réalisées par les défenseurs de la politique gouvernementale, l´on entend souvent ces mots :  » La révolution de la modernité ” sans savoir au fond, s´il s´agit d´un slogan qui va donner l´impulsion au premier slogan – programme gouvernemental, les 5 chantiers ou en soi, il s´agit d´un tout nouveau programme de l´actuel quinquennat en remplacement du premier slogan. De là, à se demander si le premier programme est bel et bien terminé, il y a un pas vite franchi dans l´expectative.

Cependant, dans cet imbroglio de courant politique ou d´orientation politique, l´opposition aussi n´a pas des mains propres. Rappelons que pour la mandature passée, l´opposition constitutionnelle était incapable de mieux s´organiser en vue de trouver un consensus sur le poste de chef de file le réservant toujours à M. Bemba qui pourtant l´on savait, son procès au CPI ne présageait pas une éminente relaxation. Cinq (5) années sont passées sans que ce poste prévu dans la constitution soit occupé par l´un des lieutenants de M. Bemba au MLC considéré comme deuxième force politique du quinquennat passé. Il parait que dans le dossier de sa défense, M. Bemba misait sur ce poste pour faire valoir son poids politique en RDC en croyant que cet aspect allait concourir positivement à sa libération. Ce qui ne fut pas le cas. Alors, pourquoi n´y a-t-il pas eu d´autres noms comme alternatives ? Ici, l´on renseigne la peur – d´être traité de traître par le Chairman et ses fidèles – qui planait sur les têtes de M. François Mwamba et M. ThomasLuhaka. Ce qui prouve que nos partis sont inféodés à leurs Présidents Fondateurs à vie. Si hier, l´opposition était l´otage des caprices de M. Bemba bien que se trouvant encore dans sa geôle de la CPI, aujourd´hui, la situation est presque similaire avec la deuxième force politique d´après les urnes, qu´est l´UDPS. Ce parti aussi est devenu otage des caprices de son Président, M. Etienne Tshisekedi. Je sais, comme avec mon dernier article intitulé “Et si Kabila n´était pas ce que les combattant congolais pensent de lui ? « Je veux me faire houspiller par les sceptiques fanatiques du Sphinx de Limeté. Mais cela vaut la peine car il n´y a que Dieu qui est parfait. Et, le leader maximo n´est pas un « dieu  » exempt à la critique surtout lorsque celle-ci est constructive. 33 députés de L´UDPS sont manumilitari exclus du parti sans qu´on ait le temps d´écouter leurs explications concernant leur choix de siéger au Parlement. L´on dit qu´ils ont trahi le parti et Tshisekedi sans même tenir compte de leurs électeurs voire du peuple qui les a choisi. L´on nous renseigne qu´à l´UDPS, la voix de M. Tshisekedi vient de ce que l´on entend et ce que l´on entend vient de lui, ses paroles et décisions ne font pas l´objet d´un débat, d´une discussion, elles sont carrément irrévocables. Niet. Le chef a décidé, fini pas de recours, pas de convocation d´une commission disciplinaire. Le chef a toujours raison, il ne se trompe jamais. Lui et le parti font un, le parti lui appartient. Tout celui qui a un avis contraire au chef est qualifié de traître sans ménagement. Mais voyons, comment appelez-vous ce comportement du chef ?

C´est de la démocratie ou la dictature ? Il n ´y a que deux possibilités. Ou alors, inventons une démocratie à la congolaise où la voix de nos chefs des partis sera paroles d´évangile. Même au sein de l´église, le Christ appelle les chrétiens à sonder les écritures de manière à ne pas être les bénis oui-oui pour suivre n´importe quel pasteur ou serviteur de Dieu qui s´en écarterait dans l´interprétation de la parole sainte. Oui, à l´UDPS, le congrès, les statuts et le règlement d´ordre intérieur sont un, ils sont dans l´esprit et l´agissement du Chef suprême qui n´écoute que son aura.

En outre, comme le Chef n´est pas devenu Président de la République, tout doit s´arrêter, tous ceux de l´opposition qui veulent siéger aux institutions de la République sont devenus des traîtres. Le peuple congolais doit se rappeler de l´époque du Maréchal Mobutu, époque que lui-même Tshisekedi avec ses 12 compatriotes formant le groupe des irréductibles 13 parlementaires du Parti-État, ont bravé la peur en confrontant M. Mobutu face à face. Ils ont été à la base de la date historique du 24 avril 1990, date où M. Mobutu a reconnu le multipartisme tandis que dans ses meetings emphatiques, il ne cessait de clamer Mokonzi bo moko, parti bo moko. MPR-Parti-État. Il jurait: Moi vivant, il n´y aura qu´un seul parti, le MPR en RDC, ex-Zaire.

A mon humble avis, notre parlement actuel a 10 fois plus ce nombre de 13 comme fut à l´époque de M. Mobutu. Dire aux gens que le parlement sera une caisse de résonance de Kabila serait minimiser toutes les personnalités politiques de l´opposition qui y siégeraient. Au contraire, il n´y a jamais eu 2 sans 1 et 13 sans 10, si 13 parlementaires dignes et patriotes ont fait trembler M. Mobutu à combien plus forte raison ne le feront pas les 130 députés de l´opposition face à M. Kabila ? Si Tshisekedi comme il se raconte, nommera son gouvernement à lui, donc ne reconnaît pas ce gouvernement, tant mieux. Du moins que l´opposition institutionnelle, celle issue des urnes, s´organise pour trouver un chef de file afin de former une vraie opposition républicaine. Or, en se basant sur les résultats des élections, bien que le MLC ait plus des députés que l´UNC, à l´absence de M. Bemba, le leader de l´UNC, M. Vital Kamerhe qui est arrivé troisième à la présidentielle a des atouts pour organiser cette opposition républicaine.

Que du temps perdu dans les querelles intestines et le manque d´esprit de consensus. Ainsi, petit à petit, la mandature actuelle ressemblera à la mandature précédente, c´est à dire, sans un vrai chef de file de l´opposition. Ce qui est triste, M. Tshisekedi ne reconnaît pas les législatives mais reconnaît uniquement la présidentielle qui lui a donné la victoire. Pourtant, les deux élections étaient organisées simultanément. Comme qui dirait, les irrégularités n´étaient qu´aux législatives. Pire, certains députés élus, bien qu´acceptant de siéger au Parlement, une des institutions de la République dont M. Kabila fut proclamé Président, déclarent la main sur le cœur que pour eux, leur Président c´est toujours Tshisekedi ! Quelle confusion ? Dans ce cas, qu´ils attendent le Parlement qui sera institué par le gouvernement Tshisekedi, en sus, avec quelle crédibilité et incidence ?

Quoi qu´on se le dise, cela va de l´avenir de ce grand parti qu´est L´UDPS et de toute l´opposition congolaise. Mine de rien, la posture du Président de ce parti, chamboule tout et cela fait désordre. Que ça soit du côté du pouvoir tant du côté de l´opposition, il joue le trouble-fête. Un match de football se termine mais une bataille politique ne se termine jamais ! Le match des élections s´est déjà clôturé, ce, malgré l´injustice de l´arbitre. L´équipe UDPS doit être comme une équipe corporative de Football, c´est dire, elle doit se concentrer sur les prochaines échéances électorales comme les sénatoriales, les municipales et les locales au lieu de se résigner et se recroqueviller sur elle-même parce que la fonction du Président de la République a échappé à son Président. En politique, il faut savoir attendre son tour et son destin. Mitterrand en sait quelque chose pour sa patience et sa ténacité. Dans sa carrière politique, Tshisekedi n´a jamais été candidat président de la république à l´époque de M. Mobutu, 2011 était sa première fois.

S´il trouve qu´il ne peut pas aller à la retraite, il a le plein droit de continuer mais en se remettant en cause pour se poser la question pourquoi malgré le soutien total du peuple, l´occident ne l´a pas soutenu ?En plus, qu´il s´attelle à démocratiser son parti et, au besoin, choisir son dauphin qui au cas de son indisponibilité, continuera son œuvre. Ce qui est difficile dans le cas de nos partis en RDC qui ne sont pas loin des biens privés de leurs Présidents fondateurs. Oui, la vérité blesse mais elle affranchit pour le bien tandis que le mensonge conduit vers l´abîme. La vérité étant similaire au bien et le mensonge au mal, dans la vie, nous n´avons que ces deux choix, pas plus. Qui dit mieux ?

JP-Vununu

Les Congolais veulent maintenant une indépendance réelle

29 Jan

Les Congolais veulent maintenant une indépendance réelle

Discours du Roi des Belges Léopold II devant les missionnaires se rendant au Congo

http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=viVLV8YIpZA

C’est honteux de soutenir un candidat tricheur et de prétendre qu’après des fraudes électorales à grande échelle l’ordre d’arrivée ne change rien.

 Tout le monde connaît la vérité sur les élections du 28 novembre 2011 en RD Congo mais chaque Etat occidental qui vit sur le dos de notre pays, en particulier la Belgique, ne voit que ses intérêts immédiats. Devant l’indifférence généralisée, il appartient aux Congolais d’agir et de trouver la solution pour l’avenir de notre pays, car il n’y a rien à attendre de la « communauté internationale » qui a soutenu la colonisation du roi des Belges, Léopold II, pendant que ce dernier coupait les bras des travailleurs indigènes, qui a contribué à l’assassinat de Lumumba, qui a soutenu le coup d’Etat de Mobutu et son pouvoir tyrannique. C’est encore cette même « communauté internationale » qui a encouragé l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, qui a écarté Jean-Pierre Bemba du pouvoir en l’envoyant à la CPI afin de piller librement le Congo. Elle a ouvertement soutenu Joseph « Kabila », son pouvoir tyrannique et ses fraudes électorales en 2006 et 2011. Depuis l’époque coloniale, le mobile a toujours été le même : piller les ressources naturelles du Congo avec la complicité des Congolais cupides et enclins à l’enrichissement facile, rapide et illicite. La « communauté internationale » va à l’encontre des principes qui fondent son existence. Elle est allée combattre le pouvoir de Saddam Hussein sous prétexte de lutter contre le mal, c’est-à-dire son pouvoir tyrannique, là où en réalité elle ne visait que le pétrole de ce pays ; elle a mené une guerre atroce contre Laurent Gbagbo sous prétexte qu’il a organisé des fraudes électorales pour se maintenir au pouvoir, alors que la France ne visait que le contrôle de l’économie ivoirienne pour lutter contre sa propre crise financière. Au Congo, cette même « communauté internationale » soutient le maintien au pouvoir de l’homme pour qui la tricherie électorale a été organisée. En ne défendant pas les valeurs démocratiques au Congo, elle vient de se discréditer et aucun Etat du tiers-monde ne croira à sa mission prétendument salvatrice. Aujourd’hui, tout le monde sait que l’ONU est partisane, qu’elle ne défend que les intérêts des puissances qui financent son existence. L’essayiste belge, Michel Collon, a très bien expliqué cette réalité dans son livre : « Bush le cyclone », éditions Oser dire, décembre 2005.

 La reconquête du tiers-monde et le retour à l’esprit de l’Empire romain

 L’Empire romain menait la guerre autour des pays voisins mais aussi dans les pays lointains pour s’enrichir et justifier sa puissance. En réalité, le monde n’est jamais sorti de cet esprit de conquête qui pousse tout Etat puissant à conquérir les Etats faibles, dans le but particulier de contrôler les ressources naturelles nécessaires au maintient de la puissance. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la dernière guerre contre l’Irak et la Libye de Kadhafi. Ne pouvant plus officiellement avoir des colonies, les grandes puissances placent astucieusement leurs représentants à la tête de chaque pays conquis. La mondialisation, qui a affaibli les Etats du tiers-monde, facilite le contrôle de l’économie nationale. Là où, pendant le siècle des Lumières, l’on luttait pour la promotion des valeurs démocratiques, les grandes puissances font aujourd’hui la promotion de la violence pour défendre leurs intérêts. Depuis la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle, le monde marche à reculons. En effet, la mondialisation de ce siècle rime avec la volonté de recoloniser les pays faibles du tiers-monde. François Thual a écrit un livre très intéressant sur ce sujet qui mérite d’être porté à la connaissance des victimes. Il s’agit de « La planète émiettée », Paris, éditions Arléa, avril 2002.

 Il y a deux camps en Belgique

 Dans sa politique étrangère, la Belgique a toujours été divisée en deux camps : celui des royalistes qui a longtemps vécu sur le dos du Congo, en extorquant ses ressources naturelles et en méprisant l’homme noir (congolais) et celui des progressistes. Dans la lignée des progressistes, il y avait un homme comme Jean Stengers qui a rendu témoignage de l’exploitation du Congo sous le roi des Belges Léopold II, dans un livre magnifique malheureusement ignoré par les Congolais. Il s’agit de « Congo. Mythes et réalités », éditions Duculot, mars 1989. Ce livre fait écho à un autre écrit par l’Américain Adam Hochschild, « Les fantômes du Roi Léopold. Un holocauste oublié », Paris, éditions Belfond, 1998. Aujourd’hui, le député MLD, Laurent Louis inscrit sa lutte politique dans la même lignée des progressistes qui, jadis s’opposaient, en Belgique, à la politique de Léopold II au Congo. La journaliste du Soir, Colette Braeckmann appartient au camp des royalistes qui ont toujours méprisé les Congolais. Il suffit de relire ses publications et ses articles pour s’en convaincre. Non seulement elle se contredit régulièrement mais pire elle change de camp sans état d’âme comme elle change ses habits. Alors qu’elle nous disait que la mère de Joseph « Kabila » est tutsi, elle a ensuite changé pour lui coller une mère congolaise en la personne de Mme Sifa, alors que tous les Congolais savent que cette dame n’a jamais porté Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, dans son ventre. Après avoir raconté dans de ses livres qu’aussitôt arrivé sur le sol congolais, Joseph « Kabila » s’intéressait plus aux jeunes filles et à l’extraction des minerais dans le Kasaï où il a clandestinement acquis quelques filons, Colette Braeckmann cherche aujourd’hui à faire croire aux Congolais que Joseph a été majoritairement élu par ces derniers.

Les royalistes sont majoritaires par rapport aux progressistes

En Belgique, les royalistes sont majoritaires et les progressistes sont minoritaires. Ceux-là, ayant pris goût à piller le Congo, depuis leurs grands-parents, ne peuvent pas concevoir un Congo libre qui volerait de ses propres ailes. Voilà pour quelle raison, le malheur du Congo vient avant tout de la Belgique. En effet, depuis l’époque coloniale, la Belgique a toujours été ingrate à l’égard du Congo. Elle n’a jamais officiellement reconnu les efforts du Congo dans l’enrichissement de la Belgique. Vu de la Belgique, la République démocratique du Congo est encore une colonie et Joseph « Kabila » n’est qu’un simple représentant du pouvoir colonial belge. Ce n’est pas moi qui le dis mais un député belge, Laurent Louis, pour le citer. Son indignation peut être écoutée en cliquant sur le lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=TSwMoNFQmJU

Il ne faut rien attendre de bon de la Belgique qui a infligé des souffrances horribles aux Congolais, qui a coupé les bras des indigènes quand ils ne rapportaient pas assez de caoutchouc, qui prenait les femmes en otage afin que leurs maris produisent plus, qui brûlait des villages entiers pour asseoir la terreur, qui a imposé des tortures sadiques aux Congolais, qui s’est construite une des plus grandes fortunes du monde sur les dos des pauvres, qui ne cultive qu’une seule idée : piller le Congo, qui n’a jamais osé demander pardon pour le mal qu’elle a fait aux nègres. Que peut-on encore attendre d’un tel pays ? RIEN.

Aussi longtemps que les Congolais ne prendront pas conscience et ne réagiront pas contre la mainmise de la Belgique sur le Congo, les descendants du roi Léopold II continueront à considérer le Congo comme leur colonie, malgré l’étiquette d’indépendance que notre pays a acquise le 30 juin 1960.

 Mme Colette Braeckmann travaille pour son pays et pour gagner son pain

 Si la journaliste belge de « Le Soir » a reconnu les fraudes, elle refuse la logique de sanctionner le tricheur parce qu’elle a déjà choisi son camp, celui qui correspond à ses intérêts et à ceux de son pays. Son choix pose problème en matière d’éthique. Mais, comme dit l’adage, on ne parle pas la bouche pleine ! Voilà pour quelle raison nous ne devons pas être naïfs et ne devons plus nous laisser convaincre par tout ce qu’elle écrit. Si on lui enlève le Congo, elle n’aura plus de travail.

Les Congolais doivent savoir une fois pour toutes que Colette Braeckmann ne travaille pas pour le Congo mais pour la Belgique qui est son pays. Sa mission principale est de distraire les Congolais en les mettant sur de mauvaises pistes dans le but de retarder le décollage économique du Congo et de créer des problèmes là où il n’y a pas afin que des conflits perdurent et cassent le rythme de développement de notre pays, car un Congo en conflit est plus intéressant pour la Belgique et pour les grandes entreprises internationales plutôt qu’un Congo en paix, un Congo qui se développe et où elles n’auront plus grand chose à dire. Dans le premier cas, les prix des minerais ne sont pas négociés tandis que dans le second cas, les prix sont fixés par l’Etat congolais. Pour éviter toute forme de négociation qui tendrait à réduire leur marge bénéficiaire, la Belgique et les grandes entreprises internationales, s’appuyant sur le travail des journalistes, comme celui accompli par Colette Braeckmann, torpillent l’avenir du Congo. Nous avons tendance à ignorer sinon à oublier cette démarche subtile des Etats puissants. Notre compatriote, Serge Gontcho a trouvé les mots justes pour qualifier l’attitude partisane et mesquine de Colette Braeckmann. Il a écrit : « Il est vrai que vous êtes pro Kabila. Pour moi, c’est votre droit, car il y a des journalistes de droite et de gauche, même chez vous en Occident. Et donc, en tant que journaliste proche du pouvoir, il n’est pas étonnant que vous péchiez avec la logique subtilement, l’essentiel pour vous étant de passer votre message. Voici en effet ce que vous écrivez :

Cependant, aucune de ces missions d’observation n’a remis en cause « l’ordre d’arrivée des candidats », ce qui signifie que M. Kabila aurait obtenu davantage de votes que son challenger immédiat M. Tshisekedi. Cela fait de lui, arithmétiquement, le vainqueur des élections présidentielles.

« Votre conclusion en rouge, visiblement tiré par les cheveux, est une faute de logique manifeste et jette le doute sur votre honnêteté. Seul un recomptage de voix aurait permis d’affirmer avec précision qui a gagné, mais le fait certain est qu’il y a eu tricherie à grande échelle. Là où les observateurs ont gardé silence, vous vous avez fait une AFFIRMATION, comme un avocat.

« L’autre point faible de votre argumentation est le fait de placer sur le même pied l’organisateur de la tricherie (le pouvoir) et les victimes de celle-ci, qui sont en légitime défense en quelque sorte. Vous ne leur accordez aucune circonstance atténuante dans leur violence, mais vous en trouvez pour le pouvoir armé.

« Quant à votre affirmation selon laquelle l’opposition unie autour d’un seul candidat aurait eu plus de chance, elle ne sert qu’à dédouaner votre camp, car elle n’explique pas pourquoi Kamerhe a eu si peu de voix dans son fief, ni Tshisekedi dans le sien. Elle n’explique pas non plus les 100 % de voix sur 100,1 % de votants dans les fiefs de Joseph Kabila.

« Je pense que ces quelques points, parmi beaucoup, suffiront à vous convaincre vous-même de votre penchant pour Joseph Kabila (je répète, c’est votre droit), au cas où vous essayeriez de vous mentir à vous-même ».

Sous un angle complètement opposé à Colette Braeckmann, Marie-France Cros n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. Dans un article mis en ligne le 28 janvier 2012, elle écrit : « Pour l’essentiel des observateurs, c’est un fait : les élections du 28 novembre au Congo ont été maculées de tant d’irrégularités qu’ELLES N’ONT PAS DE LEGITIMITE. Le ministre belge des Affaires étrangères est le seul à soutenir qu’elles « n’ont pas changé l’ordre d’arrivée » à la présidentielle : avec 3 millions de voix d’écart officiel entre les deux hommes, mais 3,6 millions de doubles enregistrements d’électeurs, 1,6 millions de bulletins disparus et des transferts frauduleux de voix de Tshisekedi ou Kamerhe sur les totaux de Kabila, il a du mal à faire partager sa position ».

En effet, par leur prise de position délibérée, le Premier ministre belge, le Ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel et Colette Braeckmann, méprisent le choix que les Congolais, dans leur majorité, ont porté sur la personne de M. Etienne Tshisekedi. Comment comprendre que les royalistes belges refusent de se désintéresser du Congo comme un enfant qui refuse de quitter les seins de sa mère alors que les Congolais ne se mêlent pas des problèmes de la Belgique qui peine à se donner un Etat stable ? Pourtant, la capitale de l’Europe qui prône la démocratie se trouve sur ce territoire. Comme les royalistes belges, Colette Braeckmann a un esprit colonialiste. Elle redoute la stabilité du Congo et le développement de notre pays car cela entraînera in fine l’appauvrissement de la Belgique et probablement sa disparition comme Etat.

La Belgique, qui n’a jamais eu un Etat stable (a no man’s land), a créé au Congo un autre Etat instable afin de faciliter le pillage de l’économie de notre pays. Ainsi, des entreprises mafieuses belges, en coopération avec d’autres entreprises internationales mafieuses, s’entendent sur le dos des Congolais pour extraire à leur profit, partout où elles le peuvent, les minerais du sous-sol congolais.

Depuis l’époque coloniale, à aucun moment de notre Histoire la fameuse « communauté internationale » a pris position en faveur du Congo. Est-il vraiment permis de penser qu’elle le fera demain ? La réponse est NON. Il est donc grand temps de redéfinir nos relations bilatérales avec la Belgique. Nous devons désormais décider nous-mêmes de notre propre avenir sans une intervention extérieure. C’est cela être indépendant et souverain. A chaque fois, lorsque nous nous ressaisissons pour définir notre avenir commun, l’extérieur s’organise pour interrompre la machine en marche en nous imposant ses hommes. L’Occident l’a fait en 1960, en 1965, en 1997, en 2001, en 2006 et 2011. Il faut que la mainmise occidentale prenne fin pour faire place à l’engagement des Congolais eux-mêmes. Après cinquante ans d’exploitation éhontée, nous voulons maintenant notre indépendance définitive.

 M. Etienne Tshisekedi est emprisonné alors qu’il n’a commis aucun crime

 Depuis la proclamation des résultats, le Congo est dans une situation d’impasse politique. Mais, pendant ce temps, que se trame-t-il du côté du pouvoir sortant ? Il est permis de penser que les hommes de M. Joseph Kabila sont occupés à former un gouvernement d’union nationale dans lequel ils introduiront les hommes (des nègres payés pour le besoin de la cause) qui se réclamaient hier appartenir à l’opposition, en piochant aussi autour de M. Etienne Tshisekedi afin de l’affaiblir et de le neutraliser. Les hommes autour du président Tshisekedi et les députés élus de l’UDPS vont-ils résister à la corruption du pouvoir et à la tentation des six mille dollars ? Pas très sûr. Le député européen, Louis Michel, l’artisan de la première heure du pouvoir de Joseph « Kabila », jouerait un rôle-clé, en coulisse, dans cette voie qui pourrait ressembler à une nouvelle transition. Le Congo ne pourra-t-il pas sortir de cette logique de transition sans fin, car, depuis 1960, le Congo est toujours en transition ? Il est aussi permis de penser que M. Joseph « Kabila » contacte des pays étrangers pour obtenir de nouveaux soldats étrangers qui viendraient pour contrer la révolte populaire. Il est aussi permis de penser que pendant ce temps de silence, M. Joseph « Kabila » examine les voies et moyens de diviser le Congo, de le plonger dans la rébellion entre le Kivu, le Katanga et le reste du pays, comme les Belges l’ont fait en 1960, après leur échec. Enfin, il est également permis de penser qu’il examine sérieusement la possibilité de fuir le Congo pour échapper à la CPI et à la vindicte publique. Entre-temps, M. Etienne Tshisekedi est toujours « emprisonné » chez lui afin de solliciter ses serfs sinon de le pousser à la mort, et le monde « civilisé » ne dit rien, exactement comme dans le scénario de Lumumba avec les casques bleus. Celui-ci est privé de la liberté de ses mouvements alors qu’il n’a pas commis de crime. Pour quelle raison, le pouvoir de M. Joseph « Kabila » n’a-t-il jamais encerclé MM. Nkunda Batware Mihigo et Bosco Ntaganda alors que ces deux derniers sont poursuivis par la CPI ? Qu’on rende la liberté à l’élu du peuple, M. Etienne Tshisekedi !

 Chers compatriotes

 Ne rêvons plus, n’évoquons plus la « communauté internationale » pour construire notre avenir, agissons plutôt. Devenons majeurs et responsables. La fameuse « communauté internationale » ne nous assistera jamais, elle continuera plutôt à nous exploiter car notre pays est trop riche. Sortons de toutes nos illusions et inscrivons notre lutte dans la logique de « légitime défense » que notre plate-forme a choisie depuis sa création (se référer à l’adresse du CLD : www.congolegitimedefense.org

Montrons au reste du monde que le Congo est avant tout à nous ses occupants et ses habitants. Le destin du Congo doit dépendra de nous, ce n’est pas une responsabilité de la fameuse « communauté internationale » qui n’est qu’une nébuleuse.

Peuple congolais, il n’y a aucun pays au monde qui a construit sa souveraineté et a fait respecter son intégrité territoriale (frontières) sans au préalable former une armée nationale forte : Allemagne face à la France (sous Bismarck), Etats-Unis face à la Grande-Bretagne, Brésil face aux Etats-Unis, Chine face au Japon, etc. Pour le dire avec d’autres mots, l’Histoire ne retient aucun exemple d’un pays riche en ressources naturelles qui a fait respecter ses frontières et ses richesses du sol et du sous-sol sans, avoir au préalable, construit une armée forte. La politique est avant tout une question des rapports de force. Il faut certes savoir user de cette force. Mais cela est une autre question.

Le jour où le Congo aura une armée digne de son nom, où nous serons capables d’assurer la sécurité le long de nos frontières et notre souveraineté, le monde entier, c’est-à-dire cette fameuse « communauté internationale », nous respectera ; autrement le Congo sera toujours une colonie belge à défaut d’être une colonie ouverte aux grandes puissances.

Si nous ne faisons rien aujourd’hui, si nous ne saisissons pas cette opportunité pour affirmer notre indépendance, le Congo nous échappera pendant longtemps et nous serons gouvernés par des Tutsi qui occuperont, sans sourciller, tous les camps militaires et les postes les plus importants dans la sécurité, les services de renseignement et la diplomatie.

Peuple congolais : réveillons-nous, ne rêvons plus. Notre pays est en danger, il va à vau-l’eau. L’heure est donc à l’action pour défendre l’avenir de notre pays. Que chacun de nous agisse partout où il se trouve et selon les moyens dont il dispose.

Soyons fiers de notre pays et aimons-le de tout notre coeur. Il doit être notre plus grand amour de vie.

 Fweley Diangitukwa

Politologue et Président du CLD (Le Congo en légitime défense)

http://www.congolegitimedefense.org
http://www.fweley.wordpress.com