Archive | janvier, 2012

Les Congolais veulent maintenant une indépendance réelle

29 Jan

Les Congolais veulent maintenant une indépendance réelle

Discours du Roi des Belges Léopold II devant les missionnaires se rendant au Congo

http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=viVLV8YIpZA

C’est honteux de soutenir un candidat tricheur et de prétendre qu’après des fraudes électorales à grande échelle l’ordre d’arrivée ne change rien.

 Tout le monde connaît la vérité sur les élections du 28 novembre 2011 en RD Congo mais chaque Etat occidental qui vit sur le dos de notre pays, en particulier la Belgique, ne voit que ses intérêts immédiats. Devant l’indifférence généralisée, il appartient aux Congolais d’agir et de trouver la solution pour l’avenir de notre pays, car il n’y a rien à attendre de la « communauté internationale » qui a soutenu la colonisation du roi des Belges, Léopold II, pendant que ce dernier coupait les bras des travailleurs indigènes, qui a contribué à l’assassinat de Lumumba, qui a soutenu le coup d’Etat de Mobutu et son pouvoir tyrannique. C’est encore cette même « communauté internationale » qui a encouragé l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, qui a écarté Jean-Pierre Bemba du pouvoir en l’envoyant à la CPI afin de piller librement le Congo. Elle a ouvertement soutenu Joseph « Kabila », son pouvoir tyrannique et ses fraudes électorales en 2006 et 2011. Depuis l’époque coloniale, le mobile a toujours été le même : piller les ressources naturelles du Congo avec la complicité des Congolais cupides et enclins à l’enrichissement facile, rapide et illicite. La « communauté internationale » va à l’encontre des principes qui fondent son existence. Elle est allée combattre le pouvoir de Saddam Hussein sous prétexte de lutter contre le mal, c’est-à-dire son pouvoir tyrannique, là où en réalité elle ne visait que le pétrole de ce pays ; elle a mené une guerre atroce contre Laurent Gbagbo sous prétexte qu’il a organisé des fraudes électorales pour se maintenir au pouvoir, alors que la France ne visait que le contrôle de l’économie ivoirienne pour lutter contre sa propre crise financière. Au Congo, cette même « communauté internationale » soutient le maintien au pouvoir de l’homme pour qui la tricherie électorale a été organisée. En ne défendant pas les valeurs démocratiques au Congo, elle vient de se discréditer et aucun Etat du tiers-monde ne croira à sa mission prétendument salvatrice. Aujourd’hui, tout le monde sait que l’ONU est partisane, qu’elle ne défend que les intérêts des puissances qui financent son existence. L’essayiste belge, Michel Collon, a très bien expliqué cette réalité dans son livre : « Bush le cyclone », éditions Oser dire, décembre 2005.

 La reconquête du tiers-monde et le retour à l’esprit de l’Empire romain

 L’Empire romain menait la guerre autour des pays voisins mais aussi dans les pays lointains pour s’enrichir et justifier sa puissance. En réalité, le monde n’est jamais sorti de cet esprit de conquête qui pousse tout Etat puissant à conquérir les Etats faibles, dans le but particulier de contrôler les ressources naturelles nécessaires au maintient de la puissance. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la dernière guerre contre l’Irak et la Libye de Kadhafi. Ne pouvant plus officiellement avoir des colonies, les grandes puissances placent astucieusement leurs représentants à la tête de chaque pays conquis. La mondialisation, qui a affaibli les Etats du tiers-monde, facilite le contrôle de l’économie nationale. Là où, pendant le siècle des Lumières, l’on luttait pour la promotion des valeurs démocratiques, les grandes puissances font aujourd’hui la promotion de la violence pour défendre leurs intérêts. Depuis la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle, le monde marche à reculons. En effet, la mondialisation de ce siècle rime avec la volonté de recoloniser les pays faibles du tiers-monde. François Thual a écrit un livre très intéressant sur ce sujet qui mérite d’être porté à la connaissance des victimes. Il s’agit de « La planète émiettée », Paris, éditions Arléa, avril 2002.

 Il y a deux camps en Belgique

 Dans sa politique étrangère, la Belgique a toujours été divisée en deux camps : celui des royalistes qui a longtemps vécu sur le dos du Congo, en extorquant ses ressources naturelles et en méprisant l’homme noir (congolais) et celui des progressistes. Dans la lignée des progressistes, il y avait un homme comme Jean Stengers qui a rendu témoignage de l’exploitation du Congo sous le roi des Belges Léopold II, dans un livre magnifique malheureusement ignoré par les Congolais. Il s’agit de « Congo. Mythes et réalités », éditions Duculot, mars 1989. Ce livre fait écho à un autre écrit par l’Américain Adam Hochschild, « Les fantômes du Roi Léopold. Un holocauste oublié », Paris, éditions Belfond, 1998. Aujourd’hui, le député MLD, Laurent Louis inscrit sa lutte politique dans la même lignée des progressistes qui, jadis s’opposaient, en Belgique, à la politique de Léopold II au Congo. La journaliste du Soir, Colette Braeckmann appartient au camp des royalistes qui ont toujours méprisé les Congolais. Il suffit de relire ses publications et ses articles pour s’en convaincre. Non seulement elle se contredit régulièrement mais pire elle change de camp sans état d’âme comme elle change ses habits. Alors qu’elle nous disait que la mère de Joseph « Kabila » est tutsi, elle a ensuite changé pour lui coller une mère congolaise en la personne de Mme Sifa, alors que tous les Congolais savent que cette dame n’a jamais porté Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila, dans son ventre. Après avoir raconté dans de ses livres qu’aussitôt arrivé sur le sol congolais, Joseph « Kabila » s’intéressait plus aux jeunes filles et à l’extraction des minerais dans le Kasaï où il a clandestinement acquis quelques filons, Colette Braeckmann cherche aujourd’hui à faire croire aux Congolais que Joseph a été majoritairement élu par ces derniers.

Les royalistes sont majoritaires par rapport aux progressistes

En Belgique, les royalistes sont majoritaires et les progressistes sont minoritaires. Ceux-là, ayant pris goût à piller le Congo, depuis leurs grands-parents, ne peuvent pas concevoir un Congo libre qui volerait de ses propres ailes. Voilà pour quelle raison, le malheur du Congo vient avant tout de la Belgique. En effet, depuis l’époque coloniale, la Belgique a toujours été ingrate à l’égard du Congo. Elle n’a jamais officiellement reconnu les efforts du Congo dans l’enrichissement de la Belgique. Vu de la Belgique, la République démocratique du Congo est encore une colonie et Joseph « Kabila » n’est qu’un simple représentant du pouvoir colonial belge. Ce n’est pas moi qui le dis mais un député belge, Laurent Louis, pour le citer. Son indignation peut être écoutée en cliquant sur le lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=TSwMoNFQmJU

Il ne faut rien attendre de bon de la Belgique qui a infligé des souffrances horribles aux Congolais, qui a coupé les bras des indigènes quand ils ne rapportaient pas assez de caoutchouc, qui prenait les femmes en otage afin que leurs maris produisent plus, qui brûlait des villages entiers pour asseoir la terreur, qui a imposé des tortures sadiques aux Congolais, qui s’est construite une des plus grandes fortunes du monde sur les dos des pauvres, qui ne cultive qu’une seule idée : piller le Congo, qui n’a jamais osé demander pardon pour le mal qu’elle a fait aux nègres. Que peut-on encore attendre d’un tel pays ? RIEN.

Aussi longtemps que les Congolais ne prendront pas conscience et ne réagiront pas contre la mainmise de la Belgique sur le Congo, les descendants du roi Léopold II continueront à considérer le Congo comme leur colonie, malgré l’étiquette d’indépendance que notre pays a acquise le 30 juin 1960.

 Mme Colette Braeckmann travaille pour son pays et pour gagner son pain

 Si la journaliste belge de « Le Soir » a reconnu les fraudes, elle refuse la logique de sanctionner le tricheur parce qu’elle a déjà choisi son camp, celui qui correspond à ses intérêts et à ceux de son pays. Son choix pose problème en matière d’éthique. Mais, comme dit l’adage, on ne parle pas la bouche pleine ! Voilà pour quelle raison nous ne devons pas être naïfs et ne devons plus nous laisser convaincre par tout ce qu’elle écrit. Si on lui enlève le Congo, elle n’aura plus de travail.

Les Congolais doivent savoir une fois pour toutes que Colette Braeckmann ne travaille pas pour le Congo mais pour la Belgique qui est son pays. Sa mission principale est de distraire les Congolais en les mettant sur de mauvaises pistes dans le but de retarder le décollage économique du Congo et de créer des problèmes là où il n’y a pas afin que des conflits perdurent et cassent le rythme de développement de notre pays, car un Congo en conflit est plus intéressant pour la Belgique et pour les grandes entreprises internationales plutôt qu’un Congo en paix, un Congo qui se développe et où elles n’auront plus grand chose à dire. Dans le premier cas, les prix des minerais ne sont pas négociés tandis que dans le second cas, les prix sont fixés par l’Etat congolais. Pour éviter toute forme de négociation qui tendrait à réduire leur marge bénéficiaire, la Belgique et les grandes entreprises internationales, s’appuyant sur le travail des journalistes, comme celui accompli par Colette Braeckmann, torpillent l’avenir du Congo. Nous avons tendance à ignorer sinon à oublier cette démarche subtile des Etats puissants. Notre compatriote, Serge Gontcho a trouvé les mots justes pour qualifier l’attitude partisane et mesquine de Colette Braeckmann. Il a écrit : « Il est vrai que vous êtes pro Kabila. Pour moi, c’est votre droit, car il y a des journalistes de droite et de gauche, même chez vous en Occident. Et donc, en tant que journaliste proche du pouvoir, il n’est pas étonnant que vous péchiez avec la logique subtilement, l’essentiel pour vous étant de passer votre message. Voici en effet ce que vous écrivez :

Cependant, aucune de ces missions d’observation n’a remis en cause « l’ordre d’arrivée des candidats », ce qui signifie que M. Kabila aurait obtenu davantage de votes que son challenger immédiat M. Tshisekedi. Cela fait de lui, arithmétiquement, le vainqueur des élections présidentielles.

« Votre conclusion en rouge, visiblement tiré par les cheveux, est une faute de logique manifeste et jette le doute sur votre honnêteté. Seul un recomptage de voix aurait permis d’affirmer avec précision qui a gagné, mais le fait certain est qu’il y a eu tricherie à grande échelle. Là où les observateurs ont gardé silence, vous vous avez fait une AFFIRMATION, comme un avocat.

« L’autre point faible de votre argumentation est le fait de placer sur le même pied l’organisateur de la tricherie (le pouvoir) et les victimes de celle-ci, qui sont en légitime défense en quelque sorte. Vous ne leur accordez aucune circonstance atténuante dans leur violence, mais vous en trouvez pour le pouvoir armé.

« Quant à votre affirmation selon laquelle l’opposition unie autour d’un seul candidat aurait eu plus de chance, elle ne sert qu’à dédouaner votre camp, car elle n’explique pas pourquoi Kamerhe a eu si peu de voix dans son fief, ni Tshisekedi dans le sien. Elle n’explique pas non plus les 100 % de voix sur 100,1 % de votants dans les fiefs de Joseph Kabila.

« Je pense que ces quelques points, parmi beaucoup, suffiront à vous convaincre vous-même de votre penchant pour Joseph Kabila (je répète, c’est votre droit), au cas où vous essayeriez de vous mentir à vous-même ».

Sous un angle complètement opposé à Colette Braeckmann, Marie-France Cros n’y est pas allée avec le dos de la cuillère. Dans un article mis en ligne le 28 janvier 2012, elle écrit : « Pour l’essentiel des observateurs, c’est un fait : les élections du 28 novembre au Congo ont été maculées de tant d’irrégularités qu’ELLES N’ONT PAS DE LEGITIMITE. Le ministre belge des Affaires étrangères est le seul à soutenir qu’elles « n’ont pas changé l’ordre d’arrivée » à la présidentielle : avec 3 millions de voix d’écart officiel entre les deux hommes, mais 3,6 millions de doubles enregistrements d’électeurs, 1,6 millions de bulletins disparus et des transferts frauduleux de voix de Tshisekedi ou Kamerhe sur les totaux de Kabila, il a du mal à faire partager sa position ».

En effet, par leur prise de position délibérée, le Premier ministre belge, le Ministre belge des Affaires étrangères, Louis Michel et Colette Braeckmann, méprisent le choix que les Congolais, dans leur majorité, ont porté sur la personne de M. Etienne Tshisekedi. Comment comprendre que les royalistes belges refusent de se désintéresser du Congo comme un enfant qui refuse de quitter les seins de sa mère alors que les Congolais ne se mêlent pas des problèmes de la Belgique qui peine à se donner un Etat stable ? Pourtant, la capitale de l’Europe qui prône la démocratie se trouve sur ce territoire. Comme les royalistes belges, Colette Braeckmann a un esprit colonialiste. Elle redoute la stabilité du Congo et le développement de notre pays car cela entraînera in fine l’appauvrissement de la Belgique et probablement sa disparition comme Etat.

La Belgique, qui n’a jamais eu un Etat stable (a no man’s land), a créé au Congo un autre Etat instable afin de faciliter le pillage de l’économie de notre pays. Ainsi, des entreprises mafieuses belges, en coopération avec d’autres entreprises internationales mafieuses, s’entendent sur le dos des Congolais pour extraire à leur profit, partout où elles le peuvent, les minerais du sous-sol congolais.

Depuis l’époque coloniale, à aucun moment de notre Histoire la fameuse « communauté internationale » a pris position en faveur du Congo. Est-il vraiment permis de penser qu’elle le fera demain ? La réponse est NON. Il est donc grand temps de redéfinir nos relations bilatérales avec la Belgique. Nous devons désormais décider nous-mêmes de notre propre avenir sans une intervention extérieure. C’est cela être indépendant et souverain. A chaque fois, lorsque nous nous ressaisissons pour définir notre avenir commun, l’extérieur s’organise pour interrompre la machine en marche en nous imposant ses hommes. L’Occident l’a fait en 1960, en 1965, en 1997, en 2001, en 2006 et 2011. Il faut que la mainmise occidentale prenne fin pour faire place à l’engagement des Congolais eux-mêmes. Après cinquante ans d’exploitation éhontée, nous voulons maintenant notre indépendance définitive.

 M. Etienne Tshisekedi est emprisonné alors qu’il n’a commis aucun crime

 Depuis la proclamation des résultats, le Congo est dans une situation d’impasse politique. Mais, pendant ce temps, que se trame-t-il du côté du pouvoir sortant ? Il est permis de penser que les hommes de M. Joseph Kabila sont occupés à former un gouvernement d’union nationale dans lequel ils introduiront les hommes (des nègres payés pour le besoin de la cause) qui se réclamaient hier appartenir à l’opposition, en piochant aussi autour de M. Etienne Tshisekedi afin de l’affaiblir et de le neutraliser. Les hommes autour du président Tshisekedi et les députés élus de l’UDPS vont-ils résister à la corruption du pouvoir et à la tentation des six mille dollars ? Pas très sûr. Le député européen, Louis Michel, l’artisan de la première heure du pouvoir de Joseph « Kabila », jouerait un rôle-clé, en coulisse, dans cette voie qui pourrait ressembler à une nouvelle transition. Le Congo ne pourra-t-il pas sortir de cette logique de transition sans fin, car, depuis 1960, le Congo est toujours en transition ? Il est aussi permis de penser que M. Joseph « Kabila » contacte des pays étrangers pour obtenir de nouveaux soldats étrangers qui viendraient pour contrer la révolte populaire. Il est aussi permis de penser que pendant ce temps de silence, M. Joseph « Kabila » examine les voies et moyens de diviser le Congo, de le plonger dans la rébellion entre le Kivu, le Katanga et le reste du pays, comme les Belges l’ont fait en 1960, après leur échec. Enfin, il est également permis de penser qu’il examine sérieusement la possibilité de fuir le Congo pour échapper à la CPI et à la vindicte publique. Entre-temps, M. Etienne Tshisekedi est toujours « emprisonné » chez lui afin de solliciter ses serfs sinon de le pousser à la mort, et le monde « civilisé » ne dit rien, exactement comme dans le scénario de Lumumba avec les casques bleus. Celui-ci est privé de la liberté de ses mouvements alors qu’il n’a pas commis de crime. Pour quelle raison, le pouvoir de M. Joseph « Kabila » n’a-t-il jamais encerclé MM. Nkunda Batware Mihigo et Bosco Ntaganda alors que ces deux derniers sont poursuivis par la CPI ? Qu’on rende la liberté à l’élu du peuple, M. Etienne Tshisekedi !

 Chers compatriotes

 Ne rêvons plus, n’évoquons plus la « communauté internationale » pour construire notre avenir, agissons plutôt. Devenons majeurs et responsables. La fameuse « communauté internationale » ne nous assistera jamais, elle continuera plutôt à nous exploiter car notre pays est trop riche. Sortons de toutes nos illusions et inscrivons notre lutte dans la logique de « légitime défense » que notre plate-forme a choisie depuis sa création (se référer à l’adresse du CLD : www.congolegitimedefense.org

Montrons au reste du monde que le Congo est avant tout à nous ses occupants et ses habitants. Le destin du Congo doit dépendra de nous, ce n’est pas une responsabilité de la fameuse « communauté internationale » qui n’est qu’une nébuleuse.

Peuple congolais, il n’y a aucun pays au monde qui a construit sa souveraineté et a fait respecter son intégrité territoriale (frontières) sans au préalable former une armée nationale forte : Allemagne face à la France (sous Bismarck), Etats-Unis face à la Grande-Bretagne, Brésil face aux Etats-Unis, Chine face au Japon, etc. Pour le dire avec d’autres mots, l’Histoire ne retient aucun exemple d’un pays riche en ressources naturelles qui a fait respecter ses frontières et ses richesses du sol et du sous-sol sans, avoir au préalable, construit une armée forte. La politique est avant tout une question des rapports de force. Il faut certes savoir user de cette force. Mais cela est une autre question.

Le jour où le Congo aura une armée digne de son nom, où nous serons capables d’assurer la sécurité le long de nos frontières et notre souveraineté, le monde entier, c’est-à-dire cette fameuse « communauté internationale », nous respectera ; autrement le Congo sera toujours une colonie belge à défaut d’être une colonie ouverte aux grandes puissances.

Si nous ne faisons rien aujourd’hui, si nous ne saisissons pas cette opportunité pour affirmer notre indépendance, le Congo nous échappera pendant longtemps et nous serons gouvernés par des Tutsi qui occuperont, sans sourciller, tous les camps militaires et les postes les plus importants dans la sécurité, les services de renseignement et la diplomatie.

Peuple congolais : réveillons-nous, ne rêvons plus. Notre pays est en danger, il va à vau-l’eau. L’heure est donc à l’action pour défendre l’avenir de notre pays. Que chacun de nous agisse partout où il se trouve et selon les moyens dont il dispose.

Soyons fiers de notre pays et aimons-le de tout notre coeur. Il doit être notre plus grand amour de vie.

 Fweley Diangitukwa

Politologue et Président du CLD (Le Congo en légitime défense)

http://www.congolegitimedefense.org
http://www.fweley.wordpress.com

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Le Congo est toujours une colonie belge

21 Jan

Le Congo est toujours une colonie belge et les dirigeants du Congo ont toujours été choisis par la Belgique avec l’appui des grandes puissances.

Ecoutez les deux discours historiques de M. Laurent LOUIS (MLD) à la Chambre des représentants de Belgique :

 http://www.youtube.com/watch?v=ftvwHiY7Qy8&feature=share

http://www.youtube.com/watch?v=TSwMoNFQmJU

 « Quand les Congolais se réveilleront, lorsqu’ils éliront librement leur chef d’Etat, sans contrainte extérieure, le monde tremblera et l’Afrique se développera enfin. La clé de l’Afrique se trouve en RD Congo » (Fweley Diangitukwa)

Discours du Roi des Belges Léopold II devant les missionnaires se rendant au Congo :

http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=viVLV8YIpZA

Tricher et soutenir les fraudes électorales sont un acte immoral, un crime

10 Jan

Tricher et soutenir les fraudes électorales sont un acte immoral, un crime. Honte à la CENI, à la CSJ, au bénéficiaire de la tricherie électorale et aux laudateurs qui le soutiennent publiquement. 

« On ne construit pas un Etat de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression«  (dans la prise de position de la CENCO). 

 Dr Fweley Diangitukwa a accordé une interview à LAVDC au micro de Don Kayembe.

 Cliquez sur ce lien et écoutez :

http://www.lavdc.net/portail/interview-tshisekedi-nest-le-president-de-ludps-mais-le-chef-de-letat-de-la-rdc-dr-fweley/

Interview: Tshisekedi n’est pas le Président de l’UDPS, mais le chef de l’Etat de la RDC- Dr Fweley

Suivez LAVDC en Direct sur www.lavdc.net

 Don Kayembe

Vœux de Nouvel An adressés au peuple congolais

1 Jan

Vœux de Nouvel An adressés au peuple congolais

Très chers Compatriotes,

 En janvier 2011, nous avons été nombreux à souhaiter que les jours à venir soient couverts de lumière. Mais hélas, à l’aube de cette nouvelle année 2012, l’anarchie règne toujours dans notre pays. C’est donc dans cet état de révolte généralisée que notre plate-forme « Le Congo en Légitime Défense » (CLD), adresse à vous ses Vœux de Nouvel An.

En novembre 2011, nous avons tous été témoins des manœuvres fraudeuses dans l’enrôlement des électeurs. L’année 2011 restera gravée dans la mémoire de chacun de nous à cause des tricheries électorales honteuses organisées par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la CENI. A part les laudateurs, nous avons tous été profondément choqués et déçus par l’ampleur des tricheries, avant, pendant et après les élections, mais plus particulièrement le jour du vote. Depuis la victoire frauduleuse du dénommé Joseph « Kabila », le peuple vit dans la terreur, il est humilié car son honneur est quotidiennement souillé.

Au début de cette Nouvelle Année 2012, ayons une pensée pieuse pour tous ceux qui sont tombés sous les balles de l’imposteur pour avoir réclamé la vérité des urnes, parmi eux le jeune Cédric Nyanza qui s’est immolé à Boma, et qui, par ce geste de désespoir, a fait entrer le printemps arabe dans la vie politique congolaise. Nous nous inclinons pour honorer la mémoire de tous nos martyrs. Leur unique tort est d’avoir contesté les tricheries électorales.

Nous saluons le courage des témoins congolais qui ont bravé la peur en collectant les PV dans les bureaux de vote. Nous saluons le courage du Cardinal Laurent Monsengwo qui, au nom de toute l’Eglise et de plus 30.000 observateurs déployés à travers tout le pays, a dit que les résultats publiés par la CENI n’étaient conformes ni à la vérité ni à la justice et que c’est M. Etienne Tshisekedi qui est le Vainqueur de l’élection présidentielle. Nous saluons également le courage de nombreux Observateurs étrangers qui ont publiquement dénoncé les irrégularités des élections, les qualifiant de non crédibles, en commençant par le Centre Carter, l’Union Européenne. Pire, M. Joseph « Kabila » a lui-même reconnu les fraudes, en parlant d’erreurs dans le processus. Mais le bénéficiaire des fraudes n’a pas été puni.

Le CLD n’accepte pas le jugement de la Cour suprême de justice qui a été une parodie de justice. Il confirme donc la victoire éclatante du président Etienne Tshisekedi qui avait refusé de s’en remettre à la CSJ, qu’il a qualifié, à juste titre, de « Cour privée de Kabila ». Le CLD remercie les Congolais de l’étranger qui portent très haut la flamme de la résistance. Grâce à leur détermination, le monde entier apprend à connaître les enjeux en cours dans notre pays.

Aucun respect ne doit être réservé aux tricheurs : à Joseph « Kabila », au président de la CENI, aux juges de la CSJ et aux laudateurs qui ont trahi la volonté populaire. Le pouvoir de Joseph « Kabila » a déçu car il n’a pas été à la hauteur des attentes du peuple qui veut simplement la paix et le pain. On ne gouverne pas un peuple par défi ni en recourant continuellement à la violence pour contraindre les masses au silence et à la soumission.

Si, nous avons, sans cesse, dénoncé la corruption et l’impunité, la CENI et la CSJ ont hélas montré à la face du monde à quel point les mœurs sont corrompues dans notre pays et à quel point la justice est bafouée. C’est un déshonneur que notre génération a l’obligation de laver.

 Très chers Compatriotes,

Aujourd’hui, nous sommes nombreux à réclamer le changement. Soyons encore plus nombreux afin de mettre rapidement fin à ce régime méprisable. Par nos voix et par notre détermination, nous montrerons à la face du monde que cette fois il se passe quelque chose au Congo qui n’a plus jamais été vu depuis 1959. Puisque nous avons décidé de braver la peur, nous devons aller jusqu’au bout afin que, dans l’honneur et la dignité, nous puissions demain construire un pays plus beau qu’avant, en étant debout, avec nos fronts redressés. Sortons de nos maisons et de nos quartiers et formons des files interminables pour exprimer notre indignation, parce que nous croyons en ce que deviendra bientôt notre pays béni par Dieu. Nos droits ont été bafoués par la CENI et par la Cour suprême de justice. Soyons nombreux, tenons-nous la main dans la main et manifestons partout, à Kinshasa et à l’intérieur du pays, dans des proportions que notre imposteur n’a jamais vues afin qu’il comprenne une fois pour toutes que le peuple congolais ne le porte pas dans son cœur.

Congolais de toutes les provinces, parce que nous avons tous compris que le Congo est gouverné par des individualistes et des égoïstes qui s’appuient sur le mensonge d’Etat, mettons-nous ensemble pour revendiquer légitimement nos droits confisqués par celui qui s’est affublé du nom de Joseph « Kabila » ; séparons-nous de cette catégorie de gouvernants qui ne participent pas au développement de la RDC et engageons notre nation dans la voie de la modernité, dans une voie fondamentalement nouvelle.

Nous sommes devenus cette nouvelle majorité capable de sortir notre pays du chaos et de l’incertitude pour construire un Etat qui créera des emplois décents et garantira les services publics. Soyons rassurés que, si nous unissons définitivement nos efforts pour défier ce pouvoir infâme qui a triché aux élections, en s’appropriant illégalement la victoire du peuple, nous aurons raison. Oui, seule notre action concertée obligera nos adversaires à reculer.

Nous devons nous unir pour mieux défendre la justice et contrer l’injustice de ce régime qui excelle dans les anti-valeurs : pillages, surfacture, vol, massacres, corruption, soumission, domination, règne de l’impunité et de l’incompétence au sommet de l’Etat, etc. Nous devons exiger le rétablissement de la justice contre la décision injuste de la Cour suprême de justice. Oui, nous avons l’obligation de rebâtir notre nation en plaçant la justice au milieu du village. Oui, nous avons l’obligation de combattre la corruption. Oui, nous devons soigner et guérir notre nation contre le mal qui la ronge. Oui, nous devons vaincre.

Nous mènerons à bien ce combat si nous nous mettons ensemble et si nous refusons d’aller en ordre dispersé pour revendiquer le respect de nos droits.  Nous devons désormais lutter sans faille jusqu’à la victoire, toujours unis pour protéger les citoyens contre la violence.

La victoire du 28 novembre appartient au peuple. C’est sa victoire. C’est pourquoi, nous devons la revendiquer, l’exiger jusqu’au jour où elle sera rendue au peuple. Montrons chaque jour au tricheur que nous ne l’avons pas majoritairement élu.

L’injustice, qui s’est durablement installée dans notre pays, s’érige aujourd’hui en mode de gouvernance. Cela est inacceptable. Les actes criminels et traumatisants dirigés contre le choix de la majorité du peuple doivent être fermement combattus par les femmes et les hommes qui se battent pour la justice. Contrairement aux assassins de Patrice Lumumba restés longtemps inconnus du grand public, cette fois les auteurs qui ont assassiné Etienne Tshisekedi dans les urnes sont connus car ils vivent avec nous et parmi nous. Demain, avec les nouvelles autorités, ces assassins-là seront sévèrement punis afin de donner un autre élan à notre pays.

 Très chers Compatriotes,

 La bataille qui nous attend ne sera pas longue si nous sommes organisés et déterminés. Quels que soient les obstacles que nous rencontrerons sur le chemin, nous ne devons jamais reculer. Plus rien ne devra résister aux millions de voix qui réclament le retour de la paix dans notre pays. Contre le recours à la violence, appuyons-nous sur le nombre car l’union fait la force.

Nous demandons aux soldats congolais de se mettre debout et de rejoindre les rangs des civils qui se dressent courageusement contre la police pour défendre les intérêts du peuple, nous leur demandons de retirer leur confiance des autorités qui ont triché aux dernières élections et qui ne protègent pas le peuple, qui ne travaillent pas concrètement pour la paix, qui passent leur temps à faciliter l’exploitation illégale de nos ressources naturelles ou qui aident les ennemis du Congo à piller librement nos minerais.

Soyons des artisans de notre propre histoire immédiate, en restant continuellement debout, afin de bâtir demain un Congo plus beau qu’avant. Oui, levons-nous en masse, agissons ensemble comme un seul homme, travaillons la main dans la main pour faire du Congo un havre de paix, une terre de justice, un pays bénéficiant d’une réelle démocratie participative et un lieu d’un réel épanouissement pour tous.

Notre espérance ne doit pas disparaître car notre victoire est certaine. Rien n’est encore perdu. Nous vaincrons contre les adversaires du peuple. Aujourd’hui, plus qu’hier, les résistants ne sont plus seuls. Il y a la majorité du peuple derrière nous. La flamme de la résistance congolaise poursuivra son chemin jusqu’à la victoire. Travaillons donc ensemble pour contraindre le dictateur à quitter rapidement le pouvoir.

Demain, à l’appel des partis politiques unis dans la nouvelle majorité et de la société civile, en sachant que les souffrances des uns sont identiques à celles des autres, que nous sommes tous des victimes de ce pouvoir tyrannique, soyons unis et marchons, côte à côte, la main dans la main, afin que le monde entier apprenne qu’il se passe quelque chose de nouveau, de significatif dans le pays de Kimbangu, de Kasa-Vubu et de Lumumba, que nous ne sommes pas un peuple naïf et divisé comme ils l’ont cru jusqu’à présent. Montrons au monde entier que nous sommes solidaires, patients mais exigeants, lents à agir mais déterminés à défendre notre victoire contre les tricheries orchestrées par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda. Victorieux et respectés par le monde entier, nous ouvrirons la nouvelle page de l’Histoire nationale dans la sérénité.

 Très chers Compatriotes,

 Pendant longtemps, le pouvoir actuel a tué, massacré, assassiné et emprisonné sans savoir qu’il dressait progressivement le peuple contre lui. Personne parmi les caciques du régime n’imaginait que le peuple allait se lever comme un seul homme pour résister contre le scénario monté par la CENI qui a accordé la victoire à celui qui a perdu. Pendant ces années de honte, nous, peuple congolais, avons été silencieux et le pouvoir a pris notre mutisme pour de la naïveté. Personne n’a pensé que les tricheries électorales uniront les Congolais pour porter majoritairement leurs voix sur l’opposant Etienne Tshisekedi.

A l’aube de cette nouvelle année 2012, nous vous invitons, vous, Congolais de l’intérieur et de l’étranger, vous intellectuels, étudiants, ouvriers, chômeurs, jeunes et vieux, à rejoindre le combat de la résistance. Unissons-nous pour sauver notre pays.

A vous tous qui êtes méprisés par le pouvoir de M. Joseph « Kabila » et qui souffrez de nombreuses injustices, à vous, soldats congolais de l’armée nationale, qui êtes abandonnés par ce pouvoir ignoble, à vous qui formez la vraie nouvelle majorité dans le pays, comme le veut la tradition, nous, membres du CLD, vous adressons nos vœux de paix et de bonheur.

Que cette année nouvelle soit l’année de notre victoire et d’actions concrètes pour construire un Congo nouveau, un Congo prospère au cœur de l’Afrique. Seule notre détermination va nous permettre de sortir notre pays de la crise. Pour cela, nous devons nous organiser pour mener ensemble l’offensive qui nous conduira à la victoire, à la liberté et à la prospérité. Défendons âprement et légitimement nos droits en répétant ensemble : « nous vaincrons ».

Oui, au bout de l’épreuve, nous devons vaincre. Nous avons l’espoir et cet espoir est fondé. Préparons-nous pour une alternance démocratique afin de restaurer l’Etat de droit, de lutter contre la corruption et les anti-valeurs, tout en rétablissant la souveraineté du peuple par la pratique de la gouvernance locale et de la démocratie participative. Si la nuit a été longue, voici poindre l’aube de la nouvelle année 2012. Qu’elle soit l’année de notre victoire !

 Au nom du CLD (Le Congo en Légitime Défense)

www.congolegitimedefense.org

Fweley Diangitukwa

Président