Archive | décembre, 2012

Analyse du discours de M. Joseph Kabila sur l’état de la nation devant les Sénateurs et les Députés

22 Déc

Par Fweley Diangitukwa, Politologue

Blog : www.fweley.wordpress.com

 Le dernier discours de M. Joseph Kabila sur l’état de la nation, le 15 décembre 2012, devant les Sénateurs et les Députés restera dans l’histoire congolaise comme un modèle de manipulation, de simulation et de tromperie sans précédent, car c’est dans ce discours que le pouvoir de Kinshasa a expressément cité, pour la toute première fois, le Rwanda comme pays agresseur du Congo. Ce texte est le premier acte officiel d’accusation directe et publique du Rwanda depuis le retrait par la RDC de la plainte déposée au Tribunal pénal international contre le pays de Paul Kagame. Pour comprendre les méandres discursifs, il faut prendre en considération tous les facteurs antérieurs à l’événement, plus particulièrement la colère des Congolais contre l’occupation de la ville de Goma et l’intention du Rwanda de faire de Rutshuru et Goma une partie de son territoire national, ainsi que l’appel des Congolais de la diaspora à la révolte contre le pouvoir ignoble de M. Joseph Kabila. Apeuré et pour désamorcer la colère qui rampe et circule librement, les conseillers du « Prince » ont rédigé un discours adapté directement aux attentes des Congolais afin de donner l’impression que leur chef cherche réellement à défendre l’intégrité territoriale du Congo. Reprenant mot à mot le discours des opposants, le pouvoir de Kinshasa parvient à créer volontairement la confusion dans l’entendement. Mais en réalité, que cache-t-il ce discours ?

Il est écrit ce qui suit dans Le Prince de Machiavel au chapitre XVIII : « L’histoire de notre temps enseigne que seuls ont accompli de grandes choses les princes qui ont fait peu de cas de leur parole et su adroitement endormir la cervelle des gens […] C’est pourquoi un seigneur avisé ne peut, ne doit respecter sa parole si ce respect se retourne contre lui et que les motifs de sa promesse soient éteints […] Et les hommes ont tant de simplesse, ils se plient si servilement aux nécessités du moment que le trompeur trouvera toujours quelqu’un qui se laisse tromper […] mais tu dois avoir entraîné ton cœur à être exactement l’opposé, si les circonstances l’exigent […] Il (un prince) doit donc disposer d’un esprit en mesure de tourner selon les vents de la fortune, selon les changements des situations […] D’une façon générale, les hommes jugent plus souvent d’après leurs yeux (et leurs oreilles, c’est nous qui précisons) que d’après leurs mains : chacun est en mesure de voir (et d’entendre, c’est nous qui précisons), bien peu sont en mesure de toucher (et de comprendre, c’est nous qui précisons) »[1].

C’est armé de ces idées de Machiavel que j’ai écouté attentivement le discours de M. Joseph M. Kabila devant les Sénateurs et les Députés sur l’Etat de la nation. Pour ceux qui ne le savent pas et qui se sont laissés convaincre par le contenu, c’est-à-dire par les mots, il faut dire que ce discours s’inscrit dans une logique de politique intérieure comme l’a été le discours du maréchal Mobutu prononcé le 24 avril 1990 pour désamorcer le vent de la démocratisation, venu de l’Europe de l’Est, qui balayait déjà les dictatures africaines. Dans son discours, le maréchal Mobutu s’est appuyé sur Le Prince de Machiavel et il s’est mis dans la peau des citoyens zaïrois en leur disant tout ce qu’ils voulaient entendre, sans que lui-même y croie. Il a suffi de quelques jours, soit le 03 mai 1990, pour que le maréchal Mobutu, par un volte-face déroutant, renie tout ce qu’il a dit au peuple zaïrois.

Machiavel dit : « N’importe qui peut voir ce que tu sembles être ; quelques rares seulement peuvent tâter (comprendre) ce que tu es. Et ces derniers n’osent contredire l’opinion du grand nombre, renforcée par toute la majesté de l’Etat »[2]. Etant dans la même situation que le maréchal Mobutu en 1990, devant la grogne des Congolais qui n’acceptent plus la complicité de ce président qui n’a jamais donné des moyens à l’armée congolaise pour mener une guerre contre les envahisseurs rwandais et ougandais, les rédacteurs du discours prononcé par M Joseph Kabila devant les Sénateurs et les Députés se sont inscrits dans la même logique du discours du 24 avril 1990 consistant à dire aux Congolais tout ce qu’ils voulaient entendre même si celui qui a prononcé le discours n’a eu aucune conviction dans les mots qu’il a publiquement utilisés. Le principe est simple et il est connu mais personne ne prête souvent attention au message : « c’est la fin qui justifie les moyens », dit Machiavel. M. Joseph Kabila et son gouvernement sont à la recherche d’une bouffée d’oxygène pour souffler un peu après tant d’événements négatifs qui ne consolident pas leur pouvoir. Ceux qui ont rédigé le discours prononcé par M. Joseph Kabila sont partis de l’idée que « la minorité ne compte point quand la majorité s’appuie sur des arguments qu’elle croit solides »[3]. Sur ce plan, les rédacteurs de ce discours ont réussi à créer un doute dans le cœur des Congolais qui ont cru aux propos de M. Joseph Kabila même si le locuteur n’observe ni l’éthique de conviction ni l’éthique de responsabilité dans ses paroles et dans son agir.

Pour attirer l’attention des gens qui croient naïvement aux discours des hommes politiques, Machiavel prévient : « Tel seigneur des temps présents qu’il n’est pas bon de nommer n’a d’autres mots à la bouche que ceux de paix et de fidélité ; mais en fait il se montre leur farouche ennemi »[4]. M. Joseph Kabila n’a eu d’autre choix – les rédacteurs de son discours l’ont compris – que de dire aux Congolais ce qu’ils voulaient entendre. Dans ce sens, le discours devant les Sénateurs et les Députés sur l’état de la nation entre dans ce que Machiavel appelle la nécessité de « paraître » et pour mieux paraître il faut faire croire.

Ce qui choque le plus dans ce discours, c’est le temps qu’il accorde à la mémoire des victimes tombées à l’Est du Congo. M. Joseph Kabila n’a eu aucun respect des morts congolais et il n’est nullement solidaire avec la douleur des familles de victimes. La preuve est dans le temps qu’il a accordé au silence. Alors qu’il a demandé une minute de silence, ce silence a été vite rompu après treize secondes seulement (vérifiez vous-mêmes de 5’ 31 à 5’44). Que doit-on penser ? Sacrilège ou ignorance de la notion du temps ? C’est dommage et regrettable d’avoir un chef d’Etat qui ne sait pas compter. En tout cas, nos millions de morts du Kivu ne méritent pas ça ; ils méritent plus, du respect et de la considération. M. Joseph Kabila n’a pas le droit de se moquer d’eux en leur réservant à peine treize secondes de silence. 

Pendant longtemps, M. Joseph Kabila était incapable de nommer le Rwanda et l’Ouganda comme pays agresseurs, préférant utiliser les termes de « forces négatives » pour qualifier les Hutu que combatte le pouvoir monoethnique tutsi au pouvoir à Kigali. A force d’adopter le même discours que Kagame envers les Hutu qualifiés de génocidaires – alors que tous Tutsi et Hutu ont péri dans les massacres – les Congolais ont compris que M. Joseph Kabila rappelait ses origines tutsi dans sa haine virulente contre les Hutu. Pour brouiller publiquement les esprits, il a nommé, pour la première fois, le Rwanda comme pays agresseur et les Honorables Sénateurs et Députés ont massivement applaudi. Naïveté, lorsque tu nous tiens ! Mais comment peut-on penser que celui qui a précédemment ri et dansé devant les présidents Kagame et Museveni à Kampala (voir les deux photos ci-dessous) puisse subitement croire lui-même à la sincérité de ses propos ? Non. Cela s’appelle simplement « manipulation, simulation ». M. Joseph Kabila sait qu’il ne donnera aucun moyen à l’armée congolaise qu’il n’a jamais organisée depuis qu’il est à la tête du Congo et que dans ces conditions, Kagame peut continuellement dormir sans inquiétude même si son ancien garde du corps, Joseph Kabila, cite nommément son pays comme agresseur du Congo. Toutefois, il faut croire que l’élève a préalablement obtenu l’autorisation de son maître.

Le discours devant les Sénateurs et les Députés sur  l’état de la nation s’inscrit dans l’ordre du théâtre. Il ne faut pas y croire. Autrement, pour quelle raison n’a-t-il jamais ordonné l’encerclement des soldats de M23 dans l’espace qu’ils occupaient à leur création ou lorsqu’ils ont dernièrement envahi la ville de Goma ? Autrement, pour quelle raison n’a-t-il jamais nommé et responsabilité les officiers congolais qui ont étudié la guerre dans les académies militaires de grande réputation et qui ont de l’expérience en lieu et place des civils élevés au rang des généraux ? Autrement, pour quelle raison n’a-t-il jamais doté l’armée congolaise des armes modernes et surtout des bombardiers pouvant anéantir les forces d’occupation en peu de temps ? M. Joseph Kabila est un traître qui fait du théâtre devant les Congolais. Tout ce qu’il a dit devant les Honorables Sénateurs et Députés n’est que tromperie pour mâter la révolte rampante des Congolais. Tout son discours a un fond démagogique. M. Joseph Kabila, comme le maréchal Mobutu en 1990, se couvre de la peau du renard. Après avoir longtemps trahi l’armée congolaise en facilitant l’entrée des soldats rwandais avec femmes, enfants et vaches, après avoir intégré les soldats rwandais du CNDP dans l’armée congolaise, après avoir placé des Rwandais dans nos services de renseignement et de sécurité, après avoir facilité le pillage des ressources naturelles à l’Est et contribué à décimer les populations civiles, il feint subitement dans ce discours de devenir nationaliste pour le besoin de la cause afin que les Congolais ne s’opposent plus à son pouvoir et afin qu’ils le reconnaissent comme le vrai chef d’Etat après les fraudes électorales de novembre 2011. A part l’absence de gouttes de larmes versées autrefois par le maréchal Mobutu et le mouchoir blanc exhibé en public pour susciter la pitié et l’adhésion, les deux discours poursuivent le même but : séduire. Machiavel écrit : « Le prince qui sait le mieux se couvrir de la peau de renard est le plus heureux ainsi que celui dont les affaires vont le mieux, l’important étant en politique de bien jouer sont rôle par la simulation ».

Parlant de Napoléon, Manès Sperber a écrit : « La manie de régner sur les esprits est la plus puissante de toutes les passions »[5]. Il ne faut jamais oublier, comme le rappele si justement Manès Sperber que « le but du discours est de forcer l’amour »[6] et c’est ce but que M. Joseph Kabila a poursuivi dans son discours qui n’est rien d’autre qu’un tissu de bonnes intentions sans actions concrètes. Paroles, paroles ! Rien que de la flatterie pour plaire, pour attirer l’attention des étrangers, des Sénateurs et des Députés présents mais aussi celle du peuple absent, afin de s’assurer de leur adhésion spontanée. Flatter le public a toujours été le propre d’un démagogue. Les politologues le savent et ils le rappellent comme je le fais.

Malgré sa démagogie exprimée le 24 avril 1990, le maréchal n’a pas réussi à stopper la révolte des Congolais et leur volonté de changement. Au contraire, il s’est tiré une balle dans les jambes  car il a ensuite fui Kinshasa pour vivre cloîtré dans son village natal, comme un rat ! Les partis d’opposition de l’époque qui ont répondu à ce discours par un refus total de se laisser séduire ont réclamé la tenue d’une conférence nationale. Que nous réserve l’avenir après ce discours démagogique sur l’état de la nation ?

Peuple congolais, il nous appartient de choisir entre l’endormissement et la liberté dans le pays de nos ancêtres. Restons debout malgré la manipulation savamment orchestrée par les hommes du pouvoir kabiliste. N’oublions surtout pas qu’il est des hommes, comme Alexandre VI, qui ne font rien d’autre, ne pensent jamais à rien d’autre qu’à duper les hommes et jamais ils ne ratent d’occasion en faisant des promesses solennelles et des serments enflammés qu’ils oublient aussitôt.

 

Réécoutons maintenant ce discours en pensant à Machiavel.

 

Joseph Kabila s’adresse ce samedi devant le Parlement réuni en Congrès

 

 

 

Pardonner ? oui mais regardez les images de nos compratriotes du Kivu sauvagement assassinés, tués ou défigurés. Pensez aux femmes, filles et enfants violées. Alors !

 

 

 

 


[1] Machiavel, Le Prince, Paris, Librairie Générale française, 1983, chapitre XVIII, lire pp. 91-95.

[2] Ibid., p. 94.

[3] Ibid., p. 94.

[4] Ibid., pp. 94-95.

[5] Manès Sperber, Psychologie du pouvoir, Paris, Odile Jacob, 1995, p. 25.

[6] Ibid., p. 86.

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Election démocratique : une leçon de morale pour les Kabilistes

15 Déc

Après la grande honte que la CENI du « pasteur » Daniel Ngoy Mulunda a fait vivre aux Congolais et à l’Afrique en novembre 2011, voici enfin les pays qui font honneur à leur peuple et à la démocratie. D’abord le Sénégal. Devant l’audace du président sortant de se maintenir à tout prix au pouvoir, les candidats de l’opposition ont fait honneur à leur pays en se liguant tous contre Wade. Ensuite la France. Nicolas Sarkozy a participé avec zèle à l’assassinat de Kadhafi et voilà, à son tour, les Français ont décidé unanimement de le «tuer» politiquement. Adieu Nicolas Sarkozy. Les Africains, en particulier les Congolais, ne vous aimaient pas comme président.
M. Sarkozy peut maintenant réfléchir en silence sur son discours de Dakar où il a oublié que l’Afrique a été à l’origine de l’Histoire universelle. Il peut également réfléchir s’il a eu raison de demander aux Congolais de partager leurs ressources naturelles avec le Rwanda. Adieu à cet homme qui a honteusement choisi la xénophobie (racisme) comme dernier thème de campagne pour s’attirer les voix des électeurs de Jean-Marie Le Pen. Hélas, c’était peine perdue ! Les Français ont eu raison de lui.
Tout au long de ces élections démocratiques, je n’ai cessé de penser à Daniel Ngoy Mulunda. Est-il toujours pasteur ? Prie-t-il toujours le même Dieu ? Comment a-t-il vécu ce temps en suivant les élections au Sénégal et en France ? Je n’ai cessé de penser aux Compatriotes congolais qui ont choisi le camp des fraudeurs et qui oublient que le développement d’un pays commence par le respect du choix fait par le peuple aux élections. Certains parmi eux se sont évertués et s’évertuent encore à justifier les fraudes électorales de Daniel Ngoy Mulunda. A croire qu’ils sont des fraudeurs invétérés dans leur propre vie. En tout cas, je dis merci aux Sénégalais et aux Français et honte aux Kabilistes.

Que le soleil se lève sur le Congo afin que le peuple tourne la page de la honte et de l’humiliation !Congolais, le monde nous montre l’exemple, soyons des femmes et des hommes dignes. Luttons contre les fraudes, contre les tricheries, la corruption, l’impunité, la surfacture.

 Adieu M Sarkozy.

Debout peuple congolais.

A bas les fraudeurs.

Fweley Diangitukwa
http://www.fweley.wordpress.com

Stratégies de manipulation des masses + Un député déclare publiquement devant le Palais du peuple

10 Déc

Sans autorisation de l’auteur, nous nous permettons d’afficher le lien ci-dessous parce que le message a un lien avec notre publication Fweley Diangitukwa, « Stratégies pour la conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir« , éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle (Suisse), avril 2011 et parce qu’il intéresse le peuple congolais en détresse. Veuillez écouter attentivement.

 http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=vVybtX1tYSw

 

 Merci d’écouter le message de ce député que Kabila est un Rwandais et qui interpelle notre conscience. Interviewé devant le Palais du peuple, il fait preuve de beaucoup de courage. Et vous ? Et moi ?

Que faisons-nous pour contribuer à la souveraineté du Kongo ?

Ecoutez :

 

 

Peuple congolais, libère-toi

9 Déc

http://www.dailymotion.com/video/xdkri1_fweley-diangitukwa-a-propos-de-cheb_news#from=embed

Peuple congolais, libère-toi (texte publié la première fois en 2007 sur Internet, puis le 28 juin 2010 sur le blog de l’auteur)

 Par Dr Fweley Diangitukwa, politologue et écrivain

Peuple congolais, nous avons été assez exploités, assez dominés sous la colonisation et sous le mouvement populaire de la révolution soutenu par les pays capitalistes qui pillaient les ressources naturelles du Congo avec la complicité de Mobutu et de son clan au pouvoir. Notre pays est maintenant pillé par le Rwanda avec la complicité de l’un des leurs qui s’est affublé du nom de Kabila. Après tant de souffrances et de résignation, devant la duplicité avérée et le double langage de l’actuel chef de l’Etat pour séduire les Congolais naïfs et assoiffés de pouvoir, l’heure de nous révolter massivement est venue. Nos parents ont redressé leur front pour combattre opiniâtrement la colonisation belge. Ils ont fait accéder le Congo à l’indépendance dans le but de nous voir libres. Or, nous ne le sommes pas devenus à cause de la convoitise des pays étrangers qui s’appuient sur quelques-uns des nôtres pour poursuivre la colonisation du Congo sous une forme nouvelle et voilée, en s’appuyant sur nos voisins Rwandais qui sont entrés au Congo avec soldats et armes à la main ; en s’appuyant, à l’intérieur du pays, sur l’un des leurs devenu chef de l’Etat dans le pays de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Joseph Kasa-Vubu et de Patrice-Emery Lumumba ; en s’appuyant également sur des Congolais éduqués mais assoiffés de pouvoir, d’argent facile et d’honneur. Aujourd’hui, les Congolais sont humiliés et soumis dans leur propre pays. Pour accéder au pouvoir, ils doivent passer par Joseph Kabange qui défend, dans un langage alambiqué, les intérêts de ses commanditaires, à savoir les autorités du pouvoir mono-ethnique de Kigali qu’il représente à Kinshasa et des puissances étrangères qui livrent des armes à Kagame et à Museveni pour piller le Congo et pour l’affaiblir. Nous avons déjà perdu plus de six millions des nôtres. Nos mères, nos femmes, nos filles et nos enfants mineures sont constamment violées dans l’unique but de souiller le Congo.

Nous avons assez enduré. Après la longue nuit, la lumière doit désormais poindre à l’horizon : cessons de vivre sous la botte de cet homme qui reçoit les ordres de Kigame et des réseaux maffieux étrangers. Révoltons-nous contre celui qui nous opprime, qui nous massacre. Révoltons-nous contre son pouvoir qui nous a pris en otages dans notre propre pays. Révoltons-nous contre ses complices congolais qui acceptent de composer avec le pouvoir ignoble de celui qui n’a cessé de trahir la cause congolaise. Soulevons-nous contre tous ceux qui occupent les postes les plus stratégiques du pouvoir, qui défendent publiquement le pouvoir de « Kabila » et qui vivent aux dépends du peuple congolais sans chercher à protéger et à promouvoir

Ne nous reconnaissons plus dans le pouvoir de l’imposteur, combattons-le avec pugnacité et sans plus reculer, car il incarne un pouvoir oppresseur, tyrannique et esclavagiste. Ne nous reconnaissons plus dans ce pouvoir factice qui complote quotidiennement contre les intérêts du peuple. Combattons-le en étant tous unis.

Opposons-nous avec une détermination féroce à la duplicité de celui qui se dit fils de Laurent-Désiré Kabila. Aspirons tous à la liberté, à la vraie liberté, à celle qui ne se donne pas sur un plateau, mais à celle qui s’arrache. N’ayons plus peur de la mort. Aspirons tous ensemble à l’indépendance, à la vraie indépendance, sur le sol de nos ancêtres. Cessons d’être naïfs. Cessons de privilégier nos intérêts égoïstes.

Arrêtons d’être complaisants et contemplateurs pour devenir définitivement exigeants et intransigeants. Barrons le chemin à tous ceux qui nous oppriment et à tous leurs représentants. C’est en devenant maîtres dans notre propre pays que nous construirons un pays plus beau qu’avant, que nous réaliserons le rêve des pères de l’indépendance et que nous assurerons un meilleur avenir aux générations futures. Nous n’avons plus d’autre choix que la révolte collective, car nous avons assez attendu au point de perdre six millions de nos compatriotes. Révoltons-nous.

Aujourd’hui et maintenant. Chacun là où il se trouve et en utilisant les moyens qui lui sont les plus appropriés. Demain, nous serons libres. Oui, libres. Sans « Kabila », sans Kagame, sans les Congolais complices d’un pouvoir étranger incapable de garantir la souveraineté du Congo, de défendre l’intégrité territoriale, de penser aux intérêts des nationaux et de contribuer au développement du Congo, sans ceux qui nous oppriment et nous exploitent à distance. C’est notre détermination collective qui fera reculer le plan machiavélique des nos adversaires. Sans cette détermination, la colonisation du Congo se poursuivra et nous aurons manqué à notre mission sur terre : rendre la dignité à chaque Congolais.

Nos parents s’étaient massivement révoltés contre la colonisation belge en 1959.

Cela a conduit à l’indépendance de notre pays. Que ce 30 juin 2009 soit le début de notre opposition, de notre résistance publique et collective contre ce régime de corruption qui nous maltraite et nous infantilise. Le président Joseph Kabange, dit Kabila, contribue cyniquement à l’extermination des Congolais vivant à l’Est de la République (voir les liens ci-dessus et ci-dessous et lire le livre du journaliste camerounais Charles Onana : « massacré les adeptes de Il n’a jamais condamné les auteurs de différents assassinats, il emprisonne les Congolais qui s’opposent à sa dictature et paupérise les Congolais. C’en est trop.

Révoltons-nous en masse en le combattant et en combattant tous ceux qui négocient en catimini des postes politiques qu’ils partagent ensuite publiquement avec le bourreau du peuple congolais. Notre silence collectif, notre indifférence, notre goût du gain facile et notre lâcheté constituent une caution objective à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Combattons tous ensemble cet intrus avant qu’il ne nous empoisonne tous et ne nous extermine. Levons-nous comme un seul homme contre son pouvoir exécrable. Oui. Il est temps.

Joseph Kabange, surnommé Kabila, ne changera pas le destin du Congo parce qu’il a été placé à la tête de notre pays par les réseaux maffieux des Etats les plus influents du système des Nations Unies qui le soutiennent contre vents et marées malgré sa dictature, son impopularité grandissante et les crimes qu’il commet sur le sol de nos ancêtres. Ces réseaux-là connaissent pertinemment cet homme, ses origines et sa mission à la tête du Congo. Ils savent que Joseph Kabange ne mérite pas d’être le chef de l’Etat du Congo mais puisqu’il travaille pour eux, pour le maintien et la sauvegarde de leurs intérêts au Congo, ils ferment les yeux sur son ignorance, sur son incompétence, sur ses crimes, sur sa duplicité et sur ses jongleries comme en 2006 avec les fraudes électorales qu’ils ont co-organisées dans l’unique but de faciliter le pillage et la dépendance de la RDC. Notre pays est, à leurs yeux, trop riche pour être remis entre les mains de vrais nationaux. Joseph Kabange est un incompétent notoire qui ne mérite pas de diriger le Congo. Sans nos efforts et notre opposition, les pays étrangers qui le soutiennent et la justice internationale qui ferme continuellement les yeux sur les crimes commis en RDC ne mettront jamais fin à la souffrance des Congolais. Les élections de 2011 ressembleront inévitablement à celles de 2006. Il n’y a aucune raison de fonder un quelconque espoir en misant sur ces élections futures pour changer le paysage politique du Congo. Débarrassons-nous donc de ce Raïs insolite qui fait la honte de la République sur la scène internationale. Retrouvons notre dignité collective afin de tracer librement un avenir meilleur pour notre pays. Les puissances qui ont soutenu Kagame, qui l’aident à se maintenir au pouvoir et à piller l’Est du Congo sont les mêmes qui ont soutenu Joseph Kabange à s’emparer du pouvoir après avoir assassiné Laurent-Désiré Kabila. Au Rwanda et en RDC, le scénario est le même.

Peuple congolais, ne soit pas continuellement dupe. Le monde est aux mains des stratèges couverts de visage affable, comme l’est Joseph Kabange. N’oublie pas que, c’est au Congo, sous le régime de Joseph Kabange, surnommé Kabila, que le monde a connu le plus grand nombre de victimes depuis la deuxième guerre mondiale.

Débout Congolais. Unis par le sort. Unis dans l’effort pour la vraie indépendance. Dressons nos fronts, longtemps courbés. Et pour de bon, prenons le plus bel élan. Dans la paix. Ô Peuple ardent, par le labeur, nous bâtirons un pays plus beau qu’avant.

 

http://www.dailymotion.com/video/x9et0i_ces-tueurs-tutsi-au-coeur-de-latra_news

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&channel=#bcid=670796;vid=10725881

Ecoutez ces deux vidéos pour vous convaincre si cela est encore nécessaire :

http://www.dailymotion.com/video/x9et0i_ces-tueurs-tutsi-au-coeur-de-latra_news10725881

Deuxième réponse à Monsieur Shungu Tundanonga

1 Déc

Monsieur Shungu Tundanonga,

 Lorsqu’un lecteur se donne la peine de lire un livre, il fait une critique objective. Dans le cas contraire, celui qui s’exprime expose uniquement son état d’âme basée sur rien comme vous l’avez fait.

Votre vulgarité ne me dérange pas car il permet aux internautes de comprendre quel genre d’homme vous êtes lorsque vous écrivez sur Internet ceci : « A vouloir peter plus haut que le bout de son nez, on finit par respirer les odeurs de ses propres pets ». J’ai reçu une éducation qui m’interdit d’utiliser certains mots sur la place publique. L’Internet en est une.

Vous voulez connaître le tirage de mes livres. Votre questions est déplacée car depuis plus de dix ans, la technologie en matière d’impression a beaucoup évolué. Les éditeurs procèdent actuellement à des tirages réduits pour éviter des stockages inutiles et ils tirent progressivement au fur et à mesure des commandes. En plus, la technologie permet d’acheter un livre en ligne sans passer par une librairie classique ou de le télécharger et de le lire directement sur écran. Voilà pourquoi votre question est déplacée. Un exemple, mon livre « Qu’est-ce que le pouvoir ? », publié en 2004 aux éditions L’Harmattan est (re)tiré chaque année. C’est pareil pour les autres titres comme mon livre « Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué Kabila ? » et « La thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas » chez le même éditeur. La vraie question à poser est celle de savoir : « Pourquoi les éditeurs s’intéressent à publier mes ouvrages ? ».

Vérifiez toujours vos propos avant d’affirmer n’importe quoi au risque d’être publiquement contredit. Vous reprenez une longue liste des universités sans savoir si quelques professeurs de ces universités m’ont déjà lu, s’ils ont recommandé l’un ou l’autre de mes livres à leurs étudiants, si je suis en contact avec un professeur de l’une ou l’autre université. C’est triste, Monsieur Shungu ! Ce qui est important pour moi, c’est de découvrir que mes livres intéressent un public large et varié, qu’ils sont cités dans des thèses de doctorat et des mémoire, que certains livres sont des sujets de mémoire (littérature) au niveau de Bachelor et Master, que mes compatriotes commandent mes livres depuis le Congo. Ce qui m’intéresse le plus, c’est de recevoir des lettres et des courriels des étudiants du monde entier qui me posent des questions ou encore des collègues qui m’associent à des recherches.

Puisque vous aimez Wikipedia, mon livre « Migrations internationales, codéveloppement et développement décentralisé » est présenté par ce site. Allez-y voir.

Sékou Touré avait envoyé rapidement une secrétaire à Lumumba. Dites-moi, pour quelle raison et quel était le travail de cette métisse guinéenne dans le Cabinet de Lumumba ? J’ai beaucoup lu sur Lumumba car j’étais lumumbiste dans ma jeunesse.

Vous n’êtes pas le seul Congolais à avoir étudié le grec. Alors, pourquoi le criez-vous si fort ? Etes-vous le seul Congolais intelligent ? Entre nous, que signifie être intelligent ? Ce n’est pas l’apprentissage du grec qui rend quelqu’un intelligent ou qui permet de découvrir la démocratie. Du reste, la démocratie existait en Afrique avant  la Grèce antique. Vous ne le savez probablement pas. Mes ancêtres qui n’avait pas étudié le grec comme vous à l’Athenée de Kalina/Kinshasa connaissaient la démocratie sous l’arbre à palabres.

Mon oncle qui n’avait jamais terminé l’école primaire et qui n’avait pas étudié le grec comme vous à l’Athenée de Kalina/Kinshasa était un homme « intelligent ». Il était un très bon maçon qui corrigeait des ingénieurs en construction. Moi je ne revendique aucun niveau d’intelligence parce que j’apprends chaque jour, même de mon fils. Monsieur Shungu Tundanonga, l’orgueil tue. Dégonflez-vous avec honneur. Les Internautes apprécieront.

Vous dites : « … les personnes qui sont passées dans les écoles kimbanguistes, les personnes qui habitent Kamba, qui ont été à Kamba a fortiori celles, qui ont frequénté l’école qu’avait frequenté Papa Siomn Kimbangu sont connues à cause de leur modestie ». Contrairement à vous, j’ai séjourné à Kamba (deux fois), j’ai étudié dans la même école que Simon Kimbangu à Vula, j’ai vu pendant mes études la maison dans laquelle il avait habité à Ngombe-Lutete. Je ne parle pas dans le vide comme vous. Je suis concret et je vous demande d’être modeste en le prouvant.

Oui, je réaffirme que « C’est par le verbe que le message se transmet dans les pays démocratiques = agora = débat = Parlement = démocratie = arbre à palabres ». A votre question : « et dans les pays non démocratiques? », je réponds : « par la terreur et la corruption» comme ce fut le cas sous Staline qui n’avait aucun charisme et comme c’est le cas sous le régime de Joseph Kabila qui n’a aussi aucun charisme et qui règne par la terreur. Etes-vous satisfait ? Avez-vous besoin de plus d’éclaircissement ?

« La visualisation, les affiches, les pictogrammes etc. » sont des moyens de propagande utilisés par la minorité – l’élite – au pouvoir. Veuillez ne plus l’ignorer. La société a toujours été gouvernée par une minorité. Jean-Jacques Rousseau n’a pas réussi à résoudre l’équation car son « Contrat social » est aujourd’hui remis en question avec le retour de la démocratie participative. Pour votre intérêt, lisez les travaux de Pierre Rosanvallon « La légitimité démocratique » et Yves Sintomer « Le pouvoir au peuple ».

Contrairement à votre pensée volontairement négative, je suis heureux de savoir que le monde n’est pas méchant à mon endroit parce que mes livres sont publiés et lus. Si vous n’avez jamais acheté un livre qui coûte 79 euros, moi je le fais régulièrement pour les livres de recherche de qualité (science po, droit et management). Un éditeur vous dira que c’est le contenu qui fait le prix.

Vous dites : « J’aurai souhaité les reférences sur les notes de lecture ou les recensions faites sur vos publications, les critiques de vos publications ». Il en existe dans les journaux et revues ou faites librement par les lecteurs. Je vous ai envoyé hier une critique (voir ci-dessous) d’un compatriote que je n’ai pas encore eu la chance de croiser mais qui vient de finir la lecture de mon livre « Gouvernance, action publique et démocratie participative », première version publiée en 2011. La 2e version vient d’être publiée en Allemagne aux éditions Dictus Publishing.

Monsieur Shungu Tundanonga, n’argumentez jamais sur des livres et des auteurs que vous n’avez jamais lus. C’est un péché mortel car vous vous ridiculisez publiquement sans vous en rendre compte. Vous êtes universitaire comme moi et vous avez  un titre à défendre. Ne l’oubliez jamais.

En dehors du premier homme politique de la RDC et des laudateurs qui le suivent aveuglément, je ne critique personne sur le net. Vous le savez.

Le professeur Ngal avait écrit tout un livre pour critiquer l’œuvre de son collègue Mudimbe. Voilà le vrai progrès que j’attends de vous !

Vous concluez «  Boma moto! ». Je vous réponds : « Obomi nga te, omibomi nde yo moko ».

J’ai été long pour ne plus recommencer l’exercice.

Dernier conseil, prenez l’habitude de relire vos textes.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordprerss.com

Avis critique sur un des livres de Fweley Diangitukwa
Paly wondo <wondo_paly@yahoo.fr>

 

   Enregistrer l’adresse

A:

lecridesopprimes@yahoogroupes.fr <lecridesopprimes@yahoogroupes.fr>,  shmtundanonga@gmx.net <shmtundanonga@gmx.net>,  congocitizen@yahoogroups.ca <congocitizen@yahoogroups.ca>

 

 
Je viens d’achever la lecture du livre  « GOUVERNANCE, ACTION PUBLIQUE ET DEMOCRATIE PARTICIPATIVE – Chemins vers de nouveaux modes de régulation sociale » de Mr Fweley.
 
Je suis très fier de voir des compatriotes capables de hausser très haut l’étendard des congolais dans le domaine des connaissances scientifiques et de la culture générale.
 
J’ai recommandé ce livre à tout celui qui prétend faire partie de ce que l’on peut nommer « élite » congolaise ou ce qu’il en reste. Un livre non seulement de niveau universitaire, mais bien plus, c’est-à-dire accessible aux étudiants de 3ème cycle d’université. Je suis désolé de prévenir, hélas, que la portée du contenu de ce livre ne soit pas acccessible aux communs des mortels, à lire la qualité des raisonnements postés dans nos fora où même des personnes atteintes d’un profond coma intellectuel végétatif irréversible, par le simple fait de pianoter sur leur PC, deviennent experts ès TOUT. (Faute ya mbanda te et faute ya internet…) d’où mon peuple continue de périr faute de connaissance.
 
Au delà des convictions poliiques ou idéologiques des uns et des autres, ayant l’humilité, l’honnetêté intelectuelle et le fair-play de reconnaître les qualités attestées des uns et des autres. Cela nous éviterait de tomber dans le piège de nivellement vers le bas auquel certains échanges ou autres analystes auto-proclamés essaient d’induire la masse. Il ne suffit pas de s’opposer à une assertion pour avoir raison. Encore faut-il avoir des arguments pertinents et opposables à tous, pour prétendre avoir raison. Malheureusement, c’est  la loi dogmatique du talibanisme qui prend le dessus!
 
Pour revenir au livre de Mr Fweley, quelques internautes avisés, proches du pouvoir, m’ont contacté pour pouvoir en disposer. Je pense qu’ils seraient les personnes les mieux placées pour nous donner un jugement neutre. Pendant que certains jouent au vuvuzélateurs perroquet d’une  mouvance politique congolaise gobant tout ce qu’on leur apprend de répéter comme des moutons, d’autres parmi eux reconnaissent les valeurs et les qualités des personnes ne partageant pas les mêmes tendances politiques qu’eux car ils ont compris que la connaissance reste universelle et vice-versa.
 
Je recommade à nouveau ce libre d’un calibre élevé à tout celui qui aspire à une fonction dirigeante sociétale, économique, politique, financière, technique, administrative…Car ce livre, du point de vue méthodologique scientifique, est l’un des meilleurs que j’ai, du bas de ma modeste personne, lus d’un congolais. Il ne s’agit pas de conter une histoire ou rassembler des textes pour prétendre à avoir écrit un livre, encore faut-il les analyser et les interpréter pour en ressortir un sens…
 
Bravo Mr Fweley pour votre quête d’excellence dans vos publications au moment où l’élite congolaise est devevue ce que le professeur Abbé Richard MUGARUKA (à ne pas confondre à un autre Mugaruka) qualifie d’une   « une élite intellectuelle et politique littéralement émasculée », (c’est-à-dire moralement castrée)
Le véritable progrès démocratique n’est pas d’abaisser l’élite au niveau de la foule, mais d’élever la foule vers l’élite.
Le Bon (Gustave)
JJW

Courriel de M. Shungu Tundanonga à M. Diangitukwa, professeur des universités,

 La modestie est pour certains un vice, pour d’autres une qualité. Ne comptez pas sur moi pour vous suivre dans vos obssessions intellectuelles à la fois monomaniaques et egomaniaques.

 « J’ai publié cette année deux livres universitaires en Allemagne », que vient chercher l’adjectif qualificatif « universitaires », attribut de livres? Vous avez un problème avec vos diplômes universitaires: pensez-vous ou croyez-vous qu’il y a de livres universitaires écrits par les universitaires pour les universitaires?

Bizarre. Et dire qu’il y a des agrégés des universités, qui dissertent sur les discours, les textes et les interview de personnes, qui n’ont même pas fait l’école secondaire; qui enseignent les pensées de ces mêmes personnes, qui écrivent des monographies sur sur ces mêmes ersonnes!

 « je vous renvoie à mes publications de niveau universitaire qui sont devenues des lectures obligatoires dans plusieurs universités. »: folie de grandeur, lorsque tu nous tiens! ULB, Louvain/Louvain-la-neuve, Ulg, Sorbonne, Princeton, Yale, MIT, Stanford, Heidelberg, Marburg, Lomonossov, London School of Economy, Hertie School of Economy sont entre autres les universités, où la lecture de Monsieur le Professeur Diangitukwa est obligatoire.

Pire, Monsieur le Professeur, les personnes qui sont passées dans les écoles kimbanguistes, les personnes qui habitent Kamba, qui ont été à Kamba a fortiori celles, qui ont frequénté l’école

qu’avait frequenté Papa Siomn Kimbangu sont connues à cause de leur modestie, contrairemnt à votre personne.

« C’est par le verbe que le message se transmet dans les pays démocratiques » et dans les pays non démocratiques? Quelque soit le régime, dans le temps et l’espace, le pouvoir est/a été toujours exercé par une minorité càd par une elite. Mr. le professeur, vous êtes un phénomène: que faites- vous de la visualisation, des affiches, des pictogrammes etc.?

 Ah, bon! Les discours de Lumumba étaient redigés par ses conseillers? Tous les discours, presque tous, certains? Vous avez de sérieux problèmes avec vos diplômes universitaires. Son discours à Accra, en 1958? Celui d’Ibadan, en 1959? Si vous reduisez Lumumba à ses discours, sachez que Lumumba est connu aussi à travers ses interviews, ses remarques autographes (les plus célèbres sont celles faites sur son discours du 30 juin 1960), ses lettres autographes de la prison de Thysville.

A vouloir peter plus haut que le bout de son nez, on finit par respirer les odeurs de ses propres pets, Monsieur le professeur. Si vous avez un fibre de patriotisme, si votre monomanie et votre monomanie n’ont pas encore éteint les dernières lueurs de votre patriotisme, laissez-nous, nous vos compatriotes faire votre éloge. Il y a au moins trois catégories d’auteurs: ceux, qui écrivent de best-seller; ceux, qui écrivent de livres de reférence et ceux, qui écrivent des livres.

Vous publiez chez dictus publishing des ouvrages, qui coûtent 79EUROS et vous ne remarquez pas que cette maison d’édition publie des livres, qui n’ont pas d’acheteurs! Si un Chassudovsky (Global Brutal) ou un Greg Palast (The Best Democracy Money Can Buy), traduits et re-édités dans plusieurs langues coûtent moins de 20EUROS.

Vous comprenez bien que … le monde est méchant envers vous.

 J’aurai souhaité les reférences sur les notes de lecture ou les recensions faites sur vos publications, les critiques de vos publications.

Chez L’Harmatan? Vous ne remarquez pas non plus que la philosophie de cette maison d’édition est de ne pas faire connaître les auteurs africains d’expression française en Afrique! Monsieur le professeur, Mongo Beti était le fer de lance contre le monopole des maisons d’éditions française en Afrique.

A combien d’exemplaires sont imprimés vos livres? Combien sont vendus, re- éditez?

Monsieur le professeur Diangitukwa, ne soyez pas incrédule: j’ai fait le grec ancien à l’école secondaire (Athenée de Kalina/Kinshasa) et ceci étant, je n’avais pas attendu l’université et Weber pour savoir l’éthymologie du mot « démocratie », pour savoir, qui était Solon.

Faites attention, vous risquez de fléchir sous le poids de vos diplômes universitaires, de vos livres universitaires et de vos professions universitaires.

 Bonne chance! Continuez et vous serez bientôt le plus grand profeseur universitaire congolais si vous ne l’êtes pas encore.

 Boma moto!

 Tundanonga