Archive | novembre, 2016

Libérez Eugène Diomi Ndongala

1 Nov

Libérez Eugène Diomi Ndongala

Par Fweley Diangitukwa

À vous, femmes et hommes de droit et à vous qui gouvernez la République,

Avez-vous perdu le sens de la morale, de la justice, du droit et de l’équité ? Comment pouvez-vous permettre que le criminel Gédéon Kyungu qui a tué soit libéré, reçu avec les honneurs non liés à son rang, présenté en public avec une effigie du chef de l’Etat et en même temps accepter que Diomi soit gardé en prison ? C’est vraiment abscons, abstrus. Mais où va la République non démocratique du Congo ? Mais quelle est encore la valeur de la justice au Congo ? Nous devons tous nous indigner.

Dans le cas de Diomi, la culpabilité n’a jamais été établie car aucun médecin ne s’est jamais prononcé sur la véracité du viol, tandis que pour celui de Gédéon Kyungu, la culpabilité a été juridiquement établie. Que les juristes qui croient encore à la supériorité du droit et les Hommes de Dieu qui ont encore un peu de bon sens se penchent sur ce dossier et plaisent pour la libération de Diomi. Cet homme a trop souffert à cause de la méchanceté des hommes, qui sont ses semblables. Avons-nous seulement compris que l’injustice doit avoir des limites pour construire un avenir commun meilleur ?

Je demande au peuple congolais de mener une campagne de sensibilisation pour la libération du fils de Gaston Diomi, l’un des Pères de l’indépendance de notre pays, qui est journellement détruit en prison à cause du soutien qu’il a apporté à Étienne Tshisekedi au lendemain des fraudes électorales de 2011. Il a assez payé pour cela et il est temps de le libérer avant que la mort ne survienne. Ne cultivons pas l’injustice et ne la rendons pas étatique. C’est une question d’éthique qui interroge le droit.

En plaidant pour la cause de Diomi, je plaide en même temps pour tous les prisonniers innocents qui sont incarcérés dans les prisons de notre pays. Ayons une pensée pour chacun d’eux dans nos prières jusqu’au jour où ils seront libérés.

Les nombreux scandales financiers et l’enrichissement sans cause de certains hommes politiques ne sont pas instruits par les tribunaux, mais le pouvoir préfère maintenir des opposants innocents en prison. Soyons utiles à nos semblables en défendant leur cause lorsque nous estimons qu’ils ont été accusés injustement. Puisque l’homme n’a qu’une vie, ses semblables ne doivent pas se donner un vilain plaisir de nuire à la vie d’autrui.

Sans se rendre compte, le pouvoir actuel fabrique des « monstres » qui risquent de radicaliser leur position ou de se retourner contre les auteurs de leurs peines après leur sortie de prison.

Soyons lucides. Plaidons pour la libération de Diomi Ndongala. Il est temps, avant qu’il ne soit trop tard.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

le 01.11.2016

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RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

1 Nov
Echanges avec le Compatriote Jean-Pierre Vununu sur l’après-Dialogue et l’Accord Politique
Cher Compatriote Jean-Pierre Vununu,
 
Merci de me relire calmement. Je suis clair et précis.
 
Vous avez certainement une très mauvaise appréciation de moi car je n’ai jamais cherché à dévier un quelconque débat mais je refuse les redites qui ne nous font pas avancer.    C’est probablement un défaut de formation mais dans le monde entier, les politologues et les hommes de droit qui travaillent sur l’Etat s’intéressent en priorité au chef de l’Etat et au parti qui gouvernent la République car ils ont la responsabilité du destin national. Vous êtes probablement le seul à faire exception et je ne peux malheureusement pas vous suivre pour ne pas aller à l’encontre de ma formation. M. Etienne Tshisekedi ne dirige pas l’Etat congolais et il n’est pas responsable de la crise actuelle voulue par le chef de l’Etat et son gouvernement. Soyons cohérents et respectons le droit afin que les générations futures nous respectent. Intéressons-nous à la cause et non aux effets de cette cause.
Je répète que je ne dévie pas car il n’y a aucune raison pour cela. Mais je refuse de ressembler à un poisson mort qui suit la direction du courant d’eau. Un poisson vivant reste logique et suit le bon sens. La science politique et le droit ont des principes qui doivent être respectés. La loi est dure mais c’est la loi. Celui qui a saboté le fonctionnement normal de nos institutions doit être sanctionné. Vous ne pouvez pas accorder un séjour supplémentaire dans votre maison au voleur qui vous a cambriolé quel que soit l’argument qu’il avance pour se justifier. Or, c’est cette absurdité que vous soutenez et vous me demandez de vous suivre. Ma réponse est NON. Je voudrais rester droit et je vous prie de ne pas me demander autre chose car j’ai une conscience qui m’interroge chaque jour et à tout instant.
Quant à vous, suivez librement la ligne que votre conscience trouve juste. Je répète : un politologue s’intéresse principalement à celui qui dirige le pays (chef de l’Etat et gouvernement) car il a le destin des citoyens entre ses mains. Aujourd’hui, M. Etienne Tshiseke n’est pas aux commandes de la République. Les Congolais qui manifestent leurs mécontentements ne s’adressent jamais à M. Etienne Tshisekedi. J’espère que vous vous intéresserez désormais à celui qui détient le destin des Congolais et ne dévierez plus jamais de cette ligne de conduite. Si vous êtes d’accord avec ce principe, alors nous pouvons continuer à débattre, dans le cas contraire, c’est une peine perdue, car je ne vous suivrai pas.
Je vous souhaite une bonne journée.
 
Fweley Diangitukwa
 

—-Message d’origine—-
De : kivu_avenir@yahoogroupes.fr
Date : 01/11/2016 – 06:46 (PM)
À : lecrisdesopprimes@yahoogroupes.fr
Cc : congovirtuel@yahoogroupes.fr, congo@yahoogroupes.fr, lecridesopprimes@yahoogroupes.fr, lafraco@yahoogroups.com, kivu_avenir@yahoogroupes.fr, congocitizen@yahoogroupes.fr
Objet : [Kivu-Avenir] (réponse 2 au Prof. Fweley) RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

Cher Mbuta et Prof. Fweley,
 
Je vous ai bien répondu mais au retour, je constate comme je l´ai affirmé dans ma précédente réaction, la persistance de votre manque de sincérité car en me répondant vous ne tenez  même pas  compte du débat sous examen en la déviant volontairement vers la personne de Kabila.
 
Qui plus est, vous ne voulez pas répondre en reprenant   le même passage ci-dessous auquel pourtant j´avais réservé une réponse. 
 
Il est triste que vous êtes trop à l´aise  à critiquer nos gouvernants. Mais, dès qu´on ouvre le débat sur les dirigeants de l´opposition, subitement vous devenez moins intéressé et peu bavard alors que vous ne cessez de parler de l´alternance démocratique pour des gens considérés comme in-critiquables et irréprochables sur la manière dont ils gèrent leurs partis respectifs alors qu´ils ne sont  mêmes pas exemplaires en matière de démocratie. Cette attitude n´est pas du tout sérieux de votre part.
 
Vous ne pouvez pas chercher à vendre au peuple congolais un chat dans un sac.  Oui, c´est votre droit de critiquer ceux qui gèrent le pays, personne ne vous condamne en faisant cela.
 
Sur ce, ayez le courage  d´assumer un débat contradictoire avec ceux qui critiquent aussi votre camp  et surtout,  ayez  aussi la sincérité de ne pas jouer le flou en déviant à chaque fois le débat vers votre thème de prédilection : Kabila,  au moment où le thème principal est consacré à autre chose que Kabila.  
 
Pourquoi avez-vous  toujours l´habitude de fausser le débat ?
 
Comme dites vous que la politique est une discipline appartenant aux sciences économiques et sociales,  cela vous empêche t-il de parler du comportement antidémocratique  de certains leaders  de l´opposition surtout  des  manières dictatoriales de Tshisekedi dont il est question ici ?
 
Est-ce  comme ça ailleurs et chez-vous en Suisse, on ne critique que ceux qui sont au pouvoir ?
 
Pour terminer, revenons à mes griefs formulés contre Tshisekedi et débattons sur ça. Dites-nous si cela est vrai ou faux.  Le reste, ne sera qu´une fuite en avant de votre part qui ne vous honore pas en tant qu´un homme de science.
 
Mes salutations fraternelles et patriotiques
 
JP-Vununu
« ‘afriquenouvelle@bluewin.ch’ afriquenouvelle@bluewin.ch [congocitizen] » <congocitizen@yahoogroups.ca> schrieb am 19:35 Montag, 31.Oktober 2016:

La politique est une discipline appartenant aux sciences économiques et
  sociales , ceci signifie que tout dirigeant qui gouverne une République a l’obligation de   placer le social au devant de toute politique à mener . Or, on n’apprend ceci dans le texte ci-dessous, signé par l’un des laudateurs : «  Le comble, en 15 ans de pouvoir, il (Kabila) n´a pas mis un accent sur le social du peuple congolais. Qu´il s´engage au cours de cette transition à apporter et donner une nouvelle touche personnelle au social du peuple. Là, il  bouclera la boucle . » Une accusation publique gravissime de la part d’un laudateur. Toutefois, cette accusation publique gravissime conforte ce que Monsieur tout le monde sait et dit chaque jour. Les deux mandats de M Kabila sont largement négatifs. Malgré ce courage de reconnaître que le social a été absent de l’exercice du pouvoir pendant 15 ans (s’il vous plaît !), le même laudateur trouve légitime qu’on accorde encore quelques années supplémentaires sous forme de transition afin que le président sortant fasse ce qu’il n’a pu faire pendant 15 ans pour qu’il (Kabila)  » donne une nouvelle touche personnelle au social du peuple « . Dois-je me demander si l’auteur a bien pesé ses mots ? De qui se moque-t-il ? En tout cas, il vient de ternir son image auprès de son chef et de renforcer l’opinion des Congolais sur le régime actuel qui a complètement négligé le social.
Fweley Diangitukwa
Le Lundi 31 octobre 2016 6h25, « Jean-Pierre Vununu jpvununu@yahoo.de [congovirtuel] » <congovirtuel@yahoogroupes.fr> a écrit :

Cher Mbuta et Prof. Fweley,
1. En rapport avec votre réaction au point 1 sur l´emploi du mot inclusivité, vos éclaircissements confortent bien ma position pour avoir fait usage de ce mot.
Car,  j´ai écrit que Tshisekedi se croit être l´ensemble (inclusivité) de tous les politiciens ainsi que du peuple Congolais. Il  croit  que sa présence seule donne l´inclusivité à tous et qu´il représentait tout le monde.
Donc, c´est lui qui constitue l´ensemble et que par là, le caractère inclusive doit impérativement passer par sa présence ou encore sa signature. Sans cela, tout est faux soit caduc, ce qui justifie le moi ou rien. Je n´ai pas dit que le mot inclusivité signifiait moi ou rien, loin s´en faut !
En outre, dans mon texte, je suis allé même puiser un verset de Jean 10:3 :  » Moi et le père, nous sommes un  » pour démontrer dans le cas Tshisekedi  que ce dernier a toujours cru (sans référendum ni vote) que lui et le peuple sans exception font un, lui et tous les autres politiciens congolais font un et lui et son parti font un, et que, sa position doit être imposée à tous !
Quant au mot exclusivité, il n´a pas de sens dans mon article au vu des éclaircissements ci-dessus.
2. Pour ce qui est de votre deuxième volet, je parie et parierai toujours sur votre manque de sincérité. En tant qu´un homme de science et Professeur de votre état, il n´est pas sérieux que dans ce long article de 3 pages pour lequel vous réagissez ici, de vous attarder uniquement sur ce qui n´a pas constitué le thème du texte pour limiter ou dévier ce débat sur la personne de Kabila. Quel est le volet que vous avez consacré aux griefs contre Tshisekedi ?
En effet, 3/4 du thème a été consacré sur le caractère dictatorial de Tshisekedi, chose étonnante, vous ne pipez aucun mot là-dessus ni même un petit commentaire pour réagir sur ce qui constitue le 1/4 du thème !
Êtes-vous un homme de la science pour ne juger ou ne condamner que le pouvoir de Kabila soit Kabila lui-même ( seulement) en ménageant toutes les fautes et mauvais agissements de votre candidat Tshisekedi en particulier et de l´opposition en générale ? L´autocritique n´est pas votre lot ?
Mon texte a démontré que Tshisekedi est un vrai dictateur pour lequel je dis bien qu´il faut barrer coûte que coûte la route de manière à ce qu´il n´accède pas au pouvoir en RDC, prouvez-moi le contraire soit contredisez mes affirmations.
Pour ses adeptes, il est considéré comme zéro faute tandis que de notre part, personne n´a affirmé que Kabila serait un zéro faute, une sorte de demi dieu, irréprochable et in critiquable à l´instar de Tshisekedi.
Ce qui justifie mon constat sur le volet social en lui demandant de faire plus malgré tout ce qu´il a fait, constat que vous transformez en accusation alors que même au sein de la majorité, plusieurs personnalités reconnaissent cela publiquement sans s´attendre à la foudre de la part de Kabila. Est-ce le cas à l´UDPS ?
Quant au bilan de Kabila que vous qualifiez de largement négatif,  c´est pas vous à votre niveau qui irez limiter ce bilan rien qu´en rapport à l´action sociale tout en éludant sciemment tous ses autres efforts pour la réunification du pays, la fin à la guerre, la défense de l´intégrité territoriale du pays et le progrès dans plusieurs secteurs du pays.
Si Kabila quittait le pouvoir aujourd´hui, il ne laissera pas un pays détruit et pillé comme il le fut au 17 mai 1997.
D´ailleurs, pour certains qui disaient qu´il fallait d´abord libérer le pays de son occupation, leur langage a changé, ils parlent maintenant du respect de la constitution et des élections en lieu et place d´aller libérer le pays militairement. Ce qui conclus que le pays n´a jamais été occupé. Oui, il y a eu la guerre et occupation d´une partie du territoire du pays.
Et, il a tout fait pour terminer cette occupation en boutant hors du pays les rebelles du M23 malgré les tueries de Béni qui continuent à endeuiller le pays, un dossier qui nécessite la clarification de la forte présence des troupes de la Monusco à l´Est et de sa mission en RDC au vu des termes du chapitre VII de la Charte de l´ONU. Quand bien même c´est à l´armée national d´assurer la sécurité des personnes et de leurs biens mais que font  22 000 hommes super équipés depuis plus de 17 ans en RDC ? Sont-ils en villégiature en RDC ?
Vous me qualifiez de laudateur tout en sachant que dans mes multiples interventions je ne me limite pas à faire des éloges soit à louer Kabila. J´ai toujours fustigé le salaire de misère du peuple congolais. Et, c´est pas la première fois que j´insiste sur un accent supplémentaire à mettre ou à consacrer au social en disant  que Kabila puisse  boucler la boucle de manière que son œuvre au bénéfice de la nation soit vraiment  complète sans discussion. Car, en ce qui concerne d´autres volets, il a bien prouvé sa capacité.
Bon début de semaine
Mes salutations fraternelles et patriotiques
JP-Vununu

Un commentaire en deux volets s’impose.

(1) L’inclusivité (qui vient du nom « inclusion ») a une définition claire. Il ne s’agit ni de « moi ou rien » mais de l’ensemble. L‘exclusivité est l e contraire de l’inclusivité. Soit on est inclus soit on est exclus. C’est une évidence qui ne nécessite pas une longue dissertation.

(2) La politique est une discipline appartenant aux sciences économiques et sociales, ceci signifie que tout dirigeant qui gouverne une République a l’obligation de placer le social au devant de toute politique à mener. Or, on n’apprend ceci dans le texte ci-dessous, signé par l’un des laudateurs : « Le comble, en 15 ans de pouvoir, il (Kabila) n´a pas mis un accent sur le social du peuple congolais. Qu´il s´engage au cours de cette transition à apporter et donner une nouvelle touche personnelle au social du peuple. Là, il  bouclera la boucle. » Une accusation publique gravissime de la part d’un laudateur. Toutefois, cette accusation publique gravissime conforte ce que Monsieur tout le monde sait et dit chaque jour. Les deux mandats de M Kabila sont largement négatifs. Malgré ce courage de reconnaître que le social a été absent de l’exercice du pouvoir pendant 15 ans (s’il vous plaît !), le même laudateur trouve légitime qu’on accorde encore quelques années supplémentaires sous forme de transition afin que le président sortant fasse ce qu’il n’a pu faire pendant 15 ans pour qu’il (Kabila) « donne une nouvelle touche personnelle au social du peuple« . Dois-je me demander si l’auteur a bien pesé ses mots ? De qui se moque-t-il ? En tout cas, il vient de ternir son image auprès de son chef et de renforcer l’opinion des Congolais sur le régime actuel qui a complètement négligé le social.

Fweley Diangitukwa
 

—-Message d’origine—-
De : congocitizen@yahoogroups.ca
Date : 30/10/2016 – 19:26 (PM)
À : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr
Cc : congocitizen@yahoogroups.ca, congovirtuel@yahoogroupes.fr, lafraco@yahoogroups.com, kivu_avenir@yahoogroupes.fr, congo@yahoogroupes.fr
Objet : [congocitizen] RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

 

En RDC, de tous les hommes politiques de tous les temps, il y a un seul qui apparaît comme étant un homme providentiel. Il a le droit de donner le caractère inclusif à toute discussion politique et à n´importe quelle rencontre politique de tout genre.

 

S´il ne prend pas part à une rencontre politique, celle-ci est d´office déclarée sans objet. S´il n´est pas cosignataire d´un document, celui-ci est déclaré sans valeur. Si ses revendications ne sont pas prises en compte, celles des autres doivent être renvoyées aux calendes grecques. Son opinion doit toujours être imposée et considérée comme étant au dessus de celles des autres.

 

Même sans un référendum auprès du peuple, sa position semble être celle de tout le peuple congolais. Lorsqu´il parle de ses prises de position, d´après lui, c´est le peuple qui parle soit la volonté de tout le peuple congolais. Comme dans la Bible dans Jean 10:3 Jésus dit : « Moi et le Père nous sommes un » , lui et le peuple font un.

 

Au sein de son parti, sa position est irrévocable sans oublier qu´il a toujours raison sur tout. Ses erreurs et autres bourdes politiques sont transformées en stratégies du parti. Tous ceux qui essayent de protester sont vites accusés de trahison et  sommés de quitter le parti illico presto à quelques exceptions près. Il n´a pas droit à justifier sa gérance du parti. Même l´argent récolté à travers la diaspora pour son « impérium » ne peut être justifié parce que le bénéficiaire  fait corps ensemble avec le peuple. Il peut modifier les statuts du parti à sa guise même sans l´aval du congrès et sans rendre compte à qui que ce soit, personne ne peut dire mot parce qu´ici aussi, lui et le parti font un. Il est indissociable du parti. Quand on parle du parti, on voit son image et le parti c´est lui. Sans lui, personne d´autre peut hausser le ton et parler au nom du parti. Sa famille s´ingère dans la gestion quotidienne du parti avec son approbation. Pour ses adeptes, il est in-critiquable et serait sans faute d´où le surnom de « Zéro faute », une sorte de demi-dieu.

 
Et, c´est depuis longtemps que ça dure. En outre, dans son parcours politique rempli de plusieurs rebondissements, tout ne pourra pas être évoqué ici. Cela nécessitera tout un bouquin de plusieurs pages.
 
Quoi qu´il en fût, l´histoire nous rappelle que malgré ses qualités autoritaires, il fut aussi aimé par ses adversaires politiques qui n´ont pas manqué de le considérer comme incontournable pour l´intérêt supérieur de la nation afin de sortir le Congo ex- Zaïre du gouffre mais…
 
Ce qui fait que dans la nuit du vote historique à la Conférence Nationale Souveraine, qui dura de 17 heures du 14 août 1992 à 5 heures du matin du 15 août dans l´ hémicycle du palais du peuple bondé des Mobutistes du MPR,  la majorité des délégués constitués de ses « ennemis politiques » qui n´avaient pas d´autres choix, votèrent massivement pour lui. Même l´argent soit les « Mikomboso » mis à contribution par Mobutu pour corrompre les participants à ses assisses pour se choisir un autre candidat, n´avait pas suffit. Il emporta par 71 % de voix contre  27 %  au candidat du statu quo, Thomas Kanza.
 
Mais bien après, la suite était connue. Ne pouvant comprendre le jeu des alliances politiques après cette élection historique devant une assemblée pourtant à la solde de Mobutu, il s´est embrouillé comme toujours avec tout le monde pour le motif connu car c´est lui qui dicte. Avec lui, pas question de négociation. Sa position vaut son pesant d´or et elle est toujours irrévocable.

 
En lisant ces lignes, il est bien évident que certains, assurément, viendront comme toujours avec des accusations de tout genre pour nous taxer d´antipathie envers la personne de Monsieur l´Inclusivité autrement dit Étienne Tshisekedi, parce que c´est de lui qu´il s´agit. 
 

Mais, ce qu´ils ne savent pas en ce qui nous concerne, nous avons toujours l´habitude de privilégier l´intérêt supérieur de la nation à l´inverse de sa méthode, qui elle, privilégie d´abord sa personne car trop imbu de lui même.

 

C´est pourquoi comme ceux du  camp opposé au sien qui l´ont plébiscité le 15 août 1992 à la Conférence Nationale Souveraine,CNS,  nous l´avons aussi fait d´une autre manière dans le passé plus précisément en 2011. Ainsi, nous ne pouvons déroger à raconter une anecdote.

 
En effet, avant l´élection présidentielle de 2011, une rencontre était programmée aux États Unis entre quelques membres du directoire de son parti et ceux de mon ancien parti, l´UNC. Deux hauts cadres de mon ex-parti vivant en occident, – membres de nos fora qui se reconnaîtront et dont nous taisons les noms expressément-, déjà présent sur le sol américain pour la circonstance,  nous ont demandé de faire un mémo pour cette rencontre. Et là, bien qu´étant membre de ce parti à l´époque, nous n´avions pas hésité un seul instant dans notre analyse de conclure, ce, au prix du patriotisme et de l´intérêt commun, que le Président National de notre ex -parti, Vital Kamerhe devait s´effacer pour soutenir le leader Maximo.

 
Ici aussi, comme au bon vieux temps du Mobutisme, il a retrouvé ses vielles habitudes. Ainsi, s´enfermant dans son carcan dictatorial habituel, le leader Maximo avait déjà une position arrêtée, figée et fixée de ne rien donner ou céder en échange. D´où, l´inutilité de la rencontre car on ne vient pas négocier en ne voulant faire aucune concession tout en ayant une position ferme que l´on doit imposer à l´autre camp. Avec lui c´est comme ça, il impose et vous dit, c´est à prendre ou à laisser soit vous suivez ma position ou bien vous foutez le camp !
 
Même Kengo qui a fait le déplacement de Kinshasa jusqu´à Bruxelles pour lui tendre la main, s´est buté devant la même attitude. D´ailleurs, cette attitude ne s´est pas limitée qu´au niveau des tractations politiques avec ses pairs car, dans une interview  accordée durant la même période à la journaliste du soir, Colette Braeckmann, il n´ y pas allé par quatre chemins pour manifester publiquement son mépris à leurs égards
 

Qui a oublié l´appel qu´il avait lancé au peuple pour qu´on lui amène le Président Joseph Kabila ligoté ? Quel mépris !

 

Pour l´actualité de l´heure et, avant même le début du dialogue qui vient de se terminer à Kinshasa, il fut d´accord de rencontrer la Majorité Présidentielle. Il nous revient que les cadres de son parti se sont rencontrés à plusieurs reprises avec les cadres de la Majorité Présidentielle. Et, pendant tout ce temps, les autres qui ne furent pas associés à ces rencontres ne devaient pas qualifier cet acte de haute trahison car c´est lui qui « représente » l´inclusivité de tous les politiciens ainsi que du peuple congolais. On parlerait même d´un accord qui fut prêt à être conclu.

 

Mais, depuis la rencontre de Genval, il semble que la Majorité Présidentielle n´a pas su mettre la main plus profondément dans sa poche pour se laisser duper par Katumbi, lui, plus offrant. Là aussi, le silence est de mise car Mr l´Inclusivité a droit sur tout sauf aux critiques !

 

Là où le bât blesse et chose très étonnante, c´est lorsque ce fut le tour des autres d´accepter de rencontrer la Majorité Présidentielle étant donné que, ceux-ci, sans autre forme de procès furent accusés de trahison parce que cette accusation est venue de la part de celui qui détient l´inclusivité de tout en RDC.
 

Comme on vient de le constater, tout sans lui n´a aucun sens en RDC. Les opinions des autres ne comptent pas. En somme, c´est un vrai dictateur dont il faut coûte que coûte barrer la route en RDC. Il est question de privilégier l´intérêt national que de vouloir satisfaire sa boulimie du pouvoir.

 

In fine, quoiqu´on pourrait dire sur Kabila, ce dernier du moins, dans son parcours politique a su démontrer sa capacité à négocier, à écouter, à faire des alliances utiles, à dialoguer, à partager le pouvoir…le tout au nom de l´intérêt national.

 

En 15 ans de pouvoir, il a  travaillé et travaille encore presqu´avec toutes les sensibilités politiques du pays sans oublier qu´il n´a ménagé aucun effort pour  la réunification du pays, l´unité, la défense de l´intégrité territoriale et le progrès. Ce qui justifie notre choix en sa faveur car il s´agit de l´intérêt supérieur de la nation à travers ces étapes.

 
Le comble, en 15 ans de pouvoir, il n´a pas su travailler sur son image comme il le fallait en rapport avec toutes ces étapes citées et n´a pas mis un accent sur le social du peuple congolais. Qu´il s´engage au cours de cette transition à apporter et donner une nouvelle touche personnelle au social du peuple. Là, il  bouclera la boucle.
 

JP-Vununu, le 30 octobre 2016.