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Vient de paraître : Fweley Diangitukwa, « Le rôle du leader dans l’organisation »

7 Août

Titre : Le rôle du leader dans l’organisation

Auteur : Fweley Diangitukwa, docteur en sciences économiques et sociales, mention : science politique de l’Université de Genève, est professeur de science politique à l’Université Omar Bongo de Libreville au Gabon et visiteur à l’Université panafricaine de Yaoundé II- Soa. Il est l’auteur de plusieurs publications et articles scientifiques qui l’ont fait connaître.

Éditeur : Éditions Universitaires Européennes (EUE)

Nombre de pages : 692 pages

Numéro ISBN : 978-3-8473-8944-6

Prix :98.90 € euros

Pour commander :

Mme Florence Perin
f.perin@editions-ue.com
ÉDITIONS UNIVERSITAIRES EUROPÉENNES
Bahnhofstraße 28

D-66111 Saarbrücken
Germany (Allemagne)

Résumé :

La question de leadership est récurrente dans la plupart des pays, particulièrement dans les pays africains où il suffit souvent de changer la manière de gouverner l’État ou de diriger l’entreprise pour que l’économie décolle. Pour résoudre ce problème, il devient urgent que les citoyens ou les employés placent des femmes et des hommes compétents – de vrais leaders et de vrais managers – à la tête des États et des entreprises.

Décrire le rôle du leader dans l’organisation est une tâche fastidieuse et ardue car ce rôle est mouvant, concurrentiel et surtout incertain, dans l’espace et dans le temps. Il dépend étroitement des circonstances et de l’environnement. Dans cette matière, la compréhension la plus poussée ne peut se faire sans approches théoriques. D’où la nécessité de faire appel non à une théorie mais à des théories des organisations pour mieux comprendre le leadership et le management. En réalité, pour parvenir à bien décrire le rôle du leader dans l’organisation, il faut faire appel à plusieurs disciplines des sciences de gestion, des sciences économiques, sociales, humaines, notamment l’économie, la science politique, la sociologie des organisations et la psychologie.

Les leaders et les managers jouent un rôle important dans le processus de prise de décision. D’où également la nécessité de recourir à l’analyse descriptive du leadership et du management.

Nous observons régulièrement les leaders lorsqu’ils agissent mais nous ignorons souvent leurs modes de raisonnement qui permettent de mieux comprendre les décisions qu’ils prennent et leurs stratégies de communication dans les ensembles organisés. Grâce à l’apport de l’organisation, le leader devient plus efficace et, à son tour, l’organisation s’améliore grâce à la vision du leader qui la pilote.

Ce livre est une réponse à la question préoccupation de leadership et de management. Il décrit les contours des organisations et la place qu’occupent les leaders et les managers qui assurent leur fonctionnement. Il souligne aussi les forces et les faiblesses des organisations afin de comprendre la portée et la fragilité des décisions stratégiques prises par les leaders ainsi que l’influence de l’environnement dans le changement organisationnel. Il est un outil indispensable à tout dirigeant qui cherche à optimiser son leadership, aux chercheurs et aux étudiants qui cherchent à meubler leur culture.

Allocution d’introduction à la conférence publique de M. Martin Fayulu, député à l’Assemblée nationale sur la liste de l’opposition institutionnelle et membre de la plate-forme : « Sauvons la RDC »

31 Mar

Allocution prononcée par Fweley Diangitukwa avant la conférence publique de M. Martin Fayulu, député à l’Assemblée nationale sur la liste de l’opposition institutionnelle et membre de la plate-forme : « Sauvons la RDC »

Lausanne le 1er mars 2015

Un vrai leader sait que le vrai changement dans une communauté ou dans une nation commence par son propre changement intérieur. Le leader qui comprend combien il est difficile de changer sa perception du monde mesure aisément le défi qu’il affrontera en amenant les autres à changer et à le suivre. Le changement intérieur est le premier test dans la voie qui mène à devenir un leader efficace. Celui qui se destine à guider ses semblables doit apprendre à se contrôler lui-même car, sans ce contrôle individuel, il est impossible de contrôler les autres et de les conduire.

Le leadership ressemble à un voyage. Avant le départ, le voyageur doit savoir où il va et comment il entreprendra son voyage, c’est-à-dire le chemin à suivre. Le leader n’ira pas loin si lui-même n’a jamais entrevu, dans sa pensée, le chemin à parcourir jusqu’à la destination finale.

L’homme organisé qui a un contrôle sur lui-même a un réel pouvoir car il ne se laisse pas perturber par les événements extérieurs. Il connaît clairement ses priorités et les priorités du peuple. Il ne s’écarte jamais d’elles.

Le leader ne cherche pas à résoudre le problème à la place de son peuple mais il s’emploie à trouver les solutions en étant avec le peuple ou avec les personnes pour lesquelles il travaille. Dans cette voie, il doit tout le temps créer et maintenir une attitude positive. Cette conduite est importante pour le moral et le bénéfice des gens pour lesquels il joue le rôle de leader. En toute circonstance, il doit être un exemple sinon un modèle pour tous ceux qui le suivent. C’est lorsqu’un homme prend conscience du degré des responsabilités au sein de la société et qu’il accepte de les assumer sans plus se dérober qu’il devient un vrai leader. Dès lors, il porte son attention sur la création d’une vision de ce qu’il accomplira pour sa communauté d’appartenance ou pour sa société. C’est cette vision qui lui procure l’énergie nécessaire dans tout ce qu’il entreprend et le courage de faire face aux différents problèmes qu’il rencontre. Cette vision doit être grande et elle doit aller au-delà de sa propre personne, au-delà de sa vie. Avec une vision, le leader devient un missionnaire et la force de sa conviction se répand progressivement parmi les membres de la foule qui l’accompagne. L’unité dans l’action est essentielle pour permettre au rêve de départ de se réaliser. L’accomplissement de la vision du leader est le résultat de tous les efforts que les personnes impliquées dans l’action apportent.

Nous Congolais souhaitons que vous soyez de cette catégorie de leaders qui sortent le peuple de la caverne en lui montrant le bon chemin à suivre pour qu’il quitte définitivement le mental d’esclavage et de dominé.

Avec vous et de tout cœur, je dis : vive le Congo de Kimbangu et de Lumumba. Un Congo libre, riche, souverain et prospère. Sur ces mots, je vous cède la parole. Nos oreilles sont maintenant avec vous.

Fweley Diangitukwa

M. Joseph Kabila fait honte à la RDC et à l’Afrique tout entière

29 Nov

Par Fweley Diangitukwa

M. Joseph Kabila n’est pas un grand homme et il ne le sera jamais alors qu’il est à la tête d’un grand pays et qu’il a un immense pouvoir. Il n’est pas un grand homme politique et il ne le sera jamais parce qu’il lui manque une chose importante : le génie qui fait d’un dirigeant un leader qui fascine des foules entières, comme Mandela, Obama, etc.

Au lieu de séduire le peuple congolais qui l’a accueilli en 1996 en venant du Rwanda dans les bagages de l’AFDL, il passe son temps à mentir (diplôme obtenu dans une université américaine qui n’a pas pignon sur rue), à tricher (fraudes électorales en 2006 et 2011), à corrompre (CEI, CENi et CSJ), à terroriser tout un pays (de l’Est à l’Ouest), à humilier de paisibles citoyens et toute la race noire. S’il y a un qualificatif qui doit lui convenir, c’est bien celui de « génie du mal ».

M. Joseph Kabila n’est pas un grand homme et il ne le sera jamais car son bilan à la tête de l’Etat est largement négatif. Les Congolais, qui ont été décimés (plus de six millions de morts), tués, assassinés, massacrés, emprisonnés, violés, violentés, humiliés, blessés dans leur dignité, n’accorderont jamais une quelconque grandeur à l’homme qui incarne leur mal.

Avec M. Joseph Kabila à la tête de l’Etat, les Congolais vivent une expérience directe de la médiocrité semblable à l’expérience macabre vécue sous Léopold II qui coupa les bras des Congolais et massacra plus de dix millions de nôtres pour son enrichissement personnel. Non seulement M. Joseph Kabila est incompétent en tant que chef d’Etat mais il est aussi médiocre en tant qu’orateur. A part la cruauté et la traîtrise, l’homme n’a aucune qualité qui puisse attirer l’attention sur lui et susciter de l’admiration. Sur le plan oratoire, sa voix a un ton désagréable qui sonne faux dans les oreilles. Il est desservi par une langue non encore maîtrisée malgré le nombre d’années de pratique, soit quinze ans (de 1997 à 2012). Son anglais n’est ni académique ni raffiné. Lorsqu’il ne lit pas un texte officiel rédigé par des professionnels de la communication, son discours reste plat et sans grand intérêt.

Taciturne à souhait et méprisant comme s’il ignorait complètement les exigences de la fonction présidentielle. Dès qu’il parle en public, il n’arrête pas d’évoquer les « forces négatives » pour désigner – sans les nommer – les FDLR, c’est-à-dire les Hutu vivant à l’Est du Congo, non loin de la frontière avec le Rwanda. En agissant ainsi, il ne s’est jamais rendu compte qu’il rappelle régulièrement ses origines tutsi et la haine viscérale que manifestent les Tutsi envers les Hutu qu’ils accusent de tous les maux et qu’ils prennent sans distinction d’âge et de sexe pour des FDLR.

Ceux qui le suivent l’applaudissent sans conviction pour se maintenir au pouvoir et profiter de son incompétence.

Avec M. Joseph Kabila à la tête de l’Etat, le Congo est entré dans une sorte de course à l’abîme, la fièvre de partition succédant à la rage de destruction massive. La RDC n’avance plus, elle recule dans les ténèbres abyssales. Comment, Congolais lucides que nous sommes, avons-nous permis cela ?

La question qui mérite d’être maintenant posée et qui reste hélas sans réponse est celle de savoir comment sommes-nous en arrivés là et comment un homme sans charisme, dépourvu des qualités de leader parvient-il à dominer tout un peuple et à survivre à la tête de l’Etat sans ni convaincre ni séduire ni drainer des foules ?

En tout cas, M. Joseph Kabila n’a jamais suscité une adhésion populaire à sa personne et à sa politique rétrograde. A la place de l’enthousiasme qu’exprime un peuple envers son chef, c’est le mépris que les Congolais ont à son endroit. S’il y a un homme dans l’Histoire qui peut lui ressembler, c’est assurément Joseph Staline qui était, comme lui, sans charisme et plein de terreur. Joseph Staline était le produit d’un système : la bureaucratie communiste qui précéda son accession au pouvoir et qui survécut après sa mort. M. Joseph Kabila est aussi le produit d’un système. L’AFDL, le CPP (Congo pasi na pasi) et le soutien ougando-rwandais qui servent de soubassement à son pouvoir sont antérieurs à sa prise du pouvoir.

Quatre principaux objectifs étaient poursuivis en déclenchant l’actuelle guerre : a) détourner l’attention des Congolais afin qu’ils cessent de parler de fraudes électorales (et considérer M. Joseph Kabila comme celui qui aura mis fin à la guerre à l’Est – un héros en quelque sorte mais c’est raté), b) faire disparaître définitivement Bosco Ntaganda de la scène (il doit déjà être au Rwanda), c) faire entrer plus de Rwandais au Congo et enfin d) contraindre les Congolais à négocier publiquement avec les agresseurs en leur accordant des postes politiques (les accords de mars 2009 ont permis de verser des soldats rwandais dans l’armée nationale congolaise, il est maintenant question de verser les officiers et les acteurs politiques dans des postes politiques comme cela s’était passé à Sun City, en Afrique du Sud avec les Ruberwa et consorts). Ce sont des enjeux que les Congolais ne doivent pas ignorer.

Cette guerre est un piège à cons dans lequel les Congolais ne doivent pas tomber. Une guerre inutile menée pour contraindre les Congolais à accepter ceux qui la mènent. M. Joseph Kabila et ses commanditaires connaissaient l’issue de cette guerre. N’a-t-il pas cherché à faire disparaître définitivement Bosco Ntaganda afin qu’il échappe à son arrestation ? Qui sont dupes et qui sont dupés ? L’Américain Randolph Bourne nous rappelle que « la santé de l’Etat, c’est la guerre »[1].

Après tant de souffrance, le peuple congolais doit mettre fin à sa misère. L’aventure d’un homme sans qualités requises pour diriger un grand Etat comme la RDC bourré de femmes et d’hommes bien formés a montré ses limites. Que l’heure vienne de donner la chance à un homme plein de charisme qui ouvrira les portes d’un futur commun plus beau qu’avant, comme l’ont voulu les Pères de notre indépendance. Ne nous laissons plus prendre au piège de ceux qui tiennent un discours populiste, démagogique pour résoudre leur conflit avec le pouvoir de M. Joseph Kabila.

Peuple congolais, le danger est devant nous, il faut dès à présent écarter celui qui l’incarne afin que la paix revienne au pays de Kimbangu, Kasa-Vubu et Lumumba.

M. Joseph Kabila fait honte à la RDC et à l’Afrique tout entière, à part le Rwanda et l’Ouganda qui sont les parrains directs de son pouvoir.

 Fweley Diangitukwa

http://www.fweley.wordpress.com

29 novembre 2012


[1] Randolph Bourne,  La santé de l’Etat, c’est la guerre, éditions Le passager clandestin, 2012, p. 42, 45, 58. Présentation de Jean Bricmont.