Archive | janvier, 2018

Où trouver la force pour continuer à parler de la tyrannie en RDC ?

26 Jan

Où trouver la force pour continuer à parler de la tyrannie en RDC ?

Les sbires de « Joseph Kabila » « en action » à l’UNIKIN (Université de Kinshasa). Jusqu’à quand les Congolais vont-ils regarder ces soldats voyous répandre la terreur et la mort sans réagir ? A quel moment les grandes puissances abonderont-elles leur soutien au régime de « Joseph Kabila » contre le pillage organisé des ressources naturelles du Congo, entre autres le coltan, la cassitérite, le cobalt, diamant, l’or, etc.

https://www.facebook.com/wetshi.amba/videos/1822506731113472/

 

Voici ci-dessous le premier discours de Kabila aux Nations unies. Il est incapable de lire correctement un chiffre correspondant à une année. Quelle honte ! Comme s’il n’y avait pas de femmes et d’hommes capables dans notre pays pour occuper le poste de chef de l’Etat. Ne tolérons plus de tels décideurs incompétents à la tête de notre nation. La première fois que j’ai suivi cette vidéo, j’ai eu des larmes aux yeux. Merci de partager cette vidéo en guise de rappel de notre passé récent.

https://www.facebook.com/Congosolutionmutimedia/videos/1610901985665375/

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Monsieur « Joseph Kabila », il est temps de quitter le pouvoir

22 Jan

Monsieur « Joseph Kabila », il est temps de quitter le pouvoir

Par Fweley Diangitukwa

Le 22 janvier 2018

Cruelles comme toutes les manifestations de protestation voulues pacifiques, celle du hier 21 janvier 2018 a connu son lot de morts. Tuer les Congolais et voler les richesses de notre pays sont le seul travail que vous avez accompli en RDC depuis votre entrée dans notre pays en 1997. Après la querelle des chiffres pour connaître le nombre de Congolais tués lors de la marche pacifique du 31 décembre 2017, nous voici devant une nouvelle querelle des chiffres pour connaître le nombre exact de Congolais tués lors de la marche pacifique du 21 janvier 2018. Que vos soldats aient tué 2, 6, 12 ou 22, peu importe, sachez que vous avez versé le sang des Congolais sans raison, à part votre défi de demeurer au pouvoir sans mandat. Monsieur « Joseph Kabila », vous devez savoir que les Congolais ne sont pas nés pour être massacrés par vos soldats anglophones venus de Tanzanie ou d’on ne sait où. Les Congolais vous ont assez supporté, malgré eux. Ils sont maintenant profondément déçus de vous et de votre règne. Il est temps de quitter le pouvoir, car ils ne vous pardonneront plus.

N’oubliez pas que les Congolais, que vos soldats – payés avec l’argent de notre pays – ont tués, ont eu la même envie de vivre comme vous [qu’ils reposent en paix auprès du Seigneur], comme vos femmes, vos enfants, nos tantes, vos frères et votre mère. Si vous n’acceptez pas que quelqu’un porte atteinte à la vie de vos membres de famille, sachez que les membres de famille de Congolais que vous tuez sans cesse ne souhaitent pas voir les leurs mourir prématurément parce qu’ils ont tout simplement voulu vous rappeler que vous êtes hors mandat et n’avez plus le droit de gouverner le Congo. Vous vous êtes assez moqué de la vie des autres, il est temps de quitter le pouvoir et de rendre compte de vos forfaits devant la justice populaire congolaise et devant la justice internationale, même si celle-ci est en carton. Vous narguez les Congolais, mais pour combien de temps encore ?

De quel droit et avec quel pouvoir, Monsieur « Joseph Kabila », vous autorisez-vous à massacrer les Congolais pendant que vous êtes hors mandat depuis décembre 2016 ? Sachez que vous n’avez plus le droit de trôner à la tête de notre pays parce que vous ne jouissez d’aucune légitimité et d’aucune légalité. Vous êtes « out » et vous vous moquez encore des paisibles Congolais qui, soit dit en passant, vous ont toléré dans notre pays alors que certains parmi eux peuvent vous apprendre un bout sur l’art de gouverner une République moderne parce qu’ils ont plus de compétences que vous.

De quel droit un étranger que vous êtes, placé à la tête du Congo par d’autres étrangers, représentant l’ancienne puissance coloniale (1885-1960), vous permettez-vous de tuer des Congolais dans notre propre pays ? N’avons-nous pas le droit de marcher pacifiquement pour vous rappeler que vous avez cessé d’être le chef d’Etat ? Non. Vous êtes « out », Monsieur « Joseph Kabila », il est temps de quitter le pouvoir. Les Congolais ne vous reconnaissent plus et ne veulent plus de vous comme chef d’Etat parce que vous en n’avez plus le droit.

Votre degré d’irresponsabilité et d’indécence est d’autant plus consternante que vous persévérez à tuer les Congolais, comme vos commanditaires le font sans vergogne et sans aucun état d’âme à l’Est de la RD Congo. Nous savons que vous vous entêtez parce que vous croyez jouir de la protection de ces grandes puissances auxquelles vous vendez non seulement les ressources naturelles mais aussi les entreprises publiques du Congo comme la Gécamines à des prix dérisoires sinon vils et qui, en retour, vous livrent, malgré l’embargo, des armes démodées qui servent à massacrer le courageux peuple congolais. Sachez, Monsieur « Joseph Kabila » que tout soutien a aussi des limites. Le maréchal Mobutu, qui vous a précédé et que vous avez combattu avec opiniâtreté, avait lui aussi bénéficié de soutiens étrangers, mais devant l’horreur de ses cruautés, ses commanditaires l’ont lâché comme vous serez bientôt lâché par ceux-là qui vous poussent à tuer les Congolais. Vos crimes au Congo ne demeureront pas indéfiniment impunis. Le moment vient de rendre compte de vos forfaits ou de vos crimes.

Vous ne pourrez plus nier vos responsabilités devant vos hommes armés qui ont coupé les têtes des Congolais à Beni, à Butembo, à Bunia et ailleurs, devant ceux qui ont massacré les adeptes de Bundu dia Kôngo et du pasteur Mukungubila, devant ceux qui ont tué les jeunes Congolais dans toutes les manifestations publiques de protestation. L’horreur a atteint les sommets et nous ne pouvons et ne voulons plus vous tolérer à la tête de l’Etat congolais. Vous êtes « out », Monsieur « Joseph Kabila », il est temps de quitter le pouvoir, car les Congolais ne veulent plus verser des larmes à cause de vos atrocités, de vos cruautés sans borne.

Ces homélies des catholiques et des protestants ainsi que ces immenses foules qui bravent la brutalité, la férocité, la sauvagerie, la barbarie, la bestialité, etc. de vos soldats ne vous troublent pas, ne vous arrachent aucun remords, et vous voudriez qu’on vous accepte encore à la tête de l’Etat congolais ! Non, Monsieur « Joseph Kabila », vous avez trop abusé, les Congolais ne veulent plus de vous. Quittez le pouvoir et rendez compte au peuple congolais de votre gestion calamiteuse de la République depuis 2001. Votre bilan sera jugé sur la place publique.

À cause de vous, le drame congolais a fait des millions de victimes innocentes. Ce bain de sang n’a que trop duré et il est maintenant temps de trouver une solution politique en éliminant le conglomérat des aventuriers qui gesticulent et s’agglutinent autour de votre personne. Vous semez l’horreur et la terreur, tout le monde le sait. Lorsque vous persévérez à tuer les Congolais comme des animaux, que cherchez-vous au juste ? Nous voir nous mettre à genoux devant vous afin que vous régniez sur nous comme des soumis ou vous voudriez plutôt nous exterminer tous pour céder notre payer à ceux avec qui vous pillez le Congo notre pays ou encore vous souhaiteriez que nous utilisions les mêmes moyens utilisés par l’AFDL en 1997 ou les mêmes moyens utilisés par ceux qui ont assassiné votre père nourricier ?

Malgré les horreurs semées par vos militaires venus de la Tanzanie et d’on ne sait où encore, la détermination des Congolais est encore plus grande, les défenseurs des droits de l’homme dénoncent les violences exercées par vos soldats étrangers sur le peuple congolais et leurs rapports se multiplient. Ils viennent alourdir le Rapport Mapping qui pèse sur votre tête depuis sa publication. Vous payerez bientôt tout le mal que vous avez fait aux Congolais. Un chef d’Etat ne peut gouverner que lorsqu’un peuple se soumet et lui obéit. Or, dans le cas du Congo, votre politique d’une « révolution de la modernité » a fait long feu. Le peuple congolais a compris que vous êtes un menteur, car vous n’avez jamais réalisé tout ce que vous avez publiquement promis depuis 2001. Il ne se soumettra plus et ne vous obéira plus. Il est temps de dire adieu à votre aventure qui a trop duré.

Tout ce que votre parti entreprendra ne servira à rien car le peuple congolais vous a déjà rejeté. Trop tard. Vous ne pourrez briguer un troisième mandat. Tout ce que vous entreprendrez ou tout ce que le PPRD entreprendra en votre faveur sera illégal et illégitime car vous êtes hors mandat. Faire croire que vous avez le droit et les capacités de diriger encore la RD Congo revient à tordre le cou à la réalité, à se moquer des Congolais qui ont déjà tourné la page et qui vous conjuguent déjà au passé. Cessez, Monsieur « Joseph Kabila », de vous croire encore Président de la RD Congo, car vous avez cessé de l’être dans la tête des Congolais. Mais qui en porte la responsabilité, sinon ceux qui veulent vous imposer au pouvoir que vous avez déjà perdu.

Si votre gouvernement avait le souci de protéger le peuple congolais et de travailler pour le développement de notre pays, cela se saurait. La brutalité – sinon la bestialité – avec laquelle vous avez toujours massacré le peuple congolais depuis votre installation au pouvoir ne le démontre guère, pas plus que les comportements de vos soldats dans le grand Kasaï où deux experts des Nations unies ont été sauvagement tués.

Le peuple congolais ne pense plus à vous, il ne croit plus en vos capacités à diriger encore la RD Congo, parce que vous être hors mandat, et c’est l’essentiel. Après de longues années d’attente, une zone de liberté d’expression a été enfin franchie d’abord par l’église catholique et ensuite par l’église protestante qui, toutes les deux, apparaissent comme la seule force capable de rétablir l’ordre dans notre pays. J’en suis fier. Les Congolais viennent de s’y installer, l’espoir renaît et la vie reprend, malgré la mort que vous semez dans nos rangs. Tout ce que votre gouvernement entreprendra ne changera rien. Il est certain que le peuple congolais ne parlera plus bientôt de vous, sinon en rappelant vos cruautés à leurs enfants. Vous pouvez encore pérorer si vous le voulez, mais sachez d’ores et déjà que plus personne ne vous écoutera. Et c’est tant mieux ainsi. En voulant tuer incessamment les Congolais qui ont toujours voulu marcher pacifiquement, vous vous êtes mis bêtement hors-jeu.

Quittez le pouvoir, Monsieur « Joseph Kabila », vous êtes déjà « out ».

Vous moquant des Congolais, vous avez un jour proféré cette accusation gravissime à l’encontre des jeunes kinois (que vous avez qualifiés de chômeurs invétérés) qui restent sous le toit de leurs parents jusqu’à 40 ans, alors que vous n’avez pas créé des emplois malgré les énormes ressources naturelles que regorge notre pays. À la place, vous avez préféré vous enrichir rapidement et illicitement en plaçant votre fortune à l’abri, dans des paradis fiscaux.

Je répète : tout ce que vous entreprendrez est une perte de temps. Les Congolais ne veulent plus de vous. Partez. C’est fini. Adieu.

Fweley Diangitukwa

22 janvier 2018

www.fweley.wordpress.com

Auteur du livre : « Comment mettre fin à une dictature solidement installée », Paris, L’Harmattan, 2017.

Qui doit diriger la période de transition ouverte depuis le 1er janvier 2018 ?

10 Jan

Qui doit diriger la période transitoire ouverte depuis le 1er janvier 2018 ?

Par Fweley Diangitukwa

Politiste

Le gouvernement du président Joseph Kabila est hors mandat depuis décembre 2016 déjà. Le non-respect de l’Accord de la St-Sylvestre du 31 décembre 2017 et la répression sanglante des marches pacifiques organisées par le Comité Laïc de Coordination (CLC) pour réclamer le départ du présent « Kabila » du pouvoir ont enlevé aux gouvernants actuels toute possibilité de diriger encore les institutions de la République.

Notre pays traverse une situation chaotique car, depuis le 31 décembre 2017 à minuit, il a cessé d’être gouverné. Aucune autorité ne jouit de la légalité ni de la légitimité. Les Sénateurs et les députés provinciaux les ont perdues en 2012, les députés nationaux les ont perdues en février 2017 et le chef de l’Etat, qui a bénéficié d’une rallonge gratuite grâce l’Accord de la St-Sylvestre, les a perdues le 31 décembre 2017. Le pouvoir est donc présentement dans la rue. Il appartient aux plus organisés sinon aux plus braves de le ramasser.

Il y a vingt ans, j’ai écrit dans mon livre « Qui gouverne le Zaïre, la Républicains des copains », Paris, L’Harmattan, 1997, que les Congolais (Zaïrois à l’époque) savent discuter longuement sur les problèmes de leur pays mais ils peinent à trouver des réponses qui imposent un changement de paradigme. Au Congo, le changement dans le paradigme a toujours triomphé dans la gestion des affaires publiques depuis le coup d’Etat de Mobutu et de ses compagnons de la révolution. Laurent-Désiré Kabila, qui est venu en 1997 avec sa révolution-pardon, a accepté le retour des Mobutistes au pouvoir sans les punir pour les fautes qu’ils ont commises. Celui qui se fait appeler « Joseph Kabila » a gouverné avec les mêmes Mobutistes jusqu’en décembre 2017.

Depuis la fin du second et dernier mandat du président sortant et depuis les massacres du 31 décembre 2017, la Cour constitutionnelle ne s’est pas prononcée sur la vacance au sommet de l’Etat. Le ministre de la Justice n’a pas publiquement condamné les forces disproportionnées qui ont été utilisées pour contrer des manifestants sans arme. Tous ces éléments montrent clairement que nous sommes en présence d’un Gouvernement qui ne protège pas le peuple mais qui agit contre le peuple.

Certains Etats occidentaux ont pris des sanctions contre les entreprises liées à Joseph « Kabila », à Zoé « Kabila », à Jeannette « Kabila » et contre certains gouvernants de la République mais la justice congolaise ne s’est jamais prononcée sur ces dossiers. Aucune enquête n’a été menée pour établir la vérité sur les causes à l’origine des sanctions prises par les Etats étrangers contre certaines autorités congolaises accusées de détournement des fonds publics (fonds placés dans des paradis fiscaux ou dans des banques des pays étrangers). Tout montre que le Congo est un Etat failli – sinon une République des copains qui se soutiennent pour leur propre épanouissement. En tout cas, ce silence prouve, si besoin en était, que nous avons affaire à une justice complaisante dans notre pays.

Que devons-nous faire pour changer de régime face à une équipe de médiocres et des barbares qui s’appuient sur la force militaire pour mâter le peuple et se maintenir au pouvoir ? Telle est la question que chaque Congolais doit absolument se poser, car si nous ne nous la posons pas en vue de trouver une réponse immédiate, ceux qui dirigent notre République par défi vont s’imposer à nous et continuer à diriger notre pays comme s’ils en avaient encore le droit. Nous devons absolument les empêcher pour montrer au monde entier leur état d’illégalité et d’illégitimité. Dans cet ordre d’idée, je propose à mes compatriotes de prendre publiquement position. Comme nous ne pouvons pas tous gouverner la République en même temps, nous devons mettre en place un gouvernement d’union nationale composé de Congolais résolus et compétents ayant chacun d’eux une formation reconnue et un métier précis (méfions-nous de politiciens sans formation accomplie et sans métier parce qu’ils refusent généralement de quitter le pouvoir). Pendant cette courte période de transition, ce sont ceux-là qui mèneront notre combat collectif auprès des Etats et des gouvernements étrangers, auprès des Organisations internationales et auprès des Nations unis. Ce sont encore eux qui feront fonctionner les institutions pendant la période transitoire qui a débuté le 1er janvier 2018. Ne faisons pas semblants, nous devons être décidés et déterminés, comme nous l’avons fait le 31 décembre 2017 en marchant malgré les soldats d’artillerie plantés devant des foules en colère.

Or, pour éviter ce vide juridique, un groupe de Congolais a déjà organisé une élection au niveau international et national. J’invite mes Compatriotes à accepter d’être administrés par cette équipe qui sera épaulée par des technocrates hautement qualifiés. Cette équipe doit se mettre au travail dès aujourd’hui. Si elle n’agit pas dans le sens de se faire connaître et se faire accepter par les instances internationales, plus personne ne parlera d’eux demain. Ces élections organisées par les Congolais de la diaspora auront vécu.

La durée de la transition sera courte (entre six et 12 mois, pas plus) et cette équipe n’aura que trois missions : (1) remplir le vide politique laissé par ceux qui ont saboté la Constitution, (2) organiser les élections qui permettront à notre pays de reprendre une vie normale et (3) mettre sur pied les fondements d’une armée nationale et républicaine composée uniquement de dignes fils du pays.

Il n’est plus nécessaire d’attendre une déclaration publique du Président sortant dans laquelle il dira qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession conformément à la Constitution, car il a déjà prouvé par sa mauvaise fois qu’il ne le fera jamais. Cette équipe mettra en application les mesures ci-après : « a. La libération de tous les prisonniers politiques ; b. La fin de l’exil des opposants menacés d’arrestation à leur retour au pays ; c. La fin du dédoublement des partis politiques ; d. La libéralisation des espaces médiatiques et particulièrement de la RTNC ; e. La réouverture des médias injustement fermés ; f. La restructuration de la CENI afin de recréer la confiance entre l’électorat et l’institution organisatrice des élections ; g. L’utilisation du calendrier récemment proposé par la CENI comme outil de travail pour l’élaboration d’un calendrier consensuel ; h. Le libre exercice des activités politiques par tous ».

Tout en demandant à la justice internationale, notamment la Cour Pénale Internationale (CPI) de s’autosaisir des cas de violation des droits humains en RD Congo, nous ne devons pas attendre qu’une puissance étrangère vienne chasser M. « Joseph Kabila » du pouvoir. Aucune n’est vraiment prête à le faire à notre place parce que les grandes puissances ont des intérêts incommensurables dans notre pays, d’autres travaillent en étroite collaboration avec les dirigeants actuels et pillent notre pays ensemble. Le changement de paradigme doit être l’œuvre des Congolais afin que nous jouissions réellement de notre indépendance et de notre souveraineté. Un challenge est devant nous. Montrons-nous collectivement capables de le relever. Si nous y parvenons, nous laisserons un exemple de fierté et de grandeur aux générations futures. Soyons debout et restons debout jusqu’à la victoire finale.

La RDC devient ingouvernable parce que le peuple congolais ne se reconnaît pas dans les autorités actuelles qui n’ont plus de mandat. Les risques à venir sont considérables. Sans une autorité acceptée par le peuple congolais, notre pays risque de connaître de nouveaux conflits locaux, semblables à ceux du Kasaï, qui déstabiliseront d’autres régions entières, qui engendreront des millions de déplacés et placeront de très nombreuses personnes dans une situation de risque de famine. Un tel chaos sera un prétexte pour ne pas organiser les élections en décembre 2018 si nous laissons l’équipe actuelle au pouvoir. Nous ne pouvons pas accepter que ceci nous arrive encore. Voilà pour quelle raison, je demande aux dirigeants de toutes les sociétés civiles (ONG) de s’engager publiquement – par une déclaration – à soutenir les Administrateurs publics qui ont été élus au suffrage universel direct organisé par la diaspora. Mettons nos egos de côté pour défendre l’intérêt de la nation. C’est une situation particulière et inédite mais qui a sa raison d’être pour combler le vide politique. Nous n’avons pas le droit de laisser des dirigeants sans légitimité ni légalité nous gouverner. Nous avons connu le coup d’Etat de 1965, le coup d’Etat de 1997, le coup d’Etat de 2001. Nous devons refuser cet autre coup d’Etat constitutionnel qui se dessine devant nous, aujourd’hui et maintenant. Aspirons à devenir un peuple souverain et mature.

Notre pays n’est plus gouverné depuis le 1er janvier 2018. Ne nous laissons pas distraire et sortons vite de nos émotions et de notre traumatisme sinon le pire nous arrivera si nous ne mettons pas définitivement fin à ce régime ignoble et irresponsable. Reprenons notre destin en main et mettons-nous à organiser l’avenir immédiat de notre nation. Tout en poursuivant les actions qui conduiront à « dégager les médiocres » qui ne travaillent pas pour la nation et qui ne sécurisent pas les populations, nous devons rapidement fédérer nos forces et nos intelligences, réunir nos moyens sous une seule direction qui posera des actes au nom du peuple afin que le Congo redevienne un pays où règne la paix et la justice.

J’invite le peuple congolais dans son ensemble à adhérer à cette solution salutaire pour la République.

 

Le 10 janvier 2018.

 

Fweley Diangitukwa

Politiste et essayiste

Auteur de « Comment mettre fin à une dictature solidement installée », Paris, L’Harmattan, 2017.

http://www.fweley.wordpress.com