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Pour comprendre le nouvel Appel de M. Muanda Nsemi

17 Août

Pour comprendre le nouvel Appel de M. Muanda Nsemi

Dans son allocution, via une vidéo qui circule sur Internet, le député Muanda Nsemi parle au pluriel : « ya mbala oyo, to marquer quatre buts po to gagner ». Il s’adresse non pas aux Bakongo mais au « peuple congolais », « bandeko ba ngayi ». S’adressant aux soldats, il dit : « ya mbala oyo, na match retour, na sengi na bino, bo balola minduki na bino contre Hyppolite Kanambe, soki bosali yango, toko pardonner bino, mais soki bobaloli yango te, … peuple congolais a ko se souvenir na bino ». Et voici son message le plus fort. En s’adressant aux Congolais de toutes les provinces, il dit : « Peuple congolais, mes chers compatriotes, na sengi bino, to s’attaquer na Hyppolite Kanambe na ba Rwandais naye ».

Il demande aux Congolais de se répartir les tâches et d’agir de façon complémentaire. Au milieu de son appel, il prend un ton pathétique et utilise le Si conditionnel : « ya mbala oyo, soki ba abbés pe ba évêques ya CENCO, bobimisi ba croyants te… bino bo zali ko retenir peuple etambola te (comme en décembre 2016, c’est nous qui précisons)…

Levons-nous tous et marchons ensemble « po nako bengana Hyppolite Kanambe naba Tutsi rwandais naye ». Son message est général car il s’adresse aux soldats, aux policiers, aux évêques, aux catholiques, aux membres de la CENCO, aux kimbanguistes, aux protestants, etc. en utilisant les mêmes termes patriotiques. Il affirme : « l’indépendance ya 1960 ezuamaki grâce ya kintuadi ». Pour ceux qui ne parlent pas le kikôngo, le terme « kintuadi » signifie « union ». C’est parce que Bolikango avait fait défection et avait rejoint Kasa-Vubu que l’Union était devenue possible, car Lumumba avait finalement rejoint la lutte pour l’indépendance en se rapprochant définitivement de Kasa-Vubu jusqu’à l’accession du pays à l’indépendance. C’est donc le « kintuadi » qui avait ouvert la voie à l’indépendance. Sans l’entêtement des Bakôngo et l’intransigeance de Nzeza Nlandu, Kasa-Vubu, Diomi, Kingotolo, etc. rejoints plus tard par d’autres Congolais venus d’autres régions géographiques, le Congo n’aurait pas obtenu sa souveraineté internationale le 30 juin 1960. Ceci est une réalité que personne ne peut contester.

Nous voici devant les mêmes enjeux sinon devant des enjeux semblables. Qu’allons-nous faire collectivement : nous unir ou nous désunir ? Si le choix est cornélien, souvenons-nous de 1959. Sommes-nous prêts à accepter d’autres massacres au Kongo central, dans le grand Kasaï, dans l’Equateur, d’autres viols des femmes congolaises, d’autres égorgements à Bunia, à Ituri, à Butembo, d’autres emprisonnements des innocents, d’autres humiliations publiques, etc. ? Il est temps de revendiquer la véritable indépendance de notre pays. Il suffit pour cela que TOUS les Kinois et tous les Congolais sortent lundi 21 août 2017 avec un objectif précis : exiger le départ de M. Joseph Kabila qui gouverne la République sans légitimité et sans légalité. C’est l’application de la loi du nombre qui a toujours réussi partout où elle a été utilisée.

L’allocution de Muanda Nsemi n’est pas une expression de la haine ou de la xénophobie, mais un appel aux accents nationalistes pour rétablir l’ordre dans la maison Congo afin que les nouveaux dirigeants respectent la Constitution. Cet appel pathétique est donc une invitation à agir collectivement afin de garantir le succès. En le disant, le député Muanda Nsemi place les Congolais devant un choix : soit nous nous levons tous ensemble pour mettre fin à notre esclavage, soit nous restons à contempler les Bakôngo se soulever seuls et nous resterons collectivement sous domination étrangère via le Rwanda. Le message du député Muanda Nsemi est très clair. De ce fait, il ne doit être ni interprété ni dévié de son contexte pour servir les intérêts du pouvoir en place. Il est temps de nous approprier son message et de nous libérer collectivement contre les occupants de notre pays. Si nous agissons ensemble et gagnons ensemble, il sera plus facile de construire l’avenir et d’imposer la démocratie car ce sera la victoire du peuple et pas celle d’un groupe qui imposera son leader et son parti au peuple. Pour enfoncer un clou, il faut marteler plusieurs fois avec une grande détermination. Approprions-nous le message de Muanda Nsemi et occupons une seconde fois les rues de la capitale le 21 août 2017. Si son combat devient notre combat collectif, la victoire sera certaine.

Dans son message, il dit clairement : « mboka oyo ezali ya biso nyonso » (le Congo appartient à tous les Congolais de souche ». Si le Congo est notre propriété collective, défendons notre partie pour lui éviter une faillite précipitée à cause de l’occupation et du pillage organisé de nos ressources naturelles et humaines.

Il invite les connaisseurs de nos différentes croyances et pratiques à agir pour l’intérêt de la nation afin de nous sortir de la domination, car notre humiliation publique a trop duré.

Le 7 août 2017, les Bakôngo se sont soulevés partout (Kinshasa, Kasangulu, Inkisi, Mbanza-Ngungu, Kimpese, Matadi, Boma, Muanda, Tshiela, partout dans le Kongo central). Malheureusement, les autres ethnies du Congo n’ont pas emboité le pas aux Bakôngo. Pour la journée du 21 août 2017, le député Muanda Nsemi dit : « Ya mbala oyo, na sengi : trois millions ya ba Congolais ba telema ». Pour exhorter les Congolais à se lever, il utilise un conditionnel : « soki (=si) botelemi te, eke botikeli misala nyonso na Bakôngo, biso toko senga indépendance ya Kongo Central. Biso toko longua na biso na RDC, toko tikela bino mboka na bino ». C’est à ce niveau crucial de son allocution que le député Muanda Nsemi n’a pas été compris par ceux qui ne maîtrisent pas l’analyse du discours et qui ont oublié que Muanda Nsemi a construit sa réflexion en s’appuyant sur une hypothèse solide, en postulant : « C’est en nous mettant ensemble que nous parviendrons à chasser Hyppolite Kanambe ». S’il est suivi et si les Congolais dans leur ensemble parviennent à se libérer de la domination rwandaise, sa deuxième hypothèse (Biso toko longua na biso na RDC, toko tikela bino mboka na bino) devient automatiquement inopérante. Il s’agit donc d’une simple menace qui sert à contrôler l’opérationnalité ou le succès de l’hypothèse principale. Lorsqu’on a bien compris cela, toute interprétation négative de son allocution devient désuète ou obsolète. Il ne faut pas écouter son message en se limitant ou en restant au premier niveau (superficiel) car son auteur est à la fois simple, direct et profond.

Il conclut en disant, si trois millions de Congolais sortent et manifestent, alors vive la RD Congo. Ces propos renforcent son hypothèse principale et font taire tous ceux qui l’accusent de tribaliste ou de régionaliste (n’oublions pas qu’il a déjà demandé publiquement pardon aux Bangala, Baluba et Baswahili) car, affirme-t-il, le désir des Bakôngo est de demeurer dans la République.

Notons que le député Muanda Nsemi a choisi de s’exprimer en lingala qui est la langue parlée à Kinshasa. Ce choix n’est pas anodin.

Peuple congolais, levons-nous le 21 août 2017 et mettons fin à notre assujettissement. Déjà 14 millions de morts, c’est plus que sous la colonisation de Léopold II qui a fait 10 millions de morts. Alors, s’il vous plaît, il n’est plus possible d’attendre. Libérons-nous le 21 août 2017. Que les militants de l’UDPS, du PALU, du MLC et de tous les partis politiques qui ont pignon sur rue se lèvent et marchent le 21 août 2017. Que TOUS les Congolais se lèvent. Ensemble.

Notre compatriote, professeur au Canada, Augustin Ramazani Bishwende, nous dit : « Notre révolution doit être collective et non ethnique. De ce fait, il revient à tous les Congolais de s’unir pour le départ immédiat et sans condition de Monsieur Joseph Kabila ».

Pour vous laisser convaincre, écoutez :

https://www.youtube.com/watch?v=9y4c_avb194

Fweley Diangitukwa

www.wordpress.com

Le 16 août 2017

Pour comprendre le nouvel Appel de M. Muanda Nsemi

16 Août

Pour comprendre le nouvel Appel de M. Muanda Nsemi

Dans son allocution, via une vidéo qui circule sur Internet, le député Muanda Nsemi parle au pluriel : « ya mbala oyo, to marquer quatre buts po to gagner ». Il s’adresse non pas aux Bakongo mais au « peuple congolais », « bandeko ba ngayi ». S’adressant aux soldats, il dit : « ya mbala oyo, na match retour, na sengi na bino, bo balola minduki na bino contre Hyppolite Kanambe, soki bosali yango, toko pardonner bino, mais soki bobaloli yango te, … peuple congolais a ko se souvenir na bino ». Et voici son message le plus fort. En s’adressant aux Congolais de toutes les provinces, il dit : « Peuple congolais, mes chers compatriotes, na sengi bino, to s’attaquer na Hyppolite Kanambe na ba Rwandais naye ».

Il demande aux Congolais de se répartir les tâches et d’agir de façon complémentaire. Au milieu de son appel, il prend un ton pathétique et utilise le Si conditionnel : « ya mbala oyo, soki ba abbés pe ba évêques ya CENCO, bobimisi ba croyants te… bino bo zali ko retenir peuple etambola te (comme en décembre 2016, c’est nous qui précisons)…

Levons-nous tous et marchons ensemble « po nako bengana Hyppolite Kanambe naba Tutsi rwandais naye ». Son message est général car il s’adresse aux soldats, aux policiers, aux évêques, aux catholiques, aux membres de la CENCO, aux kimbanguistes, aux protestants, etc. en utilisant les mêmes termes patriotiques. Il affirme : « l’indépendance ya 1960 ezuamaki grâce ya kintuadi ». Pour ceux qui ne parlent pas le kikôngo, le terme « kintuadi » signifie « union ». C’est parce que Bolikango avait fait défection et avait rejoint Kasa-Vubu que l’Union était devenue possible, car Lumumba avait finalement rejoint la lutte pour l’indépendance en se rapprochant définitivement de Kasa-Vubu jusqu’à l’accession du pays à l’indépendance. C’est donc le « kintuadi » qui avait ouvert la voie à l’indépendance. Sans l’entêtement des Bakôngo et l’intransigeance de Nzeza Nlandu, Kasa-Vubu, Diomi, Kingotolo, etc. rejoints plus tard par d’autres Congolais venus d’autres régions géographiques, le Congo n’aurait pas obtenu sa souveraineté internationale le 30 juin 1960. Ceci est une réalité que personne ne peut contester.

Nous voici devant les mêmes enjeux sinon devant des enjeux semblables. Qu’allons-nous faire collectivement : nous unir ou nous désunir ? Si le choix est cornélien, souvenons-nous de 1959. Sommes-nous prêts à accepter d’autres massacres aux Kongo central, dans le grand Kasaï, dans l’Equateur, d’autres viols des femmes congolaises, d’autres égorgements à Bunia, à Ituri, à Butembo, d’autres emprisonnements des innocents, d’autres humiliations publiques, etc. ? Il est temps de revendiquer la véritable indépendance de notre pays. Il suffit pour cela que TOUS les Kinois et tous les Congolais sortent lundi 21 août 2017 avec un objectif précis : exiger le départ de M. Joseph Kabila qui gouverne la République sans légitimité et sans légalité. C’est l’application de la loi du nombre qui a toujours réussi partout où elle a été utilisée.

L’allocution de Muanda Nsemi n’est pas une expression de la haine ou de la xénophobie, mais un appel aux accents nationalistes pour rétablir l’ordre dans la maison Congo afin que les nouveaux dirigeants respectent la Constitution. Cet appel pathétique est donc une invitation à agir collectivement afin de garantir le succès. En le disant, le député Muanda Nsemi place les Congolais devant un choix : soit nous nous levons tous ensemble pour mettre fin à notre esclavage, soit nous restons à contempler les Bakôngo se soulever seuls et nous resterons collectivement sous domination étrangère via le Rwanda. Le message du député Muanda Nsemi est très clair. De ce fait, il ne doit être ni interprété ni dévié de son contexte pour servir les intérêts du pouvoir en place. Il est temps de nous approprier son message et de nous libérer collectivement contre les occupants de notre pays. Si nous agissons ensemble et gagnons ensemble, il sera plus facile de construire l’avenir et d’imposer la démocratie car ce sera la victoire du peuple et pas celle d’un groupe qui imposera son leader et son parti au peuple. Pour enfoncer un clou, il faut marteler plusieurs fois avec une grande détermination. Approprions-nous le message de Muanda Nsemi et occupons une seconde fois les rues de la capitale le 21 août 2017. Si son combat devient notre combat collectif, la victoire sera certaine.

Dans son message, il dit clairement : « mboka oyo ezali ya biso nyonso » (le Congo appartient à tous les Congolais de souche ». Si le Congo est notre propriété collective, défendons notre partie pour lui éviter une faillite précipitée à cause de l’occupation et du pillage organisé de nos ressources naturelles et humaines.

Il invite les connaisseurs de nos différentes croyances et pratiques à agir pour l’intérêt de la nation afin de nous sortir de la domination, car notre humiliation publique a trop duré.

Le 7 août 2017, les Bakôngo se sont soulevés partout (Kinshasa, Kasangulu, Inkisi, Mbanza-Ngungu, Kimpese, Matadi, Boma, Muanda, Tshiela, partout dans le Kongo central). Malheureusement, les autres ethnies du Congo n’ont pas emboité le pas aux Bakôngo. Pour la journée du 21 août 2017, le député Muanda Nsemi dit : « Ya mbala oyo, na sengi : trois millions ya ba Congolais ba telema na Kinshasa ». Pour exhorter les Congolais à se lever, il utilise un conditionnel : « soki (=si) botelemi te, eke botikeli misala nyonso na Bakôngo, biso toko senga indépendance ya Kongo Central. Biso toko longua na biso na RDC, toko tikela bino mboka na bino ». C’est à ce niveau crucial de son allocution que le député Muanda Nsemi n’a pas été compris par ceux qui ne maîtrisent pas l’analyse du discours et qui ont oublié que Muanda Nsemi a construit sa réflexion en s’appuyant sur une hypothèse solide, en postulant : « C’est en nous mettant ensemble que nous parviendrons à chasser Hyppolite Kanambe ». S’il est suivi et si les Congolais dans leur ensemble parviennent à se libérer de la domination rwandaise, sa deuxième hypothèse (Biso toko longua na biso na RDC, toko tikela bino mboka na bino) devient automatiquement inopérante. Il s’agit donc d’une simple menace qui sert à imposer la confirmation ou le succès de l’hypothèse principale. Lorsqu’on a bien compris cela, toute interprétation négative de son allocution devient désuète ou obsolète. Il ne faut pas écouter son message en se limitant ou en restant au premier niveau (superficiel) car son auteur est à la fois simple, direct et profond.

Il conclut en disant, si trois millions de Congolais sortent et manifestent, alors vive la RD Congo. Ces propos renforcent son hypothèse principale et font taire tous ceux qui l’accusent de tribaliste ou de régionaliste (n’oublions pas qu’il a déjà demandé publiquement pardon aux Bangala, Baluba et Baswahili) car, affirme-t-il, le désir des Bakôngo est de demeurer dans la République.

Notons que le député Muanda Nsemi a choisi de s’exprimer en lingala qui est la langue parlée à Kinshasa. Ce choix n’est pas anodin.

Peuple congolais, levons-nous le 21 août 2017 et mettons fin à notre assujettissement. Déjà 14 millions de morts, c’est plus que sous la colonisation de Léopold II qui a fait 10 millions de morts. Alors, s’il vous plaît, il n’est plus possible d’attendre. Libérons-nous le 21 août 2017.

Notre compatriote, professeur au Canada, Augustin Ramazani Bishwende nous dit : « Notre révolution doit être collective et non ethnique. De ce fait, il revient à tous les Congolais de s’unir pour le départ immédiat et sans condition de Monsieur Joseph Kabila ».

Pour vous laisser convaincre, écoutez :

https://www.youtube.com/watch?v=9y4c_avb194

Fweley Diangitukwa

www.wordpress.com

Le 16 août 2017

« Il n’est plus permis d’attendre » suite à « L’opération ‘ville morte’ prévue les 8 et 9 août 2017 est inopportune »

2 Août

Il n’est plus permis d’attendre

Je voudrais lever un malentendu, sinon une équivoque, suite à la réaction de mon compatriote et ami, le Dr (psychiatre) Pascal Nzogu Bin Kyantede, qui, en répondant à mon message dans lequel j’ai dit que l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est un mauvais choix car elle est inopportune, c’est-à-dire mal placée, a écrit : « Contrairement à mon ami le professeur Fweley Diangituka, je suis convaincu que, face A UNE DICTATURE VIOLENTE ET PREDATRICE comme celle qu’a mise en place dans notre RDC Joseph Kabila, TOUTES les formes d’actions, non violentes et violentes, désobéissance civile et lutte armée, sont à la fois légitimes ». Je voudrais l’assurer que son raisonnement épouse pleinement le mien car nous disons tous les deux la même chose. Je n’ai pas écrit que l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est inappropriée mais plutôt « inopportune, c’est-à-dire mal placée ». L’action de s’opposer à une dictature solidement installée (voir le contenu de ma dernière publication sur ce thème aux éditions L’Harmattan en février 2017) doit s’inscrire dans la durée. Il est difficile voire impossible d’anéantir une dictature en un seul jour. En pareille situation, l’expérience universelle montre que l’on connaît le début mais pas la fin qui dépend de la détermination et de la constance des acteurs engagés à mettre fin à la tyrannie. Il est donc malsain de venir stopper sinon casser dans le vif l’ardeur qui animera les compatriotes qui descendront dans les rues de Kinshasa le 07 août 2017 par une opération « ville morte » le lendemain et le surlendemain. Une telle opération aurait dû être prévue à une date plus éloignée afin d’unir le 07 août 2017 toutes les forces dans une action commune pour le salut public. Nulle part au monde, parmi les expériences sous nos yeux, je n’ai vu une telle attitude. Parmi les peuples qui ont réussi à chasser leur tyran et son équipe du pouvoir, il y a eu une union des actions de toutes les forces des partis dans l’opposition. Pourquoi devons-nous faire exception ? Je répète : on ne met jamais fin à une dictature par une telle procédure. Les Philippins, les Tunisiens, les Égyptiens, les Burkina-bè, etc. n’auraient jamais réussi à faire partir leur tyran par des opérations « ville morte ». Nous-mêmes, à l’époque du Zaïre, nous n’avons pas réussi à chasser Mobutu et Cie par les mêmes opérations. Pourquoi répéter la même erreur alors qu’il existe d’autres moyens plus efficaces pour mettre fin à une dictature ? Donc, l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est en contradiction avec l’appel du 7 août 2017 lancé par le député Muanda Nsemi, qui a déjà dépassé la vision tribale pour aborder une vision nationale et qui demande l’unification de toutes les forces militaires (qui doivent tourner leurs fusils contre la tyrannie) et qui, en même temps, demande à tous les Congolais de se mettre ensemble pour libérer notre pays contre les envahisseurs rwandais. Je répète : au lieu de se combattre et de se neutraliser bêtement en empêchant le succès de l’autre, il est souhaitable que les Congolais dans l’opposition mènent des actions complémentaires pour être plus efficaces, car notre malheur a trop duré. Soyons solidaires dans la lutte contre nos ennemis intérieurs et extérieurs. Mon compatriote et ami, le Dr Pascal Nzogu Bin Kyantede, le dit clairement dans le point 5 de son posting : « dans notre RDC, utilisons toutes les méthodes, en recherchant la synergie des divers groupes plutôt que la division ».

Quant aux élections à venir, rappelons que l’abbé Malu Malu a organisé les fraudes électorales en 2006 après avoir appelé les Congolais à s’enrôler ; en 2011, le pasteur Ngoyi Mulunda a également organisé les fraudes électorales après avoir appelé les Congolais à s’enrôler. Que ferons ceux qui s’enrôlent cette année lorsqu’ils découvriront que le PPRD a encore organisé des fraudes électorales en faisant élire un membre de son parti (parce que ce parti n’a pas été sanctionné pour sa mauvaise gestion du pays). Dois-je rappeler que les acteurs qui avaient organisé les fraudes en 2006 sont toujours aux commandes de la CEI, muée en CENI, parmi lesquels se trouve M. Corneille Nangaa qui, visiblement, obéit aux ordres de son nourricier ? Ceux qui s’enrôlent cette année vont-ils se mettre à crier aux fraudes après avoir fait perdre du temps à tout un peuple ? Non. Devenons collectivement lucides après deux expériences négatives qui ont compromis le destin immédiat de votre pays. Nous devons apprendre à anticiper les événements. Pour cela, nous avons l’obligation de lier notre rationalité à notre intelligence émotionnelle. Dois-je répéter à l’envi que l’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est un mauvais choix car elle est inopportune, c’est-à-dire mal placée ?

Soyons tous unis dans l’action collective. Regardez dans le lien suivant ce qui se passe au Venezuela où l’opposition ne se marche pas sens dessus sens dessous mais appelle ensemble à de nouvelles manifestations cette semaine :

http://www.msn.com/fr-ch/video/regarder/venezuela-l%E2%80%99opposition-appelle-%C3%A0-de-nouvelles-manifestations-cette-semaine/vp-AAp8GCh

Si nous voulons devenir indépendants, c’est-à-dire souverains, nous ne devons pas attendre qu’une puissance étrangère vienne mettre fin à la tyrannie dans notre pays. C’est notre devoir, notre responsabilité collective, car c’est notre peuple que le pouvoir en place tue nuit et jour, c’est notre peuple que le pouvoir en place viole et violente, c’est notre peuple que le pouvoir en place égorge comme des animaux sauvages, c’est notre peuple que le pouvoir en place entasse dans des fosses communes dans le Bas Congo, dans la périphérie de Kinshasa et dans le grand Kasaï, c’est notre peuple que le pouvoir en place enferme dans des prisons bondées, c’est notre peuple que le pouvoir appauvrit pour mieux se servir. À Kinshasa, chaque député a un salaire de 6000 dollars (avec tous les autres avantages sociaux liés à la fonction) pendant que le salaire des fonctionnaires dépasse difficilement 100 dollars. Les policiers et les infirmiers ont moins de 100 dollars par mois.

Nous avons assez souffert, il est temps de mettre fin à notre servitude involontaire. Notre pays est le moteur de l’Afrique, il est aussi le moteur du monde. Ne l’oublions jamais. Mais pour le devenir pleinement, nous devons nous débarrasser de la tyrannie, c’est-à-dire du pouvoir de M. Joseph Kabila qui n’est que le prolongement du pouvoir à base ethnique de Paul Kagame, via l’AFDL, les CPP et le PPRD. Ceux qui travaillent dans ces structures sont au service de nos ennemis et s’enrichissent eux-mêmes, rapidement et illicitement. Nous sommes devant un dilemme : ou nous agissons ou nous nous laissons encore exploiter, sans savoir à quelle date nous sortirons de notre esclavage collectif (=kinkole). Puisque nous préférons la liberté, choisissons le bon côté. Oui, il est temps d’agir. Nous ne pouvons plus attendre.

Peuple congolais, nous devons agir maintenant car la nation est gravement en danger. Ce qui se passe dans notre pays est d’une gravité incommensurable : un chef d’Etat sans légalité, sans légitimité et sans mandat depuis décembre 2016 se permet de poser régulièrement des actes qui ne relèvent plus de sa compétence. Ce qui se passe dans notre pays est plus d’un théâtre tragique et surréaliste : un chef d’Etat sans légalité, sans légitimité et sans mandat depuis décembre 2016, se permet de s’adresser aux députés sans mandat depuis février 2017 et aux Sénateurs également sans mandat depuis 2012. En plus, il s’autorise à former des gouvernements successifs alors qu’il n’en a plus le droit. C’est du jamais vu. Si tout ceci se passe ainsi dans notre pays, c’est notre faute commune car nous n’agissons pas avec détermination pour faire partir l’imposteur du pouvoir. Nous avons trop attendu et trop espéré que les Occidentaux viendront résoudre nos problèmes – nous avons compté sur l’implication du président Hollande après la Francophonie à Kinshasa, nous avons compté sur les envoyés du président Obama, nous avons compte sur l’implication des Nations unies avec leur résolution 2277 et sur le dialogue national mené successivement par Edem Kodjo et par les évêques de la CENCO. Tout cela n’était que perte de temps. Maintenant, nous le savons tous avec plus de clarté, car, malgré nos différents avertissements sur la non-nécessité de dialoguer avec un tyran, beaucoup de Congolais espéreraient trouver une issue de sortie de la crise postélectorale par la négociation. Maintenant que nous avons tout essayé, il n’y a plus rien à attendre. Le pouvoir de Monsieur Joseph Kabila a choisi de narguer les Congolais en les manipulant et en les terrorisant. Nos jeunes sont morts. Ils ont donné de leur vie pour sauver la République. Nous avons l’obligation de leur rendre honneur en sauvant notre avenir afin de vivre dans la paix et la prospérité.

 

Fweley Diangitukwa

Dernière publication : « Comment mettre fin à une dictature solidement installée », Paris, L’Harmattan, février 2017.

http://www.fweley.wordpress.com

 

« L’opération « ville morte » prévue les 8 et 9 août 2017 est inopportune »

Publié le 27 juillet sur les réseaux sociaux et sur mon blog

  1. Contrairement à mon ami le professeur Fweley Diangituka, je suis convaincu que, face A UNE DICTATURE VIOLENTE ET PREDATRICE comme celle qu’a mise en place dans notre RDC Joseph Kabila, TOUTES les formes d’actions, non violentes et violentes, déobéissance civile et lutte armée, sont à la fois légitimes (« c’est loppresseur qui dicte à l’opprimé la forme de la lutte, violente ou non violente », dixit Nelson Mandela) et à la longue efficaces. Leurs effets sont cumulatifs!
  1. Il est nécessaire d’affaiblir progressivement, avant de l’abattre (par soulevemnet violent, armé national ou international, ou par actes mieux pensés de désobéissance civile), un régime tel celui de Joseph Kabila. Ce régime est celui des crimes de sang et de crimes économiques qui ont lui ont enlevé déjà la légitimité, avant que le dépassement de sa fin de mandat nelui enlève en su toute légalité. C’est un pouvoir honni à l’interne et isolé au plan international. Il jouit encore de soutiens régionaux de la part de régimes voyous et tyranniques comme lui. Cependant, même ces soutiens régionaux sont fragiles. En effet, si une action de force enlevait aujourd’hui la capitale au contrôle de Joseph Kabila, soyons sûrs que même dans la région on ne va plus le reconnâitre comme Président de notre pays. Son sort serait comme celui du putschiste tribaliste Bozizé suite à la prise de la capitale Bangui par l’insurrection de la Seleka!
  1. L’Histoire nous offre une panoplie de méthodes de luttes qui ont amené à la chute de régimes devenus impopulaires. A titre d’exemples:

3a) La royauté française, n’étant plus en phase avec l’opinion publique éclairée, bourgeoise, du pays (elle le fut auparavant, à l’époque de consolidation de l’Etat par le sytème féodal), il a fallu un soulèvement populaire, qui avait été préparé par un siècle d’écrits des ceux que l’a appelé les philosophes des Lumières (Voltaire, Diderot, Montesquieu, Jean-Jacques Rousseau, etc.). La restauration de régimes autoritaires (mais très nationalistes et bâtisseurs) par les deux Napoléon (oncle et neveu), n’a été que transitoire; elle n’a pas empêché que les semences idéologiques et historiques n’abouttisent à la naissance d’une République française. C’est ainsi que cette nation moins peuplée aujourd’hui que la nôtre peut contnuer à rayonner à travers le monde. La France a eu un effet d’entraînement dans une Europe qui a été peu à peu acquise à l’idée républicaine, y compris dans des royautés de façade (Royaume Uni, Belgique, Hollande, pays scandinaves).

3b) C’est par une guerre que les Etats-Unis d’Amérique, aidés par la France encore sous pouvoir d’un roi mais déjà gagnée à l’idée de liberté (cf. le statue offerte aux USA, qui trône à New-York), s’est débarrassée de la tutelle coloniale britannique.

3c) La révolution russe, dont on fête cette année le centenaire de son aboutissement au pouvoir des Soviets en octobre 1917 (retour de Vladimir Oulianov dit Lénine dans son pays, en train plombé, depuis la Suisse), résulte du travail sur le terrain d’une multitude de partis politiques se déchirant entre eux (comme chez nous) mais tous opposés au Tsar. Cette révolution s’est faite en connection avec la diaspora, et sous la houlette d’idéologies socialistes (marxistes et non marxistes) élaborées dans d’autres pays européens, et qui prédisaient ce type de révolution dans d’autres pays plutôt (Allemagne et Grande-Bratgane, qui ont efectué des réformes, pour éviter la révolution des ouvriers locaux organisés dans des partis socilaistes tenus par des intellectuels radicaux).

3d) C’est le rapport des forces sorti de la deuxième Guerre dite Mondial qui, avec la montée en puissance de deux superpuissances que sont devenus les USA et l’URSS, qui a permis aux luttes anticoloniales, certaines armées et d’autres pacifiques, de mettre à bas des bastions coliniaux qu’on pensait inexpugnables, en Afrique et dans les pays asiatiques (les pays latino-américains s’étaient déjà émancipés de la tutelle d’une Espagne en déclin un siècle auparavant).

3e) Le contexte de l’après Guerre Froide a permis à ce que, chez nous, le régime dictatorial du Maréchal Mobutu soit balayé facilement, en 1996-1997, par la coalition mise en place par les USA et la Grande-Bretagne, supervisant les régimes à base ethnique du Rwanda et de l’Ouganda (avec l’arrière pensée à peine camouflée de destruction pure et simple de notre nation). Mais le régime de Mobutu, qui reposait sur un homme attient par une maladie mortelle à court terme, avait déjà été affaiblie par les actions de toutes sortes des oppositions, armées et surtout non armées (UDPS et cie).

3f) Quant aux régimes des dictateurs kleptocrates Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte, ils sont tombés comme des fruits mûrs, car ils étaient déjà idéologiquement délégitimés par la propagande islamiste, idéologie dont la popularité a grandi face aux échecs économiques, au manque de toute politique sociale, et à une prédation financière choqunate des familles présidentieles (à l’image de chez nous, sous Mobutu, comme sous les Kabila).

3g) Kadhaffi lui, autocrate à fibre plus sociale et généreux financier de l’Afrique, il a été aveuglé par son fils. Ce dernier voulait être son successeur et lui a fait rompre des alliances antérieures avec les deux puissances socialistes que sont la Russie et la Chine, croyant naïvement que l’Occident allait l’adouber. Face à la révolte armée d’une partie de son peuple, Moamar Kadhafi s’est ainsi retrouvé seul, tel un animal isolé de la meute, face à la puissance de feu des chasseurs de l’OTAN, France (où le félon Sarkozy tenait à faire disparaître un témoin gênant de ses actes de corruption électorale) et Grande-Bretagne en tête. Le contexte régional et la géopolitique mondiale ont joué contre un homme fatigué et sourd au désir de liberté des siens, malgré sa politique sociale et son projet panafricain qui sont regrettés.

3g) Au Burkina Faso, le tyran Blaise Compaoré, à l’image « maudite » dès sa prise de pouvoir en 1986 par l’assasinat du héros africain qu’était Thomas Sankara et qui avait déjà joui de prolongations de mandats non constitutionnelles, n’a pu compter, face à un soulèvement populaire annoncé et organisé par des mouvements citoyens, ni sur le soutien de son armée (divisée entre sa Garde présidentielle et le reste des troupes) ni sur ses collaborateurs politiques antérieurs qui avaient fait défection (Roch Kaboré, Salif Diallo, etc.) ni surtout sur sa marraine habituelle la France. Cette dernière jugea qu’il était géopolitiquement plus prudent de soutenir les dissidents du régime et la ppulation en révolte.

  1. Je pourrais ainsi multipleir les exemeples de reneversemnts de régimes tyrannqiues (Chine avec le PCC qui a eu le dessus sur Chankaichek, Iran avec Khomeini, l’Afrique du sud avec Mandela, etc.) pour montrer à la fois la multiplicité des méthodes de luttes et surtout le méange qui a été fait de ces différentes méthodes, selon les groupes et selon les moments.
  1. dans notre RDC, utilisons toutes le sméthodes, en recherchant la synergie des divers groupes plutôt que la dibvision. Malheureusemnt devenu vieux et lâché par son entourage qui nel’a pas protégé, feu R Etienne TShisekedi a eu cette démarche d’unification des oppositions. On n’a ttenidra jamis l’unité ttale, il faut juste favoriser une dynamique de mise en commun des forces, afin de faire imploser ce régime qui, lui, veise à faire imploser notre pays.
  1. Nous autres dans la diaspora pour nous divers rôles à jouer:

– relayer au niveau international les luttes qui se déroulent  sur le terrain national;

– réclamer notre droit de vote et nos autres droits de citoyens, notammnet via des actions collectives auprès d’instnaces internationales (je vais prochainement faire une proposition à réaliser à Genève, en Suisse, auprès de l’ONU);

– aider les opposants non violents à mieux penser et organiser leurs actes de désobéissance civile sur le terrain au Congo, surtout à Kinshasa qui doit être enlevé aux forces du tyran, et à nouer des contacts aux niveaux régional (pays voisins ainsi que UA, SADC, CEEC, CIRGL, etc.) et international (ONU, Francophonie, UE, BD, FMI, etc.);

– appeler les membres des forces de sécurité (police, services de renseignemnts, armées) à se désolidariser avec ce régime qui veut détruire notre nation, et les fait vivre dans la misère tout en pillant les ressources d’un pays peu à peu jeté dans le chaos;

– aider ces groupes armés du genre Maï-Maï, Raï Mutomboki, Bundu dia Kongo ou Kamwina Nsapu, etc. à mieux se structurer, et surtout à quitter l’organisation tribale pour aborder une vision nationale, et donc d’unification progressives de leurs forces militaires, en tournant tous les fusils contre le tyran; etc.

  1. Que Dieu et les Ancêtres nous donnent le courage, la lucidité, la persévérance et l’esprit d’unité pour combattre le mal qui, sous le visage de Joseph Kabila, s’est emparé de notre pays et tient à le détruire!

NZOGU BIN KYANTEDE P R

Lumumbiste et Panafricain

Congolais : évitons le piège qui nous est tendu par le pouvoir

21 Jan

CONGOLAIS: ÉVITONS LE PIÈGE QUI NOUS EST TENDU…

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CONGOLAIS: ÉVITONS LE PIÈGE QUI NOUS EST TENDU…

Par Fweley Diangitukwa

Je lance un appel à tous les Congolais de souche. Ne tombons pas bêtement dans le piège nous tendu par le pouvoir.

J’invite mes Compatriotes congolais de souche à se ressaisir rapidement afin de ne pas rester prisonniers du piège que le pouvoir nous a tendu. M. Tshisekedi accepte le dialogue alors que les concertations nationales n’ont rien produit, alors que c’est le pouvoir en place qui le convoque et non la communauté internationale qui, du reste, peine à résoudre le problème congolais. L’idée du dialogue n’est pas mauvaise mais il faut chercher à découvrir les intentions de celui qui l’a initié pour s’en éloigner aussitôt.

M. Ngbanda s’est attaqué à M. Tshisekedi sinon aux Tshisekedi (père et fils) sans vraiment se rendre compte qu’il a ouvert ainsi une crise inutile voulue par le pouvoir afin de gagner du temps et de rendre les Congolais responsables de la mauvaise gouvernance du pays.

Heureusement que M. Muanda Nsemi, qui s’en est pris aux ba Ngala, ba Luba, ba Swahili qui « peuplent » la ville de Kinshasa sans vraiment se rendre compte que la capitale du pays doit être habitée par tous les Congolais sans exception car c’est le centre de la vie publique (politique et économique) nationale, a décidé de se retirer de la vie politique pour ne pas se salir inutilement [Hélas, il est vite revenu pour soutenir les mêmes idées et revendiquer publiquement le salaire pour les services qu’il a rendus à son chef. Quelle misère !]

Toutes les querelles entre véritables fils du pays font désordre et ouvrent la porte aux stratèges étrangers qui cherchent à maintenir leurs affidés au pouvoir car, disent- ils : « les Congolais sont incapables de s’entendre, il faut s’appuyer sur un Rwandais devenu Congolais sans au préalable obtenir formellement la nationalité pour avoir notre mainmise sur les ressources du Congo ».

Entre-temps, des Congolais d’origine étrangère (excusez cette expression qui ne vient pas de moi mais de M. Pele Ndume Nzogu) s’emparent du débat et nous laissent croire qu’eux seuls peuvent Unir la Nation Congolaise pendant que les hommes au pouvoir se frottent les mains : heureux d’avoir réussi leur coup.

Toutes les querelles entre véritables fils du pays font désordre et ouvrent la porte aux stratèges étrangers qui cherchent à maintenir leurs affidés au pouvoir car, disent- ils : «Les Congolais sont incapables de s’entendre, il faut s’appuyer sur un Rwandais devenu Congolais sans au préalable obtenir formellement la nationalité pour avoir notre mainmise sur les ressources du Congo».

Tout cela fait désordre et nous éloigne du but à atteindre.

J’invite les Compatriotes congolais à plus de lucidité, à plus de raison et à ne pas tomber dans le piège que nous tend ceux qui dirigent le Congo pour leurs propres comptes et qui ne veulent pas organiser les futures élections.

Je m’oppose fermement au culte de la personnalité car l’expérience avec Mobutu a été très négative. Nous devons nous appuyer sur un leadership collectif, collégial ou encore consensuel, sur les idées de progrès et jamais sur des hommes miracles qui ont déjà causé beaucoup de torts aux Congolais dans un passé récent.

Sortons rapidement de cette mauvaise passe. Le dialogue – comme les concertations nationales et la décentralisation qui n’ont rien produit – est une longue distraction qui sert à nous diviser, à gagner du temps et à ne pas organiser les élections dans le temps prévu. Ne nous laissons pas duper par les plus cyniques. Mais soyons des femmes et des hommes responsables prêts à gérer le destin du Congo dans la transparence et dans l’intérêt de tous les Congolais. Les petits calculs égoïstes des uns et des autres et le culte de la personnalité tuent l’avenir de notre nation.

Fweley Diangitukwa (sous la direction de), Les Congolais rejettent le régime de Kabila, éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, juin 2015, 346 pages.

http://www.fweley.wordpress.com

Ce texte a déjà été publié dans le journal Ingeta en août 2015.