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Que nous réservent les mois qui viennent ?

13 Juil

Que nous réservent les mois qui viennent ?

Par Fweley Diangitukwa

24 mai 2017

 L’actuel président, sans légalité et sans légitimité, n’acceptera pas que l’élection présidentielle soit organisée en décembre 2017 et il ne quittera pas le pouvoir sans être contraint par le peuple. Les scènes macabres du Kasaï s’inscrivent dans cette stratégie sordide. Par une réforme constitutionnelle, le PPRD cherchera à organiser l’élection de son autorité morale en recourant au scrutin indirect, précédé d’un référendum, c’est-à-dire en passant par le Parlement où il détient une majorité. Voilà hélas ce qui attend les Congolais si nous ne nous mobilisons pas pour changer cet ordre pprdien.

 À partir du 19 décembre 2016, la RDC est entrée dans l’impasse car la Constitution n’a pas été respectée à cause de la CENCO qui a naïvement décidé d’accorder un bonus d’une année au chef d’Etat sortant. Depuis ce choix anticonstitutionnel, la confusion règne dans notre pays. Les évêques ont voulu trouver à l’amiable une solution de sortie de l’anarchie sans se rendre compte qu’ils plongeaient le pays dans une impasse indescriptible à laquelle ils ne peuvent malheureusement pas remédier. Las d’attendre la nomination d’un Premier ministre issu de leur Accord du 31 décembre 2017, ils ont fini par abandonner le dialogue sans résoudre les dossiers clés : la nomination d’un Premier Ministre sorti du Rassemblement et le calendrier des élections.

En appelant les évêques à piloter le dialogue, le président sortant voulait gagner du temps afin de prolonger son mandat, non plus en s’appuyant sur la Constitution qui ne le lui autorisait plus mais sur un consensus basé sur une simple promesse non signée de sa main. Là, les hommes de Dieu se sont fait avoir. Proprement. Alors que nous les avons prévenus. Avec son nouveau bail gratuit d’une année, le peuple congolais a assisté, complètement médusé, à un théâtre comique, le mercredi 5 avril 2017, au cours duquel un chef d’Etat sans mandat du peuple, donc illégal et illégitime, s’est adressé aux députés sans mandat depuis la fin du mois de février 2017 – et donc eux aussi illégitimes, et aux Sénateurs sans mandat depuis 2012 – eux aussi illégitimes. Malgré cette illégalité et cette illégitimité généralisées, les gouvernants font croire aux citoyens qu’ils agissent dans un contexte légal. Cela s’appelle : « faire du théâtre sur un lieu public : une comédie burlesque ». Il leur arrive même qu’ils évoquent la Constitution [lorsque cela les arrange] qu’ils ont mise de côté en décembre 2016. Au lieu d’avancer, la République marque les pas, comme des élèves devant leur salle de classe. Quel gâchis politique !

Chers Compatriotes, celui qui se dit chef d’Etat de la RDC est sans mandat légal et sans légitimité. La promesse qu’il a reçue d’un groupe apolitique a été signée le 19 décembre 2016, c’est-à-dire 4 jours après la fin du mandat présidentiel. Cette promesse n’est donc pas constitutionnelle. Le peuple congolais ne doit pas se sentir concerné par l’accord de la CENCO qui lui a offert une année supplémentaire sans, au préalable, consulter le peuple que nous sommes. Les discours que le chef d’Etat sans mandat populaire a prononcés à l’Assemblée nationale ou ailleurs ne doivent pas intéresser les Congolais. Nous devons savoir que notre pays est juridiquement sans chef d’Etat depuis le 17 décembre 2016. Voilà pourquoi j’invite mes compatriotes Congolais de souche à ne plus utiliser les termes Excellence et Honorable, car dans la situation actuelle, le chef d’Etat, les députés et les Sénateurs sont tous hors mandat. Le gouvernement actuel n’est pas légitime car il a été formé sans s’appuyer sur un texte légal [la Constitution n’ayant pas été respectée en décembre 2016].

Il est important de dire au peuple congolais que le PPRD est dans une dynamique d’affaiblissement de l’opposition en la désorganisant. Il s’emploie à distraire l’opposition pour qu’elle ne s’occupe pas de son avenir. C’est bien ce qui a toujours motivé l’autorité morale de ce parti. C’est dans ce but que le président Joseph Kabila avait débauché les cadres dirigeants du MLC après l’incarcération de leur chef au CPI. MM. Kamitatu, Mwamba et Thomas Luhaka ont rejoint la mouvance présidentielle. Le premier nommé a fini par la quitter. C’est maintenant au tour de l’UDPS d’être dépecée. L’opération devient facile car M. Étienne Tshisekedi qui était la référence du parti n’est plus de ce monde. Connaissant la légèreté des Congolais et leur amour de l’argent facile par la corruption, le chef d’Etat sans mandat électif débauche maintenant sans état d’âme dans la famille politique de l’UDPS pour semer le désordre et gagner davantage du temps. Le choix de Samy Badibanga et de Bruno Tshibala entre dans la stratégie de distraire l’opposition afin qu’elle ne s’organise pas et ne prépare pas les échéances futures, notamment les élections à tous les niveaux qui n’auront pas lieu en décembre 2017, contrairement au discours officiel. En passant leur temps à se quereller et à attendre d’être nommés par celui qui n’a plus de mandat électif et qui n’est plus constitutionnellement chef d’Etat, les opposants perdent leur chance de gagner les élections futures qui seront, du reste, maquillées si elles ont lieu. En effet, le but principal du PPRD est de distraire continuellement l’opposition en la poussant à passer son temps à protester alors que, pendant ce même temps, le PPRD prépare les prochaines échéances avec l’argent du Trésor public, c’est-à-dire en utilisant les moyens de l’Etat. Les membres de ce parti mènent la propagande à la télévision nationale au vu et au su de tout le monde, pour leur maintien au pouvoir. Il me semble que l’opposition ne voit pas le côté nuisible de cette stratégie pourtant bien visible. À qui appartient la télévision nationale ? Aux seuls membres du PPRD ? Devant un tel scénario macabre, l’opposition qui bénéficie du soutien du peuple doit se distinguer par une contre stratégie qui lui permettra de mettre fin au cynisme actuel. Le pouvoir actuel s’appuie sur les rapports de force qui lui sont favorables car l’armée congolaise a été désarmée au profit des milices présidentielles soutenues par le Rwanda et l’Ouganda. Les moyens financiers sont entre les mains de caciques du régime et ceux qui sont dans l’opposition n’ont rien pour agir et imposer l’alternance au pouvoir.

L’évolution politique dans notre pays montre que l’élection présidentielle n’aura pas lieu en décembre 2017, contrairement à la promesse de la CENCO. Le drame qui se passe dans le Kasaï s’inscrit dans cet objectif. La CENI trouve dans ce désordre affreux le prétexte de ne pas continuer le recensement dans cette province afin de justifier, dans une étape ultime, l’impossibilité d’organiser les élections parlementaires sinon l’élection présidentielle en décembre de cette année [nous l’avons affirmé anticipativement en mai de cette année avant que M. Nangaa ne s’exprime publiquement dans ce même sens].

Après avoir trompé le peuple en 2006 et en 2011, le chef d’Etat sans mandat cherche une autre solution pour se maintenir au pouvoir. Comme il ne peut plus se représenter à un troisième mandat ni organiser de nouvelles concertations nationales ou un nouveau dialogue national, il cherche une autre solution plus douce et plus rassurante. Il me semble que son élection au Parlement par les députés corrompus l’emporte sur les autres scénarios. Vu sous cet angle, il est probable qu’il encourage une élection au suffrage universel indirect en forçant la révision de la Constitution ou en organisant un référendum afin qu’il soit élu au Parlement où il détient déjà une majorité. C’est pour contrer cette stratégie que j’ai affiché, il y a quelques mois, un articlé que j’ai précédemment publié et dans lequel je dis clairement que les Etats unitaires organisent les élections au suffrage universel (scrutin direct) pour permettre au chef d’Etat élu d’avoir une majorité au niveau national et une légitimité populaire  alors qu’il est juridiquement admis que le chef d’Etat soit élu par les députés au Parlement (scrutin indirect) dans les Etats fédéraux. La RDC n’étant pas un Etat fédéral mais unitaire, l’élection présidentielle au suffrage universel direct s’impose. Donc, l’idée d’organiser un référendum sert à autoriser l’actuel chef d’Etat, sans légalité et sans légitimité, à demeurer encore au pouvoir par la voie du scrutin indirect. Nous sommes tous avertis. Comme la Constitution a été mise à l’écart en décembre 2016, ceux qui dirigent notre pays sans mandat n’ont pas le droit d’évoquer cette même Constitution pour organiser un référendum qui conduira au choix du scrutin indirect. Comme ce sont des hommes immoraux, imbus d’eux-mêmes et faibles à l’argent qui sont à la tête de la République, ils sont capables de forcer la note au mépris du peuple en s’appuyant sur les rapports de force en leur faveur. D’où la nécessité que le peuple s’appuie, à son tour, sur le nombre (plus de 70 millions) pour imposer l’alternance. Une minorité gouvernementale sans légitimité ne peut pas s’imposer à une majorité détentrice de la souveraineté populaire. M. Joseph Kabila ne doit pas se moquer du peuple indéfiniment.

En guise de rappel, l’anarchie que nous vivons actuellement ressemble à celle des années 1990, après la Conférence nationale non souveraine. Dans l’intention de bloquer l’alternance démocratique, le maréchal Mobutu a procédé au débauchage des acteurs de l’opposition en les nommant au poste de Premier Ministre sans respecter ce qui a été décidé à la conférence nationale. C’est bien ce que fait l’actuel chef d’Etat sans mandat. On se souvient de la nomination de MM. Birindwa, Mungul Diaka, etc. Ces nominations anarchiques s’inscrivaient dans la volonté de gagner du temps, comme cela se passe actuellement. S’il n’y avait pas eu l’AFDL avec son lot de Rwandais, les Congolais auraient souffert pendant longtemps car, le but de Mobutu était de mourir au pouvoir et de laisser sa place aux ressortissants de son ethnie ngbandi majoritaires dans le MPR, dans l’armée et la DSP. Si vous remplacez les Ngbandi par les Rwandais, vous obtiendrez le même résultat. Nous ne pouvons plus être naïfs une seconde fois.

Pour toutes ces raisons, je demande aux membres de l’opposition de ne pas s’attendre à ce que l’un de leurs soit nommé Premier Ministre par un chef d’Etat illégal et illégitime (car c’est un non-sens écœurant) qui, de plus, n’a jamais respecté ses promesses. La conservation du pouvoir – quel qu’en soit le prix – est sa seule ambition. Préparons-nous autrement pour assurer la transition avec un personnel politique autre que celui qui a trahi la nation en acceptant de composer avec un chef d’Etat sans mandat populaire.

Depuis son arrivée au Congo dans les bagages de l’AFDL, Monsieur Joseph Kabila a toujours pensé que les Congolais sont incapables de se libérer par eux-mêmes, car, ne cesse-t-il de dire, sans les Rwandais, les Zaïrois seraient encore sous la domination du MPR. Nous avons l’obligation de démentir cela et de lui prouver que nous voulons avoir des dirigeants qui participent au développement de notre pays et pas ceux qui utilisent le pouvoir pour leur enrichissement personnel.

En tout cas, M. Bruno Tshibala n’a pas les mains libres et ne gouverne pas le pays. Il est malheureusement devenu un otage au service de celui qui l’a nommé à la Primature. S’il n’a pas obtenu la possibilité de composer librement son gouvernement, que pourra-t-il faire d’autre, à part se contenter de son salaire ? D’un côté le pouvoir nomme des ressortissants du Kasaï à la Primature et de l’autre le même pouvoir tue sans répit dans leur province d’origine. Quel cynisme !

Peuple congolais, préparons-nous car les mois qui viennent seront incertains, voire très incertains.

 

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

Dernière publication : « Comment mettre fin à une dictature solidement installée », Paris, éditions L’Harmattan, février 2017.

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« QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ?» (suite et fin)

15 Mai

Monsieur JP Vununu et Cher Compatriote,

Vous avez posé une question capitale qui doit intéresser les politologues, les sociologues et les juristes congolais, voire africains, à savoir : « QUELLE IDÉOLOGIE POUR LES PARTIS POLITIQUES CONGOLAIS ? ». Hélas, c’est le silence !

 

L’idéologie se nourrit des traditions, des normes et des valeurs dominantes, des croyances de l’organisation, etc. c’est-à-dire tout ce qui la distingue d’une autre et qui insuffle une certaine existence à la structure organisationnelle.

Ne courons pas derrière le pouvoir en cherchant constamment les postes politiques mais privilégions plutôt l’idéologie. Cependant, les partis politiques congolais ont-ils des idéologies précises ?

Le PPRD défend la « social-démocratie ». Donc, idéologiquement, il serait proche de l’UDPS. Mais que constate-t-on ? Le PPRD est de gauche sur papier mais de droite par les faits qu’il pose. En 2006, au second tour, le PPRD s’est rapproché du PALU qui est un parti nationaliste. Les contradictions sont nombreuses.

Est-il possible aujourd’hui de dresser une liste des partis politiques et l’appartenance idéologique de chacun d’eux ? A mon avis, le pari est difficile.

En Occident, les partis politiques ont une histoire, parfois longue mais claire. L’origine d’un parti explique le choix de son idéologie. Des publications existent sur cet aspect. Ce n’est pas le cas chez nous. En Occident, les partis défendent leur idéologie bec et ongle, parfois sans espoir d’occuper la présidence de la République (parti communiste/front de gauche en France et parti libéral en Grande-Bretagne). En revanche, au Congo, les partis poursuivent des postes politiques et rarement l’idéologie. Il arrive même qu’ils soient créés à la veille des élections sinon l’année qui précède l’élection présidentielle. Il est rare de voir un leader qui se présente aux « publics » en mettant en avant l’idéologie de son parti et qui s’appuie sur cette idéologie pour solliciter les votes des électeurs. Ecoutez et re-écoutez les discours des leaders de partis pour vous en convaincre. Lorsqu’ils parlent, ils vous déclinent leurs études et les postes qu’ils ont occupés dans les ministères et dans la vie publique et jamais (sinon rarement) de l’idéologie qui les a poussés à créer leur parti politique.

Parlons franchement, l’UNC existerait-elle aujourd’hui si son leader n’a pas été forcé à la démission du Parlement par Joseph Kabila ? Au Congo, en général, les partis politiques naissent pour occuper des postes politiques et ils s’affaiblissent ou disparaissent lorsque les leaders n’ont pas obtenu les postes qu’ils convoitaient ou encore lorsque les militants se rendent compte que les chefs poursuivaient des objectifs égoïstes. Voilà pour quelle raison, le paysage politique est très instable dans notre pays. Le PALU était la 2ème force politique du pays en 2006 ; comparez sa position en 2011 (les résultats qui nous été présentés sont faux, je m’y réfère uniquement pour le besoin de cette comparaison). L’UREC de Dr Kashiala était la 3ème force politique du pays en 2006 ; comparez sa position en 2011. L’avenir nous réservera bien de surprise.

Les Congolais vont dans les partis où ils espèrent trouver un poste politique sinon là où ils ont quelques affinités, d’où la tendance tribale dans nos partis. Chacun soutient le sien parce que l’idéologie est absente dans le débat. On choisit un homme et pas une Idée (majuscule), autrement on choisit la « mangeoire » et pas l’idéologie.

 Je réponds maintenant à votre texte d’hier.

Je vous invite à l’UNION afin d’avoir la chance de travailler ensemble pour l’intérêt du peuple. Cet appel à l’union, nécessite qu’on ne divise pas l’opposition en voulant à tout prix se positionner pour soi. Si cet appel a été compris, tant mieux. Mais, apparemment, ce n’est pas le cas. Donc, votre parti a la liberté de revendiquer le poste de chef de file de l´opposition constitutionnelle sans négocier avec les partenaires dans l’opposition. Le peuple et les électeurs apprécieront. Je rappelle ce principe simple qui doit – sinon qui devrait – nous guider : « l’union fait la force ». A mon avis, l’UNC doit privilégier l’union avec ses partenaires (voir ci-dessous) qui sont dans l’opposition intra et extra Parlement, autrement elle va se casser la gueule (pardonnez-moi l’expression).

Tout le monde sait que je ne suis pas membre de l’UDPS. Je me définis comme un nationaliste et je soutiens celui qui défend les intérêts du Congo (lire mon article « Pourquoi nous avons créé le CLD » (Le Congo en légitime défense) sur le site de notre plate-forme : www.congolegitimedefense.org). Vous y découvrirez l’idéologie du CLD clairement définie. Je suis également guidé par les valeurs morales que le Congo de Kasa-Vubu a perdues. Notre pays est tombé bas, très bas. L’enfant congolais apprend à corrompre dès la première année primaire. Quelle honte ! Voilà pour quelle raison on ne peut pas s’étonner que l’abbé Malu Malu ait fabriqué des fraudes électorales en 2006 (lire mon livre : Fweley Diangitukwa, « Les fraudes électorales. Comment on recolonise la RDC », Paris, L’Harmattan, 2007. La corruption règne en maîtresse. Voilà pour quelle raison on ne peut pas s’étonner que le « pasteur » Daniel Ngol Mulunda ait fabriqué des fraudes électorales en 2011. On ne peut pas également s’étonner que la Cour suprême de justice ait entériné les faux résultats de la CENI. Voilà où nous a conduit la spirale de la corruption et des mœurs dépravées sous le règne de Mobutu et sous le régime actuel. Notre Congo est humilié sur la scène internationale. Notre pays est pointé du doigt. N’avons-nous pas collectivement honte ?

Pour parvenir à casser la corruption et le clientélisme afin de redresser la société et de redonner confiance aux citoyens, il nous faut un sursaut moral. Tshisekedi a parlé de l’Etat de droit. Je l’ai appuyé sans être de son parti. Vous comprenez maintenant le sens de mon choix. Voilà, pour moi, le sens de l’UNION pour sauver le Congo. Mon choix relève du bon sens et du patriotisme. Je cherche d’abord le bien de mon pays, le poste est secondaire là où d’autres mettent la recherche du poste en avant. Là où ils se précipitent à occuper tel poste parce qu’il est vacant alors qu’il y a possibilité de négocier avec les partis partenaires qui s’opposent au pouvoir tyrannique de M. Kabila.

Dernièrement, en France, M. Hollande a répondu à M. Sarkozy qui, voulant le détruire, a été fouillé dans le règne de Mitterrand (socialiste comme Hollande), en ces termes : Je (Hollande) vous (Sarkozy) parle de maintenant, d’aujourd’hui. Le peuple français a tranché. Moi aussi, à mon tour, Cher Compatriote Vununu, je vous parle de maintenant et de demain, pas de la politique d’il y a 20 ou 30 ans. Inutile d’aller fouiller si loin. Vous faites des reproches à M. Tshisekedi (c’est votre droit) mais êtes-vous vraiment sûr que votre leader n’a rien à se reprocher. Si, comme vous dites, « Tshisekedi, à son époque, fut le ‘faiseur’ de Mobutu », qui a été le ‘faiseur’ de Joseph Kabila en 2006 ? Voyez-vous, sortons de ce débat. Je ne suis pas du genre inutilement polémique. Je respecte M. Kamerhe, mais reconnaissons qu’il a soutenu M. Joseph Kabila jusqu’à lui consacrer tout un livre : « Pourquoi j’ai choisi Kabila ». Alors, s’il vous plaît, sortons des critiques stériles et posons la question essentielle : « Que voulons-nous de notre Congo ? ». Tournons le regard vers l’avenir.

Vous avez parfaitement raison de dire que « qu´en 2006, le PPRD a signé un accord écrit avant les élections avec le PALU, accord qu´il a respecté jusqu´au mois d´avril 2012 avec la démission du gouvernement Muzito ». Mais vous avez volontairement oublié de rappeler que cet accord a été signé APRES le premier tour et pas avant. Dans les pays qui pratiquent le multipartisme, les alliances entre partis politiques sont officiellement nouées APRES le premier tour sur base du poids politique de chaque parti (regardez au Sénégal et en France pour prendre deux exemples récents).

Evitons tout amalgame. Le Congo est passé de deux tours prévus dans la Constitution à un seul tour pour des raisons que nous avons toujours évoquées (éviter que M. Kabila affronte son challenger au cours d’un débat télévisé). M. Tshisekedi, qui est juriste avait donc raison de demander aux autres leaders d’attendre et de se déterminer sur base du poids politique de chaque parti APRES l’unique tour de l’élection présidentielle. Comment pouvait-il en être autrement ? Comment pouvait-on négocier les postes politiques sans connaître les résultats de l’élection ? Réfléchissons un peu en toute logique, en étant rationnels. Voici deux hypothèses (l’une négative et l’autre positive).

1.       Si M. Tshisekedi avait proposé le poste de Premier ministre à M. Kamerhe, comme celui-ci le souhaite, que se serait-il passé si son parti était classé, par exemple, dixième ?

2.       Ou, pour vous contenter, si son parti était sorti premier de tous les partis, c’est-à-dire majoritaire, avant le PPRD. Pensez-vous vraiment que M. Kamerhe aurait demandé à M. Tshisekedi de devenir Président de la République et lui, conformément à l’engagement pris avant l’élection, accepterait de rester son Premier ministre ? La réponse est NON.

J’avance ces deux hypothèses pour souligner le degré d’aberration de singer des alliances sans connaître le poids politique de chaque parti.

Le Congo n’est pas un gâteau à partager selon les préférences de chacun et, comme on dit, on ne vend pas la peau d’un ours avant de l’avoir tué. Donc, M. Tshisekeedi a eu raison. Il est resté cohérent. On ne dit pas à quelqu’un : « Tu m’as cocufié et demain on devient son ami ». Un peu de sérieux, tout de même.

J’ai sans cesse répété que quelles que le soient les stratégies des opposants, à part celle de présenter un SEUL candidat face à M. Kabila, le « pasteur » Daniel Ngoy Mulunda donnerait la victoire à son nourricier. Je l’ai écrit déjà en avril 2011 (lire ma réponse sur mon blog : « www.fweley.wordprress.com » au journaliste Joachim Diana du journal l’Avenir) intitulée : « Il faut dire la vérité aux Congolais III ». Je suis allé jusqu’à affirmer anticipativement que le « pasteur » Daniel Ngoy Mulunda donnera une majorité parlementaire à son nourricier. Ma prédiction s’est accomplie. Qui dira mieux !

Cher Compatriote Vununu, je vous parle d’aujourd’hui et de demain. Voulez-vous (UNC) faire cavalier seul ou travailler avec les autres ? This is the big question. Avons-nous réellement tiré la leçon du Sénégal ?

Le Congo, notre pays, est à un tournant difficile de son Histoire immédiate. Il nous faut de bons stratèges et le sens de sacrifice pour sauver la nation. Nous ne devons pas nous faire des illusions. M. Boshab avec son PPRD et les laudateurs de ce pari ne vont pas lâcher le pouvoir pour plaire à l’UNC ni à un autre parti politique. Demain, M. Joseph Kabila qui a été profondément humilié par les fraudes de Daniel Ngoy Mulunda et par le refus de TOUS les chefs d’Etat du monde (sauf un seul) de venir à sa prestation de serment, prendra certainement sa retraite plus tôt que prévu. Il faut être très mal élu et avoir une très mauvaise presse au niveau international pour subir un tel sort détestable. Tout le monde – même les plus proches collaborateurs – vous regarde avec la tête de tricheur avant de vous saluer et de vous dire au revoir. C’est très pénible à supporter. Partout où vous passez, le public vous dévisage en disant : « Ah, celui qui a triché aux élections ou c’est pour lui qu’on a organisé les fraudes électorales ! ». Même les enfants de rue savent qu’il y a un chef d’Etat tricheur à la tête du pays qui gouverne la « République » par défi. C’est très honteux. Seuls quelques individus au monde sont capables de supporter cela, car on perd toute sa dignité et sa fierté.

Après retrait de M. Joseph Kabila, les héritiers du PPRD et de la MP ne lâcheront pas le morceau pour parler vulgairement. A moins que l’UNC fasse, sans état d’âme, alliance avec le PPRD, un retour au bercail, en quelque sorte. Si tel n’est pas le cas, et si l’UNC est de l’opposition (aussi dans l’opposition), il est temps de s’arrêter et de construire ensemble ce qui nous permettra de sauver demain le Congo et de l’arracher des mains des vautours. Ils sont nombreux, à l’intérieur comme à l’extérieur. C’est à ce combat que je vous invite, vous et votre parti.

Il y a des compatriotes, pour lesquels j’ai beaucoup d’admiration et de respect, qui ont fait le choix de rejoindre le Parlement. Ils sont libres. Je leur dis simplement qu’ils seront minorés comme l’ont été les députés du MLC entre 2006 et 2011. Qu’ils profitent de leur présence au Parlement pour développer leur terroir, comme vous dites ! C’est tant mieux mais avec une telle logique, qui va développer les terroirs qui n’ont pas de députés, là où l’Etat a démissionné de ses responsabilités ?

Monsieur Vununu et Cher Compatriote, Lumumba, Kasa-Vubu, Bolikango et les autres ne sont plus là. La responsabilité du Congo nous incombe. C’est notre affaire, c’est l’affaire de notre génération. Je répète, soyons UNIS pour sauver le Congo.

Ai-je été entendu ? Je vous parle d’aujourd’hui, de maintenant et de demain. Pas du passé. J’ai dit l’essentiel et je m’arrête là.

Je vous remercie et vous souhaite une bonne journée.

Votre compatriote,
Fweley Diangitukwa
Président du CLD (Le Congo en légitime défense)
http://www.congolegitimedefense.com
http://www.fweley.wordpress.com

Prof. Fweley,

En lisant merveilleusement votre réplique, j´ai remarqué que nous faisons la même lutte et nous condamnons aussi les mêmes maux mais différemment.

Suivons l´essentiel de votre réaction :

1. Vous dites  » Lorsqu’un système politique est pourri dans un pays, il faut s’attaquer au système lui-même mais pas aux victimes. Le peuple congolais – sinon l’opposition congolaise, – doit se liguer, dans son ensemble, contre le pouvoir ignoble. D’où l’inutilité de vouloir placer l’UNC à
la tête de l’opposition car, en le faisant, vous renforcez la division de l’opposition. C’est dans ce sens que j’ai dit que vous faites le jeu malin du pouvoir.  »

Je m´attaque au système raison pour laquelle je vous ai dit que depuis un certain temps- Il est bien souligné dans mon article- , j´ai cessé de tirer les flèches uniquement vers Kabila qui, sans l´appui de ses acolytes (système) ne peut rien faire. En outre, je m´attaque aussi aux victimes que nous sommes pour une prise de conscience collective afin de prendre nos responsabilités et d´inoculer dans nos veines l´esprit patriotique.  Il n´y a pas 70 millions de Kabila en RDC qui s´est multiplié à tous les niveaux pour  se soutenir. Kabila ne tuera pas tous  les 500 députés et les 120 sénateurs congolais si ces derniers se décidaient de ne plus tailler sur mesure la Constitution de la République qui doit demeurer impersonnelle.

Pour ce qui est de vouloir placer l´UNC à la tête de l´opposition, vous savez pertinemment bien que la Constitution stipule à ce que l´opposition ait un Chef de file qui aura le même rang qu´un vice-premier ministre et, pendant la mandature passée, ce poste est resté inoccupé. Actuellement, la crainte sera la même pour des raisons  déjà évoquées dans mon  précédent courriel. Le but n´est pas de placer l´UNC à la tête de l´opposition mais il s´agit bien d´un chef de file de l´opposition constitutionnelle tout en sachant que votre soutient, le leader Maximo et vous même aussi, ne reconnaissent pas ce gouvernement. Comment voulez-vous garder ce poste à un leader qui a décidé de rester en dehors des institutions ?

2.  Vous soutenez  » Pendant la campagne électorale, j’ai personnellement entrepris des efforts pour rapprocher votre parti – l’UNC – de l’UDPS afin de parler d’une seule et même voix. Des témoins existent. L’UNC a refusé parce que ce parti imaginait devenir la deuxième force politique du pays (c’est bien ce que vous souhaitez
encore en voulant devenir le porte-parole de l’opposition au Parlement). Qu’avons-nous gagné collectivement en allant en ordre dispersé à l’élection présidentielle de novembre 2011 ? L’opposition sénégalaise a été mieux organisée que nous. Avons-nous tiré la leçon ? Nos petits calculs malins nous tuent. Chacun voudrait voir son leader jouer le rôle-clé dans l’opposition et nous oublions un principe simple : « l’union fait la force ». »

Archi-faux ! Une contrevérité !

-Primo, au niveau de Kin, tous les partis de l´opposition avaient souhaité se réunir d´abord pour trouver un consensus sur la personne qui devait représenter l´opposition mais le Leader Maximo s´est déclaré candidat de tous avant qu´il ait concertation avec les autres. C´est cette attitude du Sphinx qui a fait capoter la rencontre de FATIMA 1 car lorsque l´UNC, le MLC, et les autres partis sont arrivés sur place, l´UDPS et ses alliés -80 autres partis- ont plébiscité le Leader Maximo, ce, avant de connaître la position des autres partis conviés à cette rencontre.

-Secundo, SULTANI a vu le jour avec ceux qui ne partageaient pas cette manière unilatérale du Sphinx et alliés au niveau de FATIMA 1. Dommage au niveau de SULTANI, Kengo est venu piéger le groupe alors que le consensus se formait déjà autour de Kamerhe. La suite est connue,  ces trois figures de proue de la politique congolaise avaient annoncé simultanément leur candidature à la présidentielle.

-Tertio, par après, ayant compris la nécessité d´aller en bloc face à Kabila, Kengo et Kamerhe ont tenté vainement d´obtenir un accord avec le Sphinx. Ici, je vous épargne les passages de Collette Braeckmann sur ce que Tshisekedi pensait  et disait sur ces deux leaders politiques. Pour Kamerhe, connaissant le caractère versatile du leader Maximo, il ne voulait pas un accord tacite sans rien au retour. Il voulait un accord écrit à la hauteur de son poids politique d´où personne n´ignorait ses ambitions au poste de Premier ministre. Vous connaissez bien la réponse de Tshisekedi sur ce point. il le clamait haut et fort, pour lui, c´était NIET, il fallait attendre les élections pour connaître le poids politique de chacun. C´est cette position catégorique de Tshisekedi qui est la base de la désunion de l´opposition et pas le contraire. Je vous confirme que si comme vous le dites, l´UNC aurait refusé la main tendue de Tshisekedi, dites-nous alors, ce qui était contenu dans cet accord ?  Kamerhe a une base, il est arrivé troisième au niveau de la présidentielle et, l´UNC son parti en -seulement- une année  d´existence,  est arrivé en 3ème  position au niveau de l´opposition. Actuellement, au niveau du parlement, l´UNC et alliés comptent 34 députés. Si aux yeux de Tshisekedi les alliances politiques ne peuvent êtres que postélectorales, Kabila lui, a une avance sur ce point puisqu´en 2006, il a signé un accord écrit avant les élections avec le PALU, accord qu´il a respecté jusqu´au mois d´avril 2012 avec la démission du gouvernement Muzito.

Quartio, pouvez-vous nous citer un accord voire une alliance politique que Tshisekedi aurait conclu et respecté du début jusqu´à la fin ?  Les autres devant lui sont toujours moins méritants , méprisés si pas considérés des traîtres !!! Combien de co-fondateurs vivants sont encore dans son parti ? Tous ont toujours torts de partir ? Pourquoi sont -ils partis ?

Est-il apte dans la signature des alliances ou négociations ? Cfr Conflit Mobutu-Tshisekedi,  Conclave du palais du peuple,- Tshisekedi-Monsengwo sur la composition de son gouvernement, Tshisekedi-Laurent Désiré Kabila. Sun-City.- Le PAD avec le RCD-Goma, etc….

Vous connaissez la suite après son vote historique à la CNS, il a méprisé ceux qui l´ont soutenu avec la formation d´un gouvernement non représentatif, ce, en pensant qu´il n´y a que lui seul et son parti qui seraient capables de sortir la RDC du gouffre.

Au Sénégal, au premier tour, chacun y est allé de sa manière mais au deuxième tour, il y a eu coalition avec des accords qui ont culminé après la victoire de Macky SALL par la participation de ses soutiens au gouvernement. Youssu N´Dour en est l´exemple.

En RDC, avec un seul tour, Tshisekedi a courru le risque d´attendre les résultats des urnes. Peut être, était-il trop sûr de lui ? Il a confirmé lors d´une interview avec CB qu´il n´avait pas besoin des leaders qui ne peuvent pas réunir plus de 50 personnes devant eux, il faisait allusion à Kamerhe et Kengo. La suite lui a donné tort. Regardez les voix de Kengo à l´Équateur et de Kamerhe au Kivu, vous vous rendrez compte qu´il avait joué avec le feu. A vous de répondre, s´il s´est brûlé.

Ensuite, vous avez entendu de lui même qu´il aurait subi des pressions au niveau de sa propre famille et de l´extérieur pour faire alliance aux autres. Malgré cela,  il ne s´exécuta pas campant toujours sur sa propre logique qui ne l´amène nulle part sauf dans des conflits interminables avec tous, ce, même au sein de son parti. Je me demande si un politicien avisé doit attendre sa famille et l´extérieur pour comprendre l´avantage et le rôle d´une alliance dans une telle circonstance ?

3. Vous soutenez  « Nous avons demandé à tous les partis politiques de l’opposition de ne pas siéger au Parlement, là encore, votre parti a préféré y aller. Pour récolter quoi, à part les salaires de 6 mille distribué aux députés et l’honneur dû à leur rang. Et encore quel honneur !!! Par ce choix (responsable pour vous, irresponsable pour moi), vous affaiblissez l’opposition et ne travaillez pas
dans le sens de « l’union fait la force ». Imaginez si tous les députés de l’opposition (simple hypothèse) ont refusé de siéger au Parlement pour protester contre les fraudes électorales (présidentielles et législatives), qui serait en
difficulté aujourd’hui ? N’est-ce pas ceux qui se sont emparés du pouvoir ? N’est-ce pas que l’opposition dans son ensemble aurait mis le pouvoir tyrannique à nu ? Admettons avec courage qu’il nous manque de stratégies ou, pour le dire autrement, nos stratégies de courte vue compromettent l’avenir du pays. Les Congolais cherchent à être élus députés pour gagner six mille dollars et bénéficier de plusieurs avantages liés à cette fonction. Jamais les députés ne
songent à améliorer les conditions de vie (salaire) de ceux qui les… »

La plupart des leaders qui ont soutenu Tshisekedi à FATIMA 1 comme Jean-Claude M´vuemba Luzamba, Martin Fayulu Madidi et Roger Lumbala pour ne citer que ces trois, ont accepté de siéger au Parlement contrairement à la décision de leur candidat à la présidentielle, E. Tshisekedi. Ceux qui connaissent ces trois personnes, refuserons de vous croire qu´ils sont partis au parlement uniquement à cause de 6 250, dollars de salaire. Je vous dispense des exemples de nos députés, ceci pour vous dire, même dans votre camp, il n´y a pas eu concertation puis consensus sur ce point. Tshisekedi lance ses prises de position à partir de sa résidence de Limeté sans consulter les autres. Trouver un terme pour qualifier cette attitude. Pour ma part, c´est pas une attitude démocratique.

Du reste, il est connu de tous que les deux Présidents qui ont exercé au perchoir de notre Assemblée nationale étaient unanimes que sur les 500 députés,  certains parmi eux, si pas la moitié, étaient des simples touristes. Les autres, qu´ils soient de la mouvance au pouvoir si bien de l´opposition constitutionnelle, ont  pu à leur manière, contribuer à quelque chose malgré un bilan mitigé dans l´ensemble. En prenant l´exemple de Jean-Claude M´vuemba, j´ai surfé sur le site officiel de son parti, j´ai découvert qu´il a à son actif, plusieurs réalisations dans son fief de Kasangulu raison pour laquelle il est indetrônable dans ce coin du pays. Même sous mandat de Kabila au quinquennat passé, ce député de l´opposition n´a pas manqué de faire du bien à sa base. François Mwamba dont je regrette la défaite au détriment d´un candidat de l´UDPS, a réalisé plusieurs projets dans son fief, et, les exemples sont légions. Tous, n´ont pas été empêchés par Kabila pour faire du bien à leurs concitoyens. Et, ceux qui ont bénéficié ces biens ne sont pas de la famille de Kabila. Ceci, pour vous dire que la politique de la chaise vide ne paie pas, au contraire cette technique propre à Tshisekedi n´a jamais porté des fruits à sa lutte et même pas au peuple congolais. En outre, les institutions congolaises bien qu´inféodées au pouvoir en place n´appartiennent pas à Kabila. Ne dit-on pas les hommes passent mais les institutions demeurent ?

Au Zimbabwe, le Challenger du Président Mugabe, comprenant le rapport de forces en sa défaveur, a accepté le partage du pouvoir pour être dans le système en vue de le palper de l´intérieur en apportant sa contribution pour le bien être de son pays.

Au Kenya, mêmement. En RDC, depuis le début des années 90, Tshisekedi se comporte toujours ainsi avec sa politique de la chaise vide et villes mortes. Aujourd´hui en 2012, soit 22 ans après, il faut se demander à quoi aurait servi sa stratégie ?

Alors que le fer était chaud et qu´il fallait le battre juste après les élections avec  l´appui de la communauté internationale qui faisait pression sur Kabila pour qu´il  partage le pouvoir et au moment où celui-ci fut fin prêt à s´exécuter, il eut un refus catégorique  de la part de Tshisekedi.

Alors que le fer était chaud et qu´il fallait le battre juste après les élections profitant de la condamnation unanime et universelle de la CENI, que cela soit du côté  tant du pouvoir,  de l´opposition que du monde entier sur cette catastrophe électorale, moment crucial pour demander la démission de toute l´équipe de la CENI, Tshisekedi a fait tirer les choses en longueur. Il comptait sur la pression populaire qui n´a pas donné des résultats escomptés. A l´heure actuelle, on dirait que la pilule est passée. L´actualité n´est plus le remplacement de l´équipe de la CENI. Entre temps,  Kabila lui, a joué avec le temps. Petit à petit, lui qui s´est retranché pour se faire oublier  en attendant la suite des tractations, est ressorti de son silence bien décidé à faire le contraire de la ligne qu´il défendait lors de son discours d´investiture, l´ouverture à l´opposition. La suite est connue.

A présent, l´on nous raconte que Tshisekedi attend l´imperium chez lui à Limeté et peut-être lui aussi nommera son gouvernement si pas son parlement, pour quel impact et incidence ?  Avez-vous cerné le rapport de forces  au niveau national et international ? Avez-vous tiré des leçons sur ce qui fut le dédoublement des institutions toujours par le même Tshisekedi pendant l´époque de Mobutu ? Si non pourquoi ? Si oui, quel était le résultat à l´époque ?

« Il ne s’agit pas de savoir si « Tshisekedi sera rétabli comme Président de la RDC » ou
non, il s’agit de savoir si nous acceptons collectivement que les fraudes soient reconnues comme source de légitimité ou non. Si vous, vous dites « oui » et vous allez au Parlement, moi je refuse que les fraudes et les fraudeurs me
gouvernent. Notre différence se trouve là et elle est de taille. »

Sous Mobutu, olinga olinga te, mayi ya pondu. Ozali na libumu ya mama na yo nainu obotami te, ozali déjà membre ya MPR-Parti-État. Pour autant, nous n´avons pas abandonné la lutte. Et, cette attitude ou disposition dictatoriale n´avait pas avoisiné ou rencontré l´assentiment des gens qui pourtant n´avaient pas le choix, nous étions tous membres du MPR sans en faire la demande. Et, certains étaient dans nos institutions. La lutte pour l´instauration d´un État de droit n´est pas une exclusivité de l´opposition institutionnelle ou non institutionnelle. Elle est, l´affaire de tous, tant mieux la différence des méthodes. Les députés de l´opposition qui ont accepté de siéger au parlement ne le font pas pour légitimer les fraudes. Ils ont été élus par leur base respective. C´est pas Kabila qui les a élus, ne confondons pas les choses. Le fils de Tshisekedi qui a été massivement élu à Mbuji-Mayi a trahi sa base en suivant la décision de son père. Car il aurait du être le porte-voix de sa base au parlement  comme les  Jean-Claude M´vuemba , François Mwamba, etc…il pouvait aussi pendant sont mandat, résoudre quelque difficultés de sa base. Avec la politique de la chaise vide, il s´éloignera de plus en plus de sa base et ne pourra résoudre aucune difficulté de sa base au cours de cette mandature. Le perdant, c´est le peuple puisque Tshisekedi a au cours de sa vie politique,  a engrangé des moyens que le minable congolais n´a pas. A se que je sache, il mange bien à Limeté et le jour où sa santé se détériora, il montera facilement dans un avion pour Bruxelles afin de se faire soigner. Tel est le cas de la majorité du peuple congolais et de sa base à Kabeya-Kamwanga ?

Vous verrez,  dans un proche avenir, vous me donnerez raison, l´impérium tant attendu ne viendra pas. Et, le vieux se retranchera encore à Bruxelles. Là, tous ceux qui  attendraient encore son retour comme s´il n y avait pas d´alternative avec nos 70 millions d´âmes, prendrons leur mal en patience et cela fera du temps pour qu´ils reprennent du poil de la bête. Comme nous comptons  seulement sur des hommes providentiels, prions Dieu pour qu´il nous ressuscite Kimbangu ou Lumumba. Nous ne pouvant pas seulement compter sur un homme qui durant toute sa vie politique n´a confiance à personne sauf à lui même.

-Avant d´aller siéger au Parlement, le doyen des députés, Kombo Kisi l´a rencontré pour lui expliquer sa position, il l´a simplement répondu qu´il avait pris bonne note, c´est tout. Est-ce c´est une réponse positive ou négative ? Pourquoi pas convoquer une commission du parti qui y siégera pour débattre de la question ?

Prof. Fweley,

Vous vivez actuellement dans un pays de droit qu´est la Suisse, en plus, vous avez beucoup écrit sur la vie sociale, politique et économique de la RDC, en vous lisant je crois savoir que vous faites partie de la sommité qui soutient Etienne Tshisekedi. Si vous n´êtes pas en mesure de vous rendre compte sur les manières unilatérales de Tshisekedi sur ses prises de position alors je regrette et vous dit, qu´a son époque, il fut le  » faiseur » de Mobutu et vous et les autres, vous serez des faiseurs de la dictature de Tshisekedi. Est-ce qu´en Suisse la politique se fait de cette manière ?

Mes salutations patriotiques et fraternelles

JP-Vununu