Libérez Eugène Diomi Ndongala

1 Nov

Libérez Eugène Diomi Ndongala

Par Fweley Diangitukwa

À vous, femmes et hommes de droit et à vous qui gouvernez la République,

Avez-vous perdu le sens de la morale, de la justice, du droit et de l’équité ? Comment pouvez-vous permettre que le criminel Gédéon Kyungu qui a tué soit libéré, reçu avec les honneurs non liés à son rang, présenté en public avec une effigie du chef de l’Etat et en même temps accepter que Diomi soit gardé en prison ? C’est vraiment abscons, abstrus. Mais où va la République non démocratique du Congo ? Mais quelle est encore la valeur de la justice au Congo ? Nous devons tous nous indigner.

Dans le cas de Diomi, la culpabilité n’a jamais été établie car aucun médecin ne s’est jamais prononcé sur la véracité du viol, tandis que pour celui de Gédéon Kyungu, la culpabilité a été juridiquement établie. Que les juristes qui croient encore à la supériorité du droit et les Hommes de Dieu qui ont encore un peu de bon sens se penchent sur ce dossier et plaisent pour la libération de Diomi. Cet homme a trop souffert à cause de la méchanceté des hommes, qui sont ses semblables. Avons-nous seulement compris que l’injustice doit avoir des limites pour construire un avenir commun meilleur ?

Je demande au peuple congolais de mener une campagne de sensibilisation pour la libération du fils de Gaston Diomi, l’un des Pères de l’indépendance de notre pays, qui est journellement détruit en prison à cause du soutien qu’il a apporté à Étienne Tshisekedi au lendemain des fraudes électorales de 2011. Il a assez payé pour cela et il est temps de le libérer avant que la mort ne survienne. Ne cultivons pas l’injustice et ne la rendons pas étatique. C’est une question d’éthique qui interroge le droit.

En plaidant pour la cause de Diomi, je plaide en même temps pour tous les prisonniers innocents qui sont incarcérés dans les prisons de notre pays. Ayons une pensée pour chacun d’eux dans nos prières jusqu’au jour où ils seront libérés.

Les nombreux scandales financiers et l’enrichissement sans cause de certains hommes politiques ne sont pas instruits par les tribunaux, mais le pouvoir préfère maintenir des opposants innocents en prison. Soyons utiles à nos semblables en défendant leur cause lorsque nous estimons qu’ils ont été accusés injustement. Puisque l’homme n’a qu’une vie, ses semblables ne doivent pas se donner un vilain plaisir de nuire à la vie d’autrui.

Sans se rendre compte, le pouvoir actuel fabrique des « monstres » qui risquent de radicaliser leur position ou de se retourner contre les auteurs de leurs peines après leur sortie de prison.

Soyons lucides. Plaidons pour la libération de Diomi Ndongala. Il est temps, avant qu’il ne soit trop tard.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

le 01.11.2016

RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

1 Nov
Echanges avec le Compatriote Jean-Pierre Vununu sur l’après-Dialogue et l’Accord Politique
Cher Compatriote Jean-Pierre Vununu,
 
Merci de me relire calmement. Je suis clair et précis.
 
Vous avez certainement une très mauvaise appréciation de moi car je n’ai jamais cherché à dévier un quelconque débat mais je refuse les redites qui ne nous font pas avancer.    C’est probablement un défaut de formation mais dans le monde entier, les politologues et les hommes de droit qui travaillent sur l’Etat s’intéressent en priorité au chef de l’Etat et au parti qui gouvernent la République car ils ont la responsabilité du destin national. Vous êtes probablement le seul à faire exception et je ne peux malheureusement pas vous suivre pour ne pas aller à l’encontre de ma formation. M. Etienne Tshisekedi ne dirige pas l’Etat congolais et il n’est pas responsable de la crise actuelle voulue par le chef de l’Etat et son gouvernement. Soyons cohérents et respectons le droit afin que les générations futures nous respectent. Intéressons-nous à la cause et non aux effets de cette cause.
Je répète que je ne dévie pas car il n’y a aucune raison pour cela. Mais je refuse de ressembler à un poisson mort qui suit la direction du courant d’eau. Un poisson vivant reste logique et suit le bon sens. La science politique et le droit ont des principes qui doivent être respectés. La loi est dure mais c’est la loi. Celui qui a saboté le fonctionnement normal de nos institutions doit être sanctionné. Vous ne pouvez pas accorder un séjour supplémentaire dans votre maison au voleur qui vous a cambriolé quel que soit l’argument qu’il avance pour se justifier. Or, c’est cette absurdité que vous soutenez et vous me demandez de vous suivre. Ma réponse est NON. Je voudrais rester droit et je vous prie de ne pas me demander autre chose car j’ai une conscience qui m’interroge chaque jour et à tout instant.
Quant à vous, suivez librement la ligne que votre conscience trouve juste. Je répète : un politologue s’intéresse principalement à celui qui dirige le pays (chef de l’Etat et gouvernement) car il a le destin des citoyens entre ses mains. Aujourd’hui, M. Etienne Tshiseke n’est pas aux commandes de la République. Les Congolais qui manifestent leurs mécontentements ne s’adressent jamais à M. Etienne Tshisekedi. J’espère que vous vous intéresserez désormais à celui qui détient le destin des Congolais et ne dévierez plus jamais de cette ligne de conduite. Si vous êtes d’accord avec ce principe, alors nous pouvons continuer à débattre, dans le cas contraire, c’est une peine perdue, car je ne vous suivrai pas.
Je vous souhaite une bonne journée.
 
Fweley Diangitukwa
 

—-Message d’origine—-
De : kivu_avenir@yahoogroupes.fr
Date : 01/11/2016 – 06:46 (PM)
À : lecrisdesopprimes@yahoogroupes.fr
Cc : congovirtuel@yahoogroupes.fr, congo@yahoogroupes.fr, lecridesopprimes@yahoogroupes.fr, lafraco@yahoogroups.com, kivu_avenir@yahoogroupes.fr, congocitizen@yahoogroupes.fr
Objet : [Kivu-Avenir] (réponse 2 au Prof. Fweley) RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

Cher Mbuta et Prof. Fweley,
 
Je vous ai bien répondu mais au retour, je constate comme je l´ai affirmé dans ma précédente réaction, la persistance de votre manque de sincérité car en me répondant vous ne tenez  même pas  compte du débat sous examen en la déviant volontairement vers la personne de Kabila.
 
Qui plus est, vous ne voulez pas répondre en reprenant   le même passage ci-dessous auquel pourtant j´avais réservé une réponse. 
 
Il est triste que vous êtes trop à l´aise  à critiquer nos gouvernants. Mais, dès qu´on ouvre le débat sur les dirigeants de l´opposition, subitement vous devenez moins intéressé et peu bavard alors que vous ne cessez de parler de l´alternance démocratique pour des gens considérés comme in-critiquables et irréprochables sur la manière dont ils gèrent leurs partis respectifs alors qu´ils ne sont  mêmes pas exemplaires en matière de démocratie. Cette attitude n´est pas du tout sérieux de votre part.
 
Vous ne pouvez pas chercher à vendre au peuple congolais un chat dans un sac.  Oui, c´est votre droit de critiquer ceux qui gèrent le pays, personne ne vous condamne en faisant cela.
 
Sur ce, ayez le courage  d´assumer un débat contradictoire avec ceux qui critiquent aussi votre camp  et surtout,  ayez  aussi la sincérité de ne pas jouer le flou en déviant à chaque fois le débat vers votre thème de prédilection : Kabila,  au moment où le thème principal est consacré à autre chose que Kabila.  
 
Pourquoi avez-vous  toujours l´habitude de fausser le débat ?
 
Comme dites vous que la politique est une discipline appartenant aux sciences économiques et sociales,  cela vous empêche t-il de parler du comportement antidémocratique  de certains leaders  de l´opposition surtout  des  manières dictatoriales de Tshisekedi dont il est question ici ?
 
Est-ce  comme ça ailleurs et chez-vous en Suisse, on ne critique que ceux qui sont au pouvoir ?
 
Pour terminer, revenons à mes griefs formulés contre Tshisekedi et débattons sur ça. Dites-nous si cela est vrai ou faux.  Le reste, ne sera qu´une fuite en avant de votre part qui ne vous honore pas en tant qu´un homme de science.
 
Mes salutations fraternelles et patriotiques
 
JP-Vununu
« ‘afriquenouvelle@bluewin.ch’ afriquenouvelle@bluewin.ch [congocitizen] » <congocitizen@yahoogroups.ca> schrieb am 19:35 Montag, 31.Oktober 2016:

La politique est une discipline appartenant aux sciences économiques et
  sociales , ceci signifie que tout dirigeant qui gouverne une République a l’obligation de   placer le social au devant de toute politique à mener . Or, on n’apprend ceci dans le texte ci-dessous, signé par l’un des laudateurs : «  Le comble, en 15 ans de pouvoir, il (Kabila) n´a pas mis un accent sur le social du peuple congolais. Qu´il s´engage au cours de cette transition à apporter et donner une nouvelle touche personnelle au social du peuple. Là, il  bouclera la boucle . » Une accusation publique gravissime de la part d’un laudateur. Toutefois, cette accusation publique gravissime conforte ce que Monsieur tout le monde sait et dit chaque jour. Les deux mandats de M Kabila sont largement négatifs. Malgré ce courage de reconnaître que le social a été absent de l’exercice du pouvoir pendant 15 ans (s’il vous plaît !), le même laudateur trouve légitime qu’on accorde encore quelques années supplémentaires sous forme de transition afin que le président sortant fasse ce qu’il n’a pu faire pendant 15 ans pour qu’il (Kabila)  » donne une nouvelle touche personnelle au social du peuple « . Dois-je me demander si l’auteur a bien pesé ses mots ? De qui se moque-t-il ? En tout cas, il vient de ternir son image auprès de son chef et de renforcer l’opinion des Congolais sur le régime actuel qui a complètement négligé le social.
Fweley Diangitukwa
Le Lundi 31 octobre 2016 6h25, « Jean-Pierre Vununu jpvununu@yahoo.de [congovirtuel] » <congovirtuel@yahoogroupes.fr> a écrit :

Cher Mbuta et Prof. Fweley,
1. En rapport avec votre réaction au point 1 sur l´emploi du mot inclusivité, vos éclaircissements confortent bien ma position pour avoir fait usage de ce mot.
Car,  j´ai écrit que Tshisekedi se croit être l´ensemble (inclusivité) de tous les politiciens ainsi que du peuple Congolais. Il  croit  que sa présence seule donne l´inclusivité à tous et qu´il représentait tout le monde.
Donc, c´est lui qui constitue l´ensemble et que par là, le caractère inclusive doit impérativement passer par sa présence ou encore sa signature. Sans cela, tout est faux soit caduc, ce qui justifie le moi ou rien. Je n´ai pas dit que le mot inclusivité signifiait moi ou rien, loin s´en faut !
En outre, dans mon texte, je suis allé même puiser un verset de Jean 10:3 :  » Moi et le père, nous sommes un  » pour démontrer dans le cas Tshisekedi  que ce dernier a toujours cru (sans référendum ni vote) que lui et le peuple sans exception font un, lui et tous les autres politiciens congolais font un et lui et son parti font un, et que, sa position doit être imposée à tous !
Quant au mot exclusivité, il n´a pas de sens dans mon article au vu des éclaircissements ci-dessus.
2. Pour ce qui est de votre deuxième volet, je parie et parierai toujours sur votre manque de sincérité. En tant qu´un homme de science et Professeur de votre état, il n´est pas sérieux que dans ce long article de 3 pages pour lequel vous réagissez ici, de vous attarder uniquement sur ce qui n´a pas constitué le thème du texte pour limiter ou dévier ce débat sur la personne de Kabila. Quel est le volet que vous avez consacré aux griefs contre Tshisekedi ?
En effet, 3/4 du thème a été consacré sur le caractère dictatorial de Tshisekedi, chose étonnante, vous ne pipez aucun mot là-dessus ni même un petit commentaire pour réagir sur ce qui constitue le 1/4 du thème !
Êtes-vous un homme de la science pour ne juger ou ne condamner que le pouvoir de Kabila soit Kabila lui-même ( seulement) en ménageant toutes les fautes et mauvais agissements de votre candidat Tshisekedi en particulier et de l´opposition en générale ? L´autocritique n´est pas votre lot ?
Mon texte a démontré que Tshisekedi est un vrai dictateur pour lequel je dis bien qu´il faut barrer coûte que coûte la route de manière à ce qu´il n´accède pas au pouvoir en RDC, prouvez-moi le contraire soit contredisez mes affirmations.
Pour ses adeptes, il est considéré comme zéro faute tandis que de notre part, personne n´a affirmé que Kabila serait un zéro faute, une sorte de demi dieu, irréprochable et in critiquable à l´instar de Tshisekedi.
Ce qui justifie mon constat sur le volet social en lui demandant de faire plus malgré tout ce qu´il a fait, constat que vous transformez en accusation alors que même au sein de la majorité, plusieurs personnalités reconnaissent cela publiquement sans s´attendre à la foudre de la part de Kabila. Est-ce le cas à l´UDPS ?
Quant au bilan de Kabila que vous qualifiez de largement négatif,  c´est pas vous à votre niveau qui irez limiter ce bilan rien qu´en rapport à l´action sociale tout en éludant sciemment tous ses autres efforts pour la réunification du pays, la fin à la guerre, la défense de l´intégrité territoriale du pays et le progrès dans plusieurs secteurs du pays.
Si Kabila quittait le pouvoir aujourd´hui, il ne laissera pas un pays détruit et pillé comme il le fut au 17 mai 1997.
D´ailleurs, pour certains qui disaient qu´il fallait d´abord libérer le pays de son occupation, leur langage a changé, ils parlent maintenant du respect de la constitution et des élections en lieu et place d´aller libérer le pays militairement. Ce qui conclus que le pays n´a jamais été occupé. Oui, il y a eu la guerre et occupation d´une partie du territoire du pays.
Et, il a tout fait pour terminer cette occupation en boutant hors du pays les rebelles du M23 malgré les tueries de Béni qui continuent à endeuiller le pays, un dossier qui nécessite la clarification de la forte présence des troupes de la Monusco à l´Est et de sa mission en RDC au vu des termes du chapitre VII de la Charte de l´ONU. Quand bien même c´est à l´armée national d´assurer la sécurité des personnes et de leurs biens mais que font  22 000 hommes super équipés depuis plus de 17 ans en RDC ? Sont-ils en villégiature en RDC ?
Vous me qualifiez de laudateur tout en sachant que dans mes multiples interventions je ne me limite pas à faire des éloges soit à louer Kabila. J´ai toujours fustigé le salaire de misère du peuple congolais. Et, c´est pas la première fois que j´insiste sur un accent supplémentaire à mettre ou à consacrer au social en disant  que Kabila puisse  boucler la boucle de manière que son œuvre au bénéfice de la nation soit vraiment  complète sans discussion. Car, en ce qui concerne d´autres volets, il a bien prouvé sa capacité.
Bon début de semaine
Mes salutations fraternelles et patriotiques
JP-Vununu

Un commentaire en deux volets s’impose.

(1) L’inclusivité (qui vient du nom « inclusion ») a une définition claire. Il ne s’agit ni de « moi ou rien » mais de l’ensemble. L‘exclusivité est l e contraire de l’inclusivité. Soit on est inclus soit on est exclus. C’est une évidence qui ne nécessite pas une longue dissertation.

(2) La politique est une discipline appartenant aux sciences économiques et sociales, ceci signifie que tout dirigeant qui gouverne une République a l’obligation de placer le social au devant de toute politique à mener. Or, on n’apprend ceci dans le texte ci-dessous, signé par l’un des laudateurs : « Le comble, en 15 ans de pouvoir, il (Kabila) n´a pas mis un accent sur le social du peuple congolais. Qu´il s´engage au cours de cette transition à apporter et donner une nouvelle touche personnelle au social du peuple. Là, il  bouclera la boucle. » Une accusation publique gravissime de la part d’un laudateur. Toutefois, cette accusation publique gravissime conforte ce que Monsieur tout le monde sait et dit chaque jour. Les deux mandats de M Kabila sont largement négatifs. Malgré ce courage de reconnaître que le social a été absent de l’exercice du pouvoir pendant 15 ans (s’il vous plaît !), le même laudateur trouve légitime qu’on accorde encore quelques années supplémentaires sous forme de transition afin que le président sortant fasse ce qu’il n’a pu faire pendant 15 ans pour qu’il (Kabila) « donne une nouvelle touche personnelle au social du peuple« . Dois-je me demander si l’auteur a bien pesé ses mots ? De qui se moque-t-il ? En tout cas, il vient de ternir son image auprès de son chef et de renforcer l’opinion des Congolais sur le régime actuel qui a complètement négligé le social.

Fweley Diangitukwa
 

—-Message d’origine—-
De : congocitizen@yahoogroups.ca
Date : 30/10/2016 – 19:26 (PM)
À : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr
Cc : congocitizen@yahoogroups.ca, congovirtuel@yahoogroupes.fr, lafraco@yahoogroups.com, kivu_avenir@yahoogroupes.fr, congo@yahoogroupes.fr
Objet : [congocitizen] RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

RDC: IL S´APPELLE L´INCLUSIVITÉ…C´EST MOI OU RIEN !

 

En RDC, de tous les hommes politiques de tous les temps, il y a un seul qui apparaît comme étant un homme providentiel. Il a le droit de donner le caractère inclusif à toute discussion politique et à n´importe quelle rencontre politique de tout genre.

 

S´il ne prend pas part à une rencontre politique, celle-ci est d´office déclarée sans objet. S´il n´est pas cosignataire d´un document, celui-ci est déclaré sans valeur. Si ses revendications ne sont pas prises en compte, celles des autres doivent être renvoyées aux calendes grecques. Son opinion doit toujours être imposée et considérée comme étant au dessus de celles des autres.

 

Même sans un référendum auprès du peuple, sa position semble être celle de tout le peuple congolais. Lorsqu´il parle de ses prises de position, d´après lui, c´est le peuple qui parle soit la volonté de tout le peuple congolais. Comme dans la Bible dans Jean 10:3 Jésus dit : « Moi et le Père nous sommes un » , lui et le peuple font un.

 

Au sein de son parti, sa position est irrévocable sans oublier qu´il a toujours raison sur tout. Ses erreurs et autres bourdes politiques sont transformées en stratégies du parti. Tous ceux qui essayent de protester sont vites accusés de trahison et  sommés de quitter le parti illico presto à quelques exceptions près. Il n´a pas droit à justifier sa gérance du parti. Même l´argent récolté à travers la diaspora pour son « impérium » ne peut être justifié parce que le bénéficiaire  fait corps ensemble avec le peuple. Il peut modifier les statuts du parti à sa guise même sans l´aval du congrès et sans rendre compte à qui que ce soit, personne ne peut dire mot parce qu´ici aussi, lui et le parti font un. Il est indissociable du parti. Quand on parle du parti, on voit son image et le parti c´est lui. Sans lui, personne d´autre peut hausser le ton et parler au nom du parti. Sa famille s´ingère dans la gestion quotidienne du parti avec son approbation. Pour ses adeptes, il est in-critiquable et serait sans faute d´où le surnom de « Zéro faute », une sorte de demi-dieu.

 
Et, c´est depuis longtemps que ça dure. En outre, dans son parcours politique rempli de plusieurs rebondissements, tout ne pourra pas être évoqué ici. Cela nécessitera tout un bouquin de plusieurs pages.
 
Quoi qu´il en fût, l´histoire nous rappelle que malgré ses qualités autoritaires, il fut aussi aimé par ses adversaires politiques qui n´ont pas manqué de le considérer comme incontournable pour l´intérêt supérieur de la nation afin de sortir le Congo ex- Zaïre du gouffre mais…
 
Ce qui fait que dans la nuit du vote historique à la Conférence Nationale Souveraine, qui dura de 17 heures du 14 août 1992 à 5 heures du matin du 15 août dans l´ hémicycle du palais du peuple bondé des Mobutistes du MPR,  la majorité des délégués constitués de ses « ennemis politiques » qui n´avaient pas d´autres choix, votèrent massivement pour lui. Même l´argent soit les « Mikomboso » mis à contribution par Mobutu pour corrompre les participants à ses assisses pour se choisir un autre candidat, n´avait pas suffit. Il emporta par 71 % de voix contre  27 %  au candidat du statu quo, Thomas Kanza.
 
Mais bien après, la suite était connue. Ne pouvant comprendre le jeu des alliances politiques après cette élection historique devant une assemblée pourtant à la solde de Mobutu, il s´est embrouillé comme toujours avec tout le monde pour le motif connu car c´est lui qui dicte. Avec lui, pas question de négociation. Sa position vaut son pesant d´or et elle est toujours irrévocable.

 
En lisant ces lignes, il est bien évident que certains, assurément, viendront comme toujours avec des accusations de tout genre pour nous taxer d´antipathie envers la personne de Monsieur l´Inclusivité autrement dit Étienne Tshisekedi, parce que c´est de lui qu´il s´agit. 
 

Mais, ce qu´ils ne savent pas en ce qui nous concerne, nous avons toujours l´habitude de privilégier l´intérêt supérieur de la nation à l´inverse de sa méthode, qui elle, privilégie d´abord sa personne car trop imbu de lui même.

 

C´est pourquoi comme ceux du  camp opposé au sien qui l´ont plébiscité le 15 août 1992 à la Conférence Nationale Souveraine,CNS,  nous l´avons aussi fait d´une autre manière dans le passé plus précisément en 2011. Ainsi, nous ne pouvons déroger à raconter une anecdote.

 
En effet, avant l´élection présidentielle de 2011, une rencontre était programmée aux États Unis entre quelques membres du directoire de son parti et ceux de mon ancien parti, l´UNC. Deux hauts cadres de mon ex-parti vivant en occident, – membres de nos fora qui se reconnaîtront et dont nous taisons les noms expressément-, déjà présent sur le sol américain pour la circonstance,  nous ont demandé de faire un mémo pour cette rencontre. Et là, bien qu´étant membre de ce parti à l´époque, nous n´avions pas hésité un seul instant dans notre analyse de conclure, ce, au prix du patriotisme et de l´intérêt commun, que le Président National de notre ex -parti, Vital Kamerhe devait s´effacer pour soutenir le leader Maximo.

 
Ici aussi, comme au bon vieux temps du Mobutisme, il a retrouvé ses vielles habitudes. Ainsi, s´enfermant dans son carcan dictatorial habituel, le leader Maximo avait déjà une position arrêtée, figée et fixée de ne rien donner ou céder en échange. D´où, l´inutilité de la rencontre car on ne vient pas négocier en ne voulant faire aucune concession tout en ayant une position ferme que l´on doit imposer à l´autre camp. Avec lui c´est comme ça, il impose et vous dit, c´est à prendre ou à laisser soit vous suivez ma position ou bien vous foutez le camp !
 
Même Kengo qui a fait le déplacement de Kinshasa jusqu´à Bruxelles pour lui tendre la main, s´est buté devant la même attitude. D´ailleurs, cette attitude ne s´est pas limitée qu´au niveau des tractations politiques avec ses pairs car, dans une interview  accordée durant la même période à la journaliste du soir, Colette Braeckmann, il n´ y pas allé par quatre chemins pour manifester publiquement son mépris à leurs égards
 

Qui a oublié l´appel qu´il avait lancé au peuple pour qu´on lui amène le Président Joseph Kabila ligoté ? Quel mépris !

 

Pour l´actualité de l´heure et, avant même le début du dialogue qui vient de se terminer à Kinshasa, il fut d´accord de rencontrer la Majorité Présidentielle. Il nous revient que les cadres de son parti se sont rencontrés à plusieurs reprises avec les cadres de la Majorité Présidentielle. Et, pendant tout ce temps, les autres qui ne furent pas associés à ces rencontres ne devaient pas qualifier cet acte de haute trahison car c´est lui qui « représente » l´inclusivité de tous les politiciens ainsi que du peuple congolais. On parlerait même d´un accord qui fut prêt à être conclu.

 

Mais, depuis la rencontre de Genval, il semble que la Majorité Présidentielle n´a pas su mettre la main plus profondément dans sa poche pour se laisser duper par Katumbi, lui, plus offrant. Là aussi, le silence est de mise car Mr l´Inclusivité a droit sur tout sauf aux critiques !

 

Là où le bât blesse et chose très étonnante, c´est lorsque ce fut le tour des autres d´accepter de rencontrer la Majorité Présidentielle étant donné que, ceux-ci, sans autre forme de procès furent accusés de trahison parce que cette accusation est venue de la part de celui qui détient l´inclusivité de tout en RDC.
 

Comme on vient de le constater, tout sans lui n´a aucun sens en RDC. Les opinions des autres ne comptent pas. En somme, c´est un vrai dictateur dont il faut coûte que coûte barrer la route en RDC. Il est question de privilégier l´intérêt national que de vouloir satisfaire sa boulimie du pouvoir.

 

In fine, quoiqu´on pourrait dire sur Kabila, ce dernier du moins, dans son parcours politique a su démontrer sa capacité à négocier, à écouter, à faire des alliances utiles, à dialoguer, à partager le pouvoir…le tout au nom de l´intérêt national.

 

En 15 ans de pouvoir, il a  travaillé et travaille encore presqu´avec toutes les sensibilités politiques du pays sans oublier qu´il n´a ménagé aucun effort pour  la réunification du pays, l´unité, la défense de l´intégrité territoriale et le progrès. Ce qui justifie notre choix en sa faveur car il s´agit de l´intérêt supérieur de la nation à travers ces étapes.

 
Le comble, en 15 ans de pouvoir, il n´a pas su travailler sur son image comme il le fallait en rapport avec toutes ces étapes citées et n´a pas mis un accent sur le social du peuple congolais. Qu´il s´engage au cours de cette transition à apporter et donner une nouvelle touche personnelle au social du peuple. Là, il  bouclera la boucle.
 

JP-Vununu, le 30 octobre 2016.

Crise congolaise : la voie de sortie

20 Oct

Crise congolaise : la voie de sortie

Par Fweley Diangitukwa

L’Accord Politique de MM. Edem Kodjo et Vital Kamerhe n’a aucune valeur car il n’a ni base juridique, ni base populaire, du fait que le quorum de juges n’a pas été atteint conformément à l’article 90 de la Loi organique de cette institution qui dispose : « La Cour ne peut valablement siéger et délibérer qu’en présence de tous ses membres, sauf empêchement temporaire de deux d’entre eux au plus dûment constaté par les autres membres ». Or, seuls cinq juges ont siégé au lieu de sept au minimum. Le Congo est maintenant entré dans une impasse totale et le pouvoir actuel n’a plus que la force pour s’imposer car il vient d’épuiser toutes les voies juridiques. Le rapport de l’Accord Politique est donc bon pour les archives car les juristes et les politologues sérieux n’y accordent aucune importance. Une page vient d’être tournée. Tout le monde a maintenant découvert le but cynique poursuivi par ceux qui ont bénéficié de largesses du Trésor public par un per diem substantiel. Comme pour les Concertations nationales, le peuple a encore été floué.

Nous avons déjà dit que les principaux concernés ne sont pas signataires dudit Accord Politique, à savoir le chef de l’Etat et la Commission Electorale  Nationale Indépendante. N’étant pas liés par leur signature, ils peuvent ou ne pas respecter le contenu de cet Accord et changer d’avis en annonçant, par exemple dans une année, l’impossibilité d’organiser les élections en avril 2018.

En prévoyant de nommer un Premier ministre issu de l’opposition, l’Accord Politique a subtilement mis fin à la Constitution actuelle et appelle à la rédaction d’une nouvelle Constitution. L’Accord Politique est un piège à dénouer rapidement. Ce document ne peut pas et doit pas rencontrer l’assentiment du peuple congolais qui n’a pas été associé au dialogue (principe d’inclusivité).

Les politologues et les sociologues (spécialistes de la sociologie politique) ne parlent plus de rationalité absolue qui a été abondamment critiquée mais de rationalité limitée. Or, dans le cas du présent Accord Politique, les deux niveaux de rationalité n’ont pas été atteints (se référer aux auteurs suivants pour en savoir plus : Herbert A. Simon, Cyert et March, Charles Linblom, Gigerenzer, etc.).

Il reste deux voies de sortie : une mauvaise et une bonne.

La mauvaise consiste à voir le pouvoir actuel recourir à la force pour imposer l’Accord Politique qui n’a ni base juridique ni base populaire et obtenir ce qu’il n’a pas obtenu par la voie légale mais, en recourant à ce mauvais choix, il va renforcer son impopularité et son rejet par le peuple congolais. La bonne voie consiste à organiser un autre dialogue – inclusif cette fois – qui regroupera les membres du Rassemblement de l’Opposition et la Mouvance présidentielle (ainsi que ses nouveaux adhérents présents à la Cité de l’OUA) et la Société civile.

Pour éviter une perte de temps, la direction du dialogue inclusif sera confiée à une Organisation qui maîtrise le dossier congolais et qui sera assistée par des représentants de trois ou quatre Organisations internationales. Elle aura pour tâche principale de faire respecter la Constitution actuelle (article 220) et la Résolution 2277 de l’ONU et de tracer la voie de l’avenir pour éviter l’anarchie actuelle voulue par le pouvoir sortant. L’Eglise catholique serait un bon choix. La durée du dialogue doit, dans un tel cas, être réduite à plus ou moins deux semaines. D’une façon ou d’une autre, les acteurs qui ont été la cause du conflit ne peuvent pas être une solution au problème, ceci revient à dire qu’ils ne peuvent pas diriger la période de transition qui devra être courte.

L’observation de la journée ville morte décrétée par le Rassemblement de l’Opposition, le mercredi 19 octobre 2016, massivement suivie sur l’ensemble du territoire national et respectée même par les acteurs de la Mouvance présidentielle, est la preuve irréfutable du rejet du régime actuel par le peuple (lire notre livre publié en 2015 et intitulé Les Congolais rejettent le régime de Kabila, sous la direction de Fweley Diangitukwa, éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle).

Cette seconde voie est la seule et unique solution pour sortir le pays de l’impasse actuelle. Il n’est pas sûr que ceux qui cherchent à se maintenir au pouvoir par la force aient gain de cause car, tôt ou tard, ils seront emportés par le vent populaire qui vient. Dans l’histoire, les armes (violence) n’ont toujours pas eu raison sur le choix du peuple. Le Congo d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier et le nombre de morts, de femmes et d’hommes arrêtés et emprisonnés arbitrairement, a aidé le peuple à mûrir et à être plus exigeant, plus déterminé et plus revendicatif. Il veut l’alternance le 19 décembre 2016 et rien d’autre. Qu’on la lui donne conformément à l’article 220 de la Constitution. C’est l’unique voie de sortie qui garantit le retour à la paix.

Nous devons placer, à la tête de la République, des femmes et des hommes qui ont véritablement le sens de l’Etat, qui respectent scrupuleusement la Constitution et qui savent rendre compte aux citoyens. Pour que la paix revienne, il est nécessaire que ceux qui n’ont pas voulu organiser les élections assument leur responsabilité en quittant pacifiquement le pouvoir le 19 décembre 2016 pour sauver la République.

Fweley Diangitukwa

Le 20 octobre 2016

Critique de l’Accord Politique proposé par le Facilitateur Edem Kodjo

19 Oct

Chers Compatriotes Congolais de souche,

Notre pays traverse une période très difficile qui est semblable au passage de la Colonisation à l’Indépendance, de la Dictature à la Démocratie. Un tel passage historique nécessite l’implication de Tous les Fils du pays pour trouver un Accord Politique dans un Dialogue Inclusif qui cimente l’avenir pour de longues années [cfr. : Table ronde à Bruxelles, Conférence nationale, Sun City en Afrique du Sud]. Malheureusement, l’Accord Politique trouvé par le Facilitateur de l’Union Africaine, en la personne du Togolais Edem Kodjo, viole plusieurs articles de la Constitution. De ce fait, cet Accord ne résout pas le conflit congolais ; au contraire, il l’envenime car l’ancien locataire du Palais du peuple restera en fonction jusqu’en avril 2018.

Sur la forme

  1. Les dialogueurs n’ont pas respecté le temps qui leur a été imparti.
  2. Le Dialogue n’a pas été inclusif car plusieurs partis de l’opposition et des membres de la société civile ont soit boycotté ledit dialogue soit quitté en cours des travaux.
  3. Les principaux concernés de cet Accord Politique ne sont pas signataires, à savoir : le chef de l’Etat sortant, la CENI, les partis politiques de l’opposition (représentée par une fraction partisane), la société civile (représentée par une fraction partisane).

Sur le fond

  1. L’Accord Politique viole l’« Exposé des motifs » contenu dans la Constitution de 2006 qui dit : « En vue de mettre fin à cette crise chronique de légitimité et de donner au pays toutes les chances de se reconstruire, les délégués de la classe politique et de la Société civile, forces vives de la Nation, réunis en Dialogue intercongolais, ont convenu, dans l’Accord Global et Inclusif signé à Pretoria en Afrique du Sud le 17 décembre 2002, de mettre en place un nouvel ordre politique, fondé sur une nouvelle Constitution démocratique sur base de laquelle le peuple congolais puisse choisir souverainement ses dirigeants, au terme des élections libres, pluralistes, démocratiques, transparentes et crédibles» [ce n’est pas le cas à la fin de ce second et dernier mandat du chef de l’Etat sortant].
  2. L’Accord Politique viole plusieurs articles de la Constitutions, entre autres (voir ce qui est en italique) :

Article 64 :

Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l’Etat. Elle est punie conformément à la loi.

Article 70 Le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans renouvelable une seule fois. A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu [la durée de cinq ans arrive à la fin le 19 décembre 2016].

Article 73 :

Le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice.

Article 78 :

Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la majorité parlementaire après consultation de celle-ci. Il met fin à ses fonctions sur présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement. Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition. La mission d’information est de trente jours renouvelable une seule fois [cet accord ne respecte pas la Constitution car il est dit que le Premier ministre sera choisi dans l’opposition].

Article 158, alinéa 1 :

La Cour constitutionnelle comprend neuf membres nommés par le Président de la République dont trois sur sa propre initiative, trois désignés par le Parlement réuni en Congrès et trois désignés par le Conseil supérieur de la magistrature [Seulement cinq juges ont siégé au cours de cette audience dirigée par Lwamba Bindu. Quatre de ses membres étaient absents. Siéger à cinq sans avoir atteint le quorum est un manquement grave pour les juges de la Cour constitutionnelle. Il y a eu violation de l’article 90 de la Loi organique de cette institution qui dispose : « La Cour ne peut valablement siéger et délibérer qu’en présence de tous ses membres, sauf empêchement temporaire de deux d’entre eux au plus dûment constaté par les autres membres ». Le non-respect de cette disposition enlève toute la validité à l’Accord Politique]. De ce fait, l’Accord Politique n’a aucune valeur juridique. Tout le travail qui a été fait à la Cité de l’OUA tombe à l’eau.

Article 211, alinéa 3 :

Elle [la CENI] assure la régularité du processus électoral et référendaire [cette régularité n’a pas été respectée].

Article 220, alinéa 1 :

La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.

  • La Résolution 2277 des Nations unies n’a pas été respectée car elle a clairement stipulé que les conclusions de l’Accord Politique devaient être conformes à la Constitution. En violant la Constitution a été violée [voir articles cités ci-dessous], les dialogueurs n’ont pas respecté la Résolution 2277.

En Conclusion

  1. En Afrique, la révision ou la modification constitutionnelle et les Accords Politiques servent à faciliter le maintien du chef de l’Etat au pouvoir.
  2. L’Accord Politique proposé par le Facilitateur Edem Kodjo s’inscrit dans la logique ci-dessus. C’est un document fantaisiste qui ne respecte pas la Constitution et qui bloque sciemment le principe de l’alternance politique à la fin du second et dernier mandat du chef de l’Eta sortant. De ce fait, cet Accord ne concerne que leurs auteurs et ceux qui ont pris part aux concertations de la Cité de l’OUA.
  3. Cet Accord Politique est un coup d’Etat constitutionnel déguisé car il viole le préambule de la Constitutions de 2006 qui stipule : « […] Condamne le coup d’Etat, l’exercice tyrannique du pouvoir et l’usage de la violence politique, sous toutes ses formes, comme moyens d’accession au pouvoir ou de sa conservation ».
  4. À cause de leur manquement grave au non-respect de la Constitution, le chef de l’Etat et le Gouvernement doivent être sanctionnés en ne dirigeant pas la période transitoire ; aussi la CENI ne doit pas organiser les élections. Cette sanction est indispensable pour éviter que les mêmes fautes soient commises dans le futur par d’autres dirigeants. Aucune entorse ne doit être faite à la Constitution afin qu’elle soit continuellement respectée [nécessité de créer une tradition].
  5. J’invite les Congolais de souche à ne pas respecter cet Accord Politique inspiré par des considérations politiques et à exiger le départ du Locataire du Palais de la Nation en date du 19 décembre à nuit, car il n’a pas été le garant de notre Constitution. Il a trahi les institutions de la Républiques en ne se soumettant pas au délai [voir cas de Haïti].
  6. À s’investir dans un Nouvel Accord politique plus inclusif qui ouvrira les portes du Congo de demain.
  7. À ne pas abandonner la lutte non violente qui nous conduira à la Victoire. Nos martyrs tombés les 19, 20, 21, 22, 23 janvier 2015 et le 19 septembre 2016 doivent être honorés par notre détermination à créer un Etat de droit en RD Congo.
  8. Suivez cette vidéo : http://www.radiookapi.net/2016/10/18/emissions/dialogue-entre-congolais/la-cour-constitutionnelle-accepte-le-report-des

Fait à Vevey (Suisse), le 19 octobre 2016

Dr Fweley Diangitukwa

Politiste

http://www.fweley.wordpress.com

Lu pour vous : RD Congo : souvent Vital Kamerhe varie…

23 Sep
JUENE AFRIQUE

RD Congo : souvent Vital Kamerhe varie…

Publié le 22 septembre 2016 

Il se voyait déjà leader de l’opposition. Las ! Sentant que Tshisekedi et Katumbi risquaient de l’évincer, il a finalement accepté de prendre part au dialogue avec le pouvoir censé préparer la transition. Cet article d’analyse a été publié le 11 septembre dans le n°2905 de Jeune Afrique.

«Si l’on tente de toucher à la Constitution, je serai le premier à quitter cette salle. » Le 5 septembre, au soir de l’une des premières journées de dialogue avec le pouvoir, Vital Kamerhe continuait de bomber le torse.

On ne se refait pas. Du moins pas aussi vite. Pendant plusieurs années, ce tribun-né a été l’un des opposants les plus critiques au président Joseph Kabila. Mais cette ultime rodomontade ne suffit pas à masquer son revirement : pendant des mois, Kamerhe s’est vigoureusement opposé au dialogue proposé par le chef de l’État, y voyant « un piège ». Non seulement il a finalement accepté d’y participer, mais il le fait en plus en tant que « comodérateur ».

Des positions changeantes

Ce n’est pas la première fois que Vital Kamerhe, 57 ans, change ainsi de posture. Avant de passer à l’opposition, en 2009, il était l’un des principaux soutiens de Kabila : membre cofondateur de son Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) en 2002, il a été un porte-parole du gouvernement très offensif contre l’opposition. Il a ensuite pris la direction du parti, puis la présidence de l’Assemblée nationale.

À ce poste, cet ambitieux se permet une certaine autonomie vis-à-vis du chef de l’État. Jusqu’à oser critiquer deux de ses décisions : une série de contrats signés avec la Chine et l’entrée des troupes rwandaises dans l’est du Congo. Piqué au vif, Kabila le contraint à la démission en 2009. Kamerhe fonde alors son propre parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC), et rejoint l’opposition.

Cette propension à retourner sa veste – qu’il partage avec de très nombreux hommes politiques congolais – lui a valu un surnom dans les dîners de La Gombe : le « Kamerhéon ». Lequel décrit tout aussi bien son extra­ordinaire capacité d’adaptation. Natif de Walungu, dans la province du Sud-Kivu, Kamerhe a passé son enfance dans différentes villes du Zaïre, au gré des mutations de son père fonctionnaire.

Résultat, il parle sept langues : le français, l’anglais, le lingala, le swahili, le kikongo, le tshiluba et le mashi. Pratique quand il s’agit de soulever les foules et de toucher les cœurs. Mais Vital Kamerhe sait aussi parler le langage des journalistes, qu’il abreuve de formules chocs, et même celui des diplomates, admiratifs de ses analyses politiques.

Une partie d’entre eux a d’ailleurs discrètement applaudi sa nouvelle stratégie : jouer l’apaisement. Les incertitudes sur la stabilité de cet immense pays inquiètent en effet tous ceux qui y ont des intérêts… Or le redouté scénario du « glissement » est devenu inévitable : la Commission électorale nationale indépendante n’aura pas le temps d’organiser un scrutin présidentiel d’ici à décembre.

C’est pourtant à cette date que doit s’achever, si l’on en croit la Constitution, l’ultime mandat de Joseph Kabila. Du coup, plaide l’entourage de Kamerhe, mieux vaut négocier pour éviter le chaos. Quand l’élection aura-t-elle finalement lieu ? Qui dirigera le pays dans l’intervalle ? et avec qui ? Ce sont ces questions que doit trancher le fameux dialogue national.

L’opposition se sent trahie

Pour le Rassemblement de l’opposition, en revanche, la soudaine ouverture de Vital Kamerhe est vécue comme une trahison. Cette structure regroupe notamment l’opposant historique, Étienne Tshisekedi (83 ans, dont plus de trente passés à lutter contre tous les pouvoirs congolais successifs), et l’ancien gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, qui a rompu avec Kabila en 2015.

Pour eux, il n’y a rien à négocier : le prétendu « dialogue » n’est qu’une manœuvre du chef de l’État pour se maintenir au pouvoir ; il doit se retirer et laisser un gouvernement de transition prendre le relais jusqu’au scrutin.

Il y a encore quelques semaines, Kamerhe était du même avis. Il faisait tout pour s’ériger en leader de l’opposition. Jusqu’en 2015, il avait même des raisons d’y croire. Ses deux rivaux d’alors étaient entravés pour des raisons diverses : Tshisekedi était affaibli par l’exil, l’âge et la maladie et Jean-Pierre Bemba, jugé à la Cour pénale inter­nationale, paraissait en mauvaise posture – il a depuis été condamné à dix-huit ans de prison.

Kamerhe était convaincu qu’un boulevard s’ouvrait devant lui et, qui sait, qu’il pourrait le mener jusqu’au palais de la Nation. L’arrivée du populaire Moïse Katumbi dans l’opposition a changé la donne.

Celui-ci a débarqué avec sept partis anciennement membres de la majorité, le « G7 ». Et il dispose d’un atout qui fait cruellement défaut à Kamerhe : la fortune, véritable nerf des batailles politiques congolaises.

Dans un premier temps, Kamerhe semble jouer le jeu de l’unité. On peut encore trouver, sur internet, les vestiges de cette époque révolue : dans une vidéo tournée en février, Katumbi, Kamerhe et Félix Tshisekedi, le fils d’Étienne, s’embrassent à tour de rôle en répétant « pasi na yo, pasi na nga » (« ton souci est le mien », en lingala). Presque un slogan de campagne pour une cause commune.

Mise à distance progressive de l’opposition

Mais lorsque le G7 investit Katumbi pour la présidentielle, Kamerhe voit rouge et critique publiquement cette initiative. En privé, l’entourage de Katumbi s’étrangle : il pensait un accord en bonne voie.

En juin, l’opposition se réunit à Genval, dans la banlieue de Bruxelles, pour lancer son « Rassemblement ».

Kamerhe est invité, mais flaire une initiative des réseaux katumbistes pour sceller une alliance avec Tshisekedi. Il ne vient pas. Dès lors, cet homme habituellement très volubile évite les médias. Sans doute commence-t-il à mûrir son changement de stratégie. Le retour triomphal de Tshisekedi à Kinshasa, le 27 juillet, ne peut que le convaincre de sauter le pas.

Le « vieux » se révèle en effet en meilleure forme que ce que beaucoup pensaient. Surtout, il est accueilli par des centaines de milliers de partisans. Un bain de foule comme le pays n’en avait plus connu depuis des années, peut-être même des décennies. Cruel pour Kamerhe, qui, malgré ses efforts, n’a jamais réussi à se forger une popularité comparable à Kinshasa. C’est désormais une évidence : dans l’opposition, il sera cantonné aux seconds rôles.

Perte de soutiens

Et dans la majorité ? Le gouvernement lui fait des appels du pied. Le 19 août, sa chaîne de télévision, Canal Futur, est de nouveau autorisée à émettre (celle de Jean-Pierre Bemba aussi, mais pas celles de Moïse Katumbi). Kamerhe accepte de participer au dialogue.

À Kinshasa, l’image des drapeaux de son parti, l’UNC, accolés à ceux du PPRD, détruit en quelques heures une réputation d’opposant bâtie durant des années. Ses deux principaux lieutenants, Jean-Bertrand Ewanga et André-Claudel Lubaya, quittent leur poste.

Une grande partie de son fief du Sud-Kivu continue malgré tout de le soutenir. Le 23 août, Bukavu n’a pas suivi l’appel de l’opposition à une journée « ville morte » dans tout le pays. Reste que Kamerhe, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions, se retrouve un peu seul à la table de dialogue…

Pierre Boisselet

Lu pour vous : Théâtralisation du complot anti-RDC du quatuor Kabila/Kodjo/Tambwe Mwamba/Kamerhe…

13 Sep
Am 13.09.2016 um 13:22 schrieb Kiantede Nzogu kiantede_p_nzogu@yahoo.com [CONGOCULTURES]:
Cher(e)s Congolais(es),
Cher(e)s ami(e)s de la RD Congo,
1. Sachez que cette « suspension de participation » au « dialogue » non inclusif n’est qu’un acte tactique. C’est une séquence manipulatoire du scenario pré-écrit par Joseph Kabila et ses complices (nationaux et étrangers, et parmi ces derniers Edem Kodjo et certains membres de la communauté internationale qui veulent juste « geler »  la situation de la RDC autour d’une présidence Kabila même devenue illégale et d’un condominium rwando-ougandais en coulisses).
2. La séquence actuelle vise à essayer de redonner une crédibilité « médiatique » à celui que la « coalition » anti-congolaise utilise comme pion – consentant – à savoir Vital Kamerhe, tout en mettant au point les  mesures sécuritaires « d’ingénierie sociale » (on utilise  la terminologie qu’utilisaient les racistes Boers durant l’Apartheid en Afrique du Sud) contre l’insurrection prévisible des populations face à la forfaiture politique qui se cuisine à la Cité de l’OUA.
3. En effet, c’est à Vital Kamerhe qu’il est donné d’essayer de faire avaler à notre nation une prolongation illégitime et illégale de la présidence de Joseph Kabila, soi-disant par souci de « paix » (cf. les déclarations très médiatisées de Vital Kamerhe à ce sujet, en se référant à la situation de la Colombie, qu’il ne connaît manifestement pas – mais en RDC il suffit de bien parler français et de sembler sûr de soi, même si on profère des approximations grossières voire des bêtises).
4. Le premier pan de la manipulation a été de soustraire les débats au contrôle populaire. Ainsi, afin que le complot se déroule « entre gens de bonne compagnie », on a mis le huis clos sur ce qui se déroule comme « dialogue » (non inclusif) dans cette cité de l’OUA militarisée, « bunkerisée ». Pendant ce temps, pour des motifs clairs, on maintien fermés les médias locaux de l’opposition, dans la capitale comme en provinces, afin que ce soit les mêmes mensonges sur les raisons « techniques » de la non-organisation des élections prévues en 2016 qui soient débités à la fois par les médias officiels,
qui ont monopole de parole publique, et par les « co-modérateurs » (Tambwe Mwamba, originaire du Maniema, et Vital Kamerhe, du Sud-Kivu) et  autres « porte-parole » (She Okitndu, MP, co-organisatuer des équipées de « négociations » dans ces cités de la villégiature bourgeoise et de divers autres vices que sont Venise, en Italie, et Ibiza, en Espagne).
5. Le deuxième pan de la manipulation est donc dans le choix de ces deux « co -modérateurs ». Les deux sont des originaires du « Grand-Kivu ». Celui-ci issu de la « majorité », M. Alexis Tambwe Mwamba, est un fils du Maniema, où il n’a pas été réélu lors des élections de 2011, mais sa proximité avec Joseph Kabila en qualité de conseiller, et avec le Rwanda en qualité d’ancien cadre du RCD/Goma, lui a valu le poste régalien de Ministre de la Justice. L’autre, qui se proclame « opposant » depuis sa démission du PPRD et de son poste de président de la Chambre basse du parlement, est du Sud-Kivu, et n’a plus de poste électif depuis 2011. Que Joseph Kabila ait choisi   de jouer sa partition de « prolongation de mandat présidentiel sans élection » avec ces deux personnalités du  « Grand Kivu », s’explique par le fait que le tyran venu de Tanzanie vit divers  problèmes avec les populations et plusieurs politiciens de sa province d’origine paternelle,  l’ex-Katanga. Il se tourne donc, « naturellement », vers ses « oncles », les ressortissants de la province duz Maniema, et ceux mobilisent, par « géopolitique » négative (et attentatoire à la cohésion nationale que l’ôn dit rechercher) vers leurs « frères et sœurs » de l’ex-Kivu, soit le Sud-Kivu (capitale: Bukavu) et le Nord-Kivu (capitale: Goma), qui forment ensemble le  « Grand-Kivu ».
6. Cet ensemble  géopolitique de notre pays qu’est le « Grand-Kivu » constitue aussi le lien géographique, vu les frontières, avec le Rwanda et l’Ouganda, dont j’ai signalé le rôle plus haut, et où, en prévision de son projet, à haut risque de troubles, de « prolongation de mandat présidentiel sans élection », Joseph Kabila est parti en concertations « sécuritaire » dernièrement, avec ses homologues et « maîtres » (car ce sont eux qui ont permis à l’AFDL, et donc à Joseph Kabi la de conquérir le pouvoir politique dans notre RD Congo) Kaguta Yoweri dit Museveni et Paul Kagamé. C’est là un des pans du complot anti-congolais en cours!
7. La fragilisation de la cohésion nationale congolaise via cette cooptation de politiciens du « Grand Kivu » (dont je suis moi-même originaire, donc je ne parle pas à la légère ou par esprit de discrimination car ce serait contre moi-même), s’est d’ailleurs poursuivi par la nomination des responsables des 3 Commissions thématiques. L’une, celle sur les « élections »,   est présidée par M. Emmanuel Shadari Ramazani, député PPRD du Maniema, assisté par Mme Elysée Dimandja , du Sankuru voisin mais mariée à un de mes jeunes frères du Maniema). L’autre, celle chargée de traiter de la sécurité, est présidée par M. Mashamba Shako, munyaruanda (Hutu) de Rutshuru au Nord-Kivu, et vice-présidée par M. Moïse Nyarugabo, « Munyamulenge » c’est-à-dire munyarunda (Tutsi) du Sud-Kivu. Ces deux derniers animateurs de la question sécuritaire montre que la sécurité de l’Est de notre pays continue à être lue selon les prismes des conflits et intérêts des seuls Banyaruanda, et derrière eux, du Rwanda de Paul Kagamé.
8. L’actuelle « suspension de participation » de « l’opposition » du « dialogue » non inclusif qui se tient, à huis clos, sous la protection de militaires et sans compte-rendus pluralistes possibles dans les médias, n’est donc qu’une distraction. Ceci, sans ignorer bien sûr les  tactiques de négociations de postes au cours de la transition par le groupe de comploteurs menés par M. Vital Kamerhe. Ce dernier est un politicien ambitieux. Il a vu, avec l’irruption de M. Moïse Katumbi qui a plus de moyens financiers,  se fermer pour lui la perspective, qu’il a caressée pendant longtemps, de remplacer M. Etienne Tshisekedi comme « opposant de référence en RDC ».  Il a donc décidé de rentrer  dans sa famnille politique « naturelle », le PPRD, et de jouer la partition qui a été souvent la sienne, soit le rapprochement avec le Rwanda (sa phrase fétiche reste: « Nous sommes tous des enfants du Rwanda! », outre sa fumeuse théorie de « partage de richesses du Congo avec les voisins » – au lieu d’un commerce équitable comme cela se fait dans toutes les régions frontalières apaisées du monde!). 
9. A propos de M. Vital Kamerhe,  il convient de placer le terme « d’ambition »  dans son sens négatif, celui d’intrigues, de jeux de l’ombre, de manipulations d’esprit faibles par un verbe tonitruant (bien que souvent dénué de logique), et de mises en scène devant des médias médiocres et stipendiés, etc. Remarquez les tics et répétitions de son discours public,  qui relèvent de s logans à essayer de faire pénétrer  dans nos caboches et qui sont aussi des « éléments de langage  » du complot anti congolais: on insiste sur les adjectifs « infecté » / « pourri » / « Inapproprié » pour parler du fichier, mais sans nullement se poser la qu estion, fondamentale, de la responsabilité de ce regrettable é tat de fait, et des sanctions (politiques et judiciaires) à prendre suite aux fautes commises par des institutions (Président, parlement, gouvernement, justice et CENI) qui ne se réveillent et ne commencent leur travail qu’en 2016 alors tous leurs animateurs sont payés – et grassement – chaque mois depuis des années!
10.  Suivons donc ce « théâtre de chez nous » (car cela  nous concerne!), mais avec attention et esprit critique. Ne nous laissons pas berner par la manipulation des médias RDCiens et étrangers acquis aux intérêts d’une vassalisation continue de notre nation, et de son ma intien dans la misère et la violence sous la houlette d’un « dirigeant »  falot comme Joseph Kabila, un politicien  incompétent (incapable d’organiser des élections, tout comme de simplement doter les citoyennes et citoyens de documents d’identité) et cruel (prise de dizaines de politiciens comme « otages » dans les prisons – alors que sont « amnistiés » des criminels de sang issus des  CNDP, M23 et autres milices créées au Rwanda et en Ouganda; ; indifférence aux massacres à répétition à  Beni et ailleurs en RDC; répression tous azimuts de l’expression démocratique légitime; etc.)!
10. Courage à nous toutes et tous, et salutat ions patriotiques!
Nzogu bin Kyantedfe P R,
Lumumbiste et Panfaricain
et porte-parole du « dialogue »A la sortie de chaque journée

Pour quelle raison M. Vital Kamerhe a-t-il choisi de se brûler dans un dialogue non inclusif ?

12 Sep

Pour quelle raison Monsieur Vital Kamerhe a-t-il choisi de se brûler dans un dialogue non inclusif ?

En Science politique, la constance est une vertu cardinale. Ceux qui s’engagent dans ce domaine très exigeant sont appelés à être rationnels et à s’inscrire non pas dans une rationalité absolue – car elle est difficile voire impossible, faute de moyens matériels et de temps, – mais dans une rationalité limitée (voir théorie de Herbert A. Simon). En politique, la réflexion et le choix précèdent l’engagement et lorsque l’acteur a choisi son camp, il doit rester cohérent et constant, après avoir mûrement réfléchi.

Les compatriotes, qui suivent avec intérêt l’évolution de la situation politique dans notre pays, observent, avec regret, l’inconstance de M. Vital Kamerhe. Sans vouloir remonter loin dans le passé, tous les Congolais savent qu’en 2006 ce dernier a « vendu » au prix le plus fort la candidature de M. Joseph Kabila qui l’a très bien remercié, financièrement et politiquement car il a fait de lui le président de l’Assemblée nationale, même si lui-même s’attendait à être nommé Premier ministre. Pour pousser les Congolais à voter pour son candidat, il a non seulement écrit tout un livre intitulé « Pourquoi j’ai choisi Kabila », mais il est allé plus loin jusqu’à faire croire à l’opinion publique que ce dernier était porteur d’un diplôme universitaire obtenu dans une université privée américaine, alors que, selon les enquêtes menées par les compatriotes vivant aux États-Unis, il n’en était rien. Tout le monde sait que M. Kamerhe a servi le régime avec zèle pendant qu’il a été président de l’Assemblée nationale et c’est pendant cette période que l’idée de se positionner comme futur candidat à l’élection présidentielle est née en lui. Tout le monde sait qu’il serait resté à l’Assemblée nationale s’il n’a pas été défenestré de ce poste.

En quittant M. Kabila, il s’est déclaré, très rapidement, opposant au régime qu’il venait à peine de quitter. Cela a créé un doute et des soupçons, c’est pourquoi beaucoup de Congolais ont préféré l’observer avant de se prononcer non seulement sur la cohérence de son choix mais surtout sur sa constance.

Tout le monde sait que M. Vital Kamerhe s’est rapproché de M. Étienne Tshisekedi pendant les élections de 2011, en espérant qu’il prendrait la direction de l’opposition. Mais lorsqu’il a réalisé qu’il n’avait aucune chance de le convaincre, il a pris la résolution de s’éloigner de lui pour aller frapper à la porte de M. Léon Kengo wa Dondo tout en gardant le même espoir de le dribbler pour prendre la tête de l’autre aille de l’opposition. Là aussi, il a essuyé un autre échec. Faisant cavalier seul, il s’est mis à convaincre certains Congolais de l’accompagner dans sa lutte pour un Congo nouveau. Beaucoup ont cru en lui mais beaucoup d’autres ont continué à marquer des doutes, attendant le long terme pour trancher sur sa constance.

Au début de 2016, M. Vital Kamerhe a pris position contre le dialogue convoqué par le président Kabila, le qualifiant de dialogue-piège. Des Congolais ont applaudi et l’ont suivi car M. Vital Kamerhe a clairement épousé le choix des Congolais dans leur majorité. La vidéo suivante reprend les propos fermes qu’il a tenus pour refuser d’aller à un dialogue dont l’issue était connue d’avance. Suivez :

https://www.facebook.com/bulakatyndongala.somosomo/videos/vb.100000824542843/1089616664409141/?type=2&theater

Alors qu’il prônait l’union de l’opposition pour vaincre la tyrannie actuelle, à la grande surprise de tous, M. Vital Kamerhe a refusé d’aller à Genval en Belgique où les opposants s’étaient réunis en « Conclave » pour construire ensemble l’union de l’opposition qui faisait toujours défaut.

Alors que beaucoup de Congolais croyaient que celui qui se dit être l’homme le plus populaire à l’Est était toujours cohérent avec son refus de dialoguer avec le régime dictatorial, M. Vital Kamerhe a surpris les Congolais et le staff de son parti – l’UNC – en acceptant le même dialogue qu’il refusait auparavant, dirigé par le même facilitateur – Edem Kodjo – qu’il récusait auparavant. Que s’est-il passé dans sa tête ? Quelle promesse lui a-t-on faite ? Répondant aux questions de M. Christian Lusakweno, M. Vital Kamerhe, oubliant complètement les propos qu’il a tenus auparavant pour refuser le dialogue, et devenu subitement second modérateur du dialogue, a demandé et obtenu la suspension des travaux après le 1er jour d’ouverture afin de convaincre le camp de M. Étienne Tshisekedi de rejoindre le dialogue. La vidéo suivante reprend les propos fermes qu’il a tenus pour appeler les opposants restés en dehors du dialogue de le rejoindre. Suivez :

https://www.youtube.com/watch?v=piqa4A2sx_w&spfreload=10

Malheureusement, personne n’a répondu à son appel. Comment expliquer que M. Vital Kamerhe a préféré poursuivre ses travaux à la Cité de l’OUA, sans démissionner pour rester cohérent avec lui-même et prouver à l’opposition qui refuse le dialogue qu’il est de cœur avec elle ? A-t-il cessé de se considérer opposant ou préfère-t-il rejoindre le camp de « l’opposition républicaine » chère au président du Sénat, M. Léon Kengo wa Dondo ou la mouvance présidentielle ? La question reste ouverte.

https://www.youtube.com/watch?v=so_RxyMjwbk

En tout cas, ce qui parait vraisemblablement être de l’incohérence lui a fait perdre le numéro 1 (Jean-Bertrand Ewanga) et le numéro 2 (André-Claudel Lubaya) de son parti ainsi que le professeur de droit constitutionnel, André Mbata, de l’UNIKIN. En un mot, à cause de son inconstance, il s’est brûlé car il lui deviendra difficile de convaincre les Congolais de son appartenance à l’opposition. Si en 2006, M. Kamerhe a choisi ouvertement le candidat Kabila en menant sa campagne électorale (voir son livre cité plus haut), il vient de (re)choisir son ancien patron en défendant publiquement le glissement. Comment comprendre qu’il fasse ce choix alors que la Constitution est claire en matière du nombre de mandats présidentiels ? M. Vital Kamerhe a choisi de « déchirer » publiquement la Constitution (article 220) et de narguer ouvertement le peuple congolais qui ne veut pas d’un dialoguer qui ouvrirait les portes du glissement et/ou d’un troisième mandant par le vote du scrutin indirect en lieu et place du scrutin direct. Devant ce qui semblait être un choix cornélien, pour quelle raison M. Vital Kamerhe a-t-il préféré, sans aucun état d’âme, rejoindre le dialogue ? Que va-t-il devenir ? Si, après le dialogue, il accepte d’être nommé Premier ministre (ou nommé à un poste important), il confirmera ce que tout le monde pensait, c’est-à-dire qu’il était un espion dans l’opposition. Si le dialogue échoue à cause de son manque d’inclusivité, ne risquera-t-il pas de rencontrer beaucoup de peine à réussir son come back dans l’opposition ? Les ressortissants de l’Est (dans les deux Kivu), qui comptaient sur lui, ne risqueraient-ils pas de le honnir voire de le rejeter pour avoir choisi le camp des dirigeants véreux qui n’ont jamais organisé leur protection contre leurs bourreaux rwandais et ougandais qui les massacrent en les égorgeant comme de simples bêtes sauvages ?

Vers l’échec du dialogue ?

Pour qu’une négociation réussisse, il faut réunir les principaux acteurs en conflit, sans laisser un dehors. C’est un principe cardinal [j’y reviendrai dans un prochain article consacré exclusivement sur ce thème]. Je peux penser que MM. Edem Kodjo, Tambwe Mwamba et Vital Kamerhe le savent. Mais pour quelle raison préfèrent-ils passer outre tout en sachant qu’ils perdent leur temps car les résolutions de ce dialogue seront refusées par le peuple ? En tout cas, le Nonce Apostolique de l’Église catholique en RDC (c’est-à-dire l’ambassadeur permanent du Vatican auprès du Gouvernement congolais) le leur a rappelé dans la vidéo suivante dans laquelle il dit clairement que le dialogue actuel est un échec car « il ne peut y avoir un dialogue inclusif sans Tshisekedi et Katumbi ». Et il a pleinement raison. Suivez cette vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=SSHl6m2mn1c&feature=youtu.be

L’avant-dialogue ressemblera-t-il à l’après-dialogue comme pour les concertations nationales ? Il faut attendre l’issue des travaux pour répondre avec objectivité. En tout cas, ce qui choque le plus lorsqu’on se penche sur l’organisation du dialogue, c’est de savoir que le « contenu » ou le programme des travaux qui se tiennent à la Cité de l’OUA a été boutiqué avant la convocation dudit dialogue et les délégués ne font qu’accompagner et confirmer les différents choix déjà faits par le régime en place. C’est M. Léonard (She) Okitundu qui l’explique dans la vidéo suivante à partir de la 12ème minute :

https://www.youtube.com/watch?v=ERuxk9fQXPk

Mais pourquoi avoir dépensé tant d’argent du Trésor Public dans des rencontres secrètes en Italie, en Espagne et à Paris si le contenu du dialogue a déjà été défini en l’absence des représentants du peuple ? La preuve de cette affirmation se trouve dans les revendications des membres du Rassemblement (dirigé par Étienne Tshisekedi) qui ne se reconnaissent pas dans le contenu du dialogue défini par le facilitateur. Ils l’ont fait savoir en envoyant leur cahier des charges aux autorités des Nations unies et de l’Union Africaine. Mais de quel droit le facilitateur s’est-il autorisé de convoquer des personnalités politiques pro pouvoir sur sa liste privée ? A-t-il agi ainsi dans le but de fabriquer un courant majoritaire en faveur du pouvoir sortant pour le favoriser ? Il faut le penser. Lorsque des Congolais le qualifient de partial, ils peuvent avoir raison, car M. Edem Kodjo ne joue pas franc jeu.

Gouverner c’est prévoir, dit-on. Pour quelle raison les dirigeants actuels n’ont-ils pas prévu au début de leur mandat ou à mi-mandat qu’il leur sera impossible d’organiser les élections en 2016 ? Pourquoi ont-ils attendu la fin pour le faire savoir ? Ce choix volontaire de leur part confirme ce que nous avons toujours soutenu, à savoir : leur volonté d’organiser le glissement pour se maintenir au pouvoir. Ainsi, les arguments avancés par M. Léonard Okitundu relèvent du colmatage pour camoufler les vraies intentions. Si les hommes du pouvoir reconnaissent l’impossibilité d’organiser les élections dans le respect des articles de la Constitution, ils doivent accepter de démissionner en bloc pour permettre à une nouvelle équipe, plus compétente et plus respectueuse de la Constitution, de relever le défi. Nous ne pouvons pas soutenir une République dans laquelle tous les dirigeants sont sans mandat électif, du chef de l’État jusqu’aux députés provinciaux. C’est du jamais vu dans une République qui se dit démocratique. Le régime actuel est arrivé à la fin de son second et dernier mandat, le temps est venu d’établir un ordre républicain nouveau pour sauver la Constitution. C’est l’unique moyen d’éviter l’anarchie généralisée. Dans le cas contraire, ce sera une porte ouverte à la révolte populaire que personne ne sera capable de gérer. Jouer au malin n’est plus possible, surtout lorsque le premier concerné se cache derrière un mutisme déroutant, rendant ceux qui s’expriment en son nom responsables à part entière de leur prise de position publique. Il faut que ceux-ci réfléchissent au risque qu’ils prennent inutilement en foulant publiquement au pied les prescrits (articles verrouillés) de la Constitution.

Lorsque les autorités gouvernementales ne respectent pas la Constitution ou lorsque M. Vital Kamerhe appelle publiquement les opposants à le rejoindre à la Cité de l’OUA pour organiser ensemble le glissement au mépris de l’article 220 de la Constitution, que peut-on attendre ? N’est-ce pas l’occupation des rues par le peuple qui rappellera avec raison le non-respect de la Constitution ? À qui incombera la faute ? N’est-ce pas à ceux qui s’expriment au nom du chef de l’État ? En tout cas, personne ne reprochera ce choix au peuple, car le pouvoir a déjà tout verrouillé et l’a trahi en ne respectant pas l’article 220. Devant l’impasse actuelle, les jeunes disent ceci : http://congomikili.com/frappe-ya-le-19-septembre-population-atomboki-alobi-kabila-il-faut-akende-kaka/

Comme le peuple congolais a toujours été pacifique et silencieux, le président Kabila s’est permis de déclarer qu’il ne se passera rien le 19 décembre 2016. Il faut croire qu’il s’est lourdement trompé car, si le peuple est déterminé à occuper la rue pendant longtemps, il vaincra et ceux qui bloquent l’ordre constitutionnel seront honnis, conspués, vilipendés à jamais. Le peuple en a marre d’être désabusé. Suivez les propos qui annoncent ce qui arrivera :

https://www.facebook.com/bulakatyndongala.somosomo/videos/1089616664409141/

C’est en bloquant la voie à l’alternance que les cadres du MPR avaient ouvert la voie à l’entrée de l’AFDL. Ce qui a été un bénéfice en 1997 risque de se retourner contre elle à cause de l’entêtement des dirigeants actuels issus de l’AFDL venue du Rwanda, avec, dans ses bagages, l’actuel chef de l’État, Joseph Kabila.

La trahison et l’abandon ont des limites. Le peuple congolais ne peut plus attendre. L’avenir du Congo est très incertain à cause des autorités qui défendent leurs propres intérêts en se coalisant contre le peuple congolais pour le maintenir dans la soumission. Ils sont aidés par un réseau occulte qui vole à leur secours, comme le montrent les images de cette vidéo :

https://richzhh.bluewin.ch/cp/ps/main/richui/main_swisscom#

Peuple congolais, mettons-nous en marche pour préparer notre avenir en nous débarrassant du tyran et de ses suppôts.

Fweley Diangitukwa

www.fweley.wordpress.com

Le 13 septembre 2016

Ma dernière publication, Le rôle du leader dans l’organisation, éditions universitaires européennes (EUE), 692 pages, août 2016.